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De la monogamie à la polyaffectivité...

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(compte clôturé)

le vendredi 24 mai 2013 à 12h03

Bonjour,
Je m'explique et me présente pour ceux qui ne me connaissent pas. Je suis mariée et mère de famille depuis plus de 20 ans. Le parfait couple puisque jamais je n'ai envisagé une quelconque séparation avec mon mari qui est mon seul partenaire sexuel (et réciproquement). J'entretiens par contre des relations affectives très intenses avec d'autres hommes (aucune femme ne m'ayant jamais fait cet effet) que j'appelais jusqu'à présent des amoureux afin justement de les distinguer de mes amis hommes. Pour moi, la monogamie n'est pas un handicap en soi, je gère ma relation avec mon mari, qui bien sûr sait mes sentiments pour d'autres. Evidemment, je ne peux placer sur la même latitude toutes mes relations et notamment celle de mon couple. Du coup, je voulais avoir votre avis sur ma définition nouvelle de ma situation : monogame polyaffective. Qu'en pensez-vous ? Le hic, c'est que du coup, je ne sais comment appelé ces tierces personnes qui sont beaucoup plus des amis mais pas des amoureux dans le sens où je ne vis pas avec eux, je n'ai pas de sexualité aboutie (de l'érotisme, de la sensualité, parfois). Avez vous une idée à me soumettre ?
Je ne les considère pas comme des amis car en plus de l'intimité partagée, du soucis que je peux me faire pour eux, etc il y a ce feu intérieur, ces regards de braise inévitables, cette envie de les serrer contre moi, une spontanéité dans des gestes affectifs sans motifs, l'attention à l'autre, et surtout je pense tellement souvent à eux. Rien à voir avec de l'amitié.
J'ai lu le texte "le problème avec la polynormativité" et je remercie l'auteur pour sa lucidité et son non jugement. Moi non plus je ne veux pas de relation "primaire ou principale" et relations secondaires. Je ne veux pas hiérarchisé ni caractérisé mes sentiments car je les veux libres de tout apriori. J'ai lu aussi le fil de discussion sur les frontières floues mais là non plus ça ne me correspond pas puisque je pense que je désire que ces frontières restent floues dans le sens où je ne veux plus étiqueter. Quand aux frontières des autres, à moi de les comprendre et de m'adapter, sinon j'irai droit dans le mur et j'en ai parfaitement conscience. Donc pour moi une échelle multigraduée serait je pense inappropriée. Ces deux textes me permettent d'avancer car savoir ce que l'on ne veut pas aide à identifier ce que l'on veut.
Je ne peux tout de même pas les appeler des "affectifs"... c'est pas à la hauteur de ce qu'ils sont pour moi, de l'importance qu'ils ont dans ma vie, même si le mot polyaffectivité me semble à propos pour définir ce type de relations dans sa globalité.
Certains diront que je me creuse les neurones pour rien, peut être. Toutefois, ça me travaille vraiment. Si seulement on pouvait faire comprendre ses sentiments, ses ressentis sans les nommer. Si seulement chacun pouvait entrer en moi pour partager tout cela, comprendre à quel point ils m'apportent leurs différences, à quel point ils font mon bonheur...
Toutes les propositions de "mot magique" seront les bienvenues.
Par avance merci !

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Clown_Triste

le vendredi 24 mai 2013 à 12h08

C'est délicat de trouver le vocabulaire adéquat, d'autant qu'il "enferme" justement la relation dans une sorte de case (et que chacun interprétera ces mots différemment selon sa propre définition des mots que tu emploieras).
Mais je pense que "ami intime" n'est pas mal dans le cas de ces hommes dont tu parles. Et, si les gens en face sont intrigués par ces termes, ce peut être l'occasion de t'expliquer plus avant.

C.T.

