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Manifesto pour un engagement minimaliste

Engagement
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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 09h21

Je réfléchis depuis un moment à quelle pourrait être une forme d'engagement "minimaliste" ou "sceptique" (en opposition aux promesses de bonheur éternel promises par le mariage classique).

En tant que polyamoureux, on aime l'amour. On aime tomber amoureux, rencontrer des nouvelles personnes, et on aime pouvoir avoir cette liberté tout au long de la vie.

Au même temps, le mode de vie de célibataire (qui dans l'imaginaire actuel est le seul qui permet la liberté de tomber amoureux) n'est pas adapté aux grands enjeux de la vie: élever des enfants, gérer la vieillesse et la maladie...

Un engagement minimaliste devrait donc pouvoir offrir la solidarité nécessaire pour faire face aux grands enjeux de la vie, tout en permettant aux personnes qui s'y engagent de vivre ses amours.

Et quelle forme pourrait prendre cet engagement minimaliste?

- Un pacte à 2, mais plus probablement à 3 ou à 4. Élever des enfants tous seuls est pénible, à deux c'est faisable avec quelques sacrifices, à 3 ça devient plus facile (ceux qui ont fait des enfants à 3 me disaient qu'ils ne reverraient pas en arrière).

- Un pacte à long terme. Élever des enfants prends 20-25 ans, ensuite viennent les questions liées à la vieillesse: donc ce besoin de solidarité est quelque chose que dure toute la vie.

- Un pacte de proximité. Vivre tous ensemble (ou dans le même quartier) simplifie la tâche lorsqu'il s'agit d'accompagner les enfants à l'école ou de préparer une soupe de poulet pour un proche cloué au lit avec la grippe.

- Un pacte inclusif. Un tel engagement devrait permettre à chacun de vivre ses histoires d'amour, sans que le pacte sois mis en danger. Un soin tout particulier devrait aller à l'intégration des amoureux extérieurs dans la famille (c'est ce processus d'intégration qui fait souvent la différence entre la compersion et la jalousie).

- Un pacte d'amour. Même minimaliste ou sceptique, l'amour est toujours beau!

Pour l'instant c'est là où j'en suis. Est-ce que cette réflexion ça vous parle?

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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bodhicitta

le lundi 26 mai 2014 à 09h51

Ouiiii prince charmant ça me parle!
Mais à la 2 ème lecture, car beaucoup de tes points tourne autour des enfants, et ça c'est pas un engagement minimaliste!
Moi je ne veux pas d'enfant, c'est aussi pour ça que le 1er point ne me parle pas.
Mais tu parles bien de solidarité et ça oui ça me parle plutot 2 fois qu'1

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 09h56

Je crois que rien de l'empêche dans les faits, tant qu'il y a accord au départ. Tenir compte des évolutions -celles de chacun-e et du ou des lien-s-

Par contre, il faut que chacun-e sache ce qu'il désire et le mode opératoire de concrétisation. Il faut suffisamment, soit de ressemblances, soit de divergences assumées, pour y arriver. J'entend par là savoir si le lien repose sur "les points communs" ou si les individus sont "complémentaires".

Est-ce que c'est possible, je suppose que oui ! Est-ce que cela peut convenir à tous les polys, si je prends mon exemple, je répond non. Sauf que j'aimerais quand même, car oui, l'amour est toujours beau et je crois que j'aime l'amour.

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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 10h43

Sur le papier, c'est super chouette, mais ce pacte ne prend en compte que les polyamoureux souhaitant vivre en polyfamille, ce qui n'est pas le cas de tous.

Par ailleurs, le célibat n'est nullement opposé à l'engagement solidaire à long terme: célibataire ne signifie pas "personne qui papillonne et repart aussitôt", les gens qui vivent ensemble sans aucun pacte peuvent faire preuve d'autant de solidarité que certains époux...

