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Ces déclarations qui font peur...chez les poly aussi ?

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LuLutine

le jeudi 15 août 2013 à 02h53

RobotEtourdi
Pour la partie attentes, là, c'est une autre histoire. Il aura toujours des asymétries en ce bas monde. Il n'y a aucun remède miracle que je connaisse. Juste une astuce peut-être, pas toujours facile à appliquer en fonction des sensibilités : être franc et ne pas se laisser blesser par la franchise. Si je n'envisage pas de relation à long terme avec une femme qui l'espère, le lui dire. Si un soir je n'ai pas envie de voir une femme, ne pas lui dire "J'ai du travail", lui dire "Je n'ai pas envie". Et accepter de sa part ce genre de réponse sans se sentir meurtri, mais au contraire soulagé de sa franchise.

Oui, je suis d'accord avec toi sur le principe. En pratique, comme tu le soulignes, ce n'est pas toujours évident d'appliquer cela !
Par exemple, face à quelqu'un dont on pense qu'il risque de tirer des conclusions erronées : si tu dis à un(e) amoureux(se) "aujourd'hui je n'ai pas envie de te voir", beaucoup des gens que j'ai pu croiser comprendront quelque chose comme "je ne t'aime plus mais je n'ose pas te le dire". C'est donc parfois compliqué mais oui, être franc et accepter la franchise (sans en tirer des conclusions qui n'ont pas été verbalisées), c'est l'idéal.

@Cendre : dis, tu veux être ma soeur jumelle ? :D

Je pense à peu près tout ce que tu dis, mais tu formules les choses d'une façon différente de moi, une façon que je n'aurais pas su employer. Tu me complètes :)
Ou du moins, ton discours complète le mien ;)

J'ai toujours l'impression en te lisant que nous sommes à la fois pareilles et différentes, complémentaires. C'est trop cool :)

Merci pour tes interventions !

Cendre
comment faire évoluer une relation qui a débuté sur un mode marchand parce que c'était le seul cadre que nous connaissions alors?

Tiens, tu mets le doigt sur quelque chose d'intéressant. Par expérience, je pense que ça peut fonctionner si toutes les personnes impliquées dans la relation le veulent.
Sinon, je n'en suis pas sûre.
Je me suis rendue compte qu'un ex-amoureux ne voulait en fait probablement pas sortir de ce que tu appelles "un mode marchand". C'est sans doute une des raisons qui a causé notre rupture. Moi, je ne fonctionnais plus du tout comme cela...nous ne pouvions donc pas rester "en phase" !

Cendre
Il serait de notoriété publique que les désirs, en particulier sexuels, des hommes seraient plus important que ceux des femmes.

A ce propos, tu seras peut-être intéressée par certains des articles de l'Elfe, par exemple celui-ci :
lesquestionscomposent.fr/misere-sexuelle-mon-cul/

(Mais tu connais peut-être déjà ce blog ? Sinon, tu as de longues heures de lecture intéressante en perspective ! Oui je sais, avec ce blog + le forum, tu n'es pas sortie de l'auberge ;) !)

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LuLutine

le jeudi 15 août 2013 à 03h25

MetaZet
je suis de bonne volonté pour essayer de te comprendre (et comprendre à travers toi la psychologie féminine) 

Laisse-moi te dire qu'en choisissant un très bon contre-exemple (moi) d'à peu près tout ce qu'on peut lire et entendre sur cette fameuse "psychologie féminine" (dont je ne suis pas sûre qu'elle existe, mais bon), tu es....très mal barré, à mon avis ! ;)

MetaZet
Hé non, l'expression n'est pas la causalité.

Bon, alors du coup, tout le raisonnement que tu fais plus haut tombe à l'eau, puisqu'il reposait sur l'expression (supposée) de sentiments. Ou alors, ta phrase plus bas :

MetaZet
Je l'infère abductivement, mais l'abduction n'est pas un raisonnement certain.


...confirme que tu as inféré un sentiment - bien que de manière non certaine - d'après un comportement, et je continue de trouver ça casse-gueule.

MetaZet
C'était sous-entendu : par un comportement "chaleureux" régulier, prolongé, constant, consistant, etc., pas juste par une occurrence isolée.


Cela dit si ça dure pendant des semaines, en effet on peut se dire qu'il y a un faisceau de présomptions...et qu'il est fortement probable (bien que jamais sûr à 100%, c'est comme la non-existence de Dieu ;) ) qu'a minima la personne se sent bien avec toi.

En effet, je n'avais pas compris ta phrase comme cela.

MetaZet
Dans le comportement de séduction, je ne vois pas d'autres façon de procéder. Faire une déclaration ("je t'aime, tu me plais bien") fait souvent peur, comme tu le dis.

Moi, je trouve que le dialogue c'est très bien. Je vais prendre un exemple :
"- Est-ce que tu veux aller voir ce film avec moi ?
- Oui.
- Je t'aide à mettre ton manteau ?
- Oui, merci.
- Est-ce que je peux te prendre la main ?
- Non."

En gros, on peut demander "de plus en plus" et si à un moment l'autre personne ne répond plus "oui", on arrête de demander.

