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Polyamour vraiment ?

Témoignage
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Whitecherry

le dimanche 06 janvier 2019 à 05h21

Bonjour à tous,
Toute nouvelle sur ce forum, je souhaiterais vous faire part de mon témoignage et discuter avec vous de ma situation. J’espère pouvoir être suffisamment concise et précise, et veuillez pardonner d’avance la longueur.
Je suis ce qu’on appelle sur ce forum une « mono » et encore, je ne vous cache pas que je ne suis pas fan des termes « mono » et « poly » car j’ai l’impression que leur utilisation implique l’acceptation d’être en quelque sorte « étiqueté ». Je vis avec mon compagnon depuis 2 ans ½. Il a une fille de 5 ans avec qui je m’entends à merveille. Nous nous connaissions de vue avant d’être ensembles mais notre « vraie » rencontre s’est faite si simplement et si naturellement que, à notre grande et belle surprise, tout est devenu si évident ! Nous avons de profonds sentiments l’un pour l’autre, nous communiquons énormément, nous nous accompagnons l’un l’autre du mieux possible et ce depuis le début. Que ce soit dans le quotidien ou dans le domaine intime, nous nourrissons un amour fusionnel si l’on puit dire. Je ressens pour lui des sentiments que je n’ai ressentis pour personne auparavant, j’aime ce qu’il est, sa façon de voir les choses, son humour, ce que je suis à ses côtés et la façon dont il évolue aux miens. Nous avons de nombreux projets ensembles, l’achat d’une maison, des petitous, des voyages, ect…
J’exerce une profession médicale qui est très chronophage, je le reconnais. Lui est intermittent du spectacle et a donc plus de temps libre. Il me reproche depuis pas mal de temps de ne pas être suffisamment à la maison et de ne pas avoir suffisamment de temps à lui consacrer. Pourtant, malgré tout, je m’efforce de faire au mieux, de toujours être bienfaisante et réceptive quand je rentre à la maison, d’être attentionnée, de m’occuper de notre chez-nous… J’ai fait le nécessaire auprès de mes patrons pour changer mon jour de repos de façon à avoir la plupart du temps 2 jours de repos d’affilée afin qu’on puisse passer du temps ensembles, j’essaye de poser le reste, autant que possible, de manière à faire des weekends de 3 ou 4 jours, et lorsqu’il travaille sur mes jours de repos, il m’arrive de le retrouver en ville afin qu’on puisse déjeuner ensembles.
Oui mais …
Début septembre, au retour de nos vacances (qui soit dit en passant ont été parfaites), il a changé de comportement, il déprimait, il s’isolait au point de rompre le dialogue. Je me suis beaucoup inquiétée. Ne pouvant communiquer avec lui, j’ai même demandé à son meilleur ami de lui parler, de lui proposer de se changer les idées (peut-être ai-je eu tort ? En tout cas c’était toujours avec la même bienveillance).
Finalement, début novembre, alors que nous allions signer pour la maison et que je rentrais du travail, il a lâché avec une véhémence libératrice que nous ne signerions pas la maison, que notre relation s’arrêtait là car je serais incapable de comprendre, qu’il était polyamoureux et qu’il avait des sentiments pour une autre que moi… Je vous laisse imaginer le coup de massue. Le mois de novembre a été très dur pour moi. Je passais mon temps à pleurer et à avoir envie de le serrer contre moi. Il a commencé à ce moment-là à me reprocher que nous avions vécu pendant 2 ans en bons « monos », « à ma manière », avec « ma façon de penser le couple ». C’est l’incompréhension qui dominait pour moi : peut-être n’ai-je pas su voir ? Pourtant pendant ces deux années il n’a cessé de dire qu’il était heureux à mes côtés, qu’il ne désirait rien de plus, que c’était « rassérénant » de partager ce bout de chemin avec moi, qu’il souhait par-dessus tout passer sa vie à mes côtés. Alors oui d’accord cela ne veut pas dire qu’il ne puisse pas être polyamoureux, mais ce que je veux dire par là c’est qu’il ne s’était jamais plaint de vivre comme un « mono ».
