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Compte-rendu du café poly de juin 2015 à La Cantada

Bases
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Profil

Vaniel

le lundi 27 juillet 2015 à 18h46

Deux sujets ont été abordés. Les questions hors-sujets ne sont pas retranscrites ici. Ce compte-rendu étant écrit, avec peu de notes, un mois après le café dont il question, il est plus lacunaire que les autres fois.

1. Structures relationnelles polyamoureuses

Grande variabilité des structures relationnelles polyamoureuses : ouvertes ou fermées, partiellement ou totalement.

Modèle anglo-saxon où forte présence du couple privilège. Le couple privilège y serait une/la norme.

Il est possible vivre le polyamour avec une « relation ancre » et des « dégradés d’engagement » qui impliquent une régularité des rendez-vous plus ou moins grande. Problème possible : une autre personne souhaite être une « relation ancre ».

Certain-e-s ne hiérarchisent pas leurs relations, ce qui, dans le cas de nombreuses relations, prend beaucoup de temps et d’énergie parce qu’ils/elles construisent alors, quasi-simultanément, différents projets avec différentes personnes. Même si les projets sont compatibles entre eux, on aboutit à une hiérarchie de fait entre les projets et, par conséquent, entre les personnes.

La discussion a fait ressortir que, parmi les présents et les personnes absentes que nous connaissons, rares sont les poly qui ont plusieurs relations avec la même implication. Dans tous les cas, aimer plusieurs personnes ne devrait postuler aucune équivalence entre elles (danger de l’idéal égalitaire/égalitariste).
Des niveaux d’implications différents peuvent être le résultat de circonstances extérieures et non de la volonté des personnes en relation ; exemple : si l’on découvre le polyamour quand on est déjà dans un « couple construit ».

Comment une relation primaire se définit-elle par rapport à une relation secondaire ?
- au temps partagé ?
- à l’importance « sentimentale » ?
- à la capacité à (ou à la volonté de) faire des efforts et des compromis ?

Il est possible d’être la relation primaire/principale d’une personne sans que l’inverse soit vrai.

Il semblerait qu’il est soit rare qu’une relation primaire se transforme en relation secondaire sans rupture. De manière générale, la transition d’une structure relationnelle à une autre se solde souvent par un échec.

La hiérarchie relationnelle peut être une zone de confort, une continuité d’avec la norme (mono).

Adaptabilité délicate/difficile d’une structure relationnelle existante parce que nous sommes au centre de notre structure qui est prise dans les structures des autres.

Que faire quand une relation ne dispose pas de la même quantité que nous de temps qu’elle peut partager ?
La réciprocité d’intention devrait prendre le pas sur la réciprocité d’égalité. Si nous disposons de 20h de temps par semaine et que l’autre dispose de seulement 4h, « donner » une heure de temps ne signifie pas la même chose pour l’une et pour l’autre personne.

2. S’adapter au monde mono (en tant que poly)

On peut se sentir moins proche des mono parce qu’on ne partage pas le même référentiel. Il arrive d’avoir des difficultés à se sentir concerné par les problématiques mono et de se sentir complètement indifférent aux fictions, majoritairement mono [Kaos Comics édite des fictions queer LGBT qui peuvent prendre place dans des cadres poly].

Cependant, sur beaucoup de points, on retrouve les drames mono dans les relations poly même si, parfois, les paramètres sont un peu différents.

Les romances mono peuvent avoir un aspect reposant parce qu’elles s’appuient sur des schémas connus d’avance et « faciles ». Mais, ces romances mono peuvent devenir ennuyeuses quand le ressort dramatique nous paraît inutilement compliqué et se résoudrait facilement dans un cadre poly. Pour le dire autrement, en sur-simplifiant, les mono trouvent que nous nous compliquons la vie et nous trouvons qu’eux se la complique.
Note perso : j’ai vécu mes plus gros blocages analytiques dans ma vie poly.

Les romances poly ne parlent pas forcément à tous les poly puisqu’il y a une infinité de façons de vivre le polyamour.

HS Discuter avec ses parents ou ses amis mono de polyamour : attention à la tentation de jouer les ambassadeurs (et à la confirmation des clichés)… « je ne suis pas une vitrine ».

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Evavita

le lundi 27 juillet 2015 à 19h06

Tu fais le compte rendu du precedent débat et tu animes celui de demain! Je suis tout à fait objectivement admirative ;)
En tout cas, pour moi qui n'y étais pas, c'est cool de pouvoir lire un compte rendu. Merci à toi.

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Profil

LuLutine

le mardi 28 juillet 2015 à 19h46

Yes ! Merci pour le CR !

Je n'oublie pas que j'ai toujours un CR en retard depuis octobre (que je n'ai rédigé que partiellement)...! :D

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