Enfin, un pacte, c'est comme un contrat: pour que ça marche, il faut le respecter. Et quand on voit le nombre de divorces de gens qui s'étaient promis amour et assistance (je mets de côté fidélité au sens exclusivité puisqu'on est ici polys), quand on voit le nombre d'enfants délaissés, on peut supposer qu'à 3 ou 4, il y aura aussi des défections. Un exemple: dans tout groupe, communauté, association, le principe est au départ que chacun participe aux activités du groupe et que les biens communs sont entretenus par tous. Cinq ans après, on s'aperçoit que ce sont toujours les mêmes qui font la compta, entretiennent le jardin ou s'occupent des autres... Et encore, il n'y a pas dans ces groupes d'enjeu sexuel et amoureux!
Si aimer est effectivement être capable d'aider une personne même si elle devient pauvre, laide et malade, je me demande ce qui se passera quand après le premier baiser vous direz: "tiens, signe la, promets moi que tu seras là pour pousser mon fauteuil roulant quand j'aurais 90 ans et supporter l'adolescence explosive des enfants que je ferai peut-être avec quelqu'un d'autre que toi" :)
Par expérience, je crois que mieux vaut cultiver la responsabilité et l'autonomie individuelle de façon à être capable d'assumer-( au besoin seul(e)- ses enfants et sa vieillesse. Cette solidité suscite plus facilement la solidarité des gens qui vous aiment que d'essayer de la sécuriser par un pacte, car ils savent que vous ne les aimez pas pour vous garantir une béquille en cas de pépins, mais pour ce qu'ils sont.

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Profil

bodhicitta

le lundi 26 mai 2014 à 10h52

J'y pense: le pacte de proximité... je ne sais pas quoi en dire au final. C'est un peu exigeant quand même. :-/
Mais bon oui un engagement...

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Profil

bodhicitta

le lundi 26 mai 2014 à 11h01

(+) ça fait tjs du bien de vous lire "aimerplusiershommes"

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 12h33

bodhicitta8
Ouiiii prince charmant ça me parle !
Mais à la 2 ème lecture, car beaucoup de tes points tourne autour des enfants, et ça c'est pas un engagement minimaliste !
Moi je ne veux pas d'enfant, c'est aussi pour ça que le 1er point ne me parle pas.
Mais tu parles bien de solidarité et ça oui ça me parle plutôt 2 fois qu'1

C'est minimaliste dans ses idéaux, car il n'y a pas toutes les promesses de bonheur éternel. Mais dans son application, un tel pacte peut être aussi contraignant que un mariage classique (la différence par rapport au mariage est que ce pacte ne doit pas obligatoirement être si contraignant). L'adjectif "minimaliste" essaie de reprendre le concept de "monogamie sceptique"

aimerplusieurshommes
Sur le papier, c'est super chouette, mais ce pacte ne prend en compte que les polyamoureux souhaitant vivre en polyfamille, ce qui n'est pas le cas de tous.

Bien sûr que ne tient pas en compte tous les polyamoureux (ce n'était pas le but). Par contre, il prend aussi en compte les homoparents (c'est de là que je me suis inspiré) ainsi que beaucoup de trentenaires (pas forcement polyamoureux) en questionnement.

aimerplusieurshommes
Par ailleurs, le célibat n'est nullement opposé à l'engagement solidaire à long terme : célibataire ne signifie pas "personne qui papillonne et repart aussitôt", les gens qui vivent ensemble sans aucun pacte peuvent faire preuve d'autant de solidarité que certains époux...

Enfin, un pacte, c'est comme un contrat : pour que ça marche, il faut le respecter. Et quand on voit le nombre de divorces de gens qui s'étaient promis amour et assistance (je mets de côté fidélité au sens exclusivité puisqu'on est ici polys), quand on voit le nombre d'enfants délaissés, on peut supposer qu'à 3 ou 4, il y aura aussi des défections. Un exemple : dans tout groupe, communauté, association, le principe est au départ que chacun participe aux activités du groupe et que les biens communs sont entretenus par tous. Cinq ans après, on s'aperçoit que ce sont toujours les mêmes qui font la compta, entretiennent le jardin ou s'occupent des autres... Et encore, il n'y a pas dans ces groupes d'enjeu sexuel et amoureux !
Si aimer est effectivement être capable d'aider une personne même si elle devient pauvre, laide et malade, je me demande ce qui se passera quand après le premier baiser vous direz : "tiens, signe la, promets moi que tu seras là pour pousser mon fauteuil roulant quand j'aurais 90 ans et supporter l'adolescence explosive des enfants que je ferai peut-être avec quelqu'un d'autre que toi" :)
Par expérience, je crois que mieux vaut cultiver la responsabilité et l'autonomie individuelle de façon à être capable d'assumer-( au besoin seul(e)- ses enfants et sa vieillesse. Cette solidité suscite plus facilement la solidarité des gens qui vous aiment que d'essayer de la sécuriser par un pacte, car ils savent que vous ne les aimez pas pour vous garantir une béquille en cas de pépins, mais pour ce qu'ils sont.

