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On est quoi ? Qu'est ce qu'on "construit"?

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HeavenlyCreature

le vendredi 13 septembre 2019 à 22h34

Les lectures des derniers témoignages m'incitent à créer ce post...

J'ai rencontré très jeune le père de mes enfants avec lequel j'ai "construit une vie de famille". On s'est soutenus mutuellement sur bien des projets (pro) et dans nos difficultés respectives (familiales). On a grandi ensemble, on s'est sauvés l'un l'autre. Mais notre amour (amoureux) n'y a pas survécu.

De cette expérience, j'en ai tiré la conclusion que je ne veux plus mélanger "amour" et "foyer", "problèmes" et "plaisirs"

Depuis un certain temps déjà, je fréquente un homme auquel je suis très attachée. Lui n'a pas d'enfant. On se voit à hauteur d'une ou deux fois par semaine, chez lui, plus rarement chez moi (je vis tjs avec mon ex et nos enfants). On passe des moments très agréables (restos, ciné, sexe, chill..) mais je ne peux m'empêcher de penser : "et après ?".

Dans la mesure où je ne me vois pas revivre avec qqun, et moins encore faire des enfants avec (du moins pour le moment), je m'interroge sur ce qui fait que notre relation "évolue".

Je sens bien que mes inquiétudes sont influencées par des injonctions sociétales, il n'empêche que je n'arrive pas à identifier les points sur lesquels on peut "construire" ensemble, et je suis bien incapable de me projeter avec lui à moyen ou long terme..

Et puis je crois que je culpabilise un peu : de mon côté, j'ai eu mes enfants et j'ai une vie de famille épanouie. Et lui, ne risque-t-il pas de se retrouver lésé ?

Certains d'entre vous ont ils déjà vécu cela ?

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le vendredi 13 septembre 2019 à 22h43

J'aurai tendance moi à inverser le questionnement. Qu'est-ce que lui projette ?

Toi, tu as une vie entamée avec des accomplissements réalisés. Mais lui, que veut-il ?

Aimer, juste pour l'amour. Et puis, aimer est déjà une construction en soi, je crois ! Après, les moments ensembles n'implique pas de créer une nouvelle vie en commun. Enfin, moi je ne le visualise plus du tout comme ça. Si je n'avais plus de vie commune, et j'y ai souvent pensé, j'aurai une vie rien qu'à moi. Je serai entourée, certes, mais moi avec moi-même comme base créatrice de mon avenir.

J'ignore si ça peut alimenter ta réflexion ?

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HeavenlyCreature

le vendredi 13 septembre 2019 à 22h50

bonheur
J'aurai tendance moi à inverser le questionnement. Qu'est-ce que lui projette ?


Il dit vouloir s'impliquer davantage (car ça n'a pas du tout été le cas au début : il a confondu "non exclusivité" avec "superficialité".). Mais j'ai du mal à saisir ce que cela implique, justement. De mon côté, je pense confondre "implication" et "engagement".

bonheur Mais lui, que veut-il ?

Aimer, juste pour l'amour.

Oui. Je crois qu'il est plus apte que moi à prendre les choses comme elles viennent sans se poser de questions. J'ai l'impression que lui est à l'aise, que c'est moi qui me prends la tête (comme d'habitude en fait ^^')

J'ai tellement voulu fuir la dépendance affective et voulu être autonome, que je me retrouve aujourd'hui dans une perte de sens.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Lilouette

le vendredi 13 septembre 2019 à 23h22

Bonjour.
Je me sens assez proche de ce que tu évoques.

Mon vécu est à peu près similaire : séparée d'avec le père de mon fils, avec qui on est resté très proche pour le bien de notre enfant. Quand on s'est rencontré, on se remettait chacun tant bien que mal d'une précédente relation. L'échec de la nôtre qui avait pourtant si bien débutée m'a fait remettre en question tout ce que je pensais attendre de l'amour.

Je pense comme toi que je ne veux plus de la conjugalité, et que je vivrai mieux l'amour sans passer par la case "vivre ensemble". Et donc pas de mariage (je n'ai jamais été mariée mais je l'avais pourtant toujours envisagé), pas de grande maison, peut-être plus d'enfant.

Il y a un gros travail sur soi à faire pour faire la part entre ce qu'on pense vouloir parce que c'est ancré culturellement et ce qu'on veut vraiment.

J'ai trouvé dans la notion de polyamour une partie des réponses (je précise que pour le moment je suis juste "croyante mais non pratiquante").