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(compte clôturé)

le vendredi 24 mai 2013 à 12h29

Je te rejoins Clown Triste, les mots "enferme" ce qu'ils décrivent. C'est un peu ce que j'explique plus haut, le hic, c'est que le mode de communication de l'humain, c'est le langage. Je ne veux pas vivre "caché" donc comme mon histoire n'est pas "standard", en effet il faut souvent expliquer.
Je retiens "ami intime" car il n'intègre pas la connotation sexuelle et c'est entre autre ce que je désirais.
Pour ceux qui pratiquent très bien l'anglais, comment traduirait-on "friendlylove" ? Quelle connotation comprendre dans cette appellation. Pour les anglais "love" traduit un sentiment uniquement ou si chez eux aussi amour=sexe (j'entends là pour la majorité des français).
Je me rappelle un jour avoir dit à un homme que j'étais amoureuse d'un autre homme que mon mari et il m'a répondu en me faisant un clin d'oeil qu'il n'y avait pas de mal à se faire du bien. Chercher l'erreur !!! Je lui parle sentiment et bonheur d'aimer et il me parle cul. Trop souvent j'ai besoin d'expliquer la différence et trop souvent on me rétorque que s'il n'y a pas de cul à quoi bon s'embêter avec une tierce relation et la qualifier d'amoureuse. Gloups !!!

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Anarchamory

le vendredi 24 mai 2013 à 16h00

Amitié amoureuse, romantique, "améliorée", complète, intégrale, tendre, sensuelle, corporelle, érotique ? Polyamour "platonique", courtois, chaste (encore que s'il y a de l'érotisme...), continent ?...

Voilà quelques suggestions, mais je doute de l'utilité de l'étiquetage et ceci pour une raison différente de celle des autres commentateurs : c'est que je considère que la question des relations sexuelles ne recouvre que partiellement et facultativement la question du polyamour.

Remarque au passage : un polyamour "câlin" mais sans relations sexuelles "consommées" est à mon sens beaucoup plus subversif et identitairement fort, car il ne peut en aucun cas être assimilé à une simple variante d'autre chose... (par exemple, on ne peut pas dire que c'est du "libertinage avec sentiment"...). Malheureusement, je trouve qu'on n'en parle pas assez.
Attention : je ne suis pas en train de dire que c'est mieux. Par contre, je pense que ça peut être aussi bien. C'est simplement... différent !

gcd68
Pour ceux qui pratiquent très bien l'anglais, comment traduirait-on "friendlylove" ?

Amour amical, non ?

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Anarchamory

le vendredi 24 mai 2013 à 16h02

J'approuve aussi la dénomination "ami intime" (+)

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(compte clôturé)

le vendredi 24 mai 2013 à 20h45

Merci MetaZet.
Je retiens les mots évoqués et merci d'indiqué qu'un amour sans sexualité consommée (j'aime bien ta manière de le dire) peut être magnifique et oui, on n'en parle pas assez. Peut être parce que beaucoup ne le comprenne pas. Ce n'est tout simplement pas leur mode de fonctionnement ou ils n'ont jamais ressenti cela ainsi donc aucun vécu dans ce domaine.
Ce que je voulais savoir pour le terme anglais "love" c'est s'il était interprété pour son côté affectif principalement ou s'il laissait présumer une sexualité liée à l'affectif. Car si les français traduise cette expression littéralement par amour (donc en français sexualité associée aux sentiments) ça ne me convient pas.
Donc il reste dans l'état actuel de cette discussion que "ami intime" qui peut me convenir. J'y réfléchirai dans les jours à venir car je vais être très prises.

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Einehoffnung

le mardi 04 février 2014 à 15h23

Je me suis reconnu tellement dans ton post gcd88, j'ai eu la sensation de lire ce que je ressentais pour cet ami justement je pense que je suis polyaffective aussi.

Ami intime me convient même si intime pour moi évoque en sous adjacence une relation intime et pour certains relation intime signifie relation sexuelle.

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(compte clôturé)

