Polyamour.info

tanguy31

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(France)

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Discussion : Poly du 56, où êtes-vous ?

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tanguy31

le jeudi 01 novembre 2012 à 19h34

Bonsoir,

Certains me connaissent déjà même si je m'exprime relativement peu. Pour les autres, je suis une femme poly et bi, j'ai 38 ans Je sors d'une rupture très dure après une relation de 11 ans avec une femme. J'ai toujours, actuellement, un homme dans ma vie mais nous ne vivons pas ensemble. Je me sens "seule" dans ma peau de bi poly. J'ai envie de rencontrer des gens, des gens qui me comprennent, qui vivent plus ou moins la même chose, mais j'ai l'impression d'être très isolée.
Alors je viens chercher ici des "rencontres", amicales avant tout (pour le reste, je ne connais que le destin), intéressantes culturellement s'entend, des échanges riches, autour d'un verre, d'une balade par exemple.
Je suis dans le 56.
Merci

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Discussion : Rencontrer quelqu'un quand on a déjà quelqu'un dans sa vie

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tanguy31

le lundi 15 octobre 2012 à 21h33

Tout d'abord, merci pour vos réponses.
Ca fait du bien de discuter ici car je me sens un peu seule ces temps-ci et complètement renfermée sur moi-même. Heureusement qu'il y a J dans ma vie car sinon, je serais très isolée.
Je ne peux pas, de toute façon, ne pas assumer ma sexualité. J'ai "essayé" pourtant, durant toute ma relation avec mon ex-compagne. Mais chassez le naturel, il revient au galop... Et c'est ainsi que j'ai rencontré J et assumé-découvert ma bisexualité.
Oui Siesta, j'aimerais bien rencontrer des gens et bien sûr que les choses soient dites tout de suite. Pas question de mensonge... Et je ne veux pas vivre avec seulement la moitié de moi vivante. Je ne suis pas tellement joyeuse ce soir, j'ai une sensation d'impasse très profonde, l'idée que je ne pourrai jamais vivre totalement entière...
Et en effet, je ne sais pas comment rencontrer des gens "comme moi" ou au moins ouverts d'esprit. L'avenir me fait peur aussi. J est bien plus âgé que moi, il a une place immense dans ma vie, nous savons l'un et l'autre que nous ne vieillirons pas ensemble. Retrouver l'amour féminin me paraît impossible, à cause justement de mon amour pour J, parce que j'ai peur de ne rencontrer aucune femme qui le comprenne. Et après J, je ne vois pas quel amour masculin je pourrais trouver d'aussi magnifique.
Peut-être est-ce la fatigue (je déménage de chez mon ex, c'est ma dernière nuit dans ce qui fut ma maison, que j'avais construite avec elle et que je perds à présent, après elle)... Je ne sais pas, mais ce soir, je me sens prisonnière de ma bisexualité...

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Discussion : Rencontrer quelqu'un quand on a déjà quelqu'un dans sa vie

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tanguy31

le samedi 06 octobre 2012 à 21h54

Bonsoir,

Voilà mon "souci" du moment. Je sors d'une relation très dure avec une femme (peut-être certains me reconnaîtront-ils), je suis une femme, je suis bi. Je peux dire que je suis poly parce que j'ai aussi un homme dans ma vie, J (lequel y était déjà du temps où j'étais avec ma compagne). Cet homme est bien plus âgé que moi. Nous ne vivons pas ensemble car il a une femme.
Je remonte doucement la pente de ma rupture avec ma compagne (rupture extrêmement dure, pour de nombreuses raisons). La solitude en elle-même ne me fait pas peur, tout d'abord parce que je ne le suis pas complètement (J est très présent) et ensuite parce que j'aime aussi vivre "pour moi". Mais le contact d'une femme me manque, je ne sais expliquer mieux. Et J m'encourage à voir d'autres personnes, essentiellement parce qu'il craint de disparaître, au vu de la différence d'âge. Ma situation est complexe, pardon d'ailleurs de mon style confus, c'est révélateur de mon ressenti. Je ne me vois pas vivre sans avoir un autre amour féminin, j'ai peur de rester "seule" d'ailleurs, en tout cas que la moitié féminine de moi le soit. Mais je suis perdue, je suis encore très marquée par ma rupture. J'aime J plus que tout aussi. Et puis comment rencontrer quelqu'un d'autre quand vous avez déjà quelqu'un (ce que je ne compte absolument pas cacher) ?
Pardon pour ces questions très terre à terre...
J'apprivoise seulement ma bisexualité aussi. J'ai commencé par une vie d'hétéro "classique" avec les petits copains. Puis j'ai rencontré un grand amour féminin, S, avec qui je suis restée 6 ans. Je me croyais lesbienne. J'ai pensé que j'avais "joué" à l'hétéro pour faire comme tout le monde et qu'en fait, j'étais lesbienne. Quand je me suis mise en couple avec M, c'était dans la continuité. J a ébranlé ces certitudes. M, très jalouse, a beaucoup assené que je n'étais avec des femmes que par opportunité, que j'étais en fait une hétéro "planquée", que ma relation avec J en était la preuve. Mais avec ma rupture, je réalise que je suis bi, fondamentalement attirée par les hommes comme les femmes... Que je ne me sens déchirée de ne pouvoir vivre sans l'un ou l'autre...