Partagée entre stupéfaction, incompréhension, douleur et empathie, j’ai commencé à me renseigner sur le sujet qui m’était jusqu’ici inconnu. J’ai beaucoup lu. J’ai parcouru pas mal ce forum. Je me suis retrouvée dans certains témoignages. J’ai débuté une psychothérapie. J’en suis arrivée à la conclusion que malgré ce que nous traversions, mes sentiments pour lui restaient intacts et que je ne pouvais aller à l’encontre des sentiments qu’il peut ressentir. Je suis admirative du courage qu’il a eu de me parler plutôt que de me tromper. Je ne veux pas gâcher notre histoire hors du commun à cause de quelque chose qui pourrait lui apporter du bonheur et lui permettre de s’épanouir. Lui de son côté dis avoir des sentiments toujours aussi forts pour moi, veut toujours vivre avec moi et passer sa vie à mes côtés, qu’il a préféré être transparent avec moi car justement il veut s’engager et que quoiqu’il arrive je reste sa priorité. J’avais beaucoup de questions mais il n’a pas su y répondre.
Le mois de décembre n’a pas été moins difficile : j’ai beaucoup travaillé, et lui aussi a travaillé de façon soutenue. Il a commencé à « sortir avec cette femme ». Il a passé beaucoup de temps avec elle : dès qu’il ne travaillait pas et que j’étais au boulot, il était avec elle ; dès que j’étais de garde, il dormait avec elle et nous nous croisions à peine parfois. Il lui a présenté sa fille. J’ai fini par lui dire que je n’étais pas sereine car il passait plus de temps avec elle qu’avec moi et que nous n’avions convenu d’aucun cadre. Ce à quoi il a répondu « le cadre c’est où je veux, quand je veux et comme je veux, c’est comme ça ou ça ne fonctionnera pas»… Deuxième coup de massue… Une semaine après j’ai tenté à nouveau de discuter, je lui ai dit que cette affirmation ne me convenait pas (un cadre débattu avec des compromis de la part de tous les deux n’est-il pas mieux surtout lorsqu’on prétend s’aimer et partager ?), et qu’il fallait un équilibre dans sa façon de faire car, si je demeurais celle qu’il avait choisie et avec qui il voulait vivre, il ne pouvait pas passer tout son temps avec elle. Cette discussion m’a paru plus fructueuse. Avant Noël, nous avions convenu d’aller au cirque en famille, lui, sa fille et moi. Mais finalement, il est allé au cirque avec sa fille et sa nouvelle copine sans me prévenir. Je me suis alors rendue compte que ses élans de transparence ne s’appliquaient que quand ça l’arrangeait : quand je lui demandais comment c’était passée sa journée, ce qu’il avait fait, il ne me répondait pas. Après Noël, quand j’ai repris le travail, il a récupéré sa fille et a foncé chez elle. Je me suis malheureusement fracturé le pied dans le cadre de mon travail ce jour-là. Le soir, malgré ma garde, j’ai exprimé le besoin de rentrer à la maison auprès d’eux. Il m’a répondu que ce n’était pas la peine de rentrer car ils ne rentreraient pas dormir à la maison. Alors là… c’était de la colère qui m’a envahi instantanément : bizarrement malgré ma fracture je n’étais plus sa priorité, mais en plus il découchait de notre foyer avec sa fille chez cette personne ! C’est déjà suffisamment compliqué de prendre ma place auprès de cette petite pour qu’il ne vienne pas altérer tous les repères que nous nous efforçons de lui apporter depuis 2 ans !
Au moment où j’écris lignes, je suis en arrêt de travail, nous avons du temps pour nous, comme il l’a toujours réclamé. Il passe son temps à envoyer des sms à cette femme sans se cacher. Il est libre de le faire me diriez-vous. Oui mais cela me parait exagéré lorsqu’il le fait pendant que nous sommes en train de faire des câlins intimes, ou encore comme hier soir au moment de nous coucher et que je suis dans ses bras. J’ai exprimé calmement mon désaccord. Il s’est braqué me rétorquant que « je n’accepte pas » et m’a dit que « c’était compliqué en ce moment avec la demoiselle car elle voudrait le voir plus et il ne lui écrit pas assez ».
Voilà un peu le pourquoi de ma venue sur ce forum. Je ne demande pas une réponse miracle ni une conduite à tenir mais juste votre avis sur la situation. Est-ce réellement ça le polyamour ? Sous couvert du polyamour, la demoiselle ne serait-elle pas en train de vouloir l’exclusivité de mon compagnon ? Est-ce moi qui suis psychorigide ? Même si le filtre de chacun est différent pour juger de ce qui est acceptable ou pas, ne trouvez-vous pas qu’à certains égards mon compagnon se comporte de manière déplacée ?
Merci pour vos réponses et pour l’intérêt que vous porterez à mon témoignage. Au plaisir de vous lire.

