Bonsoir à tous, du moins bonsoir aux recalés permanents de la dictée de Pivot. Bonsoir aux tortionnaires de la syntaxe. Bonsoir à celles et ceux qui rajoutent des "e" à chaque mot, dans le doute, et bonsoir à celles qui mêlent leur jargon intérieur à une lettre destinée à un tiers.
Enfin, bonsoir à celle qui désire soigner mon angine avec un petit beurre au chocolat, j'avoue que cette démarche est assez pittoresque. Et je l'en remercie, j'apprécie grandement les remèdes de grand-mère ;)
Je n'ai pas comme vous tous un si grand investissement personnel dans la chose virtuelle, c'est une nouveauté pour moi, de converser avec des êtres imaginaires, ou presque. Voilà donc pourquoi ma première requête - deux lignes à peine - demandant si j'étais le bienvenu parmi vous n'était pas assortie d'une présentation en bonne et due forme. Si toutefois vous m'aviez convié à votre petite sauterie, je serais venu avec des cartes de visite, probablement quelques exemplaires du magazine qui m'emploie, et sans appareil de photographie. Ainsi, je me demande comment aurais-je pu "voler votre vie intime" ou alors "piller l'esprit du polyamour". Mais il semblerait que le rempart dressé devant moi m'a empêché de franchir cette première étape : serrer une main, dire bonjour.
Ces commentaires en ligne offrent le net avantage de pouvoir être lus, et relus à satiété. Aussi, je vous invite donc à me relire, particulièrement le passage où il est question de "pratiques inavouables" parmi lesquelles le polyamour ne trouve assurément pas sa place. J'ai été clair sur ce point, et si bon nombre d'entre vous y reviennent, c'est parce qu'ils souhaitent me faire dire ce que je n'ai pas dit. Dans quel but ? Cela est très simple. Si je vous classe parmi les infréquentables, c'est que je suis un très vilain réactionnaire, pas gentil du tout, mais alors du tout, donc cela fait de moi une proie toute désignée à votre vindicte collective.
Je suis navré de ne pas vous considérer comme très novateurs, ni même en marginaux, et sachez que je ne le fais pas exprès. Je pense simplement que vous êtes de sympathiques explorateurs de l'amour, oui, des révolutionnaires de salon je l'ai dit. De boudoir, si vous préférez. Je m'excuse aussi de ne pas vous haïr, vous mépriser, et même je vous comprends très bien. Si vous voulez me détester, il faudra trouver autre chose.
Je disais simplement que tous ceux qui avaient des "pratiques inavouables" m'avaient laissé passer ce premier rempart, j'étais donc venu à eux avec mes cartes de visite. Nos échanges sont toujours restés courtois, élégants, et ouverts. Ce sont les miracles de la civilité qui ont opéré, sans doute. Même lorsqu'il s'agissait de véritables parias ; et oui, on peut être un paria sans être pédophile pour autant. La sexualité est un sujet d'une vastitude infinie, et ne se limite pas au choix des partenaires, ni à leur nombre. Mais cette fois aussi, en parlant de pédophilie, l'une des grandes plumes de ce site a voulu faire de moi un immonde personnage, et je l'en remercie : j'ai souri.
J'ai toujours rencontré des gens qui voulaient m'apprendre mon métier, qui m'accusaient de "les faire rentrer dans des cases" alors que je n'avais même pas ouvert la bouche, ou alors seulement pour me présenter : journaliste. C'est assez risible, car alors, qui essaie de faire entrer qui dans une case ? Vous vous prétendez traqués, montrés du doigt, incompris, pourtant vous êtes les plus prompts à jeter l'opprobre sur une classe, un corps professionnel dans son ensemble, sous couvert de progrès et de tolérance.
Beaucoup d'entre vous se sont prétendus ici être des démocrates, des gens ouverts et tolérants, recherchant le dialogue. Mais la démocratie, justement, ce n'est pas imposer ses vues de force à un autre, par tous les moyens. Ce n'est pas prétendre détenir la vérité, sous prétexte que l'on est (un peu) différent. C'est même l'inverse... Voilà pourquoi tous les mouvements progressistes (comme le votre) ont toujours souffert des excès de la frange la plus extrême de leur mouvement, ceux que j'appelais les Ayatollah dans un premier commentaire (à relire). Il en va de même pour toutes les (r)évolutions : elles sont gâchées par des pauvres d'esprits, qui prennent leurs névroses pour une philosophie.
"Si vous n'êtes pas avec moi, vous êtes contre moi".
J'invite cette jeune fille qui voulait m'apprendre à utiliser Google à cherche sur Internet qui a dit cela, et en quelles circonstances. Peut-être que cela pourra l'éclairer sur son propre comportement, du moins sur sa tournure d'esprit.
Etre journaliste, c'est justement n'être pour personne, ni contre personne non plus. C'est être objectif, clair, précis. C'est aussi aller à la rencontre des gens, pour qu'ils parlent librement : c'est la source de ce métier. Et ce n'est pas se contenter de vagabonder sur Internet, comme le croit cette personne un peu habitée, celle qui a voulu me "chasser" d'un chat...
Je vais conclure par ce fameux chat : j'y ai rencontré des personnes fort agréables, qui ne se mêlent pas de vos querelles stériles, qui en rigolent énormément. Et j'avoue qu'elles m'ont beaucoup faire rire aussi.
Des personnes sensibles, aimantes et certainement aimées. Elles vivent le polyamour, et ne sont pas comme vous, qui en parlez surtout.
Je vous laisse déchaîner vos humeurs atrabilaires.
Hasta burritos,
Pépito.