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Situations surréalistes entre exclusif et polyamoureux

Témoignage
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Nurja

le dimanche 07 décembre 2014 à 14h06

J'imagine ne pas être la seule à avoir vécu de telles situations où l'on se rend compte à quel point on peut vivre dans des mondes différents.

Rencontre surréaliste en soirée camerounaise. Un mec me demande si on peut danser, je dis oui. On s'arrête un peu plus tard, il me dragouille, je lui signifie qu'il ne m'intéresse pas, il est trop jeune (il y a plein d'autres choses qui font que non, mais ce n'est pas le lieu de grands débats). Plus tard, il insiste. Je lui dis que j'ai un accord avec P. pour être exclusive. Étonnement du mec qui ne comprend pas que je puisse être en train de danser alors que je suis en relation et qui m'explique doctement que lui, il ne serait pas sorti et au bout d'une dizaine de fois être resté à la maison avec l'être aimé, il aurait fait remarquer à celui-ci qu'il pouvait faire un effort et aller danser (quitte à rester assis et juste regarder) et que, petit à petit, l'autre apprendra à apprécier. Sentiment d'horreur pour moi. L'exclusivité ne se limite pas au sexe, mais aussi au fait de sortir pour aller danser. On est "en couple" donc on passe un maximum (tout?) de temps ensemble.

Un peu plus tard, il me demande ce que je voulais dire avec exclusivité. Je lui dis que, dans la relation dans laquelle je suis actuellement, j'ai accepté d'être exclusive avec P., mais que "normalement" je ne voyais pas pourquoi être en relation m'empêcherait de passer du temps agréable avec quelqu'un d'autre. Réaction d'horreur de sa part. On retourne danser. Plus tard, je lui dis que je rentre (je lui ai déjà dit plusieurs fois que je suis venue seule et que je repars seule). Il dit qu'il m'accompagne. Je lui rappelle que je rentre seule. Il a l'air de dire "ok, je t'accompagne juste jusqu'à la sortie". Où j'ai pu lui redire que je rentrais seule chez moi. Là, il est parti.

Il imaginait quoi? (en fait, je sais ce qu'il imaginait) Et je ne comprends pas. Il est clairement plus qu'exclusif, mais malgré tout, tirer un coup (et entamer une relation?) l'aurait intéressé

Vous avez déjà vécu des situations de ce genre ?

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Siestacorta

le dimanche 07 décembre 2014 à 15h00

Nurja


Il imaginait quoi ? (en fait, je sais ce qu'il imaginait) Et je ne comprends pas. Il est clairement plus qu'exclusif, mais malgré tout, tirer un coup (et entamer une relation?) l'aurait intéressé

Ben... cet intérêt là, il me choque pas, en soi. Quand on est disponible, on cherche d'autres gens disponibles, et on essaie.
Qu'importe la nature de leur disponiblité, sur le moment.
Il ne te proposait pas de t'appliquer les mêmes règles qu'il pense normal d'appliquer dans une relation durable, il te proposait la botte.

Ce qui est moins tenable, pour moi, c'est qu'il continue à le faire malgré un non-consentement explicite. Ca, c'est pas une quesiton de mono/poly, c'est une situation que tout le monde peut rencontrer. Tu as di que tu voulais pas, parce que tu es dans un engagement exclusif.
Bon, si tu n'es pas intéressée par quelqu'un, et qu'il semble pas le comprendre, faut le dire aussi. C'est pas l'exclusivité seulement, qui fait ton "non", c'est aussi que de toute façon le danseur t'intéresse pas. Et tant qu'il a pas entendu ça, il peut se considérer dans un débat rhétorique, pas dans un constat personnel.
On peut considérer que chacun devrait savoir que "non, c'est non", mais tant que c'est pas le cas, il faut envisager de dire des non bien carrés, bien massifs et bien personnels (sans risquer l'agression, hein... dire non dans un bar peuplé et non dans une rue sombre et solitaire, c'est pas la même tactique).

Ce qui peut être plus sensilbe pour un poly vivant dans une société mono, c'est effectivement qu'il considère que la disponibilité ou l'indisponiblité dépandent de ce que la personne poly en dit, pas de l'existence d'un partenaire.
Tandis que dans le cadre mono,
- au plus caricatural, comme dans les observation de ton danseur, s'il y a chances mineures d'aboutir à des contacts avec un nouveau partenaire, le membre d'un couple ne devrait pas y aller seul.
- au plus soft, si la personne en couple participe seule à des évènements contenant un potentiel de rencontres (on pourrait appeler ça, "la vie") et a une certaine indépendance pour ça, elle doit montrer son encouplement au plus vite ou fuir, parce qu'après, c'est Mal.