Théoriquement ça pourrait marcher: en pratique je vois qu''il y a besoin d'un pacte pour officialiser ce type de lien. C'est probablement pour ça que beaucoup de personnes continuent à se marier malgré le grand nombre de divorces: la raison pour laquelle beaucoup de mariages ne tiennent pas me semble plus liée à des questions pratiques (notamment liées aux amours extérieurs) que à l'institution du mariage lui-même.


bodhicitta8
J'y pense : le pacte de proximité... je ne sais pas quoi en dire au final. C'est un peu exigeant quand même. :-/
Mais bon oui un engagement...

Si on ne veut pas faire des enfants, il n'y a pas besoin de proximité géographique. Par contre, dès que un enfant est là, ce point devient important!

Pour aller plus loin dans la réflexion, j'ai trouvé un texte sur l'homoparentalité que pourrait bien être la base pour un engagement poly.

Papa gay - Lettre à mon enfant interdit

Vous avez donc envie d'un projet de coparentalité. Je ne peux que vous féliciter, car je trouve que c'est le meilleur choix que l'on peut faire pour un enfant. Je respecte bien évidemment les couples d'hommes qui adoptent ou qui utilisent les services d'une mère porteuse, mais en mon for intérieur, je ne pouvais pas imaginer que mon enfant vive sans une maman. Certes, c'est une situation qui suppose beaucoup de concessions, mais une fois que vous avez accepté ces concessions, je vous promets que la vie est radieuse.

Depuis bientôt cinq ans, nous vivons en parfaite harmonie, Elsa et moi. Jamais le moindre nuage n'est venu troubler notre entente. C'est véritablement une association de deux êtres humains qui ont décidé de donner naissance à un enfant et de l'élever. Souvent, un peu par provocation je l'admets, je dis que je ne suis pas un père, mais un technicien en parentalité! Derrière la boutade, il y a quelque chose de vrai. Le fait de devoir me poser plein de questions avant de devenir père m'a permis - comme je le dis dans le livre - de passer mon "permis de parent" avant de le devenir. Ces questions ont structuré l'exercice de ma paternité et je suis heureux de me les être posées, car cela m'a aidé tout au long de ma vie avec ma fille.

Il est bon aussi à mes yeux que vous fassiez ce projet avec une amie lesbienne. Dans le cas contraire, si la mère de votre enfant est hétérosexuelle, elle risque de rencontrer un homme et ce dernier va, sans la vouloir, prendre la place du père, car il vivra davantage de temps avec votre enfant.

Une chose est essentielle: trouvez la bonne personne et posez-vous toutes les questions possibles. Avec votre amie, déshabillez vos âmes. Parlez de tous les sujets. Si un désaccord survient sur un thème, discutez-le et voyez si vous pouvez parvenir à une concession. Ne vous cachez rien. Définissez des règles et engagez-vous à les respecter. Cette ouverture réciproque entre le futur papa et la future maman est le meilleur ciment pour construire un projet d'enfant. Et surtout, la base de tout: FAITES-VOUS CONFIANCE et ne changez pas de comportement une fois l'enfant venu. Je connais un couple d'hommes qui a fait un projet d'enfant avec une femme. Tout était bien réglé avant la naissance mais dès que leur enfant est arrivé au monde, la maman a changé les termes principaux de l'accord. Du coup, ils vivent un enfer depuis six ans. Et leur enfant est la première victime du revirement de la maman.

Donc, je vous le répète: discutez avec votre amie et regardez si vous êtes sur la même longueur d'ondes. Si tel n'est pas le cas pour l'un ou l'autre, si les désaccords basiques sont trop nombreux, alors ayez le courage de mettre un terme à votre projet et de partir en quête d'une autre personne.

