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Réactions à l'événement

[En ligne] Café poly racisé

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Ahbahdisdonc (invité)

le dimanche 19 avril 2020 à 16h36

#Il me semble assez clair que ce Café Poly a peu à voir avec le polyamour mais plus à une tentative d'instrumentalisation du polyamour de la part du Parti des Indigènes de la République.
Je me demande si c'est vraiment conforme avec la charte de ce site.

Cela ne fait aucun doute ! Je soupçonne même les orgas de vouloir nous faire intégrer le FN...euh non le PIR pour pouvoir mieux utiliser nos cerveaux contre l'essence même du polyamour. Et la marmotte elle met le chocolat…

Qu'est ce qu'il ne faut pas entendre ? Pourriez-vous juste passer votre chemin face à un événement qui ne vous intéresse pas ?
Quand vous voyez des affiches pour des cartes téléphoniques permettant d'appeler en Afrique à prix préférentiel, pensez-vous "C'EST UNE HONTE je ne connais personne en Afrique moi ! Ce produit est très certainement une conspiration (pour un grand remplacement ;-) ) et ne devrait pas exister". ?
Si oui, vous avez raison.
Si non, vous avez raison.
Mais par pitié lâchez votre clavier, vous êtes juste épuisants...

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Profil

Polyamour.info

le dimanche 19 avril 2020 à 16h37

Travailler à rendre TOUS les événements le plus inclusifs et accueillants possible, quelle que soit son origine, sa couleur de peau, son genre, sa culture, sa taille, son poids, etc. n'est pas incompatible avec le fait de proposer des événements restreints à certaines personnes, qui peuvent ainsi se sentir dans un environnement plus sûr.

Cet événement à donc toute sa place ici, comme tout événement qui a pour principe la bienveillance. Si vous vous sentez discriminé, c'est peut-être simplement que l'événement ne s'adresse pas à vous, pas la peine d'en faire tout un foin, il y a d'autres événements, ça ne sert à rien de troller.

Le tour de la question a été fait ici, avec des arguments contre et des arguments pour. Il est temps de refermer la parenthèse, la discussion est donc close.

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Profil

Polyamour.info

le lundi 20 avril 2020 à 00h25

À la demande de @CafePolyRacise nous publions ce message de leur part :

CafePolyRacise
L'un d'entre-nous a fait une traduction d'un site qui s'intitule Guide d'un allié que nous avons trouvé pertinent pour clôturer le débat et pas trop long à lire.

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GUIDE POUR DEVENIR ALLIÉ•E
Un guide open source en constante évolution dont l’intention est de vous
fournir des ressources pour devenir une personne véritablement alliée.

ÊTRE UNE PERSONNE ALLIÉE, C’EST…
Lutter comme si vous le faisiez pour vous-même.
Défendre et soutenir même si vous avez peur de le faire.
Utiliser vos privilèges au profit des personnes qui ne les ont pas.
Conscientiser que, même si vous pouvez également ressentir de la
souffrance, il ne s’agit pas de vous.

VOUS VOULEZ DEVENIR UNE PERSONNE ALLIÉE
Bienvenue dans notre guide pour devenir allié•e, un outil ayant pour objectif de vous fournir les ressources qui vous permettront de devenir une personne véritablement alliée.

J’ai beaucoup entendu le mot “allié•e” dans le contexte des événements et tragédies récentes. En effet, plusieurs personnes souhaitent devenir “alliées” mais sont incapables d’assumer les responsabilité que cela implique.

J’utilise ici le mot “allié•e” de façon large car nous évoluons vers un espace de communication où ce mot est largement mal utilisé.
Malgré le fait qu’il soit utilisé de manière inappropriée, employer un autre mot risque de créer encore plus de confusion. La définition “d’allié•e” que vous vous êtes appropriée (que vous soyez ou pas un•e futur•e allié•e) est probablement différente de la définition que je souhaite introduire dans ce guide.

