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Nos relations avec nos " ex " : quelles suites possibles ?

Culture
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ScottBuckley

le samedi 22 mars 2014 à 10h35

Bon jour, et bon week-end printanier à vous !
( en cherchant des discussions avec le mot " ex " dans le moteur, je n'ai pas trouvé de liens, d'où cette discussion créée )

Après des " breaks " ou des " ruptures ", il arrive que l'on passe parfois / souvent, en mode ' interrupteur de lumière ' , de " on " à " off " : fin de la relation et l'autre disparaît assez radicalement, on passe de " amour " ou " passion " à >> " plus rien du tout : on ' coupe les ponts ' , et on coupe en deux les réseaux d'ami-es .
( j'ai déjà assisté à une discussion-débat avec un sociologue auteur d'un livre sur les réseaux sociaux d'amitiés, et ses témoignages et études chiffrées, bien intéressantes, m'ont fait un peu froid dans le dos )

> Est-ce que ça vous arrive de faire évoluer la relation, en mode ' variateur de lumières * de chaleurs ' (avec curseur é-mouvant, pour moduler de façon progressive les couleurs & l'intensité de la relation) , pour continuer à la vivre et à la nourrir - mais différemment - , sur d'autres bases, tout en gardant une certaine fréquence de pensées, de contacts, d'appels, de rencontres, de nouvelles, d'invites, ou bien ?
Pour des relations ' post couples ' malgré tout riches & variées (et non avariées ;) ) .

Y a-t-il encore une vie affective possible entre " ex " , après une ou plusieurs " breaks / ruptures " ?

Les " ruptures " post - relations plurielles pourraient-elles être moins "binaires" que "on ou off" ?
... Et si oui : dans quels cas ?

Quels comportements pouvons-nous mettre en place pour garder de bonnes relations avec nos " ex " ?

A dire vrai, il m'est difficile de garder contact avec certaines " ex " de ma période ' mono ' , et pourtant, s'il leur arrivait quelque chose (grand bonheur communicatif, naissance, ou même accident, maladie grave...), j'aimerais être resté en bons termes avec elles pour le savoir, pour partager cela avec elles humblement, et être à leurs côtés si besoin . Pour ne pas être une ampoule qui s'allume ou qui s'éteint .

Et vous ?
> Vos témoignages, expériences et suggestions sont les bienvenues (+) !

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Reinette

le samedi 22 mars 2014 à 14h20

Comme je comprends cette réflexion !
Autant j'ai des "ex" avec qui je suis redevenue naturellement amie (globalement c'était des relations plutôt courtes, peu approfondies), et avec un autre notamment ça s'est mal fini est les ponts ont été clairement "coupés" : sûrement dommage, et en effet, par amis interposés ça me plait toujours d'avoir de ses nouvelles... A vrai dire je ne sais pas comment re-rentrer en contact avec lui sans que ça paraisse bizarre, sans que ça rappelle des périodes douloureuses et compliquées.

Et plus récemment, avec mon copain actuel on a été amené à prendre du recul sur notre relation, et même imaginer une séparation. Ca a duré 1 ou 2 semaines et pendant cette période là j'avais vraiment bien réfléchis : j'étais capable de comprendre et d'accepter qu'il ne souhaite plus notre relation de couple classique/fusionnelle, et de l'autre j'étais incapable de m'imaginer le perdre, le perdre en tant que personne avec qui je m'entends si bien et partage tant de choses, perdre cette relation précieuse.
Bon finalement môssieur s'est rendu compte que lui aussi, et que notamment même si la passion du début avait évoluée, on ne pouvait pas se permettre de s'éloigner, d'abandonner tous ces projets communs, ces envies de "long terme"...

Et si ces réflexions devaient revenir je me ferai la même réflexion : impossible de ne plus avoir de contact avec cette personne qui m'est si chère, au-delà même de la relation "amoureuse" !! Après, plus facile à dire qu'à faire, je le conçois...

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LuLutine

le samedi 22 mars 2014 à 16h04

Je trouve déjà que c'est en effet beaucoup plus facile avec les poly.

Surtout que parmi les non poly, certains disent vouloir "rester amis" mais mettent une distance et une froideur que pour ma part je ne supporte pas. Ben oui, faudrait pas que le/la nouveau/elle partenaire soit jaloux(se) !
Du coup, c'est quasiment le passage de "on" à "off" dont tu parles, parce que dans une soirée par exemple, c'est limite s'ils te font la bise, et ensuite ne t'adressent plus la parole de toute la soirée...

