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Mono / Poly, un déséquilibre de pouvoirs ?

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Intermittent

le mardi 31 mars 2020 à 12h30

Je n'ai personnellement jamais compris les gens qui font des non choix, rester par dépendance affective ou financière, par peur d'être seul.e, si la situation n'est pas acceptable et que l'autre n'est pas capable de respecter les limites de la personne mono pour moi c’est quand même avant tout le signe d'un problème chez la personne mono en plus de l'irrespect de la personne devenant poly. .../... Ce que je vais écrire va peut-être paraître présomptueux mais je trouve que les autres ont le pouvoir qu'on leurs donne.

Je dirais plutôt "que la situation leur donne" ....

Tu as la chance de cocher toutes les cases qui vont bien pour vivre dans un couple polyamoureux :
- ce type de couple déjà évoqué au début de la relation.
- une acceptation sans condition de la part de ton compagnon historique.
- malgré une dépendance financière "de fait", ton compagnon historique a conscience de cet élément et ne s'en sert pas, même de manière inconsciente pour prendre du pouvoir.
- une grande confiance en toi, qui est due aussi à la situation sécurisante dans laquelle tu te trouves actuellement.

Enlève un ou plusieurs de ces éléments, et je suis bien sûr que ton discours ne serait pas aussi tranché.

Et c'est bien le cas pour la plupart des personnes qui débarquent ici, en découvrant le "polyamour" de leur conjoint.

C'est un peu comme si je disais :

"je vis bien le confinement en télétravail en province en centre ville proche des commerces encore ouverts dans une maison de 170m², avec un jardin, ou les gosses peuvent sortir".

Je pense que le parisien qui vit dans 60m² avec deux gosses ne doit pas le vivre tout à fait comme moi ...
Et si je lui disais que je vivrais aussi bien le confinement dans sa situation, je pense que ce serait "présomptueux".

C'est au pied du mur qu'on voit le maçon .....

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polyn

le mardi 31 mars 2020 à 15h38

Je pense la même chose qu’intermittent.
Ce que j’entends par «   non choix », c’est un choix qui n’en n’est pas vraiment un, trop binaire à mon sens. Partir pour suivre la
convention de la monogamie; rester pour passer à autre chose (pas pour faire semblant!!) pas de compromis.
La relation est forcément modifiée. De fait deux poly sous un même toit, avec chacun des relations externes, connues, assumées.
Quelle liberté de n’avoir pas consenti, mais de vivre tout autre chose avec un assentiment très profond !

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alinea7

le mardi 31 mars 2020 à 16h28

Caoline
... je ne dis pas que c’est facile pour tout le monde de ne pas laisser de pouvoir sur soi mais je pense qu'on a une responsabilité, qu'elle n'est pas uniquement le fait d'un méchant qui prendrait le pouvoir.

Qu'est-ce que tu nommes "pouvoir sur soi" ?
Devrait-on ne laisser personne avoir de pouvoir sur soi ? Est-ce possible ?
J'y vois moi une façon de se rassurer sur sa propre résilience.

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bonheur

le mardi 31 mars 2020 à 16h40

@ polyn :

En quoi une personne vivant sous le même toit qu'une personne poly serait-elle également poly ?

Pourquoi opposer mono et poly ?

Et oui, après 20 ans de relation de vie commune, avec enfants, maison… je suis tombée de nouveau amoureuse. Ce fut difficile (méconnaissance du polyamour => j'étais à mes yeux monstrueuse). J'ai souffert, mon chéri de vie aussi. Et l'évolution fut commune, dans une dynamique que chacun-e devait vivre aussi son bonheur, en dehors s'il le souhaite. Mon chéri se ferme à toute autre personne, c'est son choix. Par contre, il ne me contrôle pas et inversement.

Parfois, il fait des rencontres et il m'en parle. D'ailleurs souvent, ce n'est pas celui qui est chamboulé qui parle de cela. C'est l'autre, parce que l'on se connait si bien que l'on lit l'attitude de l'autre. Quand on ne cherche pas à dissimuler, l'amour se voit comme le nez au milieu de la figure. Aujourd'hui, on s'en amuse "iel est amoureux-se !"

A mon avis, le seul "compromis" (je déteste ce mot, mais je reprends le vocabulaire cité) c'est celui justement de non imposition de ce qui convient à l'un pour l'autre.