Non, tous les monos pensent pas comme ça...
- déjà parce que d'habitude ils y réfléchissent pas, c'est un impensé, ils n'ont concrètement pas souvent l'occasion de se confronter aux complications, puisqu'à la fin, ils reviennent au bercail. Et la plupart des gens qu'ils connaissent font pareil, donc ils n'ont, au départ, pas de stimulation à penser à des "et si...".
- ceux qui ne pensent pas avec les habitudes de fidélité exclusive étendue, parce qu'ils sont indépendants ou comprennent que les autres peuvent l'être, il y a matière à réflexion, à définition de leur propre liberté. Et qu'ils voient que sans l'affirmation de cette liberté, leur propre relation ne serait pas un choix.

Mais, en matière d'amour, l'indépendance est une injonction paradoxale. Aimer, c'est être vulnérable aux actes de quelqu'un. Dans le cadre mono, cette vulnérabilité est un argument pour demander à être protégé, on revendique d'avoir "offert" la vulnérabilité et de confier la responsabilité à un partenaire de nous protéger de ses propres changements.
C'est une certaine vision du romantisme, à l'opposé de "assume tes sentiments" / "own you feelings" dont on parle souvent ici.
Et c'est je crois souvent cette vulnérabilité, ce paradoxe dans le couple et l'indépendance, qui semblent légitimer une partie des attentes amoureuses de la monogamie : "mais je souffre, donc ta liberté est dangereuse, donc ce n'est pas de l'amour que tu as pour moi".

Bref, tant qu'on ne sera qu'une population très marginale, que le choix du poly ne sera pas aussi intégré que les autres comportements amoureux (même pas à égalité avec la norme, juste ayant voix au chapitre), le poly, aura, en plus de la responsaiblité personnelle de déterminer sa disponibilité, le poids de comportement normés qui la déterminent à sa place avec des critères inappropriés.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Nurja

le dimanche 07 décembre 2014 à 15h49

Oui il y a l'aspect "je n'écoute pas ce que tu dis, je travaille à te faire accepter ce que je veux de sa part".
Cela dit, il y a aussi un aspect "c'est quelque chose de tout à fait exclusif, mais moi je peux faire autrement quand je veux"

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Siestacorta

le dimanche 07 décembre 2014 à 16h15

"ce que je veux de Ta part", non ?
Ou j'ai pas compris le raisonnement que tu résumes ?

Pour le deuxième aspect, je crois pas que la relation attendue (ici de la séduction et du sexe) dans un moment de séduction soit exclusive ou pas. Entre les premiers gestes et paroles de séduction et le moment où on va (pourra) dire "nous avons une relation" il y a une période qui n'est pas déterminée par le cadre exclusif, mais que tout le monde fait. C'est donc pas vécu par les mono comme un paradoxe.
Aux U.S, ils disent "dating". Nous on dit "sortir avec", mais c'est à la fois un peu plus et un peux moins.
Pendant cette période, on apprend à se connaître. On peut baiser, une ou deux fois, et considérer qu'on est en train de faire du dating, donc qu'on peut le faire aussi avec d'autres partenaire qui ne comptent pas encore dans notre vie.
Il s'agit de voir ce que ça donne en se rapprochant de l'autre, ce qui se passe, en nous, pas de juger sur des critères "structurels". On vit le moment, on en fait une expérience, pas seulement une étape dans l'escalator relationnel..

Du coup, un mono peut considérer qu'il est dans ce cadre pendant un temps, sans considérer qu'il va sortir de ses attentes monos, alors que la suite à moyen-terme n'est pas forcément envisagée (mono ou poly, ce n'est pas le moment de le faire, on ne connait pas encore la personne et on éprouve encore rien qui exige de cadrer un avenir autre que la séduction et le sexe).

C'est contradictoire pour un poly, parce qu'une de nos options comprennent parfois celle d'étendre la liberté du dating, et/ou celle de redéfinir les frontières et les étapes d'engagement...
Mais pour l'un comme pour l'autre, à cette étape pré-relation, on ne dit pas à quoi on s'engage, à quoi l'autre s'engage. Ce serait comme si on demandait si on est prêt à avoir des enfants avant de savoir si on a des atomes crochus.