Dans cet exemple, personne n'a fait de déclaration.

Il y a aussi ceux qui font sans demander verbalement au préalable...et qui parfois prennent une attitude de l'autre pour un "oui" et se font alors repousser plus ou moins violemment (mais pas toujours).
Cela dit en commençant "petit" et en y allant graduellement, je pense qu'on diminue beaucoup ses chances d'être repoussé violemment : on risque simplement d'être repoussé passé un certain stade, mais "gentiment" ; que ce soit par le geste ou la parole (et lorsque le geste n'est pas compris, ce qui arrive, la parole s'en mêle souvent pour faire passer le message que "C'est non").

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Geraldin-e

le jeudi 15 août 2013 à 19h03

Merci Lulutine, MetaZet et les autres pour ce sujet intéressant qui m'interpelle.
Je n'entrerai pas dans les nuances et subtilités comme vous (pas le temps !), mais ce que vous dites rejoint souvent ce que je ressens et ai pu vivre
Et notamment le fait qu'on n'a pas l'habitude de communiquer clairement là-dessus, car généralement on s'en remet aux modèles dominants intériorisés, à de l'implicite trop risqué car porteur de multiples interprétations et ne pouvant prendre en compte les différences individuelles.

Ce fil rejoint d'autres discussions sur les frontières entre amitié/amour, sur la question de l'engagement aussi.
Je disais par exemple ailleurs que je regrettais un peu (peur justement, timidité, circonstances) de n'avoir pas abordé ces questions avec un certain nombre de personnes qui m'attiraient quelque part (d'abord et surtout par une communion d'idées généralement, car s'il s'agit d'une simple attirance physique, j'oublie plus facilement, c'est beaucoup moins important), avec qui j'avais une relation amicale épisodique, et envers lesquelles j'aurais aimé tenter déjà une forme d'amitié plus intime (déjà dans les conversations). En précisant que je ne ressentais pas un amour fort et évident, plutôt une complicité spontanée, pouvant éventuellement allez plus loin, mais sans que ce soit impérieux ni automatique.
Logiquement, dans le polyamour, tout ça devrait poser moins de problème vu qu'on essaie de ne plus mettre les types de relations dans des cases étanches et d'être non-exclusifs, mais, comme vous le dites, c'est souvent compliqué malgré tout.

Je pense aussi qu'on se restreint trop en restant dans certains codes, exemple : ami de base/ami intime sans sexe/amour avec toutes les dimensions. Du coup on se prive d'échanges très riches, et par exemple de moyens d'arriver à mieux se libérer des automatismes : amour=monogamie=enfants+voiture+couple, ou attirance sensuelle forte=sexualité.
En même temps, on ne pourra entrer en relation, même avec des relations la plupart légères (en intensité et en temps d'engagement), avec tous ceux/celles avec qui ce serait possible ! (il y aurait trop) Mais alors comment "choisir" de se préoccuper de celle-ci et pas de telle autre ?, de répondre à telle ou telle déclaration ou pas ? Selon la disponibilité, la distance kilométrique, le besoin du moment, le degré ou la puissance d'attirance, quand il y a réciprocité plus égalitaire ??!
Solutions ? ne pas se casser la tête et être ouverte à ce qui se passe, en suivant son désir ? ou plutôt choisir de tenter d'ouvrir certaines relations, et pas d'autres du coup, en fonction de ce qui nous paraît le plus gérable par rapport à nos projets de vie ?
Tout ça entre en résonance avec deux autres façons de vivre/penser chez moi, a priori contradictoires :

1. Idéalement, dans une relation suivie dans le cadre d'un projet de vie, communautaire mettons, je préférais que chaque relation soit vécue dans un maximum de dimensions (collaborations, amitié, amour, sexualité, tendresse, discussions intimes etc.). Ce qui voudrait dire que dans ce cas je préfèrerais m'engager avec des personnes qui recherchent à peu près la même chose (ce qui ne veut pas dire qu'on y arrive forcément, mais que c'est une sorte d'objectif).
En précisant que ces dimensions pourraient être vécues de manières diverses selon les personnes.