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Lusmarina (invité)

le dimanche 06 janvier 2019 à 09h35

Whitecherry,
Je ne suis pas une experte en polyamour mais comme toi, j'ai longtemps réfléchi et lu.
Ton témoignage m'a beaucoup touchée. Je ne pense pas que la question de savoir si c'est du polyamour ou non importe vraiment. Il s'agit déjà d'amour et de respect. Je partage avec toi quelques pistes de réflexions.
- Le polyamour est un type de relation qui doit être librement décidé par deux personnes dans la bienveillance. Dans ce que tu décris, je vois de l'emprise et de la violence. Je vois un homme déjà investi ailleurs qui laisse à sa compagne le choix entre la rupture et l'acceptation et ensuite, progressivement, lui retire ce qu'il lui donnait jusqu'à présent en l'affamant affectivement . Ne te voile pas la face : tu te demandes si l'amoureuse de ton compagnon ne recherche pas l'exclusivité. Sans doute. Mais ce n'est pas elle le problème. C'est lui qui est censé prendre soin de toi.
- Je te recommande la lecture de la bd " Les sentiments du prince Charles " . Ce livre, écrit par une féministe suédoise, explique comment nous les femmes sommes programmées pour construire notre vie autour d'une relation amoureuse, quitte à parfois nous sacrifier et nous laisser maltraiter par des hommes qui utilisent notre dépendance amoureuse pour asseoir leur pouvoir sur nous. Ton compagnon est peut-être un homme gentil, il peut participer à cette maltraitance sans le vouloir. Je ne me permettrais pas de juger de la qualite de votre relation les années précédentes. Le fait que ton compagnon en donne une version différente de toi devrait te mettre la puce à l''oreille. Mais dans ce que tu décris, je vois aujourd'hui un femme extrêmement amoureuse, plaçant au centre de sa vie le bien-être de l'autre et prête à tout pour rester dans cette relation quitte à nier ses propres besoins et fermer les yeux sur les abus de l'autre. Ce que tu raconte ressemble plus à un abandon progressif qu'à du polyamour. Alors qu'il devrait t'entourer d'amour pour t'aider, c'est toi qui le protèges .
Tu sembles une belle personne, aimante et ouverte. Je ne crois pas que ton compagnon soit polyamoureux. C'est un homme qui est tombé amoureux d'une autre femme et qui, comme beaucoup d"hommes infidèles, a beaucoup de mal à laisser sa compagne pour sa maîtresse et utilise le polyamour comme. pretexte pour justifier ce qu'il t'impose. On appelle ça un polyfake.
J'espère ne pas te blesser avec ce long message. J'ai peut-être tort, je ne vous connais non l'un ni l'autre mais n'oublie pas : aimer, ce n'est ni se sacrifier ni faire passer les besoins de l'autre avant les siens. Et pose-toi cette question : te sens-tu libre dans ta relation ? Ou bien es-tu contrainte par la peur de perdre ton compagnon ?
Un article qui peut t'intéresser:
https://nonmonogamie.wordpress.com/2018/07/09/la-v...
Bon courage !

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plongeur (invité)

le dimanche 06 janvier 2019 à 10h10

Merci pour ce témoignage, écrit avec douceur, recul et sagesse.
Je ne peux que répondre avec mes probables réactions si une situation semblable m'arriverait...
Je trouverais les exigences de ce partenaire d'un égoïsme révélateur, avec lequel je ne voudrais pas vivre - même en tenant en compte son besoin de plus de temps ensemble, ou sa déclaration d'être polyamoureux. Personnellement, je le ressens comme profondément "mono" .... "mono-amoureux" de lui-même !
J'aurais envie de prendre un repos, un 'break' où ce serait possible de faire un serein bilan de mes propres besoins et d'observer les réactions de ce partenaire et des solutions pour une vie à longue terme qu'il proposerait.

Ta générosité te fait honneur, c'est vraiment dommage que tu rencontres le polyamour à travers une telle douche froide! Sois rassurée que le polyamour peut être une belle voie de vraie complicité aussi...