Et comme le disait Bonheur, si on fait abstraction du schéma classique imposé par la société, il ne reste que l'amour. Donc il suffirait d'aimer, juste pour l'amour.
Je trouve que le fonctionnement du polyamour répond vraiment bien à cela. Notamment la compersion. Je t'aime donc je suis heureuse de voir que tu aimes et que tu es aimé (par moi et par d'autres).
Pas de notion d'appartenance. Donc inutile de se marier, d'avoir une maison ensemble.

Je reviens sur ta question puisque je sens bien que pour le moment je n'y réponds pas du tout.
Une fois qu'on s'est affranchi des injonctions sociétales, que reste-t-il à construire ?
Ça pourrait être : de bons moments, des souvenirs, des voyages ? Œuvrer ensemble pour une cause commune ?

Qu'est ce que tu attends de l'autre ? Qu'as tu à lui offrir ?

Désolée je rajoute des questions à tes questions mais je crois que souvent c'est le meilleur moyen de trouver en soi de vraies réponses.

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Mark

le samedi 14 septembre 2019 à 06h26

HeavenlyCreature
Et puis je crois que je culpabilise un peu : de mon côté, j'ai eu mes enfants et j'ai une vie de famille épanouie. Et lui, ne risque-t-il pas de se retrouver lésé ? Certains d'entre vous ont ils déjà vécu cela ?

Clairement, oui.

Et vivre une relation ou ma partenaire ferait un renoncement à son envie de fonder un foyer et d'avoir des enfants a été une situation très difficile à appréhender. Je précise, ce n'était pas la base initiale de nôtre relation.

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 14h35

Depuis que j'ai écrit ce poste, je réalise pas mal de trucs, notamment en échangeant avec une copine sur sa relation difficile. Pour faire court, elle porte seule la charge mentale de son couple (son mec-Z- lui fait faux plan sur faux plan) ce qui correspond à notre 1ere année de relation avec mon copain (X). En écrivant à cette copine (ci-dessous mon msg), je crois que j'ai réalisé d'où venait mon malaise :

"En fait, faut arrêter de sur-interpréter le truc, tu vois ? Avec X, je me suis racontée bcp de salades : "il m'aime, mais il se protège, et bla bla bla". BULLSHIT ! Le mec il s'en battait JUSTE littéralement les COUILLES! Il était pas impliqué, il prenait le bon et ignorait le reste. C'était de l'opportunisme, ni plus, ni moins. Plus je mettais de l'énergie dans notre relation, plus il s'en désinvestissait. Elle est là, la réalité... Ya que quand il a compris qu'il m'avait VRAIMENT perdue (il était pas question pour moi de faire marche arrière) qu'il a compris que ça avait de l'importance. Mais avant ça, je n'avais pas d'importance pour lui, du moins pas suffisamment pour faire le moindre effort. C'est terrible comme constat, j'en ai encore pleuré récemment, pcq je trouve ça profondément injuste. Mais c'est la vérité : ils s'en batt(ai)ent les COUILLES de nous. Y a que quand ils sentent qu'ils peuvent nous perdre qu'il réalisent (d'où les larmes de Z). Mais pour combien de temps ? Une soirée ? Une semaine ? Un mois ? 1 an ? Tout ça m'a rendue bien sceptique... Ça a beau bien se passer entre X et moi (vraiment bien même ) y a un truc qui s'est brisé... Au fond de moi, je suis profondément blessée et ça, ça disparaîtra pas en 2 mois de relation malgré tous ses efforts et sa sincérité. Aujourd'hui, je suis bien incapable de me projeter avec lui : je prends le bon, au jour le jour, je "profite" de chaque instant, mais je pars du principe que ça ne durera pas de toutes façons. C'est triste, hein ? Merde, en t'écrivant, je réalise que j'y crois plus. Moi je m'en fous : j'ai déjà eu mes enfants, ma vie de famille est épanouie, j'ai eu mes réussites que je ne dois qu'à moi même et j'ai un beau métier, je suis bien entourée et j'ai réglé mes vieux démons... Bref, j'ai plus rien à perdre ! Mais toi ? Tu as des attentes envers Z, elles ne peuvent qu'être déçues. Dsl je projette plein de truc sur ton couple, et c'est sans doute aussi pour ça que j'avais les boules la dernière fois. Mais comme je te disais je trouve que tu vaux teeeeeeellment mieux que tout ça ! "

Voilà, je crois que j'ai plus ou moins la réponse à ma question : c'est pas l'absence de projet concret qui me bloque (enfant, cohabitation), mais pcq je n'y crois plus vraiment.