le mercredi 05 février 2014 à 11h03

Oui, tout le soucis est là. Il n'existe pas vraiment de vocabulaire pour les relations sentimentales importantes. Je relis mon post initial : c'est moi qui est écrit ça ? :-D
J'avais en effet ce questionnement il y a un an et aujourd'hui encore les mots me posent parfois problème, je suis souvent mal comprise, y compris par ces personnes que j'aime, à ma manière. J'ai du mal à me situer par rapport à elles et inversement. Il y a en plus le mot "mariage" qui vient perturber les relations...
Trop nombreux sont ceux pour qui la frontière est nette entre amour et amitié : l'attirance sexuelle, la libido... Moi, je n'approuve pas cela dans le sens où je ne le ressens pas ainsi.
J'ai un auteur fétiche en matière de développement personnel : Yves-Alexandre Thalmann. Je te recommande "vertus du polyamour", "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple", "garder intact le secret...", ....
J'ai lu ces dernières années une cinquantaine d'ouvrages, si tu veux je peux t'en communiquer la liste. Aussi j'ai écrit sur le sujet (j'écris bcp). Si tu veux recevoir tout cela, clique sur mon pseudo puis sur envoyer un message. Tu pourras ainsi m'écrire en privé (mp : message privé). Par contre, pour recevoir des pièces jointes, indique moi ton mail direct.

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Leolu

le mercredi 05 février 2014 à 16h38

Lorsque j'étais enfant, le mot "fiancé" me plaisait beaucoup.

On y voyait des "main dans la main", des bisous (sages ou plus tendres ou plus coquins), des "serre-moi-fort-fort-fort-contre-toi", de tendres câlins assis sur les genoux de l'autre... Bref, une forme de tendresse amoureuse qui ne s'embarrassait pas de sexe.

Ce n'est que plus tard que le mot "fiancé" a pris le sens d'un "engagement" formel, prélude à une union maritale quasi-certaine.

Mais peut-être qu'en disant : "j'ai un mari et des fiancés", ce mot pourrait retrouver toute sa tendresse et sa douce innocence...?

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KittyN

le mercredi 05 février 2014 à 16h43

hmmm...il y a 30 ans, on parlait de "petit(e) ami (e)"
"Tu as un petit ami ?" On ne parlait pas de la taille, mais de la relation intine, sans penser au sexe.

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Leolu

le mercredi 05 février 2014 à 16h48

Oh ! Mais je parlais de la toute-petite enfance !
Les "petits amis", c'était déjà quelque chose de plus affirmé, plus proche de l'adolescence. Et cette expression peut aussi être utilisée pour les amours avec sexe...

"J'ai un mari et des petits-amis", ça passe pas bien, je trouve.

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(compte clôturé)

le jeudi 06 février 2014 à 10h46

J'ai dans l'idée que quelque soit le vocabulaire employé, ce sera mal compris.

Leolu
On y voyait des "main dans la main", des bisous (sages ou plus tendres ou plus coquins), des "serre-moi-fort-fort-fort-contre-toi", de tendres câlins assis sur les genoux de l'autre... Bref, une forme de tendresse amoureuse qui ne s'embarrassait pas de sexe.

Très belle description de ce que j'arrive à vivre, parfois... <3 . D'ailleurs en général je ne ressens pas le besoin de sexe, d'autant que je pense que cela viendrait "parasiter" cet instant.

Il est vrai que pour décrire ce type de relation affective forte, on peut utiliser un langage d'ados, car eux savent vivre cela sans s'embarrasser. Serais-je en train de rajeunir :-D

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Einehoffnung

le jeudi 06 février 2014 à 15h41

Le sexe ne doit pas être une fin à un moment de tendresse. Les câlins, les bisous, la complicité et tout ce qui entoure un moment d'affection ne doivent pas forcément finir par une relation sexuelle. C'est généralement ces moments là qui me font sentir le plus en vie, heureuse d'être là où je suis, et malgré mon âge jeune encore, le sexe n'est qu'une option mais pas une obligation, je n'ai pas ce désir d'aller plus loin avec mon amoureux comme mon ami.

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LuLutine

le jeudi 06 février 2014 à 15h50

Einehoffnung
Le sexe ne doit pas être une fin à un moment de tendresse. Les câlins, les bisous, la complicité et tout ce qui entoure un moment d'affection ne doivent pas forcément finir par une relation sexuelle.

Je crois que tu viens de résumer le point de vue de beaucoup de poly.... :) (+)

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Einehoffnung

le jeudi 06 février 2014 à 16h50

Pour cette citation, je me base sur mon ressentie, ma perception de la polyaffectivité et des relations amoureuses en général. Je pense qu'il y a une nuance dans ce sens à faire avec certaines formes de libertinage.

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LuLutine

le jeudi 06 février 2014 à 17h27

Einehoffnung
Je pense qu'il y a une nuance dans ce sens à faire avec certaines formes de libertinage.

