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Discussion : Et si nous mettions fin au sacrifice des amantes d hommes mariés ?

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bonheur

le vendredi 24 septembre 2021 à 07h32

Le demi-consentement peut-être une étape. Le temps que les équilibres et les pensées soient au clair. Un temps mort, s'il est viable, permet parfois d'éclaircir et d'offrir ce temps.

Le ni oui ni non, n'est pas viable sur la durée. Ponctuellement, il peut être positif, à condition de l'indiquer.

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Discussion : Besoin de vos conseils

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le vendredi 24 septembre 2021 à 07h28

Je ne peux que supposer. De son côté, il regrette intérieurement peut-être aussi, de ne pas trouver plus de temps à te consacrer. Il faut aussi tenir compte de sa vie préexistante. Il ne peut pas tout chambouler comme ça du jour au lendemain. D'ailleurs, il faut penser à son amoureuse historique. Ils avaient des "habitudes" que lui ne peut pas bouleverser.

Etre secondaire, ce n'est pas simple. Après, cela ne veut pas dire que dans son coeur, tu sois en second. Juste votre rencontre se fait maintenant et il faut l'intégrer dans les différents aspects de sa vie. Je suis aussi de ses personnes qui peuvent trouver du temps. C'est une question d'organisation et de priorisation. L'amour est devenu une priorité dans ma vie, alors j'agi d'autant plus en fonction.

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Discussion : Il dit être dans un couple avec relation libre

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le vendredi 24 septembre 2021 à 07h18

@okami,

Je suis heureuse que tu puisses être confortée. Les doutes, c'est jamais agréable et ça fait cogiter. Apaise toi et découvre. Et puis, au regard de ton dernier message, tu ne seras pas seule et tu auras deux guides. Je te souhaite que l'expérience soit riche avec autant d'instants merveilleux que possible. Il y aura je suppose des couacs. Même au pays merveilleux, ça arrive.

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Discussion : Il dit être dans un couple avec relation libre

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le jeudi 23 septembre 2021 à 17h21

Bonjour Okami,

Ben, je ne sais quoi te répondre. Le mieux serait de prendre un verre (chez toi ou chez eux, par discrétion) et d'aborder le sujet ensemble, tous les trois.

Un village ça craint, un quartier ça craint, un immeuble ça craint, un étage ça craint. Partout il y a des personnes qui n'attachent pas d'intérêt à la vie des autres, et il y a des espions.

Le monde est petit, de toute façon. Un jour ou l'autre, tout se sait.

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Discussion : Besoin de vos conseils

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le jeudi 23 septembre 2021 à 14h23

Bonjour Cox,

Trois mois, c'est peu. La relation peut prendre le temps pour évoluer. C'est bien qu'il ai été franc avec toi. Il est très présent dans ta vie, avec tendresse et attention (+) . Une présence physique hebdomadaire, qui fait déjà une régularité.

Je suppose qu'une période est nécessaire pour trouver un équilibre équitable à vous trois (lui, son amoureuse et toi). De ton côté, tu aspires à quoi, exactement ? Pour entendre, il faut écouter. Penses-tu qu'il t'utilise ou t'aime-t-il vraiment ? La réponse n'est pas dans ses mots, elle est en toi, au profond de toi.

Aime le, et léger ou non, c'est beaucoup.

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Discussion : Retour d'expérience négatif / sociopathie 2

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le jeudi 23 septembre 2021 à 13h07

Tous les reportages et documentaires (et quelques livres) récents vont dans le sens expliqué par @bidibidibidi. Et puis, je crois qu'il ne faut pas confondre la peur (instinct de survie ponctuel) et insécurité. Avoir un instant de peur parce que l'on a failli avoir un accident c'est différent que de conduire avec la boule au ventre à chaque fois que l'on roule.