Aussi, je retourne la question. Certains ont ils déjà vécu une période difficile dans leur couple, avec perte de confiance totale en l'autre et en soi, pour finalement mieux se reconstruire ensuite ? Je précise qu'aujourd'hui X est au petit soin avec moi et semble vraiment impliqué. Devrais-je totalement oublier le passé ?

P.S: Désolée pour la crudité de mes propos, je suis un peu chartier dans la vraie vie ^^'

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 15h14

Merci Lilouette.
Je pense qu'on est effectivement quelque uns à atterrir ici pcq désilusionnés par le schémas classique monogame et toutes ses promesses gâchées.
Comme toi, je suis moins pratiquante que croyante (bien que j'ai été non exclusive durant près d'un an et demi après ma séparation avec le père de mes enfants et mène une vie qque peu atypique). Ce que j'aime avant tout ici, c'est l'espace de réflexion sur les interrelations, au croisement de l'analyse psy et sociologique.

Je vais essayer de répondre à tes questions:

1)Une fois que l'on s'est affranchi des injonctions sociétales, que reste-t-il à construire ?
Dans notre cas, je dirais "les bons moments et les souvenirs". Mais par éducation* j'ai sans doute du mal à assumer cet hédonisme là.
(*dans la substance : "la vie c'est pas de la rigolade, faut en chier, se sacrifier pour le collectif")

2)Qu'est ce que tu attends de l'autre ? Ben justement, pas grand chose. Il m'a tellement déçue dans le passé que je ne m'autorise pas à attendre quoi que ce soit de lui (ce qui m'amène de belles surprises je dois bien avouer). Ou alors, si on regarde le verre à moitié plein, peut être ai-je dépassé un cap et suis-je arrivée à une forme d'amour inconditionnel, où j'accepte l'autre tel qu'il est, et n'attend plus rien de lui ?

3)Qu'as tu à lui offrir ? De la tendresse, une vie sexuelle épanouie, des bons moments (sorties, etc.), du soutien dans ses projets. Mais à part ça, ça reste très compartimenté comme vies : chacun chez soi, chacun ses projets, chacun sa merde j'ai envie de dire. Je ne lui donne que les bons côtés (bonne humeur, rigolade) mais me confie que très peu sur mes difficultés. Par exemple, après un an 1/2, il ne connaît pas grand chose de mon passé, en particulier de mes traumatismes d'enfance. Tout au plus sait il que j'ai plus ou moins coupé les ponts avec mes parents, mais il ne cherche pas à creuser. Ça a été la même chose lors d'une très grosse épreuve professionnelle traversée il y a qques mois : je l'ai tout bonnement évincé de ma vie pendant 6 mois car il ne m'apportait non seulement aucun soutien, mais me détournait de mes objectifs. Quant à mes enfants, il les tolère mais je vois bien qu'il s'en tient à distance, et qu'au fond ça l'arrangerait que je n'en ai pas. Mais on en revient à la 2ème question..

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le samedi 14 septembre 2019 à 15h22

@HeavenlyCreature : Pas de soucis pour le langage. Je suppose qu'on l'est tous. C'est comme n'avoir pas le droit de roter ni de péter. Les bébés le font (même qu'on les malmène pour qu'ils fassent leur rot). Ca aussi, ça relève d'une construction culturelle.

Bref, pour en revenir à une relation amoureuse (et j'ajouterai toutes relations humaines), je ne sais plus si c'est Guy Corneau ou Jacques Salomé qui expliquait qu'une relation était comme une écharpe imaginaire : il faut que chaque protagoniste prenne soin du bout de l'écharpe qui lui revient mais que si l'une des deux personnes lâche son bout de l'écharpe ou en confie le soin à l'autre, ben il ne peut plus y avoir de relation, puisqu'il n'y a plus cette sorte de passerelle imaginaire. Après, une écharpe, elle peut être en coton à un bout et en soie à l'autre. Aussi les motifs peuvent être différents… Le principal c'est d'entretenir son bout d'écharpe et de continuer à le tenir. Pour les poly, attention à ne pas devoir tenir trop de bouts à la fois. Mais on peut en tenir plusieurs et consacrer à la fois le temps et l'énergie à les bichonner, ces bouts d'écharpes.