Et...?
Je ne vois pas en quoi c'est en contradiction avec ce que je dis. Bien au contraire. (Mais j'ai l'impression que tu suggères que c'est le cas.)

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Einehoffnung

le jeudi 06 février 2014 à 17h40

Ah non du tout, c'était pour appuyer ce que tu disais.

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KittyN

le jeudi 06 février 2014 à 17h49

Einehoffnung
Pour cette citation, je me base sur mon ressentie, ma perception de la polyaffectivité et des relations amoureuses en général. Je pense qu'il y a une nuance dans ce sens à faire avec certaines formes de libertinage.

Il faut voir aussi à quel niveau se trouve la relation et ce que l'on y recherche.
certaines relations peuvent prendre des années pour aboutir, alors que d'autres aboutissent en un clin d'oeil.
de plus, je ne pense pas que les relatione vraiment poly aient une finalité en soi
juste le plaisir d'aimer et de se faire aimer ou chérir ~~~~

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(compte clôturé)

le vendredi 07 février 2014 à 12h36

J'ai dans l'idée que ce que Einehoffnung veut dire c'est qu'il faut tenir compte avant tout de ce qui nous convient à titre personnel, POUR SOI. Evidemment, ceux qui sont très sexuels, et il y en a, ne peuvent concevoir l'amour sans relations sexuelles abouties. D'autres aiment le côté tendre et câlin et savent le bonifier sans ressentir nécessairement l'envie d'aller jusqu'à une relation sexuelle aboutie. L'important n'est pas de savoir ce qui est exacte ou pas, car il n'y a pas UNE vérité.

Tout le monde sait que je suis plus affective que sexuelle. Ma sexualité, je l'épanouie, avec une seule personne et contrairement aux idées reçues, je ne suis pas une sainte, oh que non ! Par contre, peut être pour ne pas tout mélanger (l'inconscient ???), je n'ai pas de désirs sexuels en dehors de mon couple. Je ne cherche pas à expliquer, je le ressens ainsi. Je ne peux pas être autrement que sexuelle avec mon mari et l'affectif y est lié. Pas dans mes relations secondaires dans lesquelles l'affectif est réellement privilégié. Dans tous les cas, une relation amoureuse ne se résume pas uniquement à du câlinage et du sexe. Je vois peu mes relations secondaires, donc si je n'entretenais chaque relation que par des moments vécus, aucune relation ne tiendrait. L'attention, les pensées, les messages, l'entretien du lien, une certaine forme de partage, de complicité, d'intérêt à l'autre est plus que nécessaire pour moi, indispensable même. Pour moi, c'est un tout et ça fait partie du don de soi et de la réception des sentiments et pensées de l'autre.

Concernant le libertinage, c'est autre chose. Moi je suis très exhib. La pudeur et moi nous ne nous connaissons pas. Ainsi, lorsque je me rend à un salon de l'érotisme ou lorsque je fais des séances photos, je suis quelque peu libertine. Je dois être aussi voyeuriste, dans le sens où j'aime admirer les corps, les tenues, les shows... On peut s'intégrer dans le milieu libertin, avec bienveillance, en respectant tout à chacun, sans chercher l'acte sexuel proprement dit. Les libertins sont des personnes formidables qui assument leur vrai nature, c'est ce que j'aime en eux. Par contre, je peux partager cela éventuellement, mais je ne mélange pas polyaffectivité et libertinage : deux facettes de moi différentes, deux mondes différents,...

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(compte clôturé)

le vendredi 07 février 2014 à 12h39

KittyN
Il faut voir aussi à quel niveau se trouve la relation et ce que l'on y recherche.
certaines relations peuvent prendre des années pour aboutir, alors que d'autres aboutissent en un clin d'oeil.
de plus, je ne pense pas que les relatione vraiment poly aient une finalité en soi
juste le plaisir d'aimer et de se faire aimer ou chérir ~~~~

Ce sont des questions que Einehoffnung se posera tôt ou tard. Pour le moment elle découvre sa vrai nature et enfile son costume de polyaffective. Elle analyse son soi intérieur et découvre qui elle est. Laisser le temps au temps...

Toutefois, oui, ces questions sont importantes, je suis d'accord.

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