PS je suis moi-même musicien intermittent et j'ai aussi un passé dans la vie médicale, d'où une certaine compréhension et sympathie avec cette situation.
Bon courage et Bonne Année

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plongeur (invité)

le dimanche 06 janvier 2019 à 10h36

PS je me rejoins avec enthousiasme à cette superbe réponse de Lusmarina

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bonheur

le dimanche 06 janvier 2019 à 11h50

Bonjour Whitecherry,

Ce que je vais t'indiquer est "l'analyse" qui me vient et n'a pas valeur de vérité, car je ne la détiens pas. Aussi, tu affirmes pour ton amoureux comme pour cette femme. Je prend en compte ces affirmations mais ne peut que me dire que je n'ai que ta version de l'histoire avec tes interprétations sur leurs ressentis. Il y a donc forcément un décalage entre ton récit et la façon dont eux l'ont vécu. Il ne faut pas prendre mal mon préambule, ce n'est ni une critique, ni un défaut. Personne ne peut savoir ce qui se passe chez autrui, à l'intérieur des autres. Et déjà, exprimer ce qui se passe en nous implique un décalage entre soi et l'interprétation de notre discours. Donc, rien de complètement exact dans tout ceci. Pareil pour ce que je vais exprimer, qui sera évidemment interprété.

Je crois que ton amoureux a trop longtemps "accumulé" son amour inavoué pour cette autre personne. Il a certainement ruminé en secret pendant longtemps. En fait, il a parlé quand il est arrivé à "saturation" et ça c'est mauvais. Du coup, maintenant qu'il a lâché l'affaire, il veut pouvoir vivre ce qu'il a imaginé et rêvé tout ce temps. Toutefois, ceci n'excuse pas son "délaissement". On peut vouloir rattraper le temps perdu tout en portant son attention à la personne initiale. En fait, il ne tient, à ce que j'ai compris, pas suffisamment compte de ta vie et de ses implications.

Pour ce qui est des étiquettes, elles servent juste à se sentir en adéquation avec soi-même. Il semble que l'humain a besoin "d'identification"... moi la première. Je n'aime pas que l'on me perçoive autrement que comme je me ressens. Quand on arrive à trouver le "bon mot", ça soulage, ça enlève d'un poids. Ton compagnon se dit polyamoureux... sauf que c'est un terme générique. Du coup, tout ce que tu liras sur ce terme ne correspondra pas obligatoirement à le définir. Je dis cela en lien avec le titre choisi. Si on prend la définition de "poly quoi ?", ben il ne te cache rien et il vous aime toutes les deux...

Le degré d'acceptation est rarement de 100% pour les polyacceptants. Surtout quand il y a le coup de massue de l'annonce alors que le couple initial "semblait" bien vivre auparavant. Il faut faire un travail de deuil, le deuil de l'ancienne situation qui ne sera plus jamais. Le coup de massue correspond, par exemple, à un accident de voiture dont on ne ressort pas indemne. Ben là, la situation est identique. On en ressort bien, qu'avec une bonne capacité de résilience. Parfois, ça rapproche le couple initial... parfois non... et entre le tout rapprochement et la rupture, il y a toutes les nuances.

Après, quand on se retrouve dans une telle situation, on veut faire plaisir à tout le monde et c'est là que ça coince. Je l'interprète en tout cas ainsi. Pourquoi ne pas rencontrer cette autre femme et vous mettre d'accord ensemble. Après tout, vous avez la même "problématique"... le partage du temps, l'investissement dans vos vies, les engagements...

Egalement, j'ai toujours des difficultés avec le "c'est de la faute de l'homme qui prend le pouvoir sur la femme initialement conditionnée pour tout acceptée". Je rebondis sur les propos de Lusmarina. L'étude est sans doute exacte mais stop aux amalgames. D'ailleurs, perso je suis une femme poly qui "impose" à son mari, après 20 ans de vie commune et 18 ans de mariage, sa polyaffectivité. Donc, sortons des stéréotypes et des schémas tout construits. Le vilain dominateur peut être une vilaine dominatrice... et dans la philosophie poly, la réduction au maximum de la domination en générale.

L'effet NRE est bien réel et la frustration que j'ai évoqué plus haut également. Sauf que l'on ne construit pas toujours sur la base que l'avenir imposerait, tout simplement parce que si l'on n'a jamais été confronté à la situation, que l'on ne connait même pas l'existence de cette "possibilité", on ne peut l'annoncer à l'origine du lien (et même ainsi...).