Merci de vos réponses

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Discussion : Le polyamour comme soupape de sécurité après un AVC

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tanguy31

le dimanche 06 novembre 2011 à 12h27

Très très intéressantes tes réflexions, Gipey. Je ne suis absolument pas dans le même cas que toi mais j'ai la même problématique que toi sur la sexualité du couple de base et chez moi, cela provoque des clash énormissimes avec des menaces de rupture (pas plus tard qu'hier).
J'attends avec beaucoup d'impatience les réponses des autres.

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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tanguy31

le samedi 03 septembre 2011 à 22h15

Je n'ai pas tout lu de ta détresse et des réponses mais je compatis à 100 %, tu le sais. Cela ne t'aide sûrement en rien. Mais n'empêche.
Pour ceux qui se souviennent de mon post, mon histoire se finit bien (enfin, rien n'est jamais fini). Ma compagne et moi avons trouvé un équilibre. Elle vit une histoire magnifique avec C (après des débuts difficiles, certes), C étant sans doute ce que je nomme une belle personne. Je vis une histoire tout aussi magnifique avec J, 32 ans plus âgé que moi. C et J se connaissent, s'apprécient, ont de l'affection manifeste l'un pour l'autre. Ma compagne a décidé d'être heureuse (ce sont ses mots), de ne plus faire la guerre à J et peu à peu, ils apprennent à communiquer à nouveau. Mais il a fallu traverser l'enfer. Alors ma petite Bliss, ne te décourage pas. J'ai cru mille fois la situation bloquée, définitivement paralysée. Tant de haine, de rejet, de colère... Et pourtant. Mais pour cela, il faut que tu acceptes de vivre ta vie, de te libérer de la culpabilité. Lui te suivra ou... pas. C'est un risque à prendre. Mais cette situation de non-dit, la chape de plomb sur ton histoire avec Z, vis à vis de toi, de ton enfant, non, franchement, ce n'était pas tolérable.
Courage ! Et n'hésite surtout pas, tu sais où me trouver, n'importe quand, jour et nuit.

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le mardi 28 juin 2011 à 16h11

Dans ce cas, je m'incline car en effet, je ne connaissais pas cet aspect de l'affaire : et effectivement, du coup, on ne peut retenir l'indulgence de la société par rapport aux conséquences de l'acte jaloux.

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le mardi 21 juin 2011 à 15h09

Elle voulait dire, pas de solution.

Sinon, je reviens vite fait sur l'affaire Cantat. Je ne juge pas simplement parce que ce n'était pas le propos. Je parlais de la réaction d'une société civile, toute laïque qu'elle soit, face à un homicide. Que cette société, baignée malgré tout de principes religieux devenus réflexes inconscients, avait jugé que la mort d'une femme ne "valait" que huit ans de prison. Parce que la jalousie est "légitime". Que ses conséquences sont - certes regrettables - "prévisibles" (en gros, elle n'avait pas qu'à pas le provoquer... :-( ). Maintenant, que l'auteur des coups s'appelle Cantat ou Durand, quelle différence ? C'est toujours quelqu'un qui, à un moment donné, s'est cru autorisé à "disposer" de l'autre, l'autre qui "n'avait pas le droit". Oui, c'est de la possession. Ce n'est jamais qu'un dérivé de la jalousie.
Le pire - selon moi - ce n'est certainement pas l'auteur des faits finalement mais la société, qui, en donnant l'absolution au bout d'un terme tout à fait minime, dit littéralement : "bon allez, c'est pas si grave et puis on comprend... parce que c'est immoral de tromper son conjoint". Ce genre de violence n'est pas prêt de cesser... parce qu'elle s'inscrit toujours dans cette idée que c'est normal de réagir comme ça. Moi, ça me peine autant que ça me révolte...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le lundi 20 juin 2011 à 10h02

