" Je ne peux pas te l'interdire ! " - Polyamour.info

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" Je ne peux pas te l'interdire ! "

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bliss

le vendredi 08 avril 2011 à 12h12

Je ne savais pas trop quel titre donner à ce fil, je ne sais pas s'il est très évocateur. Je m'explique : mon compagnon, lorsque je lui demande s'il serait d'accord pour que j'aille voir mon second amoureux, qui vit loin, deux ou trois jours, me répond souvent : " Je ne peux pas te l'interdire". Sur un ton calme, toujours. ARghhhh.. ça me met dans une tristesse terrible. Je sens bien, que pour lui la situation est toujours douloureuse. Et je n'arrive pas à vivre sereinement mon autre histoire, tant que je ne sens pas qu'il est en paix avec tout ça. Comment l'amener à accepter mes départs plus sereinement ? Comment le rassurer ?
Il me dit, d'autre part, que cela ne le dérange plus, qu'il n'y pense pas quand je ne suis pas là, que "ça va" Qu'il est beaucoup moins jaloux qu'au début. Qu'il sait que j'ai besoin d'amoureux 2 pour être heureuse, qu'il veut mon bonheur. Alors que je sens dans cette petite phrase, " je ne peux pas te l'interdire" encore tellement de souffrance... Pfffff... En fait je me demande comment vous faites, parce que moi j'ai toujours l'impression de lui demander son "autorisation", pour pouvoir partir, peut -être que c'est ma question qui induit cette réponse qui me gène. En même temps, il faut que je lui demande comment on s'organise, si je veux partir, on a un petit garçon, du boulot, etc... Alors comment posez-vous ces discussions, pour ceux et celles qui, comme moi, doivent partir plusieurs jours ? Il y a peut être un mode d'échange que je n'ai pas encore trouvé... qui ne le positionne pas comme quelqu'un à qui je demande le "droit de"...
Rien qu'en écrivant, je vois bien que je me réponds déjà à moitié...;-)

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kadah

le vendredi 08 avril 2011 à 12h25

perso, toute novice que je suis, ça ne me donne pas l'impression que tu demande son autorisation mais plutôt que tu prends ses émotions et son avis en considération...
après, pour ce qui est de comment poser la discussion, encore une fois je suis novice et mon compagnon et moi somme dans l'échange de points de vue sur la question donc je ne te serais pas d'un grand secours...

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LittleJohn

le vendredi 08 avril 2011 à 12h27

Tu remplaces "serais-tu d'accord pour que j'aille voir mon amoureux tel jour ?" par "au fait, je vais voir mon amoureux tel jour". Pas compliqué ! ;)

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bliss

le vendredi 08 avril 2011 à 12h37

héhé :-) Ben si plus compliqué que ça ! On a un enfant. Partir ça veut dire qu'il doit le garder, et je suis bien obligé de savoir si c'est possible... je ne peux pas le mettre comme ça devant le fait accompli, genre : " ah au fait, tu te demmerdes mais je suis pas là de mardi à jeudi ! " Bon, je grossis le trait, mais c'est pas possible.... :-D

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Siestacorta

le vendredi 08 avril 2011 à 13h35

Hm.
"Je suis en train d'organiser "mardi à jeudi". Il y a des trucs que t'as prévu, pour toi ou pour nous, sur ces jours là ?

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bliss

le vendredi 08 avril 2011 à 13h55

Ah pas mal, j'aime beaucoup le " pour toi ou pour nous" ! :-)
Bon, ça n'empêche pas la suite de la discussion :
- "Je suis en train d'organiser "mardi à jeudi". Il y a des trucs que t'as prévu, pour toi ou pour nous, sur ces jours là ?
- non, pourquoi ?
- ben j'irais bien passer deux jours avec Y.
- (silence.... ) je ne peux pas te l'interdire.

En fait ça résout pas ses problèmes à lui.... :-(
j'imagine qu'il faut du temps... que je sois patiente.

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LittleJohn

le vendredi 08 avril 2011 à 14h02

Vu ta problématique, il faut le soulager de la charge de la décision. Donc ne pas lui demander son avis tout en lui laissant la possibilité d'y poser son véto (en cas extrême).
Ce n'est finalement que du formalisme mais parfois la forme amène le fond.