De mon côté, je reste en relation avec les gens qui comptent, quelle que soit la forme de cette relation, sauf dans deux cas :
1) l'autre personne a décidé de couper les ponts (et on ne peut pas vouloir pour les autres...),
2) l'autre personne m'a trahie et a trouvé ça "normal" (no comment).

A noter que ces deux situations fonctionnent aussi avec les relations amicales.

A part ces deux cas, comme je suis en plein dans l'anarchie relationnelle, je ne mets pas nécessairement d'étiquette sur les relations que j'entretiens avec les gens que je fréquente (même d'une façon qui peut être considérée comme "amoureuse"), et donc à part trahison (ou fuite de l'autre), je n'ai aucune raison de couper les ponts à quelque moment que ce soit.
Parfois on s'éloigne et on se donne moins de nouvelles mais c'est progressif, ça n'arrive pas d'un seul coup.

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bodhicitta

le samedi 22 mars 2014 à 16h47

GreenPixie
Y a-t-il encore une vie affective possible entre " ex " , après une ou plusieurs " breaks / ruptures " ?

Les " ruptures " post - relations plurielles pourraient-elles être moins "binaires" que "on ou off" ?
... Et si oui : dans quels cas ?

Quels comportements pouvons-nous mettre en place pour garder de bonnes relations avec nos " ex " ?

Lorsque s'installe une relation sentimentale entre moi et un chéri, c'est qu'il "a gagné" une place dans mon cœur.
Je le dis en utilisant ces mots, j'explique "désormais (orthographe? :-/ ) tu fais partie de mon cœur, de toutes façons." j'essaye de dire, et dans les faits, d'étre là si je peux leurs étre d'un secoure quelconque, ou juste envie de partager un moment ensemble.
Lorsque une relation prend du large ça peut etre simplement qu'on a pas le temps de prendre des nouvelles, ou que certains moyens de communications sont un frein pour certaines personnes, mais on devrait veiller à ce que "l'ex" sache qu'on est quand méme là, méme si c'est après un long moment de silence. De plus par moments si ils sont devenus ex c'est qu'il y a parfois un chemin a faire avant de reprendre une relation (quelle qu'elle soit)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Phoenix

le dimanche 23 mars 2014 à 10h27

De mon côté, je suis incapable de désaimer. Alors oui, le lien reste allumé et peut prendre des formes variées...

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(compte clôturé)

le dimanche 23 mars 2014 à 10h58

Oui, pour moi aussi il est impossible de désaimer. Par contre, les circonstances font parfois que les "ponts sont coupés" concrètement, même si au fond de moi, l'amour reste.

Par contre, je sais qu'être simplement ami avec l'une de ses personnes m'est également impossible. L'amour est là, il persiste depuis tellement d'années que le renier serait se mentir à soi-même et pour moi, il n'est plus jamais question de cela.

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(compte clôturé)

le dimanche 23 mars 2014 à 10h59

Yves Alexandre Thalmann a écrit des ouvrages sur ce thème.

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ScottBuckley

le lundi 24 mars 2014 à 18h54

Bonsoir,

et merci déjà pour ces premières réponses !

D'autres membres du forum auraient-ils & elles envie de partager avec nous leurs expériences, leurs questionnements, au sujet de nos relations avec nos " ex " ?

Si oui, bienvenue !

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KittyN

le lundi 24 mars 2014 à 21h56

hihihi, hormis V., si mes ex devaient me revoir, elles seraient totalement surprises ~~~
et perso, dans la vie il faut savoir tourner la page.
parce que même si on peut aimer et rencontrer plusieurs personnes en même temps, il y a tout de même des limites au niveau de l'agenda ~~~
alors , si on ne laisse pas nos ex en arrière, les nouvelles amours ne viendront jamais.
c'est ce qui m'est arrivé avec Shu, sans avoir cassé avec V., jamais je ne me serai jeté dans les bras de Shu, lol.

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CharlieBear

le lundi 24 mars 2014 à 23h07

Moi, tous mes ex c'est encore un peu mes amoureux, sauf ce que j'ai perdu de vue juste parce que c'était pas tant des amoureux que ça mais des gens de passage et puis un ex avec qui on a du pas se comprendre à un moment de notre relation (ou à plusieurs) et du coup maintenant il me hait et j'ai plus du tout envie de le voir...