Ladymarlène, loin de moi l'idée de te choquer par mes propos mais je me suis peut-être mal exprimée. D'abord, je ne dis pas que c'est bien d'être jalou(x)se de ses frères et soeurs. Je dis juste que ce sentiment existe justement. Que la jalousie (qu'elle soit un symptôme de l'envie ou d'autre chose, peu importe) peut être en nous n'importe quand, dans n'importe quelle circonstance. Au même titre que nous pouvons avoir peur, être en colère, être joyeux etc... Je dis aussi que curieusement, si elle n'est pas admise lorsqu'elle se manifeste entre frères et soeurs, elle est quasiment glorifiée quand elle se manifeste entre conjoint. Et pire encore, que celui ou celle qui ne l'est pas peut passer pour un faible voire carrément un gentil idiot qui se fait avoir. Par contre, je maintiens l'héritage judéo-chrétien qui en est "à l'origine" (ce n'est pas tout à fait vrai mais disons que son essor est indéniablement en lui avec). Oui nous sommes dans une société laïque. N'empêche. N'empêche que la "religion" au sens large influe grandement nos comportements, même de manière inconsciente. Ce n'est "pas bien de tromper" sa femme/son mari. C'est écrit d'ailleurs dans les dix commandements.
Quant à l'affaire Cantat, je ne porte aucun jugement. Je constate simplement que si sa peine a été si faible par rapport aux faits commis (un homicide quand même... tout ce qu'il y a de plus irréparable par nature), c'est parce que la jalousie a servi de circonstances atténuantes. Donc au fond, je crois que nous disons la même chose, non ?

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le lundi 06 juin 2011 à 08h39

Et essaie de savoir ce qui te fait peur vraiment. Pourquoi es-tu jalouse au fond ? Qu'est-ce qui te gêne dans le fait que ton ami(e) voit quelqu'un d'autre au point de pleurer et de t'angoisser ? Peur que il/elle t'abandonne ?

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le lundi 09 mai 2011 à 14h19

Merci pour la référence. Effectivement, je préfère la VF !

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Discussion : Partenaire jalouse, besoin d'aide

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tanguy31

le samedi 07 mai 2011 à 14h03

Sinon, en ce qui me concerne, j'ai fait des études universitaires longues (droit) et c'est bizarre que tu considères avoir suscité essentiellement l'ennui. Personnellement, j'adorais aller en cours et prendre des notes, écouter le professeur. Cela dit, quand le cours était mal structuré (sans titre, sans section, sans paragraphe) alors oui, je m'ennuyais et m'agaçais après le prof. Mais c'était rare. Quant au reste de ma promo, à part la première année où oui, je te l'accorde, il y a pas mal de gens qui n'ont rien à faire là et qui trompent l'ennui comme ils peuvent, franchement, c'était toujours très calme. Et j'ai fait trois universités, donc deux "grosses". Peut-être était-ce ton ressenti à toi ? Peut-être te focalisais-tu sur les quelques personnes inattentives et méprisantes comme tu dis ? Sans voir que le reste de l'amphi ou de la promo buvait tes paroles ?

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Discussion : Partenaire jalouse, besoin d'aide

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tanguy31

le samedi 07 mai 2011 à 13h57

Je vais répondre pour ma compagne, Deville, car j'ai l'impression qu'elle y vient moins souvent. Sans doute n'a t-elle pas lu tes remarques.

Alors pour le contexte : son collège est en périphérie d'une petite ville. C'est un établissement "tranquille", dans un contexte "tranquille" (c'est à dire que la délinquance, même si elle a évolué comme dans tout le reste de la France, reste marginale, comme il y a 20 ans). Cependant, même dans ce contexte, la proportion d'élèves en "difficulté sociale" (je veux dire par là avec des parents démissionnaires) est élevée. Et pourtant, on ne peut pas dire que la zone géographique soit spécialement défavorisée (bon, ce n'est pas le 16ème non plus !).

Oui, connaissant bien l'établissement, les autres personnels, les élèves (dont certains sont nos voisins), l'ambiance du lieu, je sais que ses classes sont "tenues". Pas de bazar bien sûr dans sa classe. Jamais. Tout juste un bavardage parfois, très vite "réprimandé". Et pourtant, ses élèves l'adorent. Objectivement. Au début de l'année, elle les impressionne mais très rapidement, la confiance et un respect mutuel se développent et "ça roule". Comment fait-elle ? Bien sûr il y a son charisme, sa personnalité (il est indéniable que cela joue : je me souviens de mes années collège/lycée et de certains profs, lesquels, instinctivement nous respections). Mais il y a aussi une "discipline" avec des règles édictées clairement et qui produisent constamment les mêmes effets, sans aucune émotion (genre untel bavarde : punition mais sans même interrompre le cours ou hausser le ton). L'absence de "drame" autour de la chose est sans conteste un facteur de calme : je me souviens de ces profs, aux colères retentissantes à la moindre bêtise. Pour 9 terrorisés, 1 pouvait se sentir toute légitimité à "réagir" et à répondre. Et puis, comme c'est une perfectionniste absolue (merci l'autisme), elle fait des cours extrêmement intéressants, d'où émerge une telle quantité de travail que là encore, les élèves sont poussés au respect. En bon Aspie aussi, elle excelle dans "la conférence" au sens où elle joue un rôle répété et appris sur le bout des doigts, où toutes les interactions sont prévues et connues d'avance parce que dirigées.
Et oui, ses élèves l'adorent.
Je ne dis pas cela parce que c'est ma compagne, même si on peut me taxer de ne pas être objective, mais elle est réellement pour moi la meilleure prof que j'ai vu, tant dans le contenu de ses cours (en accord avec le programme - je peux vous dire que l'Aspie qu'elle est le suit à la lettre, mais aussi fondamentalement intéressant ) que dans le contenant (à la fois beau, varié, presque une oeuvre d'art). Chaque fois que je la voie préparer un cours, je suis béate d'admiration.
Pas de supers pouvoirs, juste une touche d'autisme. Et à ce sujet, je citerai Hans Asperger lui-même qui a dit que " Il semble que pour réussir dans le domaine scientifique ou artistique, une touche d’autisme est essentielle". Je crois juste qu'il avait omis l'enseignement bien qu'il y ait beaucoup d'inspiration artistique dans la manière dont elle conçoit son travail !