Aussi en polyamour. Avoir peur de perdre son conjoint et découvrir que l'on est encore aimé (et donc, aucun désamour) ou vivre dans l'angoisse constante que le conjoint ne rentre pas à la maison le soir venu, c'est différent. La peur peut être un point de départ à une angoisse. Si l'angoisse subsiste d'une façon chronique, sans que l'accompagnement du conjoint rassure, sans qu'il y ai aucun allègement de cet état, jamais, alors en effet, le polyamour est inenvisageable. Il en découle le fait que l'on a tenté. L'émotion initiale (et primaire) la peur engendre autre chose. Une émotion, de ce que j'ai lu, n'est pas chronique. Elle est un état d'alerte (pour la peur en tout cas). Elle pousse à l'action.

Cela n'engage que moi, je considère l'amour comme une émotion. Ensuite il y a le sentiment (répétition de l'émotion qui conduit à l'attachement). Aussi, la relation et le lien...

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Discussion : Et si nous mettions fin au sacrifice des amantes d hommes mariés ?

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le jeudi 23 septembre 2021 à 09h37

Il arrive de stagner dans la rancune. C'est ainsi.

Mon chéri n'aime pas les réseaux sociaux. Toutefois, si dans nos "débuts" il avait exprimer ici, il aurait certainement été perçu comme le malheureux qui subit. Il ne s'est jamais considéré ainsi. De l'extérieur, l'interprétation aurait été faite, je n'en doute pas. Il n'a pas eu le choix ? Ben si, justement. Poser les jalons du polyamour (par amour) revient à offrir le choix. On déballe la situation sur la table et on discute. Bon ok, aussi on pleure, on rit, on fait l'amour... Chez nous, le lien s'en est trouvé resserré. Notre amour était en entier, sauf qu'il demeurait en surface. Pourquoi s'investir, puisque l'on avait la bague protectrice au doigt ? Et puis, l'amour, trop intense pour l'ignorer, m'est survenu. Et la bague n'a plus fait office de protection. Alors pour reprendre une autre discussion, le polyamour est insécure. Ce qui remplace l'alliance au doigt, c'est justement cette possibilité que l'on s'offre de s'aimer en profondeur, avec l'opportunité d'ouvrir à une communication rassurante. Pas rassurante uniquement dans sa forme, mais aussi parce qu'elle vient de l'intérieur, avec les implications qui vont avec : honnêteté, sincérité, transparence, suppression des tabous, émotions, sentiments... du coeur. Alors oui, un nouvel univers de vie se créé. Ca demande du temps et du soutien mutuel.

En revanche, c'est au féminin comme au masculin, comme en version atypique (l'amour n'est pas qu'affaire d'hétéroaffectivité). Dans les cas où tout le monde trouve son bonheur, différemment, c'est génial. Si ce n'est pas le cas, foutre sur le dos du polyamour est un peu facile. Et puis, des personnes qui subissent, pas besoin de chercher dans le polyamour.

Je suis en lien mp actuellement avec une femme, polyacceptante. Je l'ai connu par le biais de ce site et ce n'est pas la première. Ce ne sera sans doute pas la dernière. J'accueille les acceptants dans mes discussions, dans mes réflexions, aussi bien que les poly en devenir.

Non, les polyacceptants ne sont pas majoritairement des hommes. Juste @Intermittent, la situation qui met en cause les hommes qui souffrent te touche davantage. Cela résonne en toi et réveille ta rancune.
A l'usure, c'est le divorce. Si c'est une acceptation extorquée, il faut rompre. Et puis, personne n'a rien à prouver. Tu n'as ni tort ni raison, tu as ton opinion. L'exprimer est possible, provoquer les poly et les fustiger, c'est différent.

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Discussion : Retour d'expérience négatif / sociopathie 2

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bonheur

le jeudi 23 septembre 2021 à 09h13

@invitée. Je crois que là où l'on se perd, c'est de vouloir fourrer l'humain dans une case. Or, personnellement, je suis un individu avec un code génétique unique, etc. Aussi, il faut tenir compte de l'évolution, la maturité, les découvertes (celles qui transforment).