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Mark

le mardi 31 mars 2020 à 18h05

polyn
Quelle liberté de n’avoir pas consenti, mais de vivre tout autre chose avec un assentiment très profond !

Certes. Mais ne dirais tu pas que pour un bon nombre, ça commence par un consentement avant d'évoluer vers l'assentiment?

(la phrase d' @artichaut un peu plus haut résonne depuis quelques jours dans ma tête. :

artichaut
C'est pour ça que j'ai tendance à penser que le "polyamour" commence à la compersion et non au fait d'avoir plusieurs relations.)

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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cactus

le mardi 31 mars 2020 à 22h00

Bon alors, pffff... y'aurait tellement de choses à discuter !
C'est aussi pour ça que j'hésite à intervenir parfois. Parce que toutes mes idées ne sont pas encore très claires, et que ça se bouscule un peu dans ma tête.

  artichaut
  Mais ce que je veut dire, c'est qu'à la fois c'est bien de changer ça, à la fois n'oublions pas d'où l'on vient et ce que pas-plus-tard-qu'hier on portais soi-même encore, tacitement.
  Et ne nous mentons pas sur le fait que c'est un vrai travail et que ça prend du temps et de l'énergie de déconstruire tout ça.
 

C'est vrai, oui.
 
 

  artichaut
  Et pourtant c'est souvent là que le bât blesse.
  Combien de personnes revendiquent le droit à "aller voir ailleurs" et dès que l'autre fait pareil (ou pose un choix important impactant sa vie, dans un autre domaine) ne l'accepte pas !
 

Encore vrai, et on le voit sur le forum - dans les cafés poly je n'ai jamais rencontré ce cas de figure - mais j'arrive vraiment pas à intégrer qu'on puisse regarder qq droit dans les yeux et lui dire "non, je ne suis pas ok pour que tu aies les mêmes libertés que moi". WTF ???
Franchement, c'est contre toute logique et ça dépasse mon entendement.

 

  artichaut
  On s'enferme tellement mutuellement. On pose tellement de bâtons à l'autre. On est tellement possessifs…
  C'est pour ça que j'ai tendance à penser que le "polyamour" commence à la compersion et non au fait d'avoir plusieurs relations.

C'est pour ça que j'ai du mal avec la notion classique du couple, quand je vois quels interdits sont posés aux membres dudit couple : ne pas pouvoir sortir seul.e, ne pas pouvoir rentrer quand on l'entend, ne pas pouvoir aller seul.e à un concert, ne pas pouvoir opter pour telle ou telle activité sportive, ne pas pouvoir s'absenter sans obligatoirement dire où on va (tous ces exemples sont issus de cas réels rencontrés)....

Oui, effectivement, le polyamour ne commence pas quand on a plusieurs relations, il commence quand on accepte la liberté la plus élémentaire de nos partenaires d'avoir d'autres relations. Je n'irais pas encore jusqu'à la compersion, mais au moins, si je ressens de la jalousie, ou de l'insécurité, je sais que c'est un signal pour que je travaille sur moi, pas un signal pour restreindre l'autre dans l'expression de sa liberté, si l'écoute et le respect mutuels sont là.

polyn
Je veux dire l’extrême violence de l’annonce de la part du partenaire qui se découvre poly ou fait pour lui- même le choix du polyamour. C’est un coup d’Etat. Une prise de pouvoir, peut être, qui laisse l’encore mono désarmé face à la découverte. Face à la révélation d’un partenaire historique différent, face au non choix de partir ou non, d’accepter un couple ouvert par force, donc à redéfinir. Il ne peut s’agir que d’un assentiment, pas d’un consentement, à vivre d’une autre façon.

Mais pourquoi est-ce aussi violent ? Quelle est la source profonde de cette violence ? Pourquoi est-ce plus violent cette annonce-là que presque tout autre dans un couple ? I
l y a le sentiment de trahison certes, celui qui vient du contrat tacite, et il y a aussi autre chose je pense :
Siesta disait "au passage, si l'amour était moins vu comme "le mystère, les passions que la raison ne connait pas, la grande magie, le grand tout qui rassemble l'humanité dans sa marche vers la lumière " mais comme les besoins et les sentiments d'une personne définie, ça engendrerait peut être moins de déceptions... "
Et je suis complètement d'accord avec ça. Pour moi, ça vient aussi de la vision de l'amour qu'on nous serine : LE truc qui fait qu'on a réussi sa vie, l'enjeu suprême, constant, durable, inconditionnel, exclusif. Le dieu amour avec un grand A quoi.

