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L'excusivité nécessaire?pour un romantisme revisité.

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le mardi 07 juillet 2009 à 11h52

Je suis un peu interloquée... car à l'origine de la relation, ça fait deux personnes prêtes à se mettre en veilleuse de manière différente... j'ai de la peine à l'imaginer, mon modèle familial proposant plutôt la rencontre d'un protecteur et d'un protégé.

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Leonidas

le mardi 07 juillet 2009 à 12h04

ça arrive ... ;) ... le protecteur fonctionne évidemment au "service de l'autre" mais le protégé peut aussi moduler son fonctionnement en essayant de plaire au protecteur, il s'ensuit un système (en spirale) ou chacun des deux (ou plus ? :D ) rentre dans un système calqué sur l'autre ... m'enfin, bref, tout existe ... mais je crois qu'il y a beaucoup plus de relations qu'on croit où les deux se sentent "prisonniers" mais pour des raisons différentes, pas assez d'autonomie d'un côté, trop de sentiments de responsabilités de l'autre, etc.

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(compte clôturé)

le mardi 07 juillet 2009 à 12h23

Oups, c'est comme l'histoire de l'aile ou la cuisse du poulet qu'on te propose à table, au lieu de demander juste "T'aimes quoi?"

Il y en a une autre: une femme a une recette de pâté de viande qu'elle fait souvent, et le coupe toujours en deux avant de le mettre au four. Il faut donc deux moules pour faire la chose. Un jour, une des moules tombe et se casse. La femme ronchonne qu'elle doit se dépêcher d'aller en acheter un, sinon elle ne pourra pas faire le pâté.

Son mari lui demande pourquoi au fait elle le coupe en deux... Elle répond qu'elle a toujours vu faire sa mère comme ça. A l'occasion, elle lui demande pourquoi... La mère de la femme lui répond que c'est parce qu'ils étaient 8 à table, mais le four trop petit pour accueillir un long pâté.

La femme désormais ne fait plus qu'un pâté: son four est bien assez grand...

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Siestacorta

le mardi 07 juillet 2009 à 12h37

Titane > aucune nostalgie... Je décrit une mécanique amoureuse de façon critique, là. Je dis que ça existe, mais pas que je pratique cela.

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titane

le mardi 07 juillet 2009 à 12h45

Nous sommes en plein romantisme exclusivement culinaire... on en aurait les larmes aux yeux (à cause des oignons)...

On est parti d'une proposition de romantisme dans l'amour multiple... on a proposé que le romantisme et l'amour multiple ne soit pas incompatibles et qu'il est au contraire possible d'y retrouver tous les ingrédients (pour le meilleur et pour le pire) dans nos relations multiples... sans exclusivité... puis on a relancé le "beauté" du sacrifice et de la "souffrance sublimée" comme jolie preuve d'amour... pour enfin donner des exemples 'culinaires" de sacrifices en cul-de-sac où personne ne gagne quoi que se soit...

II est d'ailleurs amusant de constater la répartition selon le genre des arguments... sans autres commentaires.

J'aimerais proposer que le "romantisme" n'est pas dans "l'histoire" mais dans l'instant... et chaque instant est unique et ne se partage qu'au singulier... on peut donc vivre du romantisme dans nos instants... le romantisme pourrait alors saupoudrer nos amours multiples selon les goûts... l'avantage serait pour moi du coup d'en supprimer du coup ces overdoses de possessivité et de sécurisation du modèle "mono"... l'exclusivité ? Il y en a aussi dans l'amour multiple: chaque instant partagé avec un amour en "exclue" les autres pendant un instant... il est important de vivre chaque instant dans sa singularité... ce qui le sublime serait alors justement cette conscience lucide que cette "exclusivité relative" s'éprouve au présent et qu'elle appelle à d'autres exclusivités réciproques...

Savoir réserver et offrir des moments uniques à chacun de nos amours... voilà ce qui se rapproche de l'équanimité... être aimé pour ce qu'on est et parce qu'on est distinct et non pas parce qu'on est "égal"...

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le mardi 07 juillet 2009 à 13h40

En même temps, on est salement rattrapé par le quotidien, hein!

Je cherche comment concilier une idée un peu éthérée de l'amour, les jolies théories sur l'espace-temps dissocié en merveilleuses particules, permettant de se consacrer avec élégance équanime à chaque relation...

... et le PQ qui manque
... la course pour aller mener le petit et la plus grande à l'école - au judo - à l'escrime - au violon - à la Lanterne Magique sans s'essouffler trop.

Car le moment venu de ne penser qu'à soi, je le passerais plutôt à m'étendre un moment qu'à sublimer l'éventuel instant romantique qui se présenterait. D'ailleurs depuis mon lit, je crois que j'aurais vue plongeante sur les chaussettes sales abandonnées par mon bel amour, probablement épuisé à l'idée de les tracter jusqu'à la corbeille à linge. Follement romantique!

Sans commentaires également, chacun ses préoccupations en effet.