L'un des points essentiels sur lequel vous devez discuter est ce que j'appelle dans le livre "la proximité géographique des parents". Elsa et moi, nous nous étions donné cinq ans - soit jusqu'au moment où notre fille commencerait l'école - pour nous rapprocher mutuellement (l'idée était la suivante: comme je suis propriétaire et qu'Elsa était locataire, elle a accepté l'idée de se rapprocher de moi, mais en prenant le temps de trouver quelque chose qui lui plaise vraiment). Nous vivions à 30 km l'un de l'autre à la naissance de notre fille. Aujourd'hui, nous sommes dans le même village. Et vous n'imaginez pas ce que cette proximité est pratique et vous facilite la vie! Avec votre amie, réfléchissez bien à ce point-là. Il est essentiel, je vous le certifie.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 16h18

papa gay
Tout était bien réglé avant la naissance mais dès que leur enfant est arrivé au monde, la maman a changé les termes principaux de l'accord. Du coup, ils vivent un enfer depuis six ans. Et leur enfant est la première victime du revirement de la maman.

Là est le problème: comme disait je ne sais plus qui "les promesses n'engagent que ceux qui y croient :). Entre gens de confiance, le pacte marche, mais leur engagement marcherait tout aussi bien sans pacte. En revanche, si l'un des "pactisans" change d'avis, le pacte tombe à l'eau et n'aura donc protégé personne.
Une loi n'est efficace que si les gens la respectent...

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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 18h17

Dans tous les cas, je plussoie aimerplusieurshommes, le 100% garanti n'existe pas. Nous sommes des humains et évoluons. L'enfant ou les enfants auront aussi leur personnalités, leurs particularités, leurs besoins propres. S'il existait un mode d'emploi parfait, ça se saurait.

Par contre, là où je rejoins Le-Prince-Charmant, c'est qu'avoir réfléchi à une base de départ viable et consentie, c'est pas mal. Après, l'humain n'est pas parfait. Et puis, sinon, on ne fait jamais rien.

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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 22h21

gcd68
Par contre, là où je rejoins Le-Prince-Charmant, c'est qu'avoir réfléchi à une base de départ viable et consentie, c'est pas mal.

Tout à fait d'accord! De plus, le fait de l'écrire permet à chaque pactisan de prendre davantage conscience de l'importance du projet et du fait qu'il est ou non partant. Ça consolide donc les choses, mais ensuite... aucune garantie pour l'avenir. L'incertitude fait partie de la vie, et en est le sel: si on balisait tout, si on sécurisait tout, quel ennui!

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Profil

LuLutine

le mardi 27 mai 2014 à 00h28

Salut,

Oui ça me parle pas mal aussi, je pense que discuter est très important, mais de là à "signer" un "pacte" (tu parles vraiment d'un pacte "sur papier", ou bien juste d'un accord verbal entre les protagonistes ?)...

Mon expérience, bien qu'à peu près deux fois moins longue que celle de Françoise, m'amène à la rejoindre sur ses conclusions (la solidité suscite plus facilement la solidarité) :

aimerplusieurshommes
Par expérience, je crois que mieux vaut cultiver la responsabilité et l'autonomie individuelle de façon à être capable d'assumer-( au besoin seul(e)- ses enfants et sa vieillesse. Cette solidité suscite plus facilement la solidarité des gens qui vous aiment que d'essayer de la sécuriser par un pacte, car ils savent que vous ne les aimez pas pour vous garantir une béquille en cas de pépins, mais pour ce qu'ils sont.

Par contre prince charmant, pitié, promets-moi que tu ne mettras pas de poulet dans ma soupe si j'ai la grippe ! :P

Le-prince-charmant
[...]préparer une soupe de poulet pour un proche cloué au lit avec la grippe. [...]

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Profil

Green-Man-Outside

le mardi 27 mai 2014 à 05h08

Prince, en lisant ton post je me suis fait presque la même réflexion que Françoise :

aimerplusieurshommes
Là est le problème : comme disait je ne sais plus qui "les promesses n'engagent que ceux qui y croient :). Entre gens de confiance, le pacte marche, mais leur engagement marcherait tout aussi bien sans pacte.