Ici on parle d'amour. J'ai fait ce constat que ce mot a un sens différent pour chacun-e. Et d'ailleurs, d'un amour à un autre, rien n'est pareil.

Du coup, faire des généralités et énoncer des théories, c'est délicat. Il y aura obligatoirement des divergences.

L'histoire de l'humanité. On vit dans un monde (en France, j'entends) très sécurisé et très sécuritaire. Et la sécurité, passe par les contrats (le mariage, le PACS, concubinage). Sauf que tout contrat stipule, régi. Les droits et les devoirs. Et puis la "morale", les "usages" qui eux relèvent plus de la culture, de la société.

J'invite à lire "amours" de Jacques Attali ( https://www.amazon.fr/Amours-Histoires-relations-h... )

Ma perception : Le polyamour ne s'inscrit padans la recherche de sécurité. Le polyamour relève de l'amour. J'aime et j'aime. Je ne nie aucun amour, je ne nie aucun lien, je m'y consacre au contraire, de la façon la plus juste (justesse et justice) avec les personnes que j'aime. Je ne fais pas une croix sur mon passé, je vis un avenir inclusif.

Est-ce multiplier le besoin de ressources ?
Ressources financières, quelque peu c'est vrai. Je viens d'envoyer un colis pour l'anniversaire de mon amoureux et ça m'a coûté financièrement, avec l'argent du foyer. Je l'ai fait car je peux le faire. Du côté de mon amoureux, il s'est abstenu de venir pour les fêtes de fin d'année, par manque de finance :-( . C'est un défi pour lui actuellement de réunir la somme qui lui permettra de traverser la France en transport en commun (j'ai proposé de financer le trajet retour et il n'aura aucun frais chez nous).

Les ressources intérieures, je suppose que cela dépend de chacun-e. Qui dit relation intense dit risque de souffrir. La résilience est indispensable. Qui dit relation dit dépendance, quel qu'en soit le niveau, donc avoir une bonne capacité à se recentrer. Qui dit relation nécessitant attention et intention, demande de consacrer du temps et de l'énergie. Par exemple, mon chéri de vie ne souhaite pas piocher dans ses ressources intérieures, alors même quand son coeur fait "boum, boum, boum" il s'abstient. Ce qui le conforte c'est la liberté de ressentir, sans se sentir mal vis-à-vis de moi. Il peut m'en parler, je serai à l'écoute. Et s'il ne m'en parle pas, il arrive que je m'en aperçoive, et je demande.

Si une personne vit mal des relations plurielles consensuelles, alors il vaut mieux s'extraire du polyamour. Quand c'est un bienfait, alors le vivre est important. Si c'est moyen, et que ça engendre des tensions vraiment insoutenables avec le partenaire historique, la communication et le temps peuvent être salvateurs. Ou pas. Quand cela créé une incompatibilité insurmontable, il faut rompre.

Message modifié par son auteur hier à 9h.

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Discussion : Et si nous mettions fin au sacrifice des amantes d hommes mariés ?

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bonheur

le mercredi 22 septembre 2021 à 11h53

Le polyamour est un consensus, il n'impose pas. Une personne qui a l'attitude décrite par @Intermittent ne s'intègre pas dans la philosophie (celle que je conçois) du polyamour. La liberté, y compris en polyamour, n'existe pas et encore moins quand il y a vie commune et enfants. Vouloir imposer sort la personne du polyamour. Si vraiment la personne ne peut être dans le consensus, il faut divorcer. C'est mon avis, en tout cas. Il faut du temps, beaucoup de temps...

Qu'est-ce qui dérange dans la découverte de soi ?

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Discussion : Dépendance affective et polyamour?

