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Amour, intensité, réalité

Romantisme
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bonheur

le jeudi 04 juillet 2019 à 19h05

Je mets dans la catégorie "romantisme" mais on peut également se poser le même type de questionnement concernant la sexualité.

L'intensité, est-ce que c'est ce qui constitue la réalité ? Je m'explique...

Sur un autre fil de discussion, on est arrivé à parler des personnes hypersensibles, hyperémotives et tout ce qui va avec la qualification "trop". J'indiquais que je voyais un lien entre le fait d'être HPE et polyaffectif (voir polyamoureux) car ces personnes ressentent d'une façon amplifiée leurs émotions et sont donc moins aptes à passer outre ce qu'elles ressentent.

Il m'a alors été indiqué que finalement, les hypers ressentent peut être ce qui n'est pas réel. Un amour fictif en quelque sorte.

Je me dis qu'il en va de même par ailleurs pour la sexualité. Il semble que nous n'avons pas tous la même notion de ressentis sexuels. Moi par exemple, je ne suis pas du tout une hyper-réactive, plus proche de l'insensibilité.

Du coup, j'en arrive à me demander ce qui peut faire que l'amour soit une réalité ? C'est un questionnement général, mais je sais que je ne suis jamais aimée comme j'aime. Il y a un effet boule de neige, un élan et un enthousiasme que je dégage et qui se communique. Aussi, il m'arrive aussi de ressentir cela d'autrui.

Du coup, si on ressent l'effet des autres, n'aime-t-on pas plutôt l'effet que l'on produit sur autrui plutôt que l'effet d'autrui sur soi ?

(autre fil de discussion : /discussion/-bYF-/Je-suis-perdue/page-1/#msg-100990 )

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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lagriffeofficiel (invité)

le jeudi 04 juillet 2019 à 19h58

Alors celle là je l’avais pas vu venir :)

J’ai peur que ta question soit un poil trop philosophique pour moi mais y a certain point qui m’interpelle.

Pour ce qui est des hyper je suis d’accord avec toi sans l’être je me dis n’ont ils pas tendance à idéaliser les choses sans le vouloir. Je m’explique il peut m’arriver de penser à une fille qui me plaît de base mais quand je pense à elle de manière sexuel je vais avoir tendance à idéaliser son corps ,ses seins, sa taille, ou qu’elle soit plus fine par exemple.. ( je parle pas du visage parce que personnellement c’est le plus important en terme de beauté donc si le visage d’une fille ne me plait pas à 100% sa ne peut matcher de toute façon). Donc je me dis hyper sensible est ce que se serait ?
Autre exemple je pense à ma mère légèrement hypersensible elle peut se mettre à vraiment pleuré devant un film de la même façon que si on lui annonce une vrai grave nouvelle alors que en «  vrai » on sait tous que le ressenti d’une vrai grave nouvelle (décès, rupture) n’est pas du tout le même

Pour ce qui est de la sexualité en général il y a déjà je pense un point de base notre côté animal la nature qui est faite comme sa.
Mettons je suis avec une fille qui me plait, on a une vrai grosse pulsion sexuel à l’instant T on pourrait remplacé le/la partenaire par un/une autre (qui nous plait aussi évidement) qu’on continuerait probablement l’acte ( j’espere Que je me fais comprendre ^^) donc je m’en dit qu’indirectement on pense à nous en priorité de manière naturel.

Enfin les exemples sont multiples...

Donc pour répondre à ta dernière question je dirais que c’est un peu des deux on aime une personne pour ce qu’elle est beauté, mental mais on aime aussi être aimer savoir qu’on est plus important pour une personne plus que les autres que se soit sur tous les critères de manière presque égoïste c’est flatteur

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Profil

bonheur

le jeudi 04 juillet 2019 à 20h42

lagriffeofficiel
Alors celle là je l’avais pas vu venir

J'ouvre le débat pour tout le monde, mais j'ai trouvé qu'extraire ce propos qui n'avait pas sa place sur l'autre fil était opportun et surtout permettrait d'approfondir.

Moi je n'ai pas honte de dire que je chiale devant les films car je suis impactée réellement. Est-ce idéaliser sans le vouloir ? Je réponds non, c'est vivre réellement. Ma vie est ainsi et plus je me suis libérée du factice, plus je me suis déconstruite, plus je suis ainsi au naturel. Je veux dire, comme tout le monde un-e hyper peut avoir des doutes, toutefois, je crois que la capacité à avoir des certitudes sur les ressentis est certainement plus élevée. Quand je dis que j'aime, je le sais à 100%. C'est trop fort pour ne pas avoir de certitudes. Souvent quand je doute, c'est plus le comportement d'autrui par rapport à moi qui m'y amène que moi envers moi-même. Avec mon "ami intérieur" nous sommes en phase, en harmonie... nous nous portons une écoute et une attention optimale. Autrement dit, je ne parle évidemment que de moi, mais je sais. Après oui, il y a les attitudes extérieures, et là est toute ma difficulté comportementale. Je le reconnais volontiers.

Je dis souvent que j'aime autant l'amour lui-même qu'aimé. J'avais écrit dans mon essai que je n'avais pas de croyance, sauf en l'amour. Alors sans doute que oui, il y a une forme de flatterie intégrée à l'échange. D'ailleurs, sans échange, je ressens l'amour comme un "flatterie". Je m'aime quand je suis amoureuse. Mon chéri me dit que "ça me va tellement bien".

C'est peut-être cette acceptation totale et ces non-barrières qui font que mon chéri (mono et polyacceptant de mon cas polyaffectif) peut entrer en compersion vis-à-vis de moi.

Là je ne sais pas si c'est moi qui me fait bien comprendre :-/

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