Après, si face à une information (au lieu d'une question) il continue à dire "je ne peux pas te l'interdire", c'est qu'en fait il est contre et il te le signifie de cette manière. Ce qui est plutôt fourbe, parce que s'il ne s'y oppose pas, il ne devrait pas faire en sorte de faire peser sur toi son malaise et ainsi te gâcher en partie ton plaisir.

(en gros, s'il est ok il assume et il fait pas chier son monde ^^)

(quoi, mon langage ??? :D )

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Siestacorta

le vendredi 08 avril 2011 à 14h27

bliss
- ben j'irais bien passer deux jours avec Y.
- (silence.... ) je ne peux pas te l'interdire.

Tu ne peux pas lui interdire de répondre ça...
La réponse à lui faire : "c'est vrai".
Et assumer que oui, c'esttout à fait réel, il ne peut pas te l'interdire.

Le truc, c'est pas tant qu'il met du temps à s'adapter. C'est toi qui culpabilises sur le silence et sur la réponse "souffrante".
Tu ne devrais pas patienter face à ta propre culpabilité.
Tu fais quelque chose que tu désires, t'assumes, reste pas "mentalement" dans l'entre deux comme il le fait...

Assumes ce dont tu es responsable (vivre ta deuxième histoire) et n'essaie pas d'assumer "par empathie culpabilisée" ce dont tu n'es pas responsable (le premier reste auprès de moi et en souffre).
Sinon, c'est faire un peu comme lui.

Lui, face à un discours honnête, un choix, il n'assume pas de réaction (j'accepte / J'accepte avec conditions / je me barre), mais préfère être dans l'agressif-passif (je n'accepte pas vraiment, je m'adapte pas vraiment, je me barre pas, mais on fait comme si j'avais choisi).

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LittleJohn

le vendredi 08 avril 2011 à 14h33

Ouais, pareil que Siesta (+) :-D

(faut que j'apprenne à causer mieux, moi...)

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amantparisien

le vendredi 08 avril 2011 à 14h38

J'ai vécu ce genre de situation.
je prévoyais la date, et j'attendais la veille pour informer ma femme que je partais.
Je mettais un point d'honneur a ne pas la prévenir trop tôt, qu'elle n'ait pas attendre en comptant les jours.
C’était plus facile, parce qu'il n'y avait pas le problème de garde d'enfant, par exemple, et que je ne m'absentais que pour 24 heures, en semaine, donc, elle était au travail.

Jamais ma femme n'a fait en sorte de me faire sentir sa souffrance par rapport a çà.
(elle ne me l'a dit que bien après)

Une fois, elle s'est prévu une grande journée a faire les soldes, plutôt que d'aller au travail.
Elle m'a dit: "Je vais bien. Puisque tu y vas, autant que tu en profites a 100 %".

Mais j'ai une femme extraordinaire.

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bliss

le vendredi 08 avril 2011 à 15h22

ok....merci @Siesta, littleJohn et @amantparisien,
Je suis d'accord avec tout ça. Mais concrètement ça se traduit comment ? je veux dire, je lui dis ça comment ? Parce que j'ai l'impression que si cela ne passe pas par un échange entre nous, une manière de l'assumer face à lui, de lui signifier,mon empathie culpabilisée que tu nommes si bien, ça ne passera pas pour moi...
vous voyez ce que je veux dire ?
Rahhh. Faudrait que je trouve un truc à lui dire qui désamorce quand même sa passivité-agressive....
Je viens d'une famille de taiseux, où jamais on n'exprimait ses sentiments, ou alors on les niait quand j'y arrivais. Je me demande comment je fais pour m'en sortir quand même aujourd'hui.. pour aimer tant le pouvoir de la parole. Mais du coup , j'ai pas d'outil... Je suis complètement ignorante. Vous n'imaginez pas l'aide que vous m'apportez sur ce forum chaque jour...:-)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Siestacorta

le vendredi 08 avril 2011 à 15h26

LittleJohn> non mais si on est plusieurs à dire un truc, même différemment, c'est que ça doit toucher un peu juste...

Amantparisien et Bliss > je vais avoir l'air un peu cynique, mais en même temps, quand il y a un enfant, c'est aussi une source de tranquillité d'esprit. C'est vrai qu'on peut moins s'organiser au dernier moment, mais en revanche, savoir que l'autre va pouvoir rester avec l'enfant, vivre un temps de parent de son côté, c'est aussi le savoir en train de faire un truc qu'il apprécie à priori....