QUELLE EST LA PARTICULARITÉ DE CE GUIDE ?
Il y a déjà pas mal de bons guides disponibles et j’ai conscience de
leur existence. Ce qui diffère à propos de ce guide, c’est que je souhaite que des personnes de tous horizons puissent y contribuer.
Je souhaite qu’il soit une ressource permettant à quiconque considérant la possibilité de devenir une personne alliée de comprendre les avantages et inconvénients que cela implique.

CE QUE CE GUIDE COUVRE :
- Pourquoi ce guide a été créé
- Ce que signifie être une personne alliée
- Pourquoi les personnes alliées sont nécessaires
- En quoi ça consiste d’être allié (ce qu’il faut faire et ne pas
faire)
- Comment gérer les ratés
- Contribuer à ce guide

POURQUOI CE GUIDE A ÉTÉ CRÉÉ

Durant l’été 2016, une personne que je considérais alliée s’est contenté d’observer une scène à laquelle elle était présente et où j’étais fustigé•e par une personne raciste. Je venais justement d’avoir une conversation animée avec cet individu au sujet du pouvoir que les personnes alliées privilégiées pouvaient utiliser pour faire face à des situations discriminatoires. Je faisais confiance à cette personne et j’ai senti qu’elle n'avait pas été là pour moi lorsque j’ai eu besoin d’elle. En réalité, elle a détourné le regard, comme si nous ne nous connaissions pas.

Bouleversé•e, je n’ai pas réussi à comprendre ce qui s’était passé. Est-ce que la conversation que nous avions eue avant les faits était passée à la trappe ? Pourquoi est-ce que cette personne n’a pas réagi ? C’est à ce moment-là que j’ai réalisé :

Dire que vous êtes une personne alliée est bien plus facile que être une personne véritablement alliée.

Plusieurs personnes se disant alliées portent ce mot et cette idéologie de la même manière qu’elles porteraient un vêtement. Un vêtement qu’il est facile d’enlever lorsqu’il n’est plus à la mode ou qu’il n’est plus safe de le porter.

Si seulement les personnes marginalisées pouvaient se débarrasser de leurs identités avec autant de facilité et d’assurance.

CE QUE SIGNIFIE ÊTRE UNE PERSONNE ALLIÉE

Il y a débat sur ce qu’une personne alliée est ou n’est pas. C’est encore plus compliqué à définir lorsque ce mot est utilisé à tout va par des personnes non marginalisées. La meilleure définition d’une personne alliée vient de Roxane Gay (autrice de Bad Feminist) dans son article pour Marie-Claire, “On Making Black Lives Matter.” Dans cet article, elle note :

Les personnes de couleur n’ont pas besoin d’allié•es. Nous avons besoin que les gens se mobilisent et affrontent les problématiques qui découlent de l’oppression comme si elles étaient les leurs, sans pour autant les supprimer ou les contourner. Nous avons besoin que les gens fassent cela même s’il leur est difficile de parfaitement comprendre ce que ça fait, de subir des oppressions à cause de sa race, de son ethnicité, genre, sexualité, aptitudes, classe, religion ou d’autres caractéristiques identitaires. Nous avons besoin que les gens utilisent leur bon sens pour savoir comment participer au rétablissement de la justice sociale.

En résumé : être une personne alliée ne nécessite pas que vous compreniez à 100% ce que ça fait d’être opprimé. Cela signifie que vous luttez comme si ce combat était le vôtre.

Une personne marginalisée ne peut pas aisément se débarrasser du poids de l’oppression subie à cause de son identité au gré de ses envies.
Elle est obligée de porter ce poids chaque jour, pour le meilleur et pour le pire. Une personne alliée comprend qu’elle doit aussi vouloir porter ce poids et ne jamais s’en délester.