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bonheur

le mercredi 22 septembre 2021 à 11h46

Bonjour @Waho,

Je n'ajoute rien aux mots d'@artichaut. C'est l'épanouissement dans l'amour qui rend le polyamour viable. C'est la communication et pas n'importe comment. C'est la sensibilité émotionnelle, la franchise, l'honnêteté, la sincérité, la joie du bonheur d'autres personnes, la présence, l'attention, l'intention de faire face aux difficultés... Consacrer temps et énergie aux bienfaits de tous, sans conflits irrévérencieux et impérieux. Accepter les différences pour en faire une force, et pas une force de guerre.

tout le monde ne dispose pas des qualités intérieures. Le polyamour n'est pas "à la mode" comme je le lis parfois (ce qui me place en désarroi de mon avenir). Il ne s'agit pas d'entrer dans une boutique et de s'offrir une folie juste pour être comme tout le monde. A chaque poly sa vie et sa forme d'amours. Personnellement, je ne suis pas sortie d'un moule, pour entrer dans un nouveau moule. Aussi, je n'ai qu'un conjoint. Il vit avec moi et mes amoureux, à chacune de leur visite, étaient invités chez nous. Et inversement, je vais (ou mon chéri de vie et moi allons) chez un amoureux, je suis invitée. Entrer dans le coeur, dans la vie affective n'implique pas de devenir "conjoint". En tout cas, je ne le vis pas ainsi.

Je ne m'emprisonne pas, pour reprendre les propos d'@artichaut. Je vis ma vie, j'intègre dans mon quotidien une communication, des temps que je consacre, et ma vie continue.

Pourquoi @Waho désires-tu devenir poly ? C'est l'amour qui te conduit ici ou le "concept" ? C'est pour moi, la première question à se poser.

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Discussion : Retour d'expérience négatif / sociopathie 2

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bonheur

le mercredi 22 septembre 2021 à 11h32

Le vivant. Les arbres, c'est démontré communiquent entre eux et forgent parfois des alliances avec d'autres espèces végétales.

L'humain est un animal. Particulier évidemment. Un exemple comme un autre qui illustre la jalousie au sein d'un groupe d'humains, le film suivant (copier coller : Les dieux sont tombés sur la tête est un film botswanais écrit et réalisé par le sud-africain Jamie Uys, sorti en 1980. Une bouteille de coca-cola, jetée d'un avion, atterrit en plein milieu d'un village bushmen. Ce don des dieux sème la discorde dans la tribu qui n'a de cesse de s'en débarrasser.) La jalousie survient lorsqu'un objet unique, à usage multiple, suscite la convoitise. Au sein de la tribu, tout le monde observe l'objet avec curiosité et chacun-e trouve une utilité et donc un intérêt d'utilisation. Sauf que voilà, il y a une seule bouteille pour répondre à plusieurs besoins. Après tout, l'objet est tombé du ciel, il est envoyé par les dieux. Il appartient à tout le monde. Son usage est légitime pour toutes et tous. Il se créé alors une forme d'injustice et c'est elle qui créée la discorde. Donnons une bouteille par personne et l'objet ne serait plus l'objet de discorde.

Voici ma conception de la jalousie. L'injustice, et non la possession en elle-même. Il reste les personnes envieuses. Nous sommes tous différents. Ce n'est pas parce que mon voisin a une voiture neuve que je dois être dans l'optique d'avoir la même, ou une plus "belle", "rapide" (suivant les critères de chacun-e). D'ailleurs, dans 5 ans, la voiture de mon voisin sera vieille et de mon côté je m'achèterai un véhicule neuf. Autrement dit, l'inversion des rôles suivant les aléas de la vie, les instants...

La propriété, le territoire ? L'animal, comme l'homme défend son territoire. Pourquoi ? Par survie plus que par possession. Le point d'eau est essentiel, la nourriture est essentielle. Si je cultive pour me nourrir, avec ma tribu (mes proches), je verrai d'un mauvais œil quelqu'un venir piquer ma nourriture, sans s'annoncer. Après, s'il y a accueil et consensus, comme participer aussi à la production, alors l'étranger sera légitimer et aura sa part. Il n'usurpera pas, ne volera pas, ne dépossédera pas. Il s'intègrera.