Certes, un temps de parent, c'est pas nécessairement une prairie ensoleillée avec des lapins et des licornes, mais c'est quand même quelque chose qu'on a choisi. Du coup, que chacun s'organise selon cette contrainte peut se vivre aussi avec joie.
C'est pas nécessairement simple, mais c'est décider ensemble de ses projets de façon responsable ( des engagements et contrats tacites... Gniiiii... Cherchez pas, c'est une référence à d'autres échanges) qui va permettre de projeter un peu plus que 24h à l'avance sans en faire un schéma angoisse/culpabilité.

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bliss

le vendredi 08 avril 2011 à 15h34

Peut-être qu'il me répond ça aussi, (au-delà du fait, qu'au fond, il aimerait mieux que je n'y aille pas )parce que dans ma question il y a un sous-entendu tellement fort, qui est : "Je te demande si tu es d'accord, mais de toutes façons j'irais, parce que j'en ai besoin, je l'ai décidé.
Peut-être que c'est ma manière de poser la question qui induit sa réponse..:-/
Donc oui, j'ai un boulot monstre à faire, pour me débarrasser de cette culpabilité, mais c'est difficile quand on fait souffrir quelqu'un. Mais ce sont des restes de chrétienté, ça fait 200 ans que ça dure, normal...:-)

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Siestacorta

le vendredi 08 avril 2011 à 15h38

bliss
Parce que j'ai l'impression que si cela ne passe pas par un échange entre nous, une manière de l'assumer face à lui, de lui signifier,mon empathie culpabilisée que tu nommes si bien, ça ne passera pas pour moi...

Bon. Tu as besoin de l'échange verbal. Et la plupart du temps, c'est très bien, c'est comme ça qu'on avance, polyamour = explications et grosses conversations récurrentes. Le plus souvent.

Je souligne que quelque fois, il peut ne pas être nécessaire de parler.
Le "je ne peux pas te l'interdire" n'appelle pas de réponse, il manifeste la peine, et ne demande pas une "réponse", mais un choix différent de celui que tu fais.
La peine existe parce que tu ne feras pas marche arrière, c'est compréhensible, mais si tu assumes que tu ne peux pas agir sur cette peine au moment où elle s'exprime, tu n'as alors que ta tendresse ordinaire à montrer. Tu montres ta tendresse, ça peut valoir toute les réponses "logiques" (je disais la même chose à Colvert, qui est dans la situation "précédant" la tienne...)

Mais si tu VEUX répondre, que tu DOIS verbaliser parce que ça t'apaise TOI, je reprend le dialogue tel qu'on l'a imaginé :

"Je suis en train d'organiser "mardi à jeudi". Il y a des trucs que t'as prévu, pour toi ou pour nous, sur ces jours là ?
- non, pourquoi ?
- ben j'irais bien passer deux jours avec Y.
- (silence.... ) je ne peux pas te l'interdire.
- C'est vrai. Tu ne m'interdis pas de découcher, je ne t'oblige pas à rester. Si on continue ensemble, toi et moi, c'est parce qu'on le désire. Tu m'aimes, je t'aime. Donc mardi-jeudi tu m'interdis pas de partir, tu n'es pas obligé de rester avec moi après, mais si on est encore ensemble ce w-e, on se prévoit un truc ? Avec le mioche, ou on le fait garder ?"

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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bliss

le vendredi 08 avril 2011 à 15h49

héhé !!! :-) Je suis éclatée de rire toute seule devant mon ordi !!!:-) :-) :-)
J'adore ce forum !
Tu sais Siesta, tu es un excellent scénariste, même dialoguiste ! ;-) Même conseille conjugal ! ;-)
J'adore.
Je lis et je relis ta réponse, et je me marre.
Je m'imagine lui disant cela, et je vois sa tête. Et c'est pourtant bien ce que je devrais parvenir à lui dire, et avec le sourire ! :-)

Je vois ce que tu veux dire quand tu écris :
"C'est pas nécessairement simple, mais c'est décider ensemble de ses projets de façon responsable qui va permettre de projeter un peu plus que 24h à l'avance sans en faire un schéma angoisse/culpabilité. "
et c'est pour ça que je ne peux pas lui balancer simplement que je pars mardi. Oui.
Tu fais référence à quel autre échange ? ça m'intéresse..