Ca marche aussi avec la laine, ou un léger foulard :-D .

Du coup, pour les lecteurs, je recommande en vrac de Guy Corneau : "le meilleur de soi - trouver le chemin vers l'épanouissement" et "N'y a-t-il pas d'amour heureux ?" ET Jacques Salomé "voyage au pays de l'amour"

Amoins que ce ne soit Alain Héril. En tout cas la page de garde est représentative :

https://www.amazon.fr/Aimer-Alain-Héril/dp/250106...

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 15h27

J'adore tes comparaison Bonheur elles sont toujours pleines de sens et très mignonnes en prime :)

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ourscalin

le samedi 14 septembre 2019 à 15h37

Citation : Je pense qu'on est effectivement quelque uns à atterrir ici pcq désilusionnés par le schémas classique monogame et toutes ses promesses.
Comme toi, je suis moins pratiquante que croyante (bien que j'ai été non exclusive durant près d'un an et demi après ma séparation avec le père de mes enfants et que je mène une vie qque peu atypique en vivant tjs avec lui et en étant hyper proches). Ce que j'aime ici, c'est l'espace de réflexion sur les interrelations, au croisement de l'analyse psy et sociologique."

Je te rejoins totalement dans ce texte.
Lorsque l'on arrive à un certain âge ou moment de sa vie on se pose ce types de questions et franchement je m'en pose beaucoup, sans avoir de certitudes ni de réponses.
J'ai lu ton post depuis son début, je sais que j'ai a y apporter quelque chose, je le ressens mais n'arrive pas encore à le formuler, comme les question de Linette sur un autre post.
Depuis que je suis ici j'ai lu beaucoup de choses très émotives, enrichissantes, tristes, belles et toutes celles ci ont changées certaines de mes visions. Je préfère prendre du recul pour répondre amplement. Mais merci pour ces confidences.

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 15h59

Bon, le tableau que je dépeins plus haut peut sembler un peu sombre, pourtant on s'aime énormément et l'alchimie qu'il y a entre nous est inédite. Du coup, je crois que je n'attends RIEN de lui, mais qu'il m'apporte NÉANMOINS un truc essentiel à mon équilibre : me faire me sentir femme à nouveau.

Et je crois que l'apport de la philosophie PA, en ce qui me concerne, réside dans le fait qu'effectivement, on ne peut pas TOUT attendre de l'autre. Qu'il faut puiser en soi et/ou chez d'autres (amitiés, amours, famille, etc.) ce qui ne peut être entièrement comblé dans le couple.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 16h01

Merci ourscalin c'est souvent aussi que je suis très touchée par un témoignage sans savoir où cela m'emmène exactement. Il n'y a aucune obligation à répondre, je suis simplement heureuse que ce fil ouvre une réflexion chez certains d'entre vous, et ce, au delà de la manière dont il me fait moi-même avancer.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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ourscalin

le samedi 14 septembre 2019 à 16h25

Oui tout à fait.
J'y reviendrai, même si c'est pas de suite.
En fait, ici, ça me sert de catalyseur aux réflexions.

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 18h28

Mark
Clairement, oui.

Et vivre une relation ou ma partenaire ferait un renoncement à son envie de fonder un foyer et d'avoir des enfants a été une situation très difficile à appréhender. Je précise, ce n'était pas la base initiale de nôtre relation.

Pourrais tu m'en dire plus ?

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ourscalin

le samedi 14 septembre 2019 à 19h02

Je n'ai pas vécu ta situation, mais à la lecture je ne vois que des points positifs ou presque.
Si j'ai bien saisi, tu as d'un côté un foyer épanoui au sens large, et d'un autre côté, un complément affectif qui te comble et avec qui tu te poses des questions d'avenir.
Je rejoins Bonheur, qu'en est il pour lui ?
Ensuite, n'est pas cette liaison qui justement contribue à ton équilibre ?
Pourquoi vouloir ou penser une instauration sociale, personne ne t'y oblige ?
Tu fais avec chacun des choses uniques qui te complètent. Prends les je dirais et profite.
C'est tout ça qui fait ce que tu es.
Juste si tu peux nous apporter son point vu en plus, je completerai par la suite.

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 19h25

ourscalin
Je n'ai pas vécu ta situation, mais à la lecture je ne vois que des points positifs ou presque.
Si j'ai bien saisi, tu as d'un côté un foyer épanoui au sens large, et d'un autre côté, un complément affectif qui te comble et avec qui tu te poses des questions d'avenir.