Et puis, si l'on y regarde de plus près, la jalousie, la possession est-elle d'ordre humaine. J'entends par là, possède-t-on une personne ? La retient-on contre son gré ? La nature humaine amène à chasser du groupe (surpopulation, mauvais comportement...). En quoi, elle oblige à rester dans le groupe. Aussi, les déplacements individuels ou en petits groupes existent depuis toujours, chez l'Homme. Ces déplacements donnaient lieu à des interactions et pas obligatoirement dans la jalousie, la rivalité. Car qui dit jalousie, dit rivalité. On en revient aux liens humains. L'attraction entre deux individus se fait ou pas. Pourquoi on accroche ? Pourquoi on ne supporte pas quelqu'un qui nous a rien fait ?

Je rejoins @bidibidibidi. Les arguments de la nature, c'est comme ceux de la société, il faut les manier avec recul. Et puis, la construction sociale aussi. J'invite à lire "Néandertal mon frère" de Silvana Condemi et François Savatier.

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Discussion : Retour d'expérience négatif / sociopathie 2

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le mardi 21 septembre 2021 à 12h53

@RnR
Ton constat est amer. Réaliste c'est vrai. La joie d'aimer et de recevoir de l'amour motive, heureusement.

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Discussion : Polyamour et Solitude

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le mardi 21 septembre 2021 à 12h50

:-)

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Discussion : Est-ce que je dois lui en parler ?

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le mardi 21 septembre 2021 à 09h00

@PapierPin

Ca c'est déroulé en 2007. Mon chéri de vie (je ne supporte plus le mot "mari" et ne porte plus d'alliance) et moi avons eu vent du mot polyamour et de sa définition qu'en 2011. Je vais bientôt avoir 53 ans, mes enfants sont tous adultes, même si deux d'entre eux vivent encore à la maison. L'amour de ma vie est celui qui vit avec moi, partage concrètement sa vie avec moi. Mes amours sont beaux et essentiels, tous, qu'ils appartiennent au présent comme au passé, qu'il y ai eu lien amoureux affectif ou non.

Je me dis polyaffective et non polyamoureuse. Est-ce que ce mot effraierai moins ?

Quand j'ai eu connaissance du mot polyamour, j'ai commandé le livre "vertus du polyamour - la magie des amours multiples" d'Yves Alexandre Thalmann. Mon chéri ne lit pas, il a fait cet effort. J'avais cette impression que l'auteur parlait de moi. Ca fait du bien de sortir de la bizarrerie (nous avions mis mon état sur le dos de la fameuse "crise de la quarantaine") pour se révéler à soi, et à ceux que l'on aime. Devenir soi, c'est ça : sortir des cases et se définir hors cadre. C''est long, difficile, fastidieux et on laisse souvent derrière soi des personnes (dans mon cas mes parents desquels je me suis éloignée) qui découvrent avec horreur qui l'on est (inimaginable pour eux). Et j'ai gagné à désormais me faire découvrir réellement, avec une démarche de développement personnel et l'acquis du vocabulaire adapté. C'est passionnant la découverte de soi.

J'ai lu aussi très rapidement deux autres livres de Monsieur Thalmann "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" et "garder intact le plaisir d'être ensemble". De nombreux autres livres ont suivi, une bonne centaine désormais. La communication non violente aussi est précieux. A l'époque je pouvais dévorer livre sur livre, j'y trouvais toujours un mot, une phrase, un paragraphe, un chapitre...

Pour moi, ce fut une réelle quête, autant qu'une philosophie et une façon de vivre. Extérieurement, rien n'a changé, je demeure mariée à la même personne, nous vivons toujours heureux ensemble, nous avons toujours notre nid (et y tenons énormément)... Ca c'est la façade. De près, j'ai des souvenirs de mes amours agencé sur un beau panneau au-dessus de mon ordi. Je parle volontiers des péripéties de mon amoureux actuel, en famille...