2. J'ai aussi la capacité, dans certaines conditions, à nouveau révélée par ces journées à La Grange, d'être "pan-amoureux.se". Je veux dire, qu'en plus de ressentir à la Grange une espèce d'ambiance super "d'amour collectif" :-D , de respect mutuel et d'empathie entre la plupart des gens, j'ai retrouvé cette sensation de pouvoir potentiellement entrer en relation (sous différents modes, différentes intensités) avec la plupart des personnes que j'ai côtoyées d'un peu plus près, ou qui m'attirent spontanément.
Je sais pas si je suis un cas social, ou juste un peu plus sensible à ça que la moyenne ?, mais pour moi, dès qu'il y a un gros minimum d'idées communes, de respect mutuel, de spontanéité et de liberté, je ressens qu'une relation pourrait démarrer. Quand je dis relation, ici ça peut être non global, non suivi, sans engagement, seulement sur une ou plusieurs des dimensions citées plus haut.
Je précise aussi que, généralement, ce genre de sentiment "pan-amoureux.se" ne ressort pas d'abord du désir sexuel (donc j'écarte a priori l'hypothèse bio du mâle obsédé par le placement de ses gamètes chez les femelles, d'autant que chez moi ce sentiment peut s'adresser tout autant aux mâles :-) ).
Je mettrais ça plutôt sur le compte d'une communion d'idées, de connexion d'âmes, et donc si j'osais, de connexion spirituelle.
J'imagine qu'on pourrait expliquer ça de manière moins éthérée et moins "valorisante", en disant que tout simplement j'ai un côté frustré, en besoin d'affections/relations, qui cherche à sur-compenser en étant prêt à se rapprocher de plein de personnes, ...mais je n'y crois pas trop, ça me paraît insuffisant comme "explication", surtout à présent, car j'ai observé ça à différents moments et contextes, et ce sans me sentir dans un état de frustrations, de manques. Vous me direz, ça pourrait venir de l'inconscient ?! :-/

Ces deux points m'ont en tout cas permis sans trop de problème d'établir des relations dans une communauté par le passé avec plusieurs personnes que je ne connaissais pas auparavant, et avec lesquelles je n'avais pas forcément d'attirance physique/caractère spontanée.
En gros, le point 2. avait permis la construction (plus ou moins rapide) du point 1.

Bon, peut-être que je m'éloigne un peu du sujet initial avec mes trucs persos ?

Actuellement, j'ai envie de mieux assumer ces deux points/pôles, mais c'est encore difficile/compliqué d'articuler tout ça !

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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EliC

le jeudi 15 août 2013 à 19h56

J'avoue ne pas avoir lu tous les échanges, mais lu le post initial. j'ai découvert en quelques jours de lectures sur le net et avec les livres de F. Simpère, ainsi que d'échanges et écoutes lors de rencontres avec des poly (comme hier soir au pique-nique dans les jardins du Palais Royal) que je suis "polymaoureuse" depuis toujours. Il m'a donc fallu une bonne quarantaine d'années pour découvrir le terme et tout ce qu'il englobe. Et m'y retrouver.
Dans ce que j'ai lu et entendu, au-delà des amours plurielles, je constate qu'elles s'accompagnent de franchise, de partage, de discussion entre partenaires, ainsi que de l'expression des sentiments. Pourvoir dire "je t'aime" sans que l'autre pense que je vais lui "mettre la corde" au cou ou "m'accrocher" à lui mais juste parce que c'est ce que je ressens pour lui/elle, est quelque chose qui m'a toujours paru difficile en France. J'ai l'impression qu'en France "on baise" facilement et on a terriblement peur des sentiments. J'ai longtemps vécu en Amérique Latine où on se dit "je t'aime" entre amis et donc, encore plus, entre amoureux, très facilement et sincèrement. On y est aussi beaucoup plus tactile, on s'embrasse (dans le sens prendre dans ses bras) beaucoup aussi. Et c'est hyper agréable de pourvoir le faire sans que l'autre y voit une quelconque nécessité de se "l'approprier", mais juste une expression du sentiment. Ici, lorsque je le dis, je dois expliquer que cela veut dire que j'aime cette personne, j'aime qui elle est, comme elle est, le fait que nous soyons bien ensemble, tout simplement. Souvent, je sens un doute quant à mes intentions, alors que je ne vis plus en couple depuis 19 ans, que j'ai eu et j'ai des relations plurielles. Non, dire je t'aime, ne veut pas dire pour moi: couple, vivre ensemble, relation exclusive, ... Cela veut juste dire "je t'aime" toi et aussi que je peux en aimer d'autres, différemment que toi. Longtemps, je me suis interdit de le dire, mais plus maintenant. Si mon amoureux/euse l'interprète autrement, je prends le temps d'en parler avec lui/elle. Cela prend des mois parfois, cela en a fait fuir, mais ainsi va la vie et je sais maintenant, que ceux/celles qui ne comprennent pas aujourd'hui, comprendront peut-être plus tard. En tout cas, je reste claire avec moi-même et je ne me frustre plus à essayer de garder des mots aussi beaux en moi.

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LuLutine

le vendredi 16 août 2013 à 05h47

Il y a plusieurs points sur lesquels j'avais envie de réagir au message de Geraldin-e, mais je viens de passer quelques heures sur autre chose d'une importance primordiale pour moi.

Il faut bien dormir un peu, du coup j'essaierai de repasser plus tard pour répondre !

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Driver

le samedi 17 août 2013 à 17h43

LuLutine




- Je t'aide à mettre ton manteau ?

- Oui, merci.

- Est-ce que je peux te prendre la main ?

- Non."


Pourquoi non ?

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Geraldin-e

le samedi 17 août 2013 à 17h47

Je continue ma réflexion. Peut-être bien que ça s'éloigne du sujet initial, mais pas tant que ça, ça le prolonge je pense. Sinon dites-moi, je créerai alors un autre fil.

Dans la plupart des cas, qu'est-ce qui fait qu'on va entamer (et donc faire une "déclaration"), ou pas, une relation (quel que soit le niveau ou le type) ?