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le samedi 07 mai 2011 à 13h36

Merci en tout cas pour tous les conseils. Cela me permet d'avancer de façon constructive.
Et oui, je suis d'accord, il faut absolument ne pas exposer le jardin secret. Je me suis faite "avoir" ce matin, bien malgré moi d'ailleurs.

Au passage, pour ceux qui auraient le temps d'en discuter, qu'est-ce que la jalousie pour vous ? Quelle définition lui donneriez-vous ? Quelles manifestations peut-elle prendre ? Il y a divergences de vues chez nous : mon amie prétend qu'elle ne l'est pas, que le problème est la trahison et le fait de "savoir". Personnellement, je trouve que ça va plutôt ensemble ?

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le vendredi 06 mai 2011 à 13h30

Comment dialoguer justement ? Car il y a le ressenti de part et d'autre. Et que de cette différence de ressenti naissent les frustrations, les peurs, les ressentiments.
Sur quoi baser le dialogue sans tomber dans les reproches, sans chercher à "convaincre" à tout prix (car là, je suis persuadée qu'on ne peut pas forcer quelqu'un à penser quelque chose. Que cela doit venir de soi-même) ?
Si tu as des commencements de réponse, je suis preneuse.

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le vendredi 06 mai 2011 à 09h17

Entièrement d'accord avec toi. Mais comment créer un terreau favorable à la compréhension d'une telle notion pour l'autre ?

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le mardi 03 mai 2011 à 13h53

On va dire que cela me vient des tripes !

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Discussion : Questionnement personnel sur la jalousie

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tanguy31

le dimanche 01 mai 2011 à 15h38

Depuis quelques jours, je me questionne beaucoup sur le polyamour, ce que je suis. Et la définition de la jalousie, ce que l'on en fait, ce qu'elle est dans la société d'aujourd'hui, me pose aussi questions. J'aimerais bien savoir ce que vous pensez de mon raisonnement.

Globalement, il est de bon ton de fustiger violemment le mari ou la femme volage. Faites un tour sur n'importe quel forum un peu psy et vous verrez que les avis du genre : "quitte-le, c'est inacceptable" ou "tu vas voir, elle va te dire ça, elles font tout "Ça" pour s'en sortir et pour que toi, tu finisses comme une loque". La jalousie est donc perçue comme non seulement naturelle mais aussi normale et surtout socialement nécessaire. La preuve absolue est que si l'on frappe ou tue sous l'empire d'une crise violente de jalousie, on obtient des circonstances atténuantes. Regardez l'affaire Cantat/Trintignant et vous ne pourrez pas le nier. Lui, manifestement fragilisé et exaspéré par les contacts réitérés qu'elle avait avec ses ex ou ses futurs, était bouffé par la jalousie. Un soir de beuverie (réciproque, je ne nie pas qu'elle détient sans doute sa propre part de responsabilité à son malheur), il la frappe. Combien de fois, avec quelle volonté, impossible à dire. Et peu importe. C'est la jalousie enragée qui a parlé, légitimée et encouragée par 2000 ans et davantage d'éducation judéo-chrétienne. Pour cela, c'est à dire sa mort à elle, que l'on parle d'un meurtre ou d'un accident (mais je le dis, peu importe, seule la cause de la violence est importante), la société par laquelle il a été jugée (certes pas française mais les mœurs de Vilnius sont sans doute très proches des nôtres) a décidé qu'il serait privé de liberté huit ans. Parce que la violence sous l'empire de la jalousie, ce n'est pas en soi si grave que cela. Huit ans. Bien sûr, huit ans c'est long quand c'est vous qui êtes en prison. Mais au regard d'une vie humaine, c'est une paille. Je ne sous-entends pas que Cantat méritait 30 ans incompressible. Ce n'est pas non plus mon propos. Je dis simplement que s'il l'avait tué pour un autre motif, dans les mêmes circonstances (c'est à dire sous l'empire de l'alcool, de la drogue et à la suite d'une colère violente), il aurait pris une peine bien plus lourde, cela me paraît évident.