Voilà. Je suis ouverte aux discussions plus personnelles, si tu le désires. Je n'organise plus de café-poly désormais, mais j'aspire à accompagner ceux-celles qui pensent que je peux contribuer.

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Discussion : Est-ce que je dois lui en parler ?

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bonheur

le lundi 20 septembre 2021 à 20h19

@Zohari. C'est à mes yeux la base du polyamour, l'honnêteté.

Je ne raconterai pas à nouveau mon histoire. J'ai annoncé à mon mari de façon soudaine (et non brutale), ce qui m'animait. Alors oui, le choc a été rude pour lui comme il l'avait été auparavant pour moi (prise de conscience, introspection...). Oui, c'est difficile et ça ne s'avale pas aisément, ce type de nouvelle. Et oui, j'ai pris un risque énorme, celui de foutre en l'air à presque 40 ans, un amour, un lien, une vie commune et aussi une famille (3 enfants) et tous nos biens (maison, voitures, meubles...) acquis par le fruit de notre travail. Et justement, ce qui en est résulté, c'est le bienfait de ma franchise. Le polyamour, ni mon chéri de vie, ni moi, ne connaissions. C'est l'amour qui a amené à la situation, pas le concept. Je suppose que la philosophie, nous l'avions déjà quelque peu, naturellement. La communication honnête fut salvatrice et bienfaitrice.

J'admets ne pas avoir dit "qu'est-ce qu'on fait ?" mais "je t'aime et je l'aime".

La première à avoir été bouleversée, c'est moi. J'ai eu une sorte de tornade intérieure, un chaos immense (j'ai eu peur pour la vie de mon autre amour) avec pour seul constat, seule conclusion obnubilant, ce fait : je l'aime. Que faire (là oui, la question se pose) face à une telle révélation intérieure ? Moi-même je n'arrivais pas à me comprendre, j'étais complètement perdue. Et parallèlement, cet amour me transportait, dans la continuité de ce que je concevais jusqu'alors comme une amitié. Cet amoureux qui s'est aussi retrouvé face à cette situation, qu'une femme mariée lui déclarait l'aimer. Sa décision fut de me fuir. C'est un choix. Je me suis retrouvée dans une double détresse. Mon chéri qui était au plus mal et mon amoureux qui me tournait le dos alors que nous étions toujours fourré ensemble.

Si j'avais arrondi les angles, j'aurai certainement (réalité alternative, donc simple suggestion) détruit mon chéri et notre lien. C'est justement parce que j'ai affronté la situation de cette façon, que nous avons digéré finalement ensemble, bien que pas la même difficulté.

Je n'avais rien fait du tout. J'avais eu cette émotion, enfin cette tornade d'émotions, et voilà. Mon chéri est un anxieux et oui, il a eu mal. Il faut savoir affronter les situations et ne pas les juger. Il ne m'a pas jugé et c'est ensemble que nous avons évoluer.

Je suis affective et non une sexuelle. Donc sexuellement, je ne compte rien faire de mes amours en dehors de ma relation historique. Sauf que la liberté, je l'ai : celle d'aimer, de me blottir dans des bras amoureux, de recevoir et donner de l'amour. D'ailleurs, je n'ai jamais compter rien faire d'autre.

Personnellement, se mettre à la place de, est impossible. En revanche, se retrouver confronté à un cataclysme que l'on a provoqué, ça je sais. Et je sais que c'est, dans mon cas en tout cas, par l'honnêteté que je l'ai abordé. Autrement, n'est-ce pas tronqué la réalité ?

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Discussion : Retour d'expérience négatif / sociopathie 2

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le lundi 20 septembre 2021 à 13h17

bidibidibidi
Il y a par contre un point qui est vrai : Il y a des gens qui se réclament du polyamour sans en faire. C'est très ennuyeux. Résultat, les polyamoureux se font éclabousser par leurs bêtises.