1. Version reproductive : Le désir de reproduction fortement influencés par les hormones ?, ...ça marche surtout pour les hétéros, et seulement à certains moments
2. Version "thérapeutique" : Le fait que deux personnes ont des problèmes à résoudre, et que leur duo, si bien vécu, aidera cela ? (on peut se dire que c'est toujours forcément le cas entre deux humains, même si ce n'est pas la "raison" principale)
3. Version plaisir d'être ensemble : Une attirance spontanée, autre que les autres cas, portant sur un attrait physique, et/ou de caractère, et/ou de d'idées ? -
4. Version engagements communs : L'accord sur un projet commun : parentalité, collaborations diverses (artistique, humanitaire, politique, etc.), et surtout communauté alternative de vie, etc. -
(j'écarte les mariages arrangés/forcés, car là on n'est plus dans la liberté d'adultes un peu éclairés)

J'ai fait ces différents points pour tenter d'y voir plus clair, bien entendu tout ça est le plus souvent mélangé, suivant les personnes et les moments. Il n'y a pas de frontières étanches.
D'autre part, à chaque point, suivant ce qu'on pense/vit, peut correspondre une forme ou une autre d'amour, ou on peut dire aussi que l'amour serait présent partout avec des modalités différentes.

Je décortique un peu ça pour montrer que le fait d'entamer une relation est lié à plein de choses. Et que, surtout quand on est poly, on se rend compte qu'à un moment ou à un autre on va faire des choix vu qu'on ne pourra pas avoir des milliers de relations !

Donc, encore une fois, en partant du principe qu'on a une certaine maîtrise de sa vie, comment va-t-on faire ces choix ?
Si on écarte le délire du prince/princesse charmant.e avec un coup de foudre méga qui va durer toute la vie, va t-on privilégier des choix en fonction de nos envies du moment ? par périodes ? jeune : envie d'avoir des enfants, puis de se "soigner" à deux, puis de s'engager dans un projet politique. Ou alors on suit les possibilités qui s'offrent, en disant stop à partir d'un certain nombre qui deviendrait ingérable pour soi ?

Pour moi, actuellement, il me semble que l'idéal serait d'avoir une forme de "stabilité" et d'engagement dans une communauté, une vie de groupe (donc plutôt point 4, qui n'empêche pas les autres points), et, parallèlement, d'autres relations diverses, suivies ou non, ressortant plutôt du point 3, qui seraient donc plus épisodiques.
Evidemment, tout ça ne peut pas se planifier, il y a toujours des imprévus, je voulais parler de l'esprit sous-jacent.
Ce serait une manière de concilier engagement et ouverture. Plaisirs simples et spontanés et divers modes de constructions dans le temps.
Et de moins être inféodé à des pulsions (surtout si elles sont liés à des "problèmes" persos on pris en main, des stéréotypes sociaux), des séductions superficielles, de sortir du schéma de la recherche/attente du "grand amour" (que ce soit en mode mono ou poly) qu'on nous vend dans les magazines.

Donc, pour revenir au fil, ça implique qu'il vaut mieux à mon avis bien savoir ce qu'on souhaite, où on en est dans sa tête, ce pour pouvoir le dire à la personne en face, au début d'une relation, ou d'une potentialité de relation.

Vous allez me dire peut-être que ça risquerait de tuer la liberté/spontanéité/liberté ?, mais je ne crois pas. Si on reste ouvert, ça change juste le fait qu'on est plus conscient de la question, ça ne veut pas dire que je me cadrerai trop, car la seule vrai limite serait celle du nombre et du temps dispo.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Geraldin-e

le samedi 17 août 2013 à 18h36

-> Petites précisions pour peut-être aider à comprendre mon point de vue des 2 posts ci-dessus.

Dans mon optique, l'amour existe, est possible, ce n'est pas juste une illusion ou un truc lié à la reproduction de l'espèce, ou à des intérêts de possessivité, de plaisirs ou pour ne pas être seul.e.
Mettons qu'on ne sait pas bien ce qu'est l'amour, mais ça existe.
Par ailleurs, dans mon raisonnement sur le choix d'une relation, j'incluais le fait que l'amour est présent chez l'être humain (à des degrés plus ou moins enfouis, conscients, bien sûr) en permanence, je veux dire hors/avant toute relation, que ça pourrait être une sorte d'état, d'attitude ouverte, si on était libéré.e de pas mal de normes ?
Ce qui explique pourquoi je disais qu'il faudrait à un moment limiter le nb de relations effectives !
Ca ne veut pas dire que les attirances spontanées n'existent pas, au contraire, mais qu'elles peuvent jouer de multiples manières, et qu'elles ne sont pas forcément indispensables suivant le contexte.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Green-Man-Outside

le dimanche 25 août 2013 à 04h45

Me revoilà. :-)

Je ne rebondis pas trop sur les/des, on a eu les mêmes cours mais comme tu le dis l'usage peut en être détourné. Allons donc à l'essentiel :

Lulutine
Simplement, dans un cadre où il n'est possible d'avoir qu'un seul partenaire amoureux, et dans mon expérience donc, lorsque les sentiments de part et d'autre ne sont pas "égaux" (100% d'accord avec toi pour les guillemets !), le raisonnement est le suivant :

"Si A continue d'avoir des sentiments pour B, A ne peut pas en avoir pour d'autres personnes et va rester bloqué(e) sur B, ce qui va mettre dans l'embarras les deux ; il vaudrait mieux qu'A oublie B, donc si A ne s'éloigne pas, c'est B qui le fera" (ce que j'ai appelé "s'enfuir en courant").