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SwissCabotine

le mercredi 12 décembre 2018 à 01h28

Bonsoooir :)

J'ai beaucoup aimé lire ce fil, cela me fait réaliser que si je revenue à mes réflexions poly d'avant, (je viens de me faire quitter d'une relation mono-fusionnelle entamée il y a 3 ans, coupant court à ma dynamique poly-débutante d'avant), ce n'est pas pour fuir la solitude (chose que je savais déjà, mais je ressens la démarche déjà ancienne mais fraîchement renouvelée de me tourner vers les amours plurielles comme étant profondément juste pour moi, et je ne savais pas quelle était la chose juste qui m'y avait menée... J'espère que c'est clair.), mais parce qu'à un moment T, j'ai réalisé que je ne pourrai jamais cesser d'aimer celui avec qui j'ai construit durant tant de temps et avec tant d'intensité. J'ai découvert sa personne à un tel niveau de profondeur qu'il m'est désormais impossible de la voir en surface. C'est pourquoi cesser de l'aimer était une idée contre-nature (contre-ma-nature) qui me faisait souffrir.
Dès le moment où je me suis autorisée à continuer à l'aimer, j'ai réalisé que non-seulement cela m'apaisait, mais n'ôtait en rien mon envie de me déployer à nouveau dans le monde et à tous les niveaux (sexuels également) avec d'autres. Au contraire, j'ai même commencé à rêver de partages, de dialogues, de ponts...
Et c'est LÀ, suite à cette réflexion-révélation pourtant si brève, que les portes que j'avais commencé à ouvrir il y a 3 ans se sont soudain arrachées de leurs gonds et que dans ma tête s'est faite une certaine clarté.

Merci, ce fil m'a aidée à comprendre ça, c'était important pour moi. C'est bien l'amour qui me guide à nouveau vers le polyamour :)

Le chemin n'en sera pas plus simple pour autant, mais ça motive de voir confirmée l'idée que ce n'est pas le nouvel aspect platonique (et frustrant pour moi) de notre relation qui est le moteur de ma démarche, mais l'amour inconditionnel que je porte à mon partenaire même si ce qu'il m'offre n'est pas complet, même si je suis troublée par d'autres hommes et que je m'adonne à ces vertiges avec délice.
Je me méfie de moi par nature. Alors même si je ne ressentais pas du tout les choses ainsi, je me disais que faute d'autre raison, c'était peut-être ma frustration qui nourrissait mon élan poly. En lisant votre fil, un voile est tombé et c'est comme si une pièce de puzzle s'était enfin révélée à moi, et que j'avais pu la placer en moi et mieux comprendre du même coup mon paysage intérieur.

Merci <3

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bonheur

le jeudi 13 décembre 2018 à 09h36

Bonjour SwissCabotine,

Je regrette de n'avoir plus de temps... je reviendrais ici plus tard.

Toutefois, l'amour booste également ma vie. Ces instants T... qui sont une révélation. Des révélations individuelles qui forgent notre intérieur et le montre tel qu'il est. C'est souvent soudain et brutal, mais après coup, qu'est-ce que ça fait du bien en "enfin savoir".

Laisse toi guider (+) :-D par toi-même !!!

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bonheur

le jeudi 13 décembre 2018 à 12h52

Je crois qu'il faut nuancer et ne pas mélanger le ressenti amoureux (et pour moi, une fois ancrée, l'émotion amoureuse que j'ai vécu n'est jamais reniée) et entretenir un lien, une relation (je n'intègre pas le sexe) affective amoureuse.

Mon amour perdure toujours (sauf si on m'a du mal et que l'amour rejoint la haine) mais pour ce faire, et pour éviter qu'une situation qui me rendait mal se prolonge, le fait de couper les ponts permet de conserver le beau et que le mal ne vienne justement pas le supplanter. Aussi, pour moi, il y a un moment T où il faut que je quitte, faute de détruire la beauté du passé.

L'expérience fait qu'aujourd'hui, je refuse de m'accrocher coûte que coûte, ce qui est négatif. Je lance des alarmes et si la personne que j'aime réagi sans en tenir compte (communiquer dans le vide) ou minimise en voulant rassurer mais sans s'attacher à aborder justement le fond du désagrément que je vis (ne pas donner suffisamment d'écoute et couper court pour esquiver), je quitte.