A ceci près que seule une partie de moi raisonne en termes de "gens de confiance". C'est un jugement. Un jugement qui a sa légitimité (émotionnelle ?) face à la trahison et aux déconvenues, ou face à des comportements clairement machiavéliques. Mais plus globalement, une autre partie de moi constate que les gens changent, sans avoir l'intention de "trahir" ou d'être peu fiables.

Pour cela, le principe de pacte présente autant de faiblesse que l'idée de mariage. Si les gens changent et se forcent à respecter un engagement qui devient décalé par rapport à ce qu'ils sont... ils se font violence. Et bien sûr, s'ils "brisent" leur engagement, ils font violence à ceux qui souhaiteraient voir cet engagement respecté.

Par contre, pour ce qui est de la solidarité, elle peut très bien (re)devenir sociétale, indépendamment des implications (poly)amoureuses.

Sur les enfants, sur les personnes âgées... des associations se créent, des rapports de voisinages cordiaux s'entretiennent. Pas forcément besoin que votre (ex) amant-e soit votre bâton de vieillesse.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 27 mai 2014 à 09h47

green-man-outside
Sur les enfants, sur les personnes âgées... des associations se créent, des rapports de voisinages cordiaux s'entretiennent. Pas forcément besoin que votre (ex) amant-e soit votre bâton de vieillesse.

(+) (+) (+) :-D

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(compte clôturé)

le mardi 27 mai 2014 à 10h43

Abordé l'amour avec légèreté, y aller au feeling, oui évidemment mais se servir de ses relations amoureuses multiples comme d'une béquille pour mes vieux jours me mettrait mal à l'aise. Je n'avais encore jamais pensé à cela et d'ailleurs si ce devait être le cas, je préfèrerais rompre immédiatement car mes relations secondaires ne doivent pas avoir à vocation de s'occuper de ma vieillesse et de ce qu'elle entrainera sur mes capacités d'autonomie.
Avec ma relation principale, c'est différent, car il y a justement eu contrat. D'où l'importance de mettre par écrit, ce qui est et ce qui ne sera pas. Ce contrat ne peut perdurer que s'il est écrit. De l'explicite et non de l'implicite.

Par contre, je crois que j'aurai plus envie de m'occuper d'une personne avec qui j'ai un lien affectif important, même si celui-ci est hors norme, que d'une personne, comme un parent par exemple, dont je devrai m'occuper par ce que c'est mon devoir moral. D'ailleurs, ici il y a bcp d'implicite dans cette notion. Dans le premier cas, je ferai suivant mon aspiration ; dans le deuxième cas, je ferai de mauvaise grâce, par obligation.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 27 mai 2014 à 23h15

gcd68
Abordé l'amour avec légèreté, y aller au feeling, oui évidemment mais se servir de ses relations amoureuses multiples comme d'une béquille pour mes vieux jours me mettrait mal à l'aise. Je n'avais encore jamais pensé à cela et d'ailleurs si ce devait être le cas, je préfèrerais rompre immédiatement car mes relations secondaires ne doivent pas avoir à vocation de s'occuper de ma vieillesse et de ce qu'elle entrainera sur mes capacités d'autonomie.
Avec ma relation principale, c'est différent, car il y a justement eu contrat. D'où l'importance de mettre par écrit, ce qui est et ce qui ne sera pas. Ce contrat ne peut perdurer que s'il est écrit. De l'explicite et non de l'implicite.

Par contre, je crois que j'aurai plus envie de m'occuper d'une personne avec qui j'ai un lien affectif important, même si celui-ci est hors norme, que d'une personne, comme un parent par exemple, dont je devrai m'occuper par ce que c'est mon devoir moral. D'ailleurs, ici il y a bcp d'implicite dans cette notion. Dans le premier cas, je ferai suivant mon aspiration ; dans le deuxième cas, je ferai de mauvaise grâce, par obligation.