Sauf qu'il y a des gens qui sont capables d'insister (rien de péjoratif) en espérant que ça marche, puis de se détourner subitement une fois passé une certaine limite (ce qu'on pourrait d'ailleurs rapprocher du principe de la collection de timbres en analyse transactionnelle, mais la comparaison pèche car approximative, voire un peu hors-sujet je l'avoue).

Perso, tu l'as vu, l'opposition mono/poly me parle peu, en tout cas sur ce sujet. Je considère que mes partenaires peuvent se détourner à tout moment, qu'elles soient poly, mono, "plus" amoureuses que moi ou "moins" amoureuses que moi. La vie c'est le changement. Du coup je comprends ce que tu évoques ci-dessus, sans pour autant le partager. Parce qu'on peut rester "bloqué" même en étant polyamoureux.

Derrière l'idée de ce blocage qui serait favorisé par la monogamie il y a l'idée qu'on peut "comparer" les gens. Qu'on peut remplacer B par C. D'où, en effet, ce qu'on désigne parfois avec ironie les "monogamies en série". Sauf que les gens sont uniques (bon, plus ou moins hein, on vit dans une société majoritairement de consommation et culturellement de masse) donc irremplaçables l'un par l'autre. Les relations plurielles peuvent favoriser cette prise de conscience ("je fréquente B et C, elles sont tellement différentes, comment les comparer ? Pourquoi vouloir les remplacer l'une par l'autre ?") mais dans l'idéal, cette prise de conscience devrait être indépendante du mode relationnel. Un(e) monogame peut très bien constater que X ne lui fait pas oublier Z, même deux ans après. D'ailleurs, pourquoi "oublier" ? ;)

Ce qui m'amène à la "source d'amour (romantique)" que tu évoques. Ce qui est remplaçable, c'est en effet la fonction. Un partenaire remplace un partenaire, mais l'humain David ne remplace pas l'humain Albert, l'humaine Sabine ne remplace pas l'humaine Sarah.

On arrive au coeur de toutes choses selon moi - dans le cadre de discussions sur l'amour, les relations humaines, l'amitié, voire la vie :


il peut en quelque sorte dépendre entièrement de nous, alors que dans un cadre poly, on sait que notre partenaire a - ou peut trouver - d'autres sources d'amour.

Je pense que la pluralité des "sources" n'empêche pas la dépendance. La dépendance a une composante irrationnelle. Penser que les relations plurielles nous en protège, c'est encore penser que si X me quitte, ça ira parce que je fréquenterai toujours W. Sauf que W et X étant deux personnes distinctes... je ne te fais pas le dessin. ;)

J'ai défloré ce sujet récemment dans une vidéo, et je pense le ré-aborder prochainement sous un angle un peu différent, mais pour faire synthétique : l'autre peut nous procurer de la tendresse, cet aspect romantique qu'on ne peut par définition pas vivre seul. Néanmoins, ce que l'autre nous "donne" et ce que nous ressentons pour lui sont deux choses très différentes, pas forcément corrélées. Si l'on enlève l'adjectif "romantique" et raisonne en "source d'amour" tout court, alors il est utile de se souvenir à quel point "l'amour" est en nous, indépendamment de nos rencontres. Il s'agit bien sûr d'un idéal spirituel. Comme disait Desjardins, "l'ego ce n'est pas l'amour de soi, c'est le désamour de soi". J'adore cette phrase.

Poly ou mono, un de nos drames est de nous faire trop dépendre des autres. Je dis bien "trop", parce que je pense qu'il existe un milieu juste entre l'amour que nous avons en nous, pour nous, et l'inévitable dépendance (tout à fait saine) que nous avons envers autrui en tant qu'être social.

En espérant ne pas être parti à un milliard de lieues du sujet initial... :-D

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(compte clôturé)

le lundi 26 août 2013 à 17h12

Green-Man-Outside
Poly ou mono, un de nos drames est de nous faire trop dépendre des autres. Je dis bien "trop", parce que je pense qu'il existe un milieu juste entre l'amour que nous avons en nous, pour nous, et l'inévitable dépendance (tout à fait saine) que nous avons envers autrui en tant qu'être social.