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Siestacorta

le vendredi 08 avril 2011 à 15h52

bliss
Peut-être que c'est ma manière de poser la question qui induit sa réponse..:-/

C'est à peu prèsce que te disais Littlejohn.

bliss
[la culpabilité] Mais ce sont des restes de chrétienté, ça fait 200 ans que ça dure, normal...:-)

La culpabilité, c'est une façon de ressentir ton empathie. Elle t'alerte qu'il y a un truc à faire. Mais on ne peut pas écouter que les altertes, on deviendrait sourd (ça aussi je l'ai dit à Colvert...).
Donc comme tu as de l'empathie, et que c'est très bien, tu t'en sers pour l'autre plutôt que contre toi. Tu lui montres des choses qui peuvent lui faire du bien quand tu en as l'occasion.

Ce n'est qu'en continuant à lui faire du bien comme avant (et même mieux puisque toi tu vis plus de belles choses, tu as plus d'énergie), que tu peux démontrer que tu n'organises pas sa souffrance... utilisant ton empathie en la faisant générosité, partages de bons moments et de sentiments, don de toi à lui.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Siestacorta

le vendredi 08 avril 2011 à 16h08

bliss

Tu fais référence à quel autre échange ? ça m'intéresse..

Offf... C'est un débat qui traverse le site.
Il s'agit de savoir si une relation amoureuse est toujours spontanée ou si elle se construit sur un contrat plus ou moins explicite.

Si quelqu'un (toi ou Eric49 ou Titane, Tentacara, Wazaa...avec qui se débat ressort souvent) avez envie de prendre la balle au bond, siouplé, désolé, je voulais pas détourner cette conversation, si on continue ce débat, on a qu'à citer le passage d'ici et relancer ce fil-là, d'acc ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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amantparisien

le vendredi 08 avril 2011 à 16h13

Bliss, tu pourrais peut être pratiquer autrement...

Au lieu de te trouver devant cette réponse, quand tu vas partir, tu pourrais lui demander, une fois revenue :
"Tu aurais préféré me l'interdire, si tu avais pu ?"

Question subsidiaire : Le remercies-tu , des fois, de ce qu'il te permet de vivre avec sa permission ?

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bliss

le vendredi 08 avril 2011 à 16h32

Oui, @amantparisien, je le remercie souvent, mais peut-être encore pas assez. Tu dis que tu as une femme extraordinaire mais mon homme aussi, il est extraordinaire !! ;-) Je vais lui refaire une lettre d'amour, tiens. Puisque de toutes façons aujourd'hui j'ai passé ma journée sur ce forum, j'ai pas réussi à bosser.. autant qu'elle soit profitable pour tout le monde !

Par contre, je ne comprends pas, ça nous avance à quoi de lui demander s'il aurait préféré me l'interdire s'il avait pu ?

@siestacorta, je viens de commander un bouquin sur la culpabilité... vraiment bonne après-midi. Grande décision. Mais je digère déjà tout ce que tu m'as dit, et j'essaie de mettre en pratique dés le retour de mon homme dimanche :-)

Et je vais de ce pas voir ce fil sur le contrat plus ou moins explicite....

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Siestacorta

le vendredi 08 avril 2011 à 16h33

En même temps, je relis le titre du post, même si ça part du témoignage perso de Bliss, la question de "je peux pas interdire à l'autre ou obliger l'autre, donc qu'est-ce qu'on fait" rejoint assez bien le débat spontanéité-liberté-respect-contrat.

Je suis repassé sur le fil que je citais...
Un peu énervé tout ça, mais yavait du contenu .
Ah ça madame, on peut pas dire qu'on s'est pas penché sur la question.

Bliss> heu, appliquer ce que je t'ai dis, arf, tu me fais flipper.
Je te propose un point de vue, certes avec parfois un peu trop de faconde et de désir de convaincre, mais je pars du principe que tu fais ta cuisine après, hein.
Je suis responsable de mes mots, mais toi de ce que tu en fais, d'accord ? Je cause, parfois je remue un peu trop de vent, Siestacorta et Sirocco, si on le dit vite... ça sonne pareil... si on le dit vite...

Je suis pas psy, pas conseiller, pas même très doué pour vivre ma propre vie...

"I am just a man
but i'm doing what I can to help you.

I'd like to make this water wine
but it's impossible.
I've got to get these dishes dry"
(Pulp)

Ou just a soul whose intentions are good, aussi.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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