Avoir des nouvelles, ça fait toujours plaisir... mais renouer sans la nature du lien qui s'était naturellement créer, je ne peux pas. Je retomberai dans l'amour et par expérience, je sais que je vivrais de nouveau les mêmes désagréments. Donc, non. Sans réelle remise en question, je ne reste pas "ami".

Un fil de discussion avait été ouvert, je crois, plus récemment, sur ce thème par artichaut. Si je retrouve, je viendrai mettre le lien

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bonheur

le jeudi 13 décembre 2018 à 14h56

Un lien qui peut te parler SwissCabotine :

/discussion/-RV-/Je-t-aime-je-te-quitte/

Voici l'autre lien auquel je pensais :

/discussion/-bIk-/Transformation-relationelle-pass...

J'espère ne pas être à côté de la plaque, je n'ai pas tout relu.

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Indi

le jeudi 13 décembre 2018 à 16h56

bonheur
Je crois qu'il faut nuancer et ne pas mélanger le ressenti amoureux (et pour moi, une fois ancrée, l'émotion amoureuse que j'ai vécu n'est jamais reniée) et entretenir un lien, une relation (je n'intègre pas le sexe) affective amoureuse.

C'est ce qui me révulse, moi, dans la conception normative romantique monogame de l'amour : soit on s'aime et on a vocation à vivre "en couple", à faire des enfants, et tutti quanti, soit on ne s'aime pas. On confond les émotions et les projets de vie, comme s'ils ne faisaient qu'un. (Ce sujet rejoint au passage celui sur "Qu'est-ce qu'une relation sérieuse ?" )

En ce qui me concerne, j'éprouve une joie intense en retrouvant une personne aimée que je n'ai pas vue depuis des mois ou des années. En conséquence peut-être, j'ai une certaine tendance à m'attacher à des personnes qui vivent à l'autre bout de la France ou à l'autre bout du monde. Et j'attends...

Parois c'est très long. Un ami m'est revenu après plus de dix années d'absence quasi-totale. Je prenais de ses nouvelles une fois par an.

C'est parfois source d'angoisse. J'ai appris il y a quelques jours de cela qu'une personne chère à mon cœur a bien failli décéder l'an dernier sans que je n'en sache rien. Elle n'en a réchappé qu'après avoir été hospitalisée un mois durant. Dans le même temps où elle m'annonçait cela, elle coupait à nouveau la communication. Je n'en sais donc pas plus. Il n'a pas été évident pour moi de retrouver la sérénité dans ces conditions !

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HeavenlyCreature

le jeudi 13 décembre 2018 à 21h09

Indi
C'est ce qui me révulse, moi, dans la conception normative romantique monogame de l'amour : soit on s'aime et on a vocation à vivre "en couple", à faire des enfants, et tutti quanti, soit on ne s'aime pas.

Pardon, mais je trouve ça assez catégorique... Je suis restée 12 ans avec mon ex, relation totalement monogame et fusionnelle ... Pourtant mtnt qu'on est séparés, on est hyper complices, d'ailleurs on vit tjs ensemble et on apprend justement à nos enfants à faire la différence entre amour(s) amoureux et les autres formes d'amour (fraternel, filial, amical, etc) . J'aime profondément mon ex même si je n'en suis plus amoureuse : simplement on a grandi ensemble, on a construit ensemble la famille de nos rêves, je ne conçois pas de le sortir de ma vie, il fait partie de moi et inversement <3

Quant à mes autres "ex", je reste aussi en bons contacts dans la mesure du possible : on a vécu de belles choses ensemble, pourquoi les renier en devenant des étrangers sous prétexte que ça n'a pas marché entre nous ? Ce sont généralement devenus des copains, on s'écrit, etc. Même celui dont je me suis séparée il y a quelques mois pcq j'étais vraiment malheureuse avec lui (je me sentais négligée et insécurisée) ben quand on se croise, il y a tjs des gestes tendres, de la complicité, etc. Et on recouche ensemble de temps en temps... Ça n'a pas marché en tant que "couple", mais on se désire et on s'apprécie tjs, alors pourquoi se priver ? J'aime bien retrouver ce côté familier, et je trouve que quand la page est pas totalement tournée, ça peut aider à faire la transition...

Par contre, ça peut nécessiter une période de silence radio, pour faire le deuil quand c'est trop douloureux. Par exemple. Je peux être assez radicale : je supprime photos, messages, numéros, historiques... Mais quand les choses sont apaisées, le lien peut se renouer, différemment, sereinement.