Du coup, ton danseur a juste évalué
- si tu lui avais dit fermement non, tu m'intéresses pas
- si sa disponiblité et la tienne pouvaient s'accorder... avec toutes les options qu'ouvrent cette disponiblité. Celle qui définit l'exclusivité dont vous aviez parlé, certes, mais aussi toutes les options qui ne relèvent pas d'un rapport à l'engagement.

En admettant que tu sois poly, disponible et consentante si vous aviez fait l'amour ce soir-là sans prendre vos numéros en vous quittant le lendemain, vous seriez resté tous les deux dans un espace acceptable dans les deux modes de vie, exlusif ou non-exclusif.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Nurja

le dimanche 07 décembre 2014 à 18h39

Siestacorta
"ce que je veux de Ta part", non ?
Ou j'ai pas compris le raisonnement que tu résumes ?

Tu as raison, ta part

SiestacortaEntre les premiers gestes et paroles de séduction et le moment où on va (pourra) dire "nous avons une relation" il y a une période qui n'est pas déterminée par le cadre exclusif, mais que tout le monde fait. C'est donc pas vécu par les mono comme un paradoxe.

Pour moi, je commence à être en relation (qui peut être de très courte durée) dès le début des échanges, dès que des deux côtés il y a un "OK, je suis partant.e" (même si c'est juste pour la nuit ou pour l'heure qui suit)

SiestacortaPour le deuxième aspect, je crois pas que la relation attendue (ici de la séduction et du sexe) dans un moment de séduction soit exclusive ou pas.
Aux U.S, ils disent "dating". Nous on dit "sortir avec", mais c'est à la fois un peu plus et un peux moins.
Pendant cette période, on apprend à se connaître. On peut baiser, une ou deux fois, et considérer qu'on est en train de faire du dating, donc qu'on peut le faire aussi avec d'autres partenaire qui ne comptent pas encore dans notre vie.
Il s'agit de voir ce que ça donne en se rapprochant de l'autre, ce qui se passe, en nous, pas de juger sur des critères "structurels". On vit le moment, on en fait une expérience, pas seulement une étape dans l'escalator relationnel..

Je comprends et, en même temps, pas du tout.
Autant je peux comprendre le "coup d'un soir qui n'engage à rien" autant, je comprends mieux cela quand la personne qui a ce but s'est d'abord "vendue" comme quelqu'un de sérieux, exclusif, etc.

SiestacortaDu coup, un mono peut considérer qu'il est dans ce cadre pendant un temps, sans considérer qu'il va sortir de ses attentes monos, alors que la suite à moyen-terme n'est pas forcément envisagée (mono ou poly, ce n'est pas le moment de le faire, on ne connait pas encore la personne et on éprouve encore rien qui exige de cadrer un avenir autre que la séduction et le sexe).

De mon expérience, ne pas clarifier qu'on est uniquement dans l'instant présent (et/ou que si cela se prolonge, c'est de telles façons), ça peut vraiment faire problème (avec un gars qui s'imagine que puisqu'on a partagé du sexe, on va se marier, faire des enfants, etc.)

Siestacorta
Mais pour l'un comme pour l'autre, à cette étape pré-relation, on ne dit pas à quoi on s'engage, à quoi l'autre s'engage. Ce serait comme si on demandait si on est prêt à avoir des enfants avant de savoir si on a des atomes crochus.

Je trouve que clarifier (un minimum) ce à quoi on s'engage (par exemple, à passer un moment agréable ensemble et puis on verra si on a envie de prolonger ou pas et de quelle façon), c'est utile.

SiestacortaDu coup, ton danseur a juste évalué
- si tu lui avais dit fermement non, tu m'intéresses pas

Je lui ai dit plusieurs fois (même si cela n'apparait pas dans mon premier post), de diverses façons. Simplement, comme beaucoup d'hommes, il a préféré penser qu'un "non" signifie "peut-être".

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Siestacorta

le dimanche 07 décembre 2014 à 19h05

Nurja
Je trouve que clarifier (un minimum) ce à quoi on s'engage (par exemple, à passer un moment agréable ensemble et puis on verra si on a envie de prolonger ou pas et de quelle façon), c'est utile.

.

Et je pense que pour clarifier cela, il faut déjà savoir de quoi on a envie.
Pour moi, savoir de quoi on a envie avant la période de prise de connaissance, du temps de séduction "on s'est pas parlé" au temps "on a fait le point sur soi-même ce que l'autre nous fait", ça me semble s'affirmer trop vite, ça prend pas en compte ni la variété de nos envies, ni la variétés des rencontres possibles.