POURQUOI LES PERSONNES ALLIÉES SONT NÉCESSAIRES

Tout le monde peut être allié. Une personne alliée reconnaît que même si elle ne fait pas partie d’un groupe marginalisé qu’elle soutient, elle fait un effort concerté pour bien comprendre la lutte. C’est parce qu’une personne alliée bénéficie de plus de privilèges (et elle les reconnaît en tant que tels), qu’elle peut s’exprimer d’une voix plus puissante et audible aux côtés des personnes marginalisées.

CE EN QUOI ÊTRE ALLIÉ•E CONSISTE (CE QU’IL FAUT FAIRE ET NE PAS FAIRE)

Etre allié•e n’est pas une mince affaire. Plusieurs personnes parmi celles souhaitant le devenir ont peur de faire des erreurs qui leur vaudraient des critiques se terminant par “-iste” ou “-phobe” (raciste, sexiste, transphobe, homophobe, etc). En tant qu’allié•e, vous êtes également affecté•e par un système d’oppression. Cela signifie qu’en tant qu’allié•e, il y a aussi bien matière à apprendre qu’à désapprendre – il est normal de se tromper.

En tant qu’allié•e, vous allez devoir être prêt•e à assumer vos propres erreurs et faire preuve de proactivité dans votre propre éducation.

Si vous décidez de devenir allié•e mais refusez d’admettre que vos mots et vos actes sont chargés d’oppression, vous foncez droit dans le mur. Vous serez complice de l’oppression exercée sur ces mêmes personnes que vous prétendez vouloir aider. Vous ne serez pas vraiment allié•e. Sachez que si vous choisissez d’ignorer cela, vous aurez un potentiel nuisible encore plus grand que quelqu’un d’ouvertement “-iste” ou “-phobe” car vous seriez, grosso modo, le loup dans la bergerie.

Tout comme l’ensemble de la société, vous ne changerez pas du jour au lendemain. Voici une liste de choses qu’il est très important de faire ou d’éviter dont vous pourrez vous servir tout au long de votre apprentissage et de votre intégration dans votre nouveau rôle d’allié•e.

À NE PAS FAIRE

N’attendez pas qu’on vous livre la science infuse. Prenez la responsabilité d’utiliser les outils à votre disposition pour apprendre et répondre à vos propres questions.
Ne cherchez pas à gagner la médaille d’or des jeux olympiques de l’oppression
N’agissez pas comme si vous saviez mieux que les autres
Ne vous appropriez pas les efforts des personnes marginalisées qui ont mis la main à la pâte avant que vous ayez rejoint la lutte
Ne supposez pas que chaque membre d’un groupe marginalisé se sent opprimé.

À FAIRE

Soyez à l’écoute.
Soyez conscient•e de vos biais implicites.
Faites votre travail de recherche pour en apprendre plus sur l’histoire de la lutte que vous rejoignez
Travaillez sur vous-même pour trouver un moyen de conscientiser la mesure dans laquelle vous prenez part et contribuez aux systèmes oppressifs
Travaillez sur votre environnement et trouvez comment changer les systèmes oppressifs
Amplifiez (en ligne et lorsque vous êtes présent•e physiquement) les voix des personnes qui n’ont pas vos privilèges.

BOTTES ET SANDALES : COMMENT GÉRER LES RATÉS

Contribution de @presleyp

Remarque : Certaines parties de ce texte étaient à l'origine basées sur le tweet de Kayla Reed (@RE_invent_ED) qui définit la façon dont elle voit ce que signifie être un•e allié•e.

Bien qu’on puisse s’attendre à ce qu’il y ait des ratés, quelle est la meilleure façon de les gérer ? Commençons par un exercice.

Imaginez que votre privilège soit le fait de porter de grosses bottes qui vous empêchent de vous en rendre compte lorsque vous marchez sur les pieds de quelqu'un d’autre ou que quelqu’un d’autre vous marche sur les pieds, tandis que les personnes opprimées n'ont que des sandales. "Aie ! Vous me marchez sur les pieds !" Comment réagissez-vous ?