Je suis hyper sensible à cela aujourd'hui dans mes relations (autre-s que celle avec mon mari) et j'essaie en effet de réduire au maximum l'aspect dépendance. En fait je travaille sur moi pour ne pas être envahissante, excessive tout en étant présente. J'ai d'ailleurs demandé au-x personne-s concernée-s de me le dire gentiment si c'était le cas. Je ne veux pas me sentir prisonnière et encore moins que l'on s'y sente avec moi. Je reconnais que c'est difficile pour moi car je suis très "démonstrative" de nature. D'un autre côté ça me permet de vivre aujourd'hui plus dans l'instant présent et j'ai découvert que ça me permettait en fait de vivre plus intensément et plus bénéfiquement. J'ai encore du mal à expliquer cela car c'est nouveau pour moi mais ce n'est que du bonheur. Ne plus chercher à mettre dans des cases, aide aussi beaucoup. Je pense être en pleine mutation, adaptation... et c'est cool :-D

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LuLutine

le vendredi 25 octobre 2013 à 19h12

Bon, j'avais dit que je répondrais, je reviens, deux mois plus tard.... ^^

J'ai sans doute oublié en cours de route les trois quarts de ce que j'avais envie de dire, mais c'est pas grave :P

Geraldin-e
on n'a pas l'habitude de communiquer clairement là-dessus

Non, on n'a pas l'habitude, et même quand on est poly, bien souvent.

L'idée que certaines informations doivent rester dans le non-dit, ou dans le sous-entendu, que c'est mieux, me semble très ancrée. Je crois qu'il n'est pas facile de s'en défaire.

Geraldin-e
Je pense aussi qu'on se restreint trop en restant dans certains codes, exemple : ami de base/ami intime sans sexe/amour avec toutes les dimensions.

Oui, on se restreint souvent ainsi, et il y a parfois l'idée : "Si j'ai envie de telle chose avec cette personne, alors automatiquement je dois aussi accepter ça, ça et ça". (Et signer un contrat en trois exemplaires ;) )

Pour exemple la relation mono-hétéro-normative où dès que le prince charmant embrasse la princesse, on sait bien que ça va se terminer sous la couette, et par un rapport "standardisé" - la preuve c'est qu'ils eurent beaucoup d'enfants d'ailleurs ! A quand : "Ils s'embrassèrent, partirent main dans la main et firent chambre à part" ? Ou encore : "Ils se firent plein de câlins très sensuels sans relations sexuelles" (bien qu'on puisse discuter de la limite sexualité/sensualité, surtout qu'en étant poly, finalement on s'en fiche un peu, tant qu'il y a consentement, ce qui rejoint un peu un autre fil récent).

Geraldin-e
comment "choisir" de se préoccuper de celle-ci et pas de telle autre ?
[...] Solutions ? ne pas se casser la tête et être ouverte à ce qui se passe, en suivant son désir ?

J'aurais plutôt cette démarche-là. Je ne sais pas si je suis mes désirs, je dirais plutôt que c'est un feeling. Parce que parfois, j'ai le désir mais pas le feeling (je ne sais pas si c'est clair), et je freine...

D'autres fois, je crois que ça commence par le feeling avant le désir.

Geraldin-e
ou plutôt choisir de tenter d'ouvrir certaines relations, et pas d'autres du coup, en fonction de ce qui nous paraît le plus gérable par rapport à nos projets de vie ?

Je "n'ouvre" pas une relation parce qu'elle colle à mon "projet de vie". D'ailleurs, je ne sais pas si j'ai encore un projet de vie...à part celui d'être heureuse :)

Il y a toujours de la place pour une autre relation, si celle-ci m'apporte quelque chose (et le fait que ça m'apporte, c'est un constat que je fais à l'usage, pas une conclusion objective en considérant un "projet de vie"). Parfois, la place n'est pas grande certes, mais elle existe.
Elle peut aussi être très grande (en termes de temps passé, d'implication...) à un moment, et plus restreinte à d'autres. Ce qui rejoint la question de l'engagement, que tu posais aussi.

Tel que je le vis, "relation" n'est pas nécessairement synonyme d'engagement fort.

EliC
Pourvoir dire "je t'aime" sans que l'autre pense que je vais lui "mettre la corde" au cou ou "m'accrocher" à lui mais juste parce que c'est ce que je ressens pour lui/elle, est quelque chose qui m'a toujours paru difficile en France.

Je ne sais pas si c'est "dans ma tête" ou si ça traduit en effet un type de réaction courant, mais j'ai la même impression. Et ça rejoint ma phrase juste au-dessus.

EliC
je ne me frustre plus à essayer de garder des mots aussi beaux en moi.

On peut être frustré de les garder pour soi, mais les dire et qu'ils ne soient pas compris, c'est frustrant aussi...parfois. Non ?
Enfin, je te rejoins sur le fait que je préfère exprimer mes sentiments que les garder pour moi.
Mais comme tu le soulignes, tout le monde n'interprète pas les mots de la même façon. Ca donne parfois des malentendus.

Geraldin-e
Pour moi, actuellement, il me semble que l'idéal serait d'avoir une forme de "stabilité" et d'engagement dans une communauté, une vie de groupe (donc plutôt point 4, qui n'empêche pas les autres points), et, parallèlement, d'autres relations diverses, suivies ou non, ressortant plutôt du point 3, qui seraient donc plus épisodiques.
Evidemment, tout ça ne peut pas se planifier, il y a toujours des imprévus, je voulais parler de l'esprit sous-jacent.