D'accord à 100%! La seule nuance que je pose est sur le type de contrat. Je ne me retrouve pas dans le contrat de mariage classique, mais au même temps je trouve nécessaire de formaliser un engagement!

aimerplusieurshommes
Là est le problème : comme disait je ne sais plus qui "les promesses n'engagent que ceux qui y croient :). Entre gens de confiance, le pacte marche, mais leur engagement marcherait tout aussi bien sans pacte. En revanche, si l'un des "pactisans" change d'avis, le pacte tombe à l'eau et n'aura donc protégé personne.
Une loi n'est efficace que si les gens la respectent...

aimerplusieurshommes
Tout à fait d'accord ! De plus, le fait de l'écrire permet à chaque pactisan de prendre davantage conscience de l'importance du projet et du fait qu'il est ou non partant. Ça consolide donc les choses, mais ensuite... aucune garantie pour l'avenir. L'incertitude fait partie de la vie, et en est le sel : si on balisait tout, si on sécurisait tout, quel ennui !

Bien sûr, le fait de signer un pacte ne met pas à l'abri des imprévus: même avec un pacte bien ficelé, les gens peuvent toujours d'avis. Et encore plus, les gens meurent: même le couple le plus solide n'est pas à l'abri d'une maladie ou d'un accident de la route! L'utilité d'un pacte est plutôt celle de définir ce qui se passe si les choses vont mal: s'assurer que les enfants puissent voir tous les parents (y compris les parents non biologiques) et que personne ne reste dans la rue si une relation va mal ou un des membres de la famille quitte ce monde.

Comme exemple intéressant, j'ai trouvé cette Charte de coparentalité (le lien s'ouvre comme file .zip) imaginée à l'origine pour des familles homoparentales. Ce qui est intéressant dans cette charte est qu'elle prévoit un rôle spécifique pour les partenaires des parents, ouvrant de cette manière la porte à une parentalité à 3 ou à 4!

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 27 mai 2014 à 23h19

LuLutine
Par contre prince charmant, pitié, promets-moi que tu ne mettras pas de poulet dans ma soupe si j'ai la grippe ! :P

Le-prince-charmant
[...]préparer une soupe de poulet pour un proche cloué au lit avec la grippe. [...]

ok, soupe à la courge ça va pour toi? (je rajoute un article: "les ingrédients de la soupe à offrir à un proche cloué au lit avec le grippe peuvent faire l'objet d'un règlement spécifique" ;-) )

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 28 mai 2014 à 11h23

Au fond, il suffirait que la loi autorise un PACS collectif entre personnes ayant un projet de vie commun. C'est pas un mariage, donc pas de polygamie (toujours interdite) et même s'il existe un PACS de base pré-écrit, les pacsés ont toute latitude pour le modifier en fonction de leurs désirs et besoins. Chiche: on écrit aux députés pour qu'ils ajoutent ça à la discussion de la loi sur la famille?
Le pacs se rompt aussi, mais avec un peu de paperasse, qui donne plus le temps de réfléchir que de claquer la porte en disant "j'me casse".

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(compte clôturé)

le mercredi 28 mai 2014 à 11h27

Le-Prince-Charmant
Et encore plus, les gens meurent : même le couple le plus solide n'est pas à l'abri d'une maladie ou d'un accident de la route !

Oui, cela m'angoisse autant dans ma relation principale que dans mes relations secondaires. Sauf que dans ma relation principale, je serai la première prévenue, je serai au coeur de l'action. Dans mes relations secondaires, s'il arrive quelque chose de grave à l'autre, qui me préviendra ? Je pourrai me faire du soucis pendant un sacré bout de temps tout en étant dans l'incertitude...
Comme l'a indiqué Bodhicitta8 sur un autre fil de discussion, il peut me laisser sans nouvelle, sans répondre à mes messages et cela ne veut pas dire qu'il ne pense pas à moi... sauf que moi dans ces cas là, comme j'ignore la raison de cette non communication, ben le cerveau il invente parfois des trucs et pas toujours dans le bon sens.
Je dirais qu'à mon niveau, la seule "attente" que je puisse avoir de mes relations secondaires, c'est être assurée que si je n'ai pas de nouvelles, c'est que tout va bien. Légalement, je n'ai aucun droit, et n'en demande aucun. Affectivement, je dois pouvoir vivre l'esprit tranquille et me dire que même sans message, l'autre va bien.