Le polyamour est affaire de communication, à plusieurs. Lire le livre d'Hypatia From Space qui exprime cela parfaitement (compersion : transcender la jalousie dans le polyamout)... entre autres documentations.

Bon dimanche

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Lusmarina (invité)

le dimanche 06 janvier 2019 à 14h55

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plongeur (invité)

le lundi 07 janvier 2019 à 08h57

deux pensées :
- la "NRE" est facilement citée comme une excuse pour des impatiences qui, en effet, peuvent parfois révéler des égoïsmes et goujateries insoupçonnés jusqu'alors...
- le problème majeure dans ce cas-ci n'est pas le partage de temps* (question qui s'impose à toute relation multiple) mais plutôt les inepties du partenaire, il me semble...

* je rejoins Bonheur :
- en pensant que les rencontres entre tous les acteurs de relations multiples sont souvent très riches en complicités et apaisements
- bien sûr les femmes ont autant de talent en domination abusive que les hommes et que les clichés sont futiles : à chaque cas son analyse

re-'Bon courage'!

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Lusmarina (invité)

le lundi 07 janvier 2019 à 14h02

Je ne pense pas qu'il s'agisse de "clichés futiles". Ce serait intéressant qu'on me demande des éclaircissements ou mes sources avant de "réagir". Je m'intéresse beaucoup aux mécaniques de domination amoureuse, domination dont les hommes souffrent également. Je vous invite à écouter le podcast " les couilles sur la table " ( entre autres ,https://www.binge.audio/ce-que-la-soumission-feminine-fait-aux-hommes/) lire " On ne naît pas soumise , on le devient", ou les écrits très documentés de Liv Strömquist ou encore le blog que j'ai cité plus haut d'une thérapeute spécialiste des non-mononogamies. Les femmes sont éduquées , évoluent dans un bain culturel qui les pousse à privilégier la relation amoureuse et survaloriser leur partenaire, quitte à se sacrifier. Les garçons, au contraire, ont tendance à se méfier du sentiment amoureux, des émotions et à avoir peur de perdre leur liberté. C'est en tout cas le modèle dans lequel ils grandissent et cela n'a rien de "naturel". J'attirais juste l'attention sur le fait qu'imposer un type de relation, quel qu'il soit en envoyant un message ambivalent ( " Je t'aime mais je te retire progressivement mon amour en te faisant culpabiliser et en te demandant de tout accepter ") ressemble beaucoup à des situation de dépendances amoureuses et de maltraitances que j'ai pu lire chez les auteures ci-dessus. Et que je connais beaucoup de femmes qui vienent cela en relations monogames ou polyamoureuses et qui confondent, de moins point de vue , dépendance amoureuse et amour. J'en ai moi-même fait partie. Ça ne veut pas dire que les hommes ne souffrent pas par amour aussi. Je parle là du mécanisme du romantisme patriarcal, pas de tous les hommes et toutes les femmes.

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plongeur (invité)

le lundi 07 janvier 2019 à 14h44

Bonjour Lusmarina
Pas de problème! mes mots ne visaient pas ta réponse (comme tu peux le lire plus haut, j'ai beaucoup apprécié tes mots d'hier matin!) - avec un peu d'humour, je parlais des clichés en général, fréquents en matière de relations...
Merci pour tes réflexions.
Bien à toi.

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alinea7

le lundi 07 janvier 2019 à 15h25

Lusmarina
Les femmes sont éduquées , évoluent dans un bain culturel qui les pousse à privilégier la relation amoureuse et survaloriser leur partenaire, quitte à se sacrifier. Les garçons, au contraire, ont tendance à se méfier du sentiment amoureux, des émotions et à avoir peur de perdre leur liberté. C'est en tout cas le modèle dans lequel ils grandissent et cela n'a rien de "naturel". J'attirais juste l'attention sur le fait qu'imposer un type de relation, quel qu'il soit en envoyant un message ambivalent ( " Je t'aime mais je te retire progressivement mon amour en te faisant culpabiliser et en te demandant de tout accepter ") ressemble beaucoup à des situation de dépendances amoureuses et de maltraitances que j'ai pu lire chez les auteures ci-dessus. Et que je connais beaucoup de femmes qui vienent cela en relations monogames ou polyamoureuses et qui confondent, de moins point de vue , dépendance amoureuse et amour. J'en ai moi-même fait partie. Ça ne veut pas dire que les hommes ne souffrent pas par amour aussi. Je parle là du mécanisme du romantisme patriarcal, pas de tous les hommes et toutes les femmes.