Et là je rebondis sur ce que disait @bonheur " On peut se découvrir un passion pour la moto (ou autres choses) en cours de vie."
Les gens et les contexte évoluent, changent, et le contrat tacite qu'on passe lui, est censé être gravé dans le marbre....

Maintenant, dans la page 1 de ce post, Siesta et bouquetfleuri évoquent un point qui me semble important, du moins qui m'a parlé assez singulièrement, et c'est peut-être à rapprocher de ce que dit @Caoline : l'empowerment.
Et je pense que là, oui, j'ai peut-être plus de "pouvoir" dans la relation mono/poly (quoique ça se discute malgré tout), mais je parlerais plus de "capacités" que de "pouvoir".

(c'est un peu brouillon je crois ><)

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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artichaut

le mercredi 01 avril 2020 à 06h01

Zut, je n'arrive pas à suivre la tournure que prend ce fil, tout en lisant/participant et en réussissant à développer les idées que je souhaitais développer.

polyn
Cependant le tout début du fil faisait allusion au grand nombre de discussions émanant de monos souffrant de la découverte du polyamour de leur conjoint.

Oui.

Il est vrai qu'en relançant ce fil, je voulais possiblement aborder autre chose que ce sur quoi il avait commencé. D'où mes réflexions en deux parties (espérant sans doute clore une partie, pour en commencer une seconde). Et j'en appelais à @Siestacorta pour savoir si je poursuivais bien la réflexion du fil (ou si je le dévoyait).

Sans doute aurais-je dû plutôt créer un autre fil. Car je vois bien combien il y a un besoin de parler de certaines choses (l'arrivée de la question poly dans un couple mono bien établi), qui fait que je n'arrive pas à lancer mon sujet.

Ce n'est pas que la question de pouvoir poly/mono sous l'angle du couple-mono-de-longue-date ne m'intéresse pas (je suis toujours très curieux et j'aime en parler ici et dans les cafés poly) mais plutôt… qu'elle ne me concerne pas : ce n'est pas comme ça que j'ai découvert le polyamour. Et ce n'est pas de ça dont j'avais cette-fois-ci besoin de parler.

Alors déso de ne plu participer aux débats. Mon introduction de sujet et le choix du fil où j'ai posté était sans doute maladroite. Je vais donc d'abord ouvrir un autre fil, et je reviendrais possiblement discuter ici +tard.

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Intermittent

le mercredi 01 avril 2020 à 11h30

C'est pour ça que j'ai du mal avec la notion classique du couple, quand je vois quels interdits sont posés aux membres dudit couple : ne pas pouvoir sortir seul.e, ne pas pouvoir rentrer quand on l'entend, ne pas pouvoir aller seul.e à un concert, ne pas pouvoir opter pour telle ou telle activité sportive, ne pas pouvoir s'absenter sans obligatoirement dire où on va (tous ces exemples sont issus de cas réels rencontrés)....

C'est clairement une caricature du couple classique .... :-/

On peut sortir seul et on prévient pour l'heure prévue de rentrée. Quelquefois, c'est assez vague ....

On peut faire l'activité sportive de son choix, avec quelques restrictions pour les activités dangereuses, mais je connais un paquet de personnes en couple classique qui font du parachutisme, de l'escalade, de la moto.
La seconde condition étant que cette activité ne devienne pas trop prenante au détriment de la vie commune et de la participation aux tâches communes.

Je vais au concert sans ma conjointe mais avec des amie(e)s.

Une seule condition est effectivement présente, c'est de dire où l'on va. Ça me semble être une forme de respect pour son/sa partenaire. Mais je ne pense que ce soit une condition propre aux mono-amoureux ...

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cactus

le mercredi 01 avril 2020 à 13h25

Intermittent
C'est clairement une caricature du couple classique .... :-/

On peut sortir seul et on prévient pour l'heure prévue de rentrée. Quelquefois, c'est assez vague ....

On peut faire l'activité sportive de son choix, avec quelques restrictions pour les activités dangereuses, mais je connais un paquet de personnes en couple classique qui font du parachutisme, de l'escalade, de la moto.
La seconde condition étant que cette activité ne devienne pas trop prenante au détriment de la vie commune et de la participation aux tâches communes.

Je vais au concert sans ma conjointe mais avec des amie(e)s.