Je ne planifie pas non plus, mais si je réfléchissais à un "idéal", je verrais quelque chose d'assez proche je pense. Pas forcément une communauté au sens strict, mais au moins un "réseau". Une forme de proximité (géographique d'abord, mais aussi affective, intellectuelle...) sans forcément tous adhérer à 100% à une liste figée de "principes", mais en partageant un minimum de projets/visions.

D'autre part, ton point 3 peut très bien déboucher sur le 4 et inversement (enfin, je crois que tu le dis plus ou moins quelque part).

Geraldin-e
Donc, pour revenir au fil, ça implique qu'il vaut mieux à mon avis bien savoir ce qu'on souhaite, où on en est dans sa tête, ce pour pouvoir le dire à la personne en face, au début d'une relation, ou d'une potentialité de relation.

Oui, ça c'est pas faux. Surtout que quand tu ne sais pas où tu en es, du coup l'autre est tout aussi perdu que toi...
Vaut mieux prendre le temps d'y voir un peu clair.

Ca m'est arrivé souvent de souhaiter un certain type de relation et de me poser d'abord la question de savoir bien où j'en étais. J'ai renoncé dans certains cas, parce que je voyais qu'au fond je n'étais pas dans une situation où je pensais que ça puisse m'apporter quelque chose. Je ne ferme jamais totalement la porte cela dit, mais comme tout le monde j'ai des priorités. Ce qui rejoint plus ou moins ton discours au fond (à propos du choix).

Geraldin-e
l'amour est présent chez l'être humain (à des degrés plus ou moins enfouis, conscients, bien sûr) en permanence, je veux dire hors/avant toute relation, que ça pourrait être une sorte d'état, d'attitude ouverte, si on était libéré.e de pas mal de normes ?

Je crois que j'ai une vision assez proche de celle-là. D'ailleurs pour moi ça explique qu'on peut aimer sans réciprocité. L'amour c'est quelque chose en moi, il n'est pas entre l'autre et moi, et encore moins vient-il de l'autre.
Oui, je vais réagir différemment face à différentes personnes, et je peux "aimer" une personne et pas l'autre, en fonction de ce qu'elles vont dégager, de ce que leur attitude va produire en moi.
Ca ne change pas que pour moi, quelque part, l'amour est là même quand je n'aime pas (bon je ne sais pas si je suis très claire...je vais passer pour une illuminée là je crois, mais c'est juste ce que je ressens).

Autre chose, je crois que l'amour est souvent imbriqué, dans une mesure plus ou moins grande, avec plein plein d'autres sentiments/émotions (et qu'on ne peut pas passer à côté) : désir, gratitude, estime, sympathie, sentiment de proximité...et aussi jalousie, possessivité, dépendance affective, ce qui ferait que du coup certains prennent la jalousie pour une "preuve d'amour" par exemple ?

Geraldin-e
il faudrait à un moment limiter le nb de relations effectives !

Je ne crois pas avoir cherché volontairement à limiter, mais comme mes journées n'ont que 24 heures, et ce 365 jours par an (366 lorsque j'ai de la chance ^^ ), certaines relations vont se mettre en sommeil, puis reprendre, d'autres ne naîtront pas faute de temps, mais je ne suis pas certaine de faire un "tri conscient"...
Comme je le disais plus haut j'y vais plutôt au feeling dans la gestion de mes "priorités".

Green-Man-Outside
Sauf qu'il y a des gens qui sont capables d'insister (rien de péjoratif) en espérant que ça marche, puis de se détourner subitement une fois passé une certaine limite

Je ne connais pas le truc de la collection de timbres, mais je suis d'accord avec toi. Oui, certains insistent, mais pour ma part je dirais que je donne le bénéfice du doute à chacun. Donc je ne vais pas "m'enfuir en courant" face à une déclaration, mais si la personne insiste malgré un refus, je vais gentiment affirmer ma distance.
Dans mon expérience, ça ne leur rentre pas toujours tout de suite dans le crâne, mais ça finit par marcher.
Disons qu'entre ce que j'appelle "s'enfuir en courant" (qui équivaut en général à couper les ponts) et rester un minimum distant parce qu'on a peur que notre (non-)désir ne soit pas clair, il y a une différence.

Et pour ce qui est du détournement subit, je l'ai vu aussi (pas forcément vis-à-vis de moi), je vois bien de quoi tu parles. Je crois que ta remarque rejoint en fait la discussion récente sur le consentement : certaines personnes (majoritairement des hommes si on prend l'hypothèse d'une société patriarcale, mais je pense que des femmes en sont capables également, pour d'autres raisons), persuadées qu'il leur faut insister pour "obtenir les faveurs" de l'autre, peuvent se montrer très lourdes...

Pour autant, je continue de donner le bénéfice du doute, et d'essayer de dialoguer au mieux (comme disait Geraldin-e, c'est pas toujours évident, habitués que nous sommes à penser que tout est comme-ci comme-ça et devrait fonctionner selon un schéma pré-établi...mais bon je fais de mon mieux !).