Donc, la jalousie est adoubée par la société, y compris dans ce qu'elle comporte de plus extrême.
Pourtant, curieusement, cette société a un comportement schizophrène vis à vis de cette émotion, tantôt acceptable, tantôt refoulée, comme une tare à cacher, sorte de tabou.
Dans le monde des adultes, être jaloux c'est avoir des raisons de l'être. Et si on est jaloux, c'est une tache. Le mari jaloux n'a donc pas trop intérêt à ce que cela se sache. Soit parce que cela prouverait qu'il n'est qu'un faible, à jalouser sa femme volage, sans avoir le courage de la quitter ou de la mettre dehors. La femme jalouse est une hystérique, invivable à la limite de la folie furieuse, à traquer son compagnon pour être "sûre qu'il ne la trompe pas". Bien sûr, les deux exemples sont interchangeables !

Et puis, il y a la jalousie des enfants. Et c'est là, elle n'a aucun droit de citer. C'est elle aussi une tache immonde. Comment l'être symbole de l'amour absolu peut-il manifester sa jalousie, crier sa colère, sa frustration, contre le petit frère ou la petite sœur ? C'est là une chose intolérable, non seulement à réprimander dans toutes ses manifestations, y compris les plus légères mais aussi à faire disparaître, comme une vilaine tache sur un drap blanc. L'enfant doit "apprendre" à ne plus être jaloux. Il ne doit pas non plus être jaloux de ses camarades. Ah non ! Pas même du jouet offert à un autre alors qu'il l'aurait tant désiré. On doit faire sortir de son corps cette jalousie comme on exorciserait un possédé. Il doit l'oublier au plus profond de lui-même.
Ce serait formidable si la jalousie n'était pas un sentiment normal au même titre que le bonheur ou la tristesse. Ce serait formidable aussi, si, quelques années après, l'enfant devenu adulte ne découvrait pas que la jalousie dans sa forme "pathologique" était valorisée, justifiée, par cette société, par le truchement de ses parents, qui l'a tant réprimandé lui quand il était jaloux.

L'enfant DOIT aimer son frère ou sa sœur. Il n'a pas le droit d'en être jaloux. Il doit non seulement l'accepter mais en plus faire bonne figure et pire encore, il doit l'aimer. S'il ne cède pas à ces exigences, il devient lui-même la tache dont a cherché à le récurer.
Mais plus tard, il aura le DROIT d'être jaloux. Et presque le devoir. Au risque de passer pour le dernier des derniers, le ou la cocu(e) de service. Vous savez, celui ou celle que l'on regarde d'un air au mieux condescendant, au pire avec un sourire moqueur.
Et parce qu'il aura été opprimé dans sa jalousie toute son enfance, alors devenu adulte, il y a toutes les chances que cette jalousie rime avec maladie. Angoisse d'être délaissé, possessivité de l'autre, intolérance au bonheur universelle de l'autre jusqu'à l'oubli même de ce pourquoi il tient tant à l'autre : l'amour qu'il est censé lui porter. Tout, finalement, qu'il n'a pas eu le droit d'exprimer et pour lequel il n'a trouvé le secours de personne pour le rassurer, pour le surmonter et en faire quelque chose de positif et pourquoi pas de beau.
Mais ce n'est pas grave, il pourra se draper dans la toge de réconfort que lui offre la société. Il pourra trouver tous les soutiens qu'il veut. Le mari de bidule, la femme de truc, la cousine de X, le copain de Y, tous trompés jusqu'à la moelle par des êtres sans morale, qu'ils ont eu le courage de fuir à toutes jambes. Mais bien sûr, le modèle sociétal est monogame. Juste qu'ils n'ont pas eu de bol ceux-là. Ils sont tombés sur les salauds/salopes de service.

Je suis jalouse. Sans l'avoir compris jusqu'à récemment. Jalouse de mon petit frère depuis sa naissance. Jalouse de l'attention qu'il a reçu et auquel j'estimais avoir le droit plus que lui. Jalouse de ma compagne lorsqu'elle voit quelqu'un. Mais j'aime mon frère. J'ai beaucoup aimé jouer à "la poupée avec lui", parce que dans ces moments-là, je prenais les rênes. Parce qu'on me prêtait une attention énorme quand j'en m'en occupais. Parce que je crois que ma mère avait su elle-même sublimer sa jalousie pour m'inculquer, sans mot dire, comme sublimer la mienne. J'aime savoir ma compagne au lit avec quelqu'un d'autre même si je bouillonne de jalousie. Parce qu'elle est heureuse. Et que son bonheur fait automatiquement le mien, en mieux je dirais. Parce que l'autre, celle que je jalouse, apporte des choses que je ne peux amener moi-même et qu'elle m'enrichit sans même se rendre compte de ce qu'elle me donne.