Je me suis sans doute mal exprimée : mon propos n'était pas de dire que c'est systématique, ce que je voulais dire c'est que, de fait, autour de moi, j'ai ou ai eu de nombreux exemples de ces restrictions liberticides, sous couvert du couple, et tous ceux que j'ai cités sont des réalités. Et c'est aussi lié à la vision classique du couple que la société transmet.
Tant mieux pour toi si tu vas en concert avec des ami.es, moi j'y vais parfois seule - et y allait aussi seule bien avant que je ne fasse le choix du polyamour - et ça n'a jamais posé aucun pb. Mais je connais une personne qui refuse que sa copine y aille seule parce que "tu comprends, c'est ma nana quand même, elle pourrait se faire draguer". Et ça n'est pas le seul....

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Caoline

le mercredi 01 avril 2020 à 15h28

Intermittent
Je dirais plutôt "que la situation leur donne" ....

Je dis dans mon message que c'est influencé par l'histoire de chacun et le contexte bien sûr. Mais je suis aussi persuadée que ce poser en victime ne fait rien avancer. On ne peut pas changer les autres, on ne peut changer que soi-même pour ne plus accepter de subir.

Intermittent
Tu as la chance de cocher toutes les cases qui vont bien pour vivre dans un couple polyamoureux :
- ce type de couple déjà évoqué au début de la relation.

Pas seulement au début, une réelle transparence sur ce que je ressentais à tous point de vue donc aussi sur mes attirances et sentiments pour d'autres même quand je ne me sentais pas capable d'oser les vivre.

Intermittent
- une acceptation sans condition de la part de ton compagnon historique.

Ce n'est vraiment pas de cet ordre, accepter ou ne pas accepter que je vive ce que je veux vivre ou inversement n'est pas une donnée envisageable pour nous. Par contre, il le vit très bien grâce à sa compersion naturelle, son coté solitaire... et ça oui, c’est une chance immense ça me permet de vivre sereinement mes autres relations.

Intermittent
- malgré une dépendance financière "de fait", ton compagnon historique a conscience de cet élément et ne s'en sert pas, même de manière inconsciente pour prendre du pouvoir.

Ce n'est pas son genre mais quand bien même il voudrait le faire, ce qui compte c'est que je ne le laisserai pas faire.

Intermittent
- une grande confiance en toi, qui est due aussi à la situation sécurisante dans laquelle tu te trouves actuellement.

Sur certains points oui, notamment sur la non dépendance d'une femme à un homme, sur le fait qu'une domination masculine quelconque serait inacceptable. Je me suis longtemps interrogée sur les raisons puisque je vois bien que c’est différent de la majorité des femmes. La seule que je trouve c'est que je suis issue d'une lignée que l'on pourrait quasiment dire matriarcale. Ma mère a quitté, non plutôt viré, mon père dès qu'elle en a eu mare de son attitude, mes grands-parents maternels ont toujours vécus ensembles mais c'était clairement ma grand-mère le chef de famille et de l'entreprise familiale... Leur couple était libre, même si on ne parlait pas de polyamour, il est de notoriété publique que mon grand père a des enfants avec d'autres femmes et il y a des doutes sur la paternité du dernier de ma grand-mère. J'ai donc grandi avec ces exemples de femmes autonomes et au caractère fort.

Et en fait mon discours genré est atroce, je me considère non binaire et je pense qu'il en est de même pour mes ascendant.e.s. Et je considère vraiment que personne n'a a avoir de pouvoir sur personne sans distinction de genre.

Ma grand-mère a 91 ans aujourd'hui, j'espère que la prochaine fois que je peux la voir elle aura encore l'esprit assez clair pour que je lui parle de tout ça et qu'elle acceptera d'en parler car elle n'a jamais été très communicante. Ma grande question reste "pourquoi elle était comme ça ?" Je sais qu'elle était très proche de son papa, mais est-ce suffisant, qu'en était il de la génération d'avant...

Intermittent
"je vis bien le confinement en télétravail en province en centre ville proche des commerces encore ouverts dans une maison de 170m², avec un jardin, ou les gosses peuvent sortir".

Je suis dans une situation plus enviable que ça, à la campagne avec grand jardin et bois, sans télétravail obligatoire, avec des enfants qui ne vont jamais à l'école à qui je n'ai pas à imposer d'apprentissages. Mon compagnon historique est à la maison en permanence et on adore tous ça, c’est juste les revenus qui vont être moins agréables.
Eh bien, je vis très mal le confinement car mon autre amoureux et mon amoureuse me manquent terriblement et en plus je culpabilise de le vivre mal vu mes super conditions. Donc tout ne dépend pas des conditions, ça dépend beaucoup plus des ressentis de chacun.e.