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titane

le mardi 07 juillet 2009 à 13h48

comme dans l'amour "mono" le quotidien a sa place et seulement celle qu'on lui donne... je ne vois pas où est le problème supplémentaire... je ne parlais que des moments partagés mais bien entendu il y a les moment de douce solitude sous un ciel étoilé..;

Le quotidien est le nôtre: il est ce qu'on en fait rien d'autre...

Pas plus de pb là qu'ailleurs...

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le mardi 07 juillet 2009 à 16h15

Oui! La distinction des personnes fait leurs complémentarités, mais le quotidien nous met devant de belles inégalités.

Quand l'un des deux est plutôt à l'extérieur de la maison parce qu'à fiches de paie comparées sur temps de travail égal, y a pas photo... la répartition des servitudes se fera dans l'autre sens, et y a pas photo non plus.

Le polyamour est parfois un luxe qui ne peut se prendre qu'en rognant sur autre chose, c'est là où je voulais en venir. C'est ce visage-là que je vois en premier,quand on me parle de revisiter le romantisme à la sauce polyamour (alarm alarm). Etre romantiques à deux, c'est déjà du boulot... alors en polyamoureux, waow.

Mais si tu ne veux pas en parler, ce n'est pas un problème non plus, :-) et ce ne sera pas la première fois qu'on continuera des conversations parallèles sur un même fil.

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titane

le mardi 07 juillet 2009 à 16h47

je suis désolé mais cela aurait été si simple d'énoncer comme tu viens de le faire la problématique.

Je crois que la gestion du temps en amours multiples n'est pas différente que celle en mono amour. Il y a bien trop de couples qui n'arrivent pas à se "rencontrer" quelque soit leur niveau de salaire d'ailleurs.

Bien sur il y a inégalité entre les hommes et les femmes dans nos sociétés. Bien.

maintenant lorsqu'on aime au pluriel la gestion du temps reste une même problématique. D'ailleurs on pourrait imaginer qu'aimer au pluriel pourrait simplifier la chose!! Si à deux on peut avoir du mal à faire coïncider des "quality time" ou rencontres on peut imaginer qu'à plus de deux il est plus simple de trouver une "disponibilité" parmi notre constellation..; et pas seulement dans la quantité du temps mais aussi la qualité !!

Si mon conjoint n'aime pas faire du trekking, peut-être que mon amie de Rouen aime ça ! et puis pour une retraite sur une île de Mer du Nord je pourrais la partager avec mon amie de Bruxelles ? sans "obliger" personne de partager ce qu'elle ne voudra pas partager...

Je ne crois pas que ton scenario soit systématique et automatique et soit un problème multiplié par l'amour multiple... toutes les figures sont possible... même être une femme ou un homme à la maison pourrait simplifier les choses... bref...

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le mardi 07 juillet 2009 à 17h03

titane

Je crois que la gestion du temps en amours multiples n'est pas différente que celle en mono amour. Il y a bien trop de couples qui n'arrivent pas à se "rencontrer" quelque soit leur niveau de salaire d'ailleurs.

Si, il y a une différence... c'est que la personne du couple qui est appelée à se déplacer le plus en-dehors de la maison pour des raisons pros a du coup une mobilité accrue, et c'est elle qui va avoir le plus de liberté de polyamourer, de s'extraire du quotidien, de trouver des moments assez dégagés des contingences matérielles.

Là, est la différence, très précisément.

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titane

le mardi 07 juillet 2009 à 17h27

Je peux te dire que mes expériences démontrent le contraire !!... des déplacement peuvent "prendre" de la disponibilité !! alors que de "camper" dans une même région peut simplifier... rester ou travailler à la maison est idéal !!... demande à Françoise !

Non vraiment j'ai du mal à catégoriser ou à qualifier des "montages" ou "situations" différentes... voyager peut être une galère ! car on ne va pas en mission ou en affaire forcément dans la bonne direction !...

Sincèrement...

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le mardi 07 juillet 2009 à 18h02

Pas sûre qu'on parle de la même chose en effet: quand je parle de mobilité, je pense voiture plutôt qu'avion. Je crois quand même que la majorité des gens ont un périmètre d'influence "voiture"; et un domaine de travail moins particulier que le journalisme ou la mission à l'étranger. Ce qui augmente en effet les chances de tomber amoureux loin de chez soi, c'est un fait.
Ma foi, si c'est pas le pognon, c'est le temps qui manque. L'un comme l'autre, c'est du luxe parfois hors de portée du romantisme le plus fou!

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titane

le mardi 07 juillet 2009 à 18h15

C'est sur que si on se tape les trois 8 plus les corvées ménagères sans pouvoir partir en vacances... ben là... mono ou multiple... pffff pas facile...

Est-ce que la multiplication des rencontres fortuites augmente les chances de tomber amoureux ? certainement ! mais ensuite pour "concrétiser" !! à 5 000 bornes ou juste pour les vacances et encore, pas toutes !... faut avoir développé une sacrée confiance et patience ! non ?