Parce qu’il nous est littéralement plus facile d’avoir les idées claires lorsqu’il s’agit de marcher sur les orteils de quelqu'un, que lorsqu’il s’agit de parler d’oppression, les problématiques soulevées par la plupart des réponses reçues nous paraissent plus évidentes :
- Réponse autocentrée : «  Je ne peux pas croire que vous pensiez que je puisse marcher sur vos pieds ! Je suis quelqu’un de bien ! »
- Déni du fait que les expériences des autres sont différentes des vôtres : « Ça ne me dérange pas quand les gens me marchent sur les pieds."
- Évitement et changement de sujet : "Certaines personnes n'ont même pas de pieds, pourquoi n'en parlons-nous pas à la place ?"
- Se désolidariser de la victime : «  Tous les pieds comptent !»
- Critique du ton ou de la forme : "Je bougerai bien mon pied si vous me le demandiez plus gentiment."
- Nier que le problème peut être résolu : «  Ça arrive tout le temps qu’on se marche sur les pieds. Plus vite vous vous y faites, mieux vous vous sentirez."
- Blâmer la victime : "Vous n'auriez pas dû marcher près de gens ayant des bottes !"
- Retrait : "Je pensais que vous vouliez mon aide, mais je suppose que non. Je vais rentrer chez moi."

En réalité, la plupart d'entre nous savent intuitivement comment bien réagir lorsque nous marchons sur les orteils de quelqu'un d’autre et nous pouvons utiliser ce savoir pour nous aider à apprendre à réagir lorsque nous commettons des micro-agressions.
- Se recentrer sur la personne impactée : "Ça va ?" Écouter sa réponse et apprendre.
- S'excuser de l'impact, même si on n'avait aucune intention de nuire : "Je suis désolé•e !"
- Arrêter l'occurrence du comportement / parole / geste nuisible : bougez votre pied.
- Arrêter de reproduire le même schéma : faites attention où vous marchez dorénavant. (En ce qui concerne l'oppression, nous voudrions réellement pouvoir changer de « chaussures » pour se débarrasser des privilèges et de l'oppression qui va avec (des baskets pour tou•tes !) mais bon, on atteint un peu les limites de la métaphore !)

Réagir de manière juste et constructive ne consiste pas à intégrer des règles arbitraires ou à s’effacer. Sans parler politique, c'est simplement la chose la plus raisonnable à faire. Pourtant, il est très difficile de s’en souvenir sur le moment, tellement ces problèmes sont ancrés dans notre société. À ce titre, il peut être utile de réinterpréter la situation afin de ne pas vous sentir sur la défensive.

Vous avez peut-être remarqué qu'il est plus facile pour vous de gérer le fait d’être corrigé•e à propos de quelque chose que vous ne saviez pas lorsque vous êtes reconnaissant•e de (et ouvert•e à) l'opportunité d'en apprendre quelque chose plutôt que lorsque vous êtes gêné•e d'avoir eu tort. Être capable de laisser de côté son ego est une compétence incroyablement importante à développer.

Essayez de commencer par « Merci de m'en avoir informé•e » pour vous mettre dans un meilleur état d'esprit. Si après avoir dit cela, vous avez besoin de prendre le temps de réfléchir à la situation, ça va aussi.
N'oubliez pas qu'il ne s'agit pas de changer l'état d'esprit de l'autre personne. Elle a le droit d’être contrariée après avoir subi une oppression.

CONTRIBUER À CE GUIDE

Ceci n’est que le commencement. Je suis une femme noire cis-genre et je ne devrais pas être la seule à contribuer à ce guide.
Si vous vous identifiez comme membre d’un groupe marginalisé et souhaitez contribuer, merci de soumettre une pull-request sur le répertoire GitHub ici.
Si vous n’utilisez pas GitHub, envoyez-moi un email à l’adresse : [e-mail, cliquer pour voir l'adresse]


Source: www.guidetoallyship.com/ (Amelie Lamont)

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