Et vous, comment voyez-vous cela ?

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Discussion : Partenaire jalouse, besoin d'aide

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tanguy31

le samedi 30 avril 2011 à 14h26

Alors là... franchement, je ne sais pas. J'avoue que je ne me suis jamais posée la question. Et je me sens vraiment incapable de répondre. Peut-être une chose intéressante à dire toutefois : la rencontre de la collègue et de lui se suivent de très près dans les dates (en gros 1 à 2 mois près). Mais les faits le concernant sont bien postérieurs.
J'ai plutôt l'idée (mais sans aucun fondement rationnel à vrai dire) qu'il y a eu comme une identité d'abord entre ma compagne et lui puis lui et moi. Quelque chose d'enraciné, comme si cela venait de très loin, qu'on s'était tous toujours connus au fond. Je rajouterais que pour la collègue et ma compagne, c'est également quelque chose de similaire. Une impression de "déjà vu", une sorte de réminiscence qui ne nous appartient pas consciemment. Je ne sais pas si je suis bien claire (étant donné que cela ne l'est pas pour moi... comment l'expliquer).

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Discussion : Partenaire jalouse, besoin d'aide

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tanguy31

le samedi 30 avril 2011 à 11h38

Siestacorda me demande "Est-ce que cette intensité a pu avoir un effet rebond sur tanguy, d'après toi ? " Je ne comprends pas la question. Merci de m'expliquer.

Oui, moi aussi, j'aimerais bien que l'on m'explique.