Et sinon, il y a des relations vraiment toxiques parfois, donc dans ces cas là ça peut être nécessaire de couper les ponts

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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artichaut

le vendredi 14 décembre 2018 à 06h32

HeavenlyCreature
Pardon, mais je trouve ça assez catégorique... Je…

Un cas particulier n'invalide pas forcément un principe général, une statistique, ou une grosse tendance… (cf l'exception, la règle, tout ça…)

Mais sans doute as-tu raison HeavenlyCreature que c'était trop catégorique comme façon de dire.
En tout cas tant mieux que tu vivent les choses ainsi. Et oui c'est rassurant de lire cela.
Moi il m'a fallu devenir poly (et avoir un enfant) pour m'approcher de cette manière de vivre les relations.

Je ne retrouve pas ce post où alinea7 (si je ne me trompe pas) reprochais cette tendance, ici, à penser que seuls les polys communiquent dans leur(s) couple(s)…

C'est sûr qu'on fait parfois des généralités. Et qu'on a tendance à mettre tou.te.s les monos dans la même case (cette case même, que l'on a quitté).

Et comme dit alinea7 (encore elle) ici : "Peut-être qu'on attribue des traits de caractères qu'on réprouve à d'autres groupes parce qu'on voudrait appartenir à un groupe de gens intégralement comme nous".
Dis autrement : on a quitté un groupes (monos) pour un autre (polys), alors on voudrait que celui-ci soit +parfait que le précédent, et en même temps on stigmatise facilement le précédent de tous les "défauts" qu'on ne veut plus voir.

Mais il est vrai, pour revenir au sujet du fil, que la "communication" pendant la relation, particulièrement présente chez les polys, aide à mettre en place une communication après une séparation.
Quand tout fonctionnait uniquement en non-verbal, en spontané, en "magie de l'amour", et j'en passe… il n'y a guère que le clash et la rupture définitive, comme mode de séparation.

Car l'un et l'autre sont liés, n'en doutons pas.

De même avoir expérimenté le travail sur la jalousie (ce que là aussi, on retrouve particulièrement chez les polys) aide à travailler sur une séparation (une partie du travail est déjà fait si l'on préfère), séparation qui s'accompagne très souvent… de jalousie (quand ce n'est pas carrément la cause de la rupture).

Et puis c'est très vrai ce que dit @LuLutine (dans la partie du fil datant de 2014)

LuLutine
Surtout que parmi les non poly, certains disent vouloir "rester amis" mais mettent une distance et une froideur que pour ma part je ne supporte pas. Ben oui, faudrait pas que le/la nouveau/elle partenaire soit jaloux(se) !
Du coup, c'est quasiment le passage de "on" à "off" (…), parce que dans une soirée par exemple, c'est limite s'ils te font la bise, et ensuite ne t'adressent plus la parole de toute la soirée...

C'est sûr que ça n'aide pas…

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bidibidibidi

le vendredi 14 décembre 2018 à 11h22

Pour moi, il y a un côté très "mono" dans les ruptures violentes.
Déjà, le mythe de l'amour qui dure toujours pousse les gens à aller trop loin dans leurs relations. Quand j'étais mono, je "m'investissais" dans ma relation, cherchant parfois à réparer ce qui, au final, ne put jamais être réparé. Etant poly, "j'accepte" la relation. Et si séparation il doit y avoir, elle a lieu, en général, plus tôt, quand on fait le constat que ça ne va pas, et pas après avoir suffisamment insisté pour pourrir la relation.

Je remarque aussi une tendance chez les monos (que j'ai jamais eu même en étant mono) d'avoir un problème avec les exs. J'ai une ex qui habite Barcelone (on a vécu ensemble en Espagne et je suis revenu quand on s'est séparés) et j'ai eu droit à la remarque de la part de monos "Ha, c'est cool qu'elle soit loin". Ca m'a un peu interloqué.
Il faut aussi reconnaître que, quand on est mono, on ne peut pas "recoucher" avec son ex, "embrasser" son ex, "être très tendre" avec son ex sans que ça pose la question d'une trahison de la relation actuelle. Sauf que, avec une ex, c'est le genre de choses dont j'ai envie. C'est un peu plus qu'une amie, discuter autour d'un verre, c'est sympa, mais notre relation allait plus loin. D'où une distance qui n'est pas naturelle, et qui, de fait, pourrit la relation.

Enfin, voila, mes deux centimes.