Je ne sais pas d'avance si j'ai envie de plus que parler, de plus qu'embrasser, de plus que faire l'amour, de plus que ce revoir, ni exactement quels gestes et quels mots, les miens ou ceux de l'autre, changeront ça.
Je ne sais pas tout à fait ce que je veux, seulement ce que j'ai l'habitude de faire quand je rencontre quelqu'un.
Du coup, je crois que pendant une bonne part du temps, clarifier son intention c'est la surdéterminer, dire quelque chose avant que ce soit vécu...
Pour ce qui est de l'intention de faire l'amour, c'est plutôt facile, pour ce qui est de l'intention de flirter, moins, et pour l'intention de s'engager plus... ça dépend beaucoup d'une époque à l'autre, d'une rencontre à l'autre.
Donc "clarifier", en pratique, se fait pas de la même manière, au même moment, sue les mêmes points.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Nurja

le dimanche 07 décembre 2014 à 19h08

On est d'accord, juste je me suis exprimée d'une manière sans doute peu claire.

J'aurais dû écrire "clarifier le fait que passer un peu de temps ensemble n'engage pas à plus qu'à passer un peu de temps ensemble".
Pour éviter les mecs qui te proposent le mariage après la première partie de jambes en l'air.

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Siestacorta

le dimanche 07 décembre 2014 à 19h18

Nurja
Autant je peux comprendre le "coup d'un soir qui n'engage à rien" autant, je comprends (moins ?) cela quand la personne qui a ce but s'est d'abord "vendue" comme quelqu'un de sérieux, exclusif, etc.

Je vais pas te dire que les discours trompeurs ne posent pas de problème.
Mais disons que ce sont des affirmation qu'on met soi-même en cohérence avec les actes qu'on observe chez l'autre.
Par exemple, des monos qui peuvent pas s'empêcher de rencontrer, ou des poly qui au fond n'ont qu'exceptionnellement plus d'un partenaire, on aurait tort d'en rester aux déclaration d'intention. C'est une des utilité d'avoir un temps de "dating" et d'observation, où la détermination des comportements sera pas tenue pour acquise "pasqu'on a échangé nos mode d'emploi avant".
- le mode d'emploi qu'on donne ne parle que de ce qu'on connait de nous même, et c'est souvent une connaissance très relative
- la personne en face en est au même point
- on peut souhaiter correspondre à un comportement du mode d'emploi, avoir sincèrement l'intention de faire ci ou pas ça, et le monde est rempli d'histoires qui ne vont pas où on avait prévu...
Autant donc ne pas survaloriser ce qu'on se dit sur ça, au moins pendant les premiers temps.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Siestacorta

le dimanche 07 décembre 2014 à 19h23

Nurja
On est d'accord, juste je me suis exprimée d'une manière sans doute peu claire.

J'aurais dû écrire "clarifier le fait que passer un peu de temps ensemble n'engage pas à plus qu'à passer un peu de temps ensemble".
Pour éviter les mecs qui te proposent le mariage après la première partie de jambes en l'air.

Oui. Ca, je suis assez atterré, soit quand on se sert mille fois de suite de cet argument "je suis un homme sérieux qui cherche à s'établir", comme argument maître, et aussi atterré quand quelqu'un s'étonne "non mais il avait l'air sérieux, il parlait d'engagement".

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Nurja

le dimanche 07 décembre 2014 à 19h35

Je suis OK pour se dire qu'il n'est pas utile d'échanger des modes d'emploi complets directement.
En même temps, je n'ai aucune envie de me découvrir des affinités avec un monogame exclusif jaloux. Je préfère donc risquer de passer à côté d'une belle histoire que de me retrouver dans un machin casse-tête.

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Siestacorta

le dimanche 07 décembre 2014 à 19h55

Nurja
Je préfère donc risquer de passer à côté d'une belle histoire que de me retrouver dans un machin casse-tête.

Je pense que même sans tomber sur quelqu'un qui est à l'opposé de nos choix amoureux, il y a une part de casse-tête (l'Autre, ce put# d'emmerdeur qui suit jamais notre façon de le voir), et qu'on est pas forcément séduit / ému / amoureux des gens qui auraient une façon idéale de correspondre à une belle histoire selon nos critère.
Oui, un brin pessimiste sur ce coup !

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Nurja

le dimanche 07 décembre 2014 à 20h15

Effectivement, une relation, c'est toujours compliqué. Cela dit, les histoires avec les monogames, j'ai donné assez et ne souhaite plus.