Par contre, pour répondre à Deville, je souhaiterais à mon tour dire quelque chose. C'est peut-être étonnant mais je ne me sens pas dans l'image traditionnelle de la mère. Je vais préciser. Cela vient de quelque chose de profond, à savoir ma propre mère. Et il est évident à cet égard que ce que je suis vient d'elle, profondément d'elle. J'ai un frère. Nous sommes des enfants désirés, extrêmement désirés. Mes parents sont toujours ensemble. C'est, malgré d'autres difficultés - sur lesquelles je ne m'étendrai aucunement vu que cela n'a aucun lien avec le sujet - un couple uni. Ils vieillissent bien entendu et bien sûr, certaines choses changent (sans toutefois je puisse préciser lesquelles, ce sont des "sensations" de ma part). Mais l'image que j'ai de mes parents, c'est celle d'un couple uni, heureux... et libre. Quand je dis libre, c'est quelque chose que j'ai ressenti très tôt sans avoir aucunement conscience de la portée du mot. C'est bien plus tard, par rapport à des choses que j'ai apprise et que j'ai vu de mes yeux vus, que j'ai compris jusqu'où allait cette liberté. Ma mère a toujours eu au moins deux personnes dans sa vie. Quant à mon père, je ne sais pas exactement, j'ai l'impression que ce n'était pas la même forme, que c'était plus une sorte de "papillonnage" sans aucun jugement moral de ma part. J'ai été aussi élevée par mes grands-parents (pour les raisons que je n'évoquerai pas). J'ai donc grandi avec les deux versions de la vie amoureuse, bien qu'en j'en ai pris conscience sur le tard.
Quant à ma mère, j'y reviens, sur le plan de l'éducation "sensuelle" qu'elle m'a donné, je pense qu'elle m'a fait un merveilleux cadeau. J'ai été élevée dans une grande liberté de parole, de pensées. Chez moi, on parlait d'homosexualité spontanément, comme quelque chose de naturel ou de touchant, parfois comme quelque chose de rendu triste à cause de la société (rapport à l'histoire d'un oncle de ma mère qu'elle aimait beaucoup, qui passa sa courte vie dans la frustration de ne pouvoir être l'homme qu'il était). On parlait aussi de sexe, dans le sens sensuel du terme, comme témoignage d'un amour, comme quelque chose de beau, mais aussi de libre, de bienfaisant et synonyme de plaisir. Ma mère m'a aussi beaucoup "câlinée", embrassée (comme une maman embrasse ses enfants bien sûr), serrée dans ses bras dans lesquels je pouvais trouver refuge quand bon me semblait. Si j'ai été surprise de mon côté "homosexuel" (après avoir débuté une vie hétérosexuelle tout ce qu'il y a de plus classique), il n'a pas été un problème du tout pour ma famille. Et donc, je l'ai accueilli et bien vécu.
Mais ma mère n'était pas une mère comme j'ai pu beaucoup en observer, notamment maintenant que j'ai un certain recul. Tout ne tournait pas autour de nous. Son couple, son trio, leurs amours, passaient "avant" (bien que l'ordre de priorité était sans doute bien plus subtil, en adaptation permanente). Nous devions "suivre" dans une certaine mesure, bien que nos besoins d'enfants aient toujours été respectés (dormir à une heure fixe et logique par exemple). Je me souviens très bien (pourtant, j'étais vraiment petite, cela doit être un de mes premiers souvenirs) de mes parents recevant des amis. J'avais dîné comme de coutume en avance (jusqu'à ce que mon frère cadet atteigne l'âge de 5/6 ans, ma mère nous faisait dîner seuls) et comme il n'était pas encore l'heure du coucher, mes parents m'avait installés dans le couloir avec mes jouets, dont ils avaient barré l'accès avec une barrière de sécurité pour m'empêcher de les rejoindre pendant qu'ils prenaient l'apéritif dans la pièce adjacente. De temps à autre, ma mère venait vérifier que tout allait bien puis elle m'a mise au lit. On a beaucoup reparlé de ce souvenir avec ma mère car il est très clair dans ma tête et cela l'étonnait beaucoup. Elle m'a toujours dit qu'il y avait un temps pour tout, un temps pour les enfants, un temps pour le reste. J'ai donc grandi dans cette idée. Aujourd'hui, quand je vois des mères à "plein temps", cela m'effraie. Et je rejette en bloc cette conception. L'enfant omniscient m'exaspère. Chez moi, on pouvait s'exprimer à table mais certainement pas interrompre ou se mêler de la conversation des adultes. Les jouets ne trainaient pas partout au sens où la maison n'était pas transformée en chambre d'enfant. Nous avons toujours été rappelés fermement à l'ordre si nous faisions du bruit, chez nous ou en public. On ne nous laissait pas nous couvrir de nourriture à table comme on le voit avec certains jeunes enfants. Nous mangions avant les adultes tant que nous n'avons pas été capable de manger au même rythme et avec habilité en toute autonomie.
Bien entendu, tout n'était pas rose. Certaines choses ont manqué à mon éducation, c'est évident. Mais pas ces choses. Et personne n'est parfait. Ni mes parents, ni aucun parent.
Et si tu as bien suivi le fil de ce post Deville, tu liras que je considère que beaucoup des comportements de ma compagne, dans leur intensité, étaient intrinsèquement liés et provoqués par mes propres comportements, dans ce qui aurait pu être un éternel cercle vicieux.
Bien sûr, on ne peut pas savoir ce qu'on va être ou devenir. Je peux imaginer devenant une mère "poule" jusqu'à l'étouffement, ou une mère qui n'est plus que cela. Sauf que malgré une vision de la vie conforme à leur époque, mes grands-parents ont su insuffler à ma mère l'envie d'être autre chose qu'une mère. Pas surprenant. Ma grand-mère, malgré sept enfants à élever, a toujours su donner autre chose que l'image d'une femme entièrement et uniquement dévouée à sa famille, même si c'était une valeur fondamentale dans sa vie. Mon grand-père y évidemment aussi pour quelque chose. Il m'a laissé l'image d'un homme attentif, respectueux, toujours présent quand il le fallait mais aussi très sensible, exprimant cette sensibilité, impliqué dans sa vie familiale et de couple.
Ma mère est aussi en partie le produit de cette éducation. Avec les évolutions de son époque bien sûr. ET aussi avec sa propre évolution, rendue possible par cette éducation. Je suis en partie ce que je suis parce qu'elle m'a donné cette vision des choses. Bien sûr, je me construis aussi avec ma propre histoire.

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Discussion : Partenaire jalouse, besoin d'aide

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tanguy31

le vendredi 29 avril 2011 à 18h07

Oui là, effectivement, dans le cas de ma compagne, c'est vraiment l'inverse. Et là, on ne peut absolument pas nier l'implication de l'Asperger là-dedans. Je confirme qu'il est très difficile de lui faire comprendre quand quelqu'un lui montre des marques de gentillesse, d'intérêt ou d'avantage. Parce qu'elle a toujours tendance à penser qu'elle ne mérite pas l'attention et comme en plus, elle a du mal à décoder le langage social, cela ne fait que renforcer son doute.
C'est tellement vrai que lorsque j'ai rencontré la collègue pour la première fois, celle-ci m'a dit qu'elle avait cherché le contact avec ma compagne (alors même que cette dernière se plaignait qu'elle ne lui prête apparemment pas d'attention) mais que celle-ci, à plusieurs reprises, n'avait même pas répondu à ses bonjours et qu'elle en avait donc déduit qu'elle ne voulait pas communiquer.