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bonheur

le vendredi 14 décembre 2018 à 16h09

Je ne sais pas s'il faut imputer obligatoirement aux "mono" ou aux "poly". J'ai vécu 20 ans en relation qualifiable de mono et je reconnais que je communiquais pas du tout comme aujourd'hui (disons pour ainsi dire pas du tout). Donc, faire la transition pour devenir amène à communiquer.

Pour ce qui est des ruptures, j'en ai eu avec des monos et avec des polys... et le schéma, qui m'impute sans doute autant qu'à la tierce personne, est inchangé.

Je précise que moi, et je dis bien moi, je ne peux opérer une transformation d'un lien que je reconnais et que j'assume comme amoureux, en autre chose que cet amour que je ressens.

Personnellement, et attention, là encore je parle de moi et que de moi, dire "c'est un ami" alors que j'aime cette personne autrement que d'amitié, reviendrais à nier mes émotions, mes sentiments... et ça c'est hors de question. Ce serait pour moi faire un énorme "retour en arrière", à l'époque désastreuse, ses 20 années, où je me mettais volontairement des oeillères pour dénaturer et nommer ce que je ressentais.

Après, si un lien peut se transformer sans peser et en gardant une nature authentique, alors je dis bravo... parce que moi je n'en suis pas capable. Quand la clarté est faite, elle ne peut être considérée autrement.

Je ressens, quand je suis obligée de quitter, à la fois une grande difficulté (c'est trop con, je l'aime tellement, je ne veux pas prendre cette décision) et à la fois un immense soulagement (j'étais trop mal, j'avais abordé le sujet mais rien n'y a fait, j'étais trop mal. Je met fin à une situation devenue invivable, la décision s'impose à moi).

J'ai connu une époque où je m'accrochais, pardonnant alors que ce n'est pas dans mon caractère (je met les pieds dans le plat), et plus j'insistais, plus ça devenait invivable. Aujourd'hui, je place le point de non retour différemment. Je sais aussi, que la nature d'une personne ne varie pas vraiment, qu'il y ai évolution ou non... donc je n'insiste plus.

bidibidibidi
Je remarque aussi une tendance chez les monos (que j'ai jamais eu même en étant mono) d'avoir un problème avec les exs. J'ai une ex qui habite Barcelone (on a vécu ensemble en Espagne et je suis revenu quand on s'est séparés) et j'ai eu droit à la remarque de la part de monos "Ha, c'est cool qu'elle soit loin". Ca m'a un peu interloqué.
Il faut aussi reconnaître que, quand on est mono, on ne peut pas "recoucher" avec son ex, "embrasser" son ex, "être très tendre" avec son ex sans que ça pose la question d'une trahison de la relation actuelle. Sauf que, avec une ex, c'est le genre de choses dont j'ai envie. C'est un peu plus qu'une amie, discuter autour d'un verre, c'est sympa, mais notre relation allait plus loin. D'où une distance qui n'est pas naturelle, et qui, de fait, pourrit la relation.

Chez moi également. C'est pour cela que je quitte définitivement. Revenir à un lien qui sera éternellement mal vécu, et ceci pour les mêmes motifs que précédemment... Une distance qui n'est pas naturelle, en effet, il vaut mieux rien du tout. J'ai eu des relations par "épisodes"... il n'y a pas pire pour moi... croire que l'on peut "recommencer", alors que l'on sait déjà où ça mène :-/ .

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bidibidibidi

le dimanche 16 décembre 2018 à 13h21

bonheur
Chez moi également. C'est pour cela que je quitte définitivement. Revenir à un lien qui sera éternellement mal vécu, et ceci pour les mêmes motifs que précédemment... Une distance qui n'est pas naturelle, en effet, il vaut mieux rien du tout. J'ai eu des relations par "épisodes"... il n'y a pas pire pour moi... croire que l'on peut "recommencer", alors que l'on sait déjà où ça mène :-/ .

C'est ça que j'appelle rupture violente. Pour moi, de base, le lien n'est pas mal vécu. C'est juste que, parfois, il faut réaliser quand une relation ne mérite plus un engagement fort, soit parce qu'elle n'évolue plus, soit parce que les circonstances s'en mêlent (distance, retour à la monogamie d'un des partenaires), soit parce qu'elle ne s'épanouit que dans un lien distendu.
J'ai très rarement vécu de rupture violente, et j'ai gardé de bonnes relations avec majorité de mes exs.

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