C'est sur, espace et temps sont des contraintes... mais comme dans tout et pour tous... des inégalités ? surement... de la créativité aussi... les histoires d'amour multiples ont existé et existent dans tous les milieux je crois...

Non?

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le mercredi 08 juillet 2009 à 09h09

En tous cas, c'est une vision bien plus réaliste de ce que peut être le polyamour, à 20 ou à 5000 km, avec des sous ou pas, avec beaucoup de temps à disposition ou pas, en travaillant ici ou ailleurs. Au contraire, Cyranova, d'un manque de courage, d'une recherche de confort sentimental, d'un saupoudrage superficiel de lutin, la démarche est un engagement à confronter nos contradictions et nos diversités. A grandir, quoi!

La morale là-dedans... c'est que le polyamour est une occasion de développer son éthique personnelle, au lieu de se laisser dicter la forme de nos relations par quelque chose que somme toute, nous n'avons qu'à modeler à notre guise. Pour moi, ça veut dire devenir plus responsable, prendre les rênes, et en chier plus aussi; de donner de l'énergie à un pote qui la rote, sachant que quand j'aurai le coeur gros c'est lui qui me prendra dans les bras.

"Etre un lutin libéré
tu sais c'est pas si facile"

Et le romantisme n'est pas une exclusivité monoamour, c'est plutôt, transposé au domaine polyamoureux, la faculté de faire connaître nos expériences personnelles, de sortir d'un idéal qui a vécu. On tente l'exploration de toutes les possibilités de l'amour afin de ne louper aucune extase, mais en risquant les tourments du cœur et de l'âme. C'est donc, très concrètement, une réaction du sentiment contre la raison. Et souvent en démontant ce qu'on croit être l'équation du couple qu'on forme...

Pour ce qui est du mystère, il faut prendre le mot au sens de célébration; quant au fantastique, à l'évasion, au ravissement, au rêve, au morbide et au sublime, les occasions sont peut-être plus nombreuses, mais pas en fonction du nombre de personnes avec lesquelles on est en relation.
Depuis que je cause avec des polyamoureux, j'ai eu l'occasion de creuser beaucoup plus profondément certains aspects de la vie, au risque de m'écorcher encore plus (en fait, je me suis écorchée bien plus, ces six derniers mois...).

Il est précisément question de se pencher sur la morale, au risque de voir s'écrouler comme un château de cartes des faux-semblants qui ne restent debout que parce qu'on l'a décidé. Ce n'est pas sécurisant, loin de là: on cherche en effet de nouvelles valeurs esthétiques et morales, des idées et des thématiques nouvelles, plus de choix... ce qui rend le choix lui-même encore plus difficile.

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cyranova

le jeudi 09 juillet 2009 à 21h10

merci pour toutes ses réponses elles permettent de rebondir d'affirmer et d'affiner sa pensée.
pour la préciser il semble nécessaire de redéfinir et de distinguer l'état amoureux du romantisme;
lors d'une rencontre amoureuse l'etre humain est dans une premiere étape narcissique ou il ne voit pas l'autre tel qu'il est mais tel qu'il le percois. il est dans l'amour réve, cela suppose dépendance,exclusivité jalousie,ambivalence, cela engendre de la douleur. oui passion est synonyme de souffrance et cela ne date pas d'aujourd'hui puidsque notre culture judéochrétienne la mise en scene dans la passion du christ. ainsi faut il souffrir pour aimer et lse sacrifier pour l'amour de l'autre ( du christ).? mais la passion n'est que la premiere étape d'une relation l'amour vrai se substitue peu a peu aprés une période de concsience.. et beaucoup de conflit entre soi et l'autre. c'est le moment des désillusion ou le désir prend une autre forme. c'est ce que redoute les don juan qui n'aime et ne désire que pour se sentir désiré.
l'amour vrai c'est autre chose. c'est l'amitié qui n'exclus pas un rapprochement physique,c'est l'amour de ses proches,c'est l'amour de son prochain à travers un engagement spirituel, humanitaire c'est le don de soi sans jugement sans appartenance l'amour du bonheur de l'autre.
pour moi le romantisme est a la croisée de ces deux formes d'amours.cyrano alimente sa passion qui elle méme alimente et dynamise son oeuvre il la canalise la sublime la maitrise. mais il est aussi dans le don, l'abnégation il met sa force au service du bonheur de la personne aimée. il fait de sa vie une oeuvre,"je marche sans rien sur moi qui ne reluise empanaché d'indépendance et de franchise" ne serait ce pas un beau slogan pour les polyamoureux?
nous n'avons pas attendu francoise pour etre dans le polyamour la societé et son évolution nous l'a imposée mais au moins ne perdons pas de vue ce qui dans la nature humaine nous grandit. un panache bien nécessaire c'est de cela dont je voulais parler.
a vous lire avec beaucoup de pliasir bisous a tous

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cyranova

le jeudi 09 juillet 2009 à 21h13

ps : désolé pour les fautes j'aurais du relire

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