A titre personnel, j'ai un document, affiché dans mon bureau, avec la liste des personnes à prévenir s'il m'arrivait quelque chose de sérieux, et que je ne sois pas en mesure de donner moi-même de mes nouvelles. Ca me parait le minimum à faire. Il y figure également des amis (pas seulement des relations secondaires). Cette démarche est à la portée de chacun. Aussi, j'ai indiqué sur ce document, qu'un mot soit mis ici, si c'est vraiment grave, car vous êtes des amis.

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Profil

LuLutine

le jeudi 29 mai 2014 à 02h21

Green-Man-Outside
Pas forcément besoin que votre (ex) amant-e soit votre bâton de vieillesse.

D'accord aussi avec ça.

Le-prince-charmant
Je ne me retrouve pas dans le contrat de mariage classique, mais au même temps je trouve nécessaire de formaliser un engagement !

J'aurais tendance à (re)dire comme aimerplusieurshommes : si les personnes sont fiables, la formalisation n'est pas nécessaire (au-delà du fait d'avoir discuté clairement des choses quand même, pour être sûrs qu'on est sur la même longueur d'onde). Evidemment, elle est possible, et formaliser ne sera pas un problème, vu que les personnes sont fiables (elles accepteront de formaliser le truc, et s'y tiendront tout comme elles l'auraient fait sans formalisation).
Mais avec quelqu'un qui n'est pas fiable, formalisé ou pas, écrit ou pas, le contrat ne tiendra pas toujours. Et je pense sincèrement que la formalisation (au-delà d'une formulation claire et nette des choses, c'est-à-dire de se mettre d'accord, tout simplement) n'y changera pas grand-chose.

Le-prince-charmant
"les ingrédients de la soupe à offrir à un proche cloué au lit avec le grippe peuvent faire l'objet d'un règlement spécifique" ;-)

Ouf ! Merci, je suis soulagée ;) !
(Meuh non je suis pas contradictoire avec ce que je viens d'écrire :P )

aimerplusieurshommes
Au fond, il suffirait que la loi autorise un PACS collectif entre personnes ayant un projet de vie commun.

D'ailleurs à l'époque où ils ont lancé le PACS (enfin, un peu avant donc), je pensais qu'il permettrait ce genre d'alternative. Je ne connaissais rien au polyamour à l'époque (et j'étais exclusive - enfin, je faisais "comme tout le monde" quoi), mais ça me paraissait logique que des gens qui auraient vécu ensemble à plus de deux adultes, sur une période assez longue (quelques années au moins), puissent décider de mettre en commun leurs ressources comme le font ceux qui se marient.
Le contrat de mariage n'est pas une question d'amour...

gcd68
Aussi, j'ai indiqué sur ce document, qu'un mot soit mis ici, si c'est vraiment grave, car vous êtes des amis.

C'est sympa d'avoir pensé à nous :)
Et puis je devrais faire le même genre de chose je crois (enfin, ça fait un petit bail que je commence à penser à faire une liste, un peu dans ce genre).

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(compte clôturé)

le jeudi 29 mai 2014 à 20h01

LuLutine
J'aurais tendance à (re)dire comme aimerplusieurshommes : si les personnes sont fiables, la formalisation n'est pas nécessaire (au-delà du fait d'avoir discuté clairement des choses quand même, pour être sûrs qu'on est sur la même longueur d'onde). Évidemment, elle est possible, et formaliser ne sera pas un problème, vu que les personnes sont fiables (elles accepteront de formaliser le truc, et s'y tiendront tout comme elles l'auraient fait sans formalisation).
Mais avec quelqu'un qui n'est pas fiable, formalisé ou pas, écrit ou pas, le contrat ne tiendra pas toujours. Et je pense sincèrement que la formalisation (au-delà d'une formulation claire et nette des choses, c'est-à-dire de se mettre d'accord, tout simplement) n'y changera pas grand-chose.

Tout à fait d'accord! Avant de signer un quelconque contrat, c'est fondamental de vérifier qu'on soit des personnes fiables et qu'on soit aussi sur la même longueur d'onde. Si toutes ces conditions sont réunies, alors la relation passe comme une lettre à la poste, avec ou sans contrat.

Par contre, c'est au moment où les choses vont mal que le fait d'avoir un contrat est utile: si on part sur des discussion infinies, avec de la vaisselle qui vole et tous les autres signes de la crise de couple, le fait d'avoir une référence écrite est un sacré plus!

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