Hmm.. J'avoue que ce que tu me dis là me rassure.

Son point de vue ? Je suis pas dans sa tête mais on en parle bcp... Du coup :

- Concernant les enfants :
1) il est mal à l'aise avec le fait que j'ai déjà une vie de famille et m'avoue qu'il aurait préféré que ça ne soit pas le cas (mais il a envie de dépasser ses appréhensions, puisque même s'il est pas très à l'aise avec le fait de venir chez moi, il a envie de venir plus souvent de sorte de s'y "habituer")
2) sur son envie d'avoir lui-même des enfants, il me dit être ni pour, ni contre, et que ça ne lui poserait pas de problème de ne pas en avoir.

- Pour ce qui est de vivre ensemble: comme moi, il apprécie le "chacun chez soi" et le maintien de l'intensité (notamment sexuelle) que cela permet.

Depuis qu'on s'est remis ensemble il dit vouloir "s'impliquer". Ça se concrétise par :
-prendre des initiatives (sorties, week-end...)
-être plus communicatif (ce qui n'était pas du tout le cas avant, entre nos entrevues)
-être plus attentifs à mes états d'âme, s'intéresser plus à ma vie.
-s'ouvrir sexuellement (être moins égoïste)

Dans quelques semaines, il me présente une partie de sa famille.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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ourscalin

le samedi 14 septembre 2019 à 19h29

C'est chouette,
Le fait qu'il te présente sa famille, n'est ce pas ça qui te fait un peu peur, c'est une marche de plus franchie ?
Prends ce qu'il te donne peu à peu, ce qui est pris et bon n'a pas de prix.

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HeavenlyCreature

le samedi 14 septembre 2019 à 20h58

ourscalin
C'est chouette,
Le fait qu'il te présente sa famille, n'est ce pas ça qui te fait un peu peur, c'est une marche de plus franchie ?

Peut être oui

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bidibidibidi

le lundi 16 septembre 2019 à 10h20

Salut HeavenlyCreature,

Personnellement, j'aurais pas mal de réponses à tes questions, réponses toutes personnelles ça va de soi :
J'avais déjà parlé de la différenciation que je fais entre lien et relation. Et je pense que ton message rejoint cette question. Ce que tu ressens pour X (votre lien) n'a rien à voir avec ce que vous construisez ensemble (votre relation). On nous apprend que les deux doivent se rejoindre, ou plutôt que la relation doit rejoindre le lien : Si tu aimes quelqu'un, tu dois chercher à vivre avec, à le présenter à ta famille et à faire des enfants avec. Or, c'est faux. Si tu aimes quelqu'un, tu ne lui dois rien. Profite de ta relation, mais construis que ce que tu désires construire. Si tu sens que la cohabitation avec X serait difficile, n'emménage pas avec lui. Si tu ne veux plus d'enfants, n'en fais pas avec lui. Tu peux même refuser de voir sa famille si tu n'as pas le désir que votre relation aille dans cette direction.
Pour faire simple, n'emménage qu'avec un bon colocataire, ne fais des enfants qu'avec un bon père et mari, etc... S'il ne remplit pas les critères, et bien ne le fait pas. Laisse ça à quelqu'un d'autre. Peut-être que cette autre lui conviendra mieux pour cette partie de son existence, ou qu'elle acceptera la galère que c'est de vivre avec un mauvais colocataire ou de faire des enfants avec un mauvais mari.

Je pense aussi que tu dois plus te recentrer sur toi. Une relation te sert à toi. J'aurais tendance à discerner trois axes autour des relations :
- Le plaisir. C'est important pour la stabilité d'une relation, et puis juste parce que ça fait du bien.
- La stabilité émotionnelle. Une relation peut nous calmer, nous permettre d'absorber notre chagrin,ou d'exprimer des parts sombres de nous-mêmes, etc...
- Le développement personnel. Certaines relations nous changent profondément, nous font évoluer, nous transcendent.
Je serais toi, je me regarderais plus le nombril. Quant à ses désirs à lui, qu'il les exprime. Et alors, tu pourras lui apporter des réponses. Mais ne va pas, toi, lui demander s'il veut des enfants alors que tu n'en veux plus. C'est tendre le bâton pour se faire battre.

Voilà, un peu en vrac, les réactions que me donnent ce sujet.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bidibidibidi

le lundi 16 septembre 2019 à 10h21

Double post

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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