Green-Man-Outside
on peut rester "bloqué" même en étant polyamoureux

Bien sûr, mais dans un raisonnement "purement logique", je me dis qu'un mono va se penser le seul centre d'attention de la personne, et que ça peut l'angoisser, alors il va vouloir à tout prix "sortir" de ça.
Alors qu'un poly se dit qu'a priori il n'est pas le seul objet d'attention (ce qui est vrai en général, je crois). Que par conséquent, la personne va s'intéresser à d'autres (choses ou gens !), et qu'elle va arriver à se détacher d'autant plus facilement.
Ca reste schématique bien entendu !

J'ai rencontré beaucoup de poly (là encore, mon expérience) qui n'envisagent pas cette idée de "couper les ponts" tout net, qui sont plus dans la nuance, dans la continuation/négociation d'une relation, en vivant ensemble ce qu'on a envie de vivre, et chacun continue sa vie à côté. Même en cas de dissymétrie.

Green-Man-Outside
Un(e) monogame peut très bien constater que X ne lui fait pas oublier Z, même deux ans après. D'ailleurs, pourquoi "oublier" ?

Oh mais je ne peux que souscrire à ton analyse !
Je suis on ne peut plus d'accord avec ça !
Seulement ce n'est pas ce que j'observe chez beaucoup de mono que je connais.

Green-Man-Outside
Je pense que la pluralité des "sources" n'empêche pas la dépendance

Je n'ai pas dit le contraire. En revanche, cette dépendance est loin d'être systématique, et encore une fois, c'est un raisonnement "logique" un peu "naïf" que je présentais (désolée si c'était pas clair), dans lequel logiquement toujours, plusieurs sources signifie que s'il y en a une en moins (dont on était dépendant), on ne se retrouve pas "en manque" de la même façon que lorsqu'il y a une seule source et qu'elle disparaît.

L'exclusivité amoureuse a quand même la particularité de vouloir faire porter à une seule personne tout un ensemble de choses finalement assez lourdes (et d'ailleurs il y a des gens qui sont poly, non pas parce qu'ils souhaitent plusieurs relations pour eux, mais en premier lieu parce qu'ils ne souhaitent pas être la seule source de [plein de choses qui sont exclusives dans un couple mono] de leur partenaire). Moi je trouve que ça crée une dépendance bien plus évidente que dans le poly. Ne serait-ce que dans la tête des gens (encore une fois, je n'ai pas dit qu'ils avaient raison).

Cela étant dit, dans le concret (et là je ne parle plus des représentations que les gens peuvent avoir en tête, ce qui était mon sujet mais d'après ce que je comprends, pas le tien), j'ai vu récemment un très bel (sic) exemple de dépendance...malgré une situation poly. Donc je te rejoins sur le réel.
Pour autant les représentations (conscientes ou non) dans la tête de beaucoup de gens, me semblent souvent assez différentes de ça.

Green-Man-Outside
"l'amour" est en nous, indépendamment de nos rencontres.

Nan mais moi je suis d'accord, hein. Ca rejoint ce que je citais de Geraldin-e quelques (dizaines de, oups j'ai fait long !) lignes plus haut.
Justement, j'essaye de questionner les représentations qu'on peut avoir en tête, consciemment ou non, d'après mes observations concrètes.

Green-Man-Outside
je pense qu'il existe un milieu juste entre l'amour que nous avons en nous, pour nous, et l'inévitable dépendance (tout à fait saine) que nous avons envers autrui en tant qu'être social.

Je pense qu'on pense grosso modo la même chose ^^

gcd68
Je ne veux pas me sentir prisonnière et encore moins que l'on s'y sente avec moi.

(+) (+) (+)

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Profil

Cendre

le dimanche 27 octobre 2013 à 02h02

LuLutine
Autre chose, je crois que l'amour est souvent imbriqué, dans une mesure plus ou moins grande, avec plein plein d'autres sentiments/émotions (et qu'on ne peut pas passer à côté) : désir, gratitude, estime, sympathie, sentiment de proximité...et aussi jalousie, possessivité, dépendance affective, ce qui ferait que du coup certains prennent la jalousie pour une "preuve d'amour" par exemple ?

Je me note ça avec une autre liste que j'avais beaucoup aimé :

Audren
Et bien les Français n’ont qu’un mot pour l’amour et ses innombrables variantes :

obsessif – je pense à toi tout le temps
tendre – je te regarde dormir en souriant
charnel – je te veux là, maintenant, sur le lave-linge
protecteur – j’aime quand tu poses ta tête sur mon épaule
compersif – j’aime te savoir heureu-x-se
parental – j’aime t’aider à grandir
narcissique – j’aime l’image que tu me renvoies de moi
possessif – j’aime te savoir à moi tout seul
etc. vous pourriez en ajouter encore des tas

lesfessesdelacremiere.wordpress.com/2013/10/23/pol...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Profil

Green-Man-Outside

le dimanche 27 octobre 2013 à 02h59

Ah, LuLutine, si tu savais comme ça me fait plaisir qu'on soit d'accord. :-)

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