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Caoline

le mercredi 01 avril 2020 à 17h11

alinea7
Qu'est-ce que tu nommes "pouvoir sur soi" ?
Devrait-on ne laisser personne avoir de pouvoir sur soi ? Est-ce possible ?
J'y vois moi une façon de se rassurer sur sa propre résilience.

Je n'accorde à personne le droit de décider quoi que ce soit pour moi, je fais mes choix les plus éclairés possibles, en conscience des impacts sur les autres et sur moi et j'assume.
Je considère qu'il devrait en être de même pour tout le monde.
J'ai notamment du mal à imposer des choses à mes enfants, je ne le fais que pour des questions de sécurité ou de respect des autres, dont moi. Et quand j'impose je ne prétends pas le faire pour leur bien, j'explique que c'est mes exigences ou mes peurs qui me font imposer cela, je ne nie pas le coté arbitraire et peut-être injuste de la chose et surtout tout mon accompagnement va dans le sens de leurs donner les moyens de s'autonomiser le plus vite possible pour leurs éviter de subir le pouvoir que j'ai sur eux, du fait de la situation, en temps que parent.
Je ne comprends pas le rapport avec la résilience.

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alinea7

le mercredi 01 avril 2020 à 23h15

Caoline
Je ne comprends pas le rapport avec la résilience.

D'accord tu parlais plus du fait de décider sur quelqu'un plus que d'avoir du pouvoir.

Parce que pour moi, mes proches ont du pouvoir sur moi, notamment le pouvoir de me faire énormément de mal.

Tandis que pour moi personne ne peut décider pour moi, sauf exception notamment l'État et dans certains cas c'est déjà pas mal. Donc ça ne m'embête pas que quelqu'un puisse essayer. C'est une demande appuyée qui met de toute façon en jeu la relation mais bref on en avait déjà discuté.

Par rapport à la résilience : je pense qu'avoir confiance dans sa capacité personnelle à reconstruire du bonheur après avoir sorti quelqu'un de sa vie aide à y procéder. Mais bon. Personnellement, j'ai pas le deuil facile et je crois que ça affecte ma résilience.

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Caoline

le jeudi 02 avril 2020 à 13h56

alinea7
D'accord tu parlais plus du fait de décider sur quelqu'un plus que d'avoir du pouvoir.

Oui, c’est dans ce sens que j'avais compris pouvoir.

alinea7
Parce que pour moi, mes proches ont du pouvoir sur moi, notamment le pouvoir de me faire énormément de mal.

Ah oui ça malheureusement mais c’est pour ça que parfois je sens le devoir vis à vis de moi même de me protéger de mettre l'autre hors d'état de me nuire en quelque sorte en l'excluant de mes proches au moins temporairement puis étant moins proches. Je dis ça car je reste souvent amie avec mes ex après un temps de coupure et c’est pareil avec ma maman par exemple quand elle dépasse trop mes limites j'ai parfois besoin d'une coupure totale puis j'essaye de la garder à distance, maintenant grande distance car elle a trop de fois grignoté petit à petit la distance raisonable.

alinea7
Tandis que pour moi personne ne peut décider pour moi, sauf exception notamment l'État et dans certains cas c'est déjà pas mal. Donc ça ne m'embête pas que quelqu'un puisse essayer. C'est une demande appuyée qui met de toute façon en jeu la relation mais bref on en avait déjà discuté.

D'accord donc pareil sur ce point, enfin même l'état moi je fais de la désobéissance si je ne suis pas en accord. Mais je suis en accord avec le confinement :-((((

alinea7
Par rapport à la résilience : je pense qu'avoir confiance dans sa capacité personnelle à reconstruire du bonheur après avoir sorti quelqu'un de sa vie aide à y procéder. Mais bon. Personnellement, j'ai pas le deuil facile et je crois que ça affecte ma résilience.

J'ai le deuil hyper violent, l'impression que je préfère mourir même si j'ia décidé la rupture, mais de courte durée, quelques heures à quelques semaines suivant l'intensité de la relation, qu'elle soit amoureuse ou amicale. Mais oui, à force je sais que ça va passer même si quand je suis au creux de la vague pour les relations fortes je me dis "cette fois non j'y arriverai pas".

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