Oui. En plus ils laissent derrière eux cette forme de rancœur qui est finalement mal dirigée. Le "coupable" n'est pas le polyamour :-/

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Discussion : Est-ce que je dois lui en parler ?

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bonheur

le lundi 20 septembre 2021 à 13h14

Mon avis est vraiment tout personnel, il ne va pas dans le sens de l'impersonnel. Aborder un sujet, mine de rien, pour "tester" des réactions. Je trouve que la manipulation commence ainsi.

Et puis, pour avoir beaucoup lu ici, les personnes qui sont open intellectuellement, tant qu'elles ne sont pas directement impliquées, ça existe. Egalement, des personnes qui se retrouvent confrontées à l'inattendu, l'inconnu et qui finalement font face, pour des motifs indirects. Celui de ne pas avoir l'impression que l'on veut amener à... par exemple.

En tout cas, oui, affirmer encore et encore que c'est de l'amour et qu'il est présent et beau (l'ancien comme le nouveau).

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Discussion : Retour d'expérience négatif / sociopathie 2

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bonheur

le lundi 20 septembre 2021 à 09h04

Je suis allée aussi directement lire le tableau de bord.

Je ne reviens pas sur les propos des personnes qui ont réagi avant moi. L'apprivoisement n'est pas une idée en l'air. Cela fait déjà un temps certains que j'en parle. Pas du tout pour les motifs extrême évoqué, mais plutôt parce que mon aspiration arrive à ce constat, qu'il est essentiel d'observer avant de se jeter dans les bras. Non, ça ne tue pas la NRE. Ca ne tue pas l'engagement non plus. Ca permet d'intégrer gentiment, doucement, en lenteur la personne dans notre coeur, notre vie, notre entourage. En réponse aux manipulateurs, à ceux qui formulent des injonctions... c'est efficace pour se sauver au moment que l'on juge opportun. Et je crois que c'est valable dans tout relationnel.

Le polyamour offre à ceux qui abusent de leur "pouvoir" une multiplicité de possibilité, mais le polyamour, du moins la philosophie que j'en retiens, permet de se retirer d'une relation si nécessaire. Ce qui est décrit impose sans communication possible. C'est pas ça le polyamour. En tout cas, pas pour moi.

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Discussion : Est-ce que je dois lui en parler ?

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le dimanche 19 septembre 2021 à 18h49

PapierPin
La connaissant je ne suis pas sûr qu'elle serait prête à en "profiter". Mais j'imagine que cela s'apprend, qu'il faut déconstruire les notions si ancrées de "couple = couple exclusif" et tout ce qu'il y a autour.

Je ne sais pas si le propos consiste à vouloir insinuer qu'elle devra en profiter. Je ne suis pas dans l'esprit de @lau93. J'interprèterais différemment. Ce propos indique que tu seras en faveur qu'elle en profite si elle se découvre amoureuse, alors qu'elle t'aime déjà. Il est, je pense, plus question de réciprocité légitime (ne pas interdire alors que tu t'autorises).

Peut-on apprendre à devenir poly ? On peut déconstruire et c'est fastidieux. Le terme apprendre est-il adapté ? Pourquoi pas. La déconstruction, la communication, on peut aussi les percevoir dans un apprentissage, c'est exact. Apprendre si l'on ne dispose pas des talents naturels, complique tout et rend l'apprentissage fastidieux et peu probant.

Après, on découvre parfois des talents cachés, chez une personne que l'on croyait connaitre. Mon chéri de vie demeure mono. Cela n'implique pas qu'il exige de moi. Je ne crois pas que dans notre formule mono-poly, on impose à l'autre. Je dirai au contraire que l'on n'oppose pas.

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Discussion : Est-ce que je dois lui en parler ?

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le dimanche 19 septembre 2021 à 11h27

Bonjour @PapierPin,

Courage est le mot juste. Le risque de tout perdre ? On le prend ou pas, c'est un choix comme un autre. Je cite le titre du livre de Thomas d'Asembourg "être heureux, ce n'est pas nécessairement confortable".

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