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(compte clôturé)

le dimanche 07 décembre 2014 à 21h16

Il y a autant d'attentes différentes pour une relation que d'êtres humains sur terre. Ce qui fait que à une première rencontre, les attentes des deux partenaires sont toujours différentes: une certaine dose de décalage et de malentendus est tout à fait normale dans cette phase.

D'après mon expérience, la vraie compatibilité entre deux partenaires se voit au bout de 6 mois: après ce délai, on commence à connaître l'autre, à s'habituer à ses qualités et ses défauts, et à se mettre en résonance avec lui.

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MagentadeMars

le lundi 08 décembre 2014 à 10h13

Nurja
J'aurais dû écrire "clarifier le fait que passer un peu de temps ensemble n'engage pas à plus qu'à passer un peu de temps ensemble".
Pour éviter les mecs qui te proposent le mariage après la première partie de jambes en l'air.

:-)

C'est qu'il y a tellement des non-dits pendant ce phase où la cervelle est un peu déstabilisée par des hormones. Comme mec, on apprend que les femmes veuillent du sérieux. Alors, pas étonnant que l'on l'offre... peut-être en faux, mais peut-être aussi car en voulant être un homme désirable, on cherche à se construire selon ses perceptions de ce qui soit voulu. C'est le même mécanisme qui nous permet d'apprendre le fonctionnement social, ou un accent.

Il faut donc une bonne confiance en soi pour dire à une femme, quand elle est dans ses bras (plus tôt serait présomptueux) mais pas encore dans son lit, que ce qui risque de se passer dans les prochaines heures ne signifie que dans l'instant présent. Pour ce même mec, c'est éventuellement un soulagement énorme de l'entendre de la bouche de l'objet de son désir... mais puis elle a sans doute la peur d'être prise pour une salope au cas où lui il croit vraiment dans son sérieux.

Ils sont vachement compliqués, les humains.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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LuLutine

le lundi 08 décembre 2014 à 12h56

Nurja
L'exclusivité ne se limite pas au sexe, mais aussi au fait de sortir pour aller danser. On est "en couple" donc on passe un maximum (tout?) de temps ensemble.

Et oui.
Je raisonnais exactement comme ça quand j'avais vingt ans (si si).
On est en couple = on doit tout faire ensemble.
Je peux même pas dire que j'y avais réfléchi, ni même que ça me convenait (en fait j'ai découvert à l'usage que d'une, ça ne convenait pas aux amoureux que je fréquentais - que je ne fréquentais pas simultanément à l'époque bien sûr, mais l'un après l'autre ! - et que de deux, ça ne me convenait pas non plus, je me "noyais" trop dans la relation...).

Mais bon, du coup que tu reçoives ce type d'analyse de la part d'un mono, ça ne me choque absolument pas.

Pour ma part c'est quand j'ai commencé à déconstruire ce "on doit tout faire ensemble" que j'ai déconstruit aussi l'exclusivité sexuelle.
Je ne voyais vraiment pas pourquoi cette exclusivité-là devait avoir un statut particulier, à partir du moment où on pouvait vivre des choses sans l'autre, où c'était "normal" (et pas résultant d'une impossibilité physique, ou organisationnelle par exemple) d'avoir chacun une vie à soi.

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LuLutine

le lundi 08 décembre 2014 à 12h59

SiestacortaEntre les premiers gestes et paroles de séduction et le moment où on va (pourra) dire "nous avons une relation" il y a une période qui n'est pas déterminée par le cadre exclusif, mais que tout le monde fait. C'est donc pas vécu par les mono comme un paradoxe.

Cf. kimchicuddles.com/post/104504613345/polyamory-is-a...

:)

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LuLutine

le lundi 08 décembre 2014 à 13h05

Siestacorta
Je pense que même sans tomber sur quelqu'un qui est à l'opposé de nos choix amoureux, il y a une part de casse-tête (l'Autre, ce put# d'emmerdeur qui suit jamais notre façon de le voir), et qu'on est pas forcément séduit / ému / amoureux des gens qui auraient une façon idéale de correspondre à une belle histoire selon nos critère.
Oui, un brin pessimiste sur ce coup !

Non, je trouve pas ce constat pessimiste moi.
Je trouve que c'est une merveilleuse expérience de vie, et une merveilleuse occasion de grandir... (+)

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Nurja

le lundi 08 décembre 2014 à 16h56

LuLutine
Cf. kimchicuddles.com/post/104504613345/polyamory-is-a...

:)

Même quand tu expliques, les personnes ne comprennent pas nécessairement.

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