Sinon, pour en revenir à mes moutons et grâce à toi, Siestacorta (en te lisant, en appliquant ton conseil de relecture donné dans ton premier post de réponse notamment), j'ai eu un "déclic". Si je regarde objectivement les faits dans leur ensemble, j'ai tout fait pour que ce second amour soit une vraie violence pour ma compagne. Bien sûr je n'ai jamais cessé de l'aimer (et de le dire mais cela ne saurait suffire). Mais j'ai tout "construit" à l'envers. Au lieu de lui donner les matériaux pour percevoir le côté neutre de cette autre relation (à défaut d'être franchement bénéfique), j'ai tout fait pour qu'elle ait la sensation horrible d'être abandonnée. Sans le vouloir bien entendu. Au fond de moi, je crois que je culpabilisais dès le début et ceci a entraîné cela. Ma culpabilité (et là, on ne peut pas nier le rôle "sociétal" là-dedans... Et d'ailleurs, à ce titre, j'ai bien aimé ta comparaison avec l'homosexualité, tout aussi mal perçue en son temps - et malheureusement encore parfois - que les amours multiples) a engendré chez moi des attitudes de repli. Je ne le rejetais pas bien sûr mais mon malaise se voyait. Malaise que j'oubliais avec lui (c'est ainsi qu'elle me disait régulièrement que j'étais comme "lumineuse" avec lui et éteinte avec elle). Moi, je ne le percevais pas en fait. Pas au début. Mais elle si. Avec sa perception fine d'Aspie en plus... Et du coup, lorsqu'elle me faisait des reproches, qu'elle essayait d'être dans le contrôle, j'étais encore plus "dans le repli". Cercle vicieux, j'interprétais ses attitudes comme autant de motifs pour chercher ailleurs l'oxygène qui me manquait avec elle, croyant que cela me permettrait d'être celle qu'elle voulait que je sois. Bien sûr non... Et elle, plus elle était mal, plus elle était "insupportable" (pas de jugement de valeur dans mon propos) et plus je fuyais, avec en prime une justification de ma fuite. Évidemment, tout cela ne se fait pas comme ça, en quelques phrases, c'est un travail de sape qui se fait doucement, progressivement, à coup de petites remarques et attitudes assassines des deux camps et d'immenses engueulades, débouchant sur des fausses retrouvailles, où chacune, à travers l'illusion de compromis, attendait l'autre "au tournant". Mais à la base, rien d'autre que mon attitude. Je ne peux pas dire que lui ne m'ait pas prévenu. Il l'avait vu avant moi. Me le répétait sans cesse comme une formule magique "occupe-toi d'elle, prends soin d'elle". Mais voilà, je ne suis pas parfaite et je n'ai "pas su faire". Lui est en colère. Pas après moi. Après un tout dans lequel il y a entre autre le fait qu'il a été incapable de trouver les bons mots pour que je comprenne "pleinement" et pas seulement se contenter de quelques phrases qui me faisaient répondre "oui, oui, bien sûr", sans avoir mesurer la portée du message.
Et puis lorsque je faisais un "effort" (pas un au sens strict, juste au sens du timing, donc avec une absence totale de spontanéité... grave), cela m'apparaissait comme quelque chose de considérable. Et en tant que considérable, j'attendais une "récompense". Or, point de récompense mais une demande encore plus grande, plus forte, plus absolue. Et l'impression de mourir tout doucement... Alors qu'elle était malheureuse au plus haut point et que, prise dans ma propre souffrance/incompétence, je ne voyais rien d'autre que ce que j'interprétais comme une immense fatigue de ma part, liée à mon "adaptation permanente" à son monde (ce qui était le cas puisqu'elle voulait en effet, par angoisse, contrôler, me façonner pour se rassurer, qu'elle était toujours là, aimée et adorée).
Bref. Arriver à cette réflexion m'a fait énormément de bien. Parce que j'ai pu enfin lui dire que j'étais désolée. Désolée en tant que responsable. Pas responsable de tout bien sûr (je ne me mortifie pas non plus) mais responsable du fait générateur de ses angoisses.
Je ne sais pas si nous y arriverons mais je la regarde sous un jour nouveau. Comme quelque chose qu'on redécouvre avec un immense bonheur alors qu'on l'avait toujours eu sous les yeux.
Cela ne change pas ce que je suis, ce que je vis. D'ailleurs, elle ne m'a jamais demandé de renoncer à lui (et ça, je crois qu'elle ne pouvait pas me donner plus belle preuve d'amour... franchement...). Mais cela change tout aussi.
Tout n'est pas réglé évidemment. Nous avons "morflé". Nous morflons encore. Parce que les blessures sont là. Et que tout cela prend du temps. La réussite n'est pas assurée. Mais elle n'est pas une utopie. Et de plus en plus, j'en viens à penser que si ma compagne ne parvenait pas à avancer avec son "amante par hypothèse" c'est peut-être aussi parce que l'insécurité dans laquelle je la mettais n'était pas de nature à lui donner suffisamment de confiance en elle pour capter elle-même les signaux subtils envoyé par cette personne et y répondre jusqu'à enchaîner vers quelque chose de plus tangible.
Il est temps de passer vers un cercle vertueux, non ?

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