Ça correspond à ma perception et mon vécu aussi.
Le but n'est pas de ramener chaque problématique amoureuse à des facteurs éducatifs et sociétaux. De mon point de vue, il ne faut pas réduire les personnes et les situations à ces questions, mais il ne faut pas les nier non plus. Et pour les faire reculer je crois qu'il faut en tout cas en avoir connaissance et mesurer leur impact au cas par cas.

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Whitecherry

le lundi 07 janvier 2019 à 23h04

Bonsoir,
Tout d’abord un grand merci d’avoir pris le temps de me lire et de donner votre éclairage sur la question.
Lusmarina, ton « Je vois un homme qui laisse à sa compagne le choix entre la rupture et l'acceptation » décrit assez bien les sentiments qui m’ont animée pendant un bon bout de temps suite aux toutes premières révélations de mon compagnon en novembre. J’avais une sensation de fatalité, de choix qu’on m’imposait (bel oxymore) tout en me demandant ce que mon compagnon lui prendrait comme décision si on le mettait dans la même situation avec les sentiments qu’il dit avoir pour moi (dont je n’ai jamais douté). Ensuite, pour répondre à ta question « es-tu contrainte par la peur de perdre ton compagnon ? », je ne suis pas prête à souffrir toute une vie (ni même pendant un certain temps) par amour. Si je dois partir, je le ferai. Ca ne sera pas facile bien sûr comme toute rupture mais si ce cas de figure devient la solution évidente, au moins la souffrance sera limitée.
Plongeur, durant septembre où mon compagnon s’est réfugié dans le silence, je me suis poser la question de ce que tu veux illustrer par le terme « mono-amoureux de lui-même ». Je me suis même surprise à lire des articles de psycho sur les troubles de la personnalité.
Bonheur,
- « Ton compagnon se dit polyamoureux... sauf que c'est un terme générique. Du coup, tout ce que tu liras sur ce terme ne correspondra pas obligatoirement à le définir. » Oui en effet. D’ailleurs, lorsque mon compagnon m’a mise au fait de tout cela, il a bien précisé qu’il percevait les choses différemment de la « norme » depuis très longtemps mais qu’il n’était jamais parvenu à mettre des mots dessus et que le concept de « polyamour » était ce qui s’en rapprochait le plus. C’est aussi pour cela qu’une multitude de questions m’est venue, pour comprendre ce que lui entendait par polyamour, comment il envisageait la chose, qu’est ce qui dans son chemin de vie l’avait amené à ça, etc… mais comme je l’ai précisé dans mon premier post, il n’avait pas de réponses précises à m’apporter. Ce qui a beaucoup contribué à mes inquiétudes.
- « Pourquoi ne pas rencontrer cette autre femme et vous mettre d'accord ensemble. » J’y ai très fortement pensé. C’était pour moi impensable dans un premier temps mais j’en ai ressenti le besoin juste avant Noël. J’ai trouvé le profil de cette personne sur les réseaux sociaux. Cela peut faire penser à un élan de curiosité malsaine mais, loin de moi cette idée, j’avais besoin de savoir qui est cette femme pour laquelle mon compagnon a des sentiments. De retour d’un de mes rdv chez ma psy, j’ai voulu en parler avec lui. Il m’a dit d’oublier ça, de me reposer, que j’étais épuisée psychologique et physiquement (là il n’avait pas tout à fait tort), de laisser cette fille là où elle est pour le moment et d’essayer de savoir plutôt ce que moi je souhaitais pour la suite avec lui. Ça m’a stoppé net et j’avoue qu’en ce moment j’ai du mal à retrouver la niaque de prendre contact avec elle. Peut-être que cela reviendra.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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Thimeaut

le vendredi 11 janvier 2019 à 13h06

Bonjour,

Je trouve la réponse de Lusmarina très à propos :-).

J'ai l'impression que ce messieurs projette surtout le fait de ne pas avoir réussi à en parler au début de votre relation (de crainte que ça y mette un terme ? Que tu ne comprennes pas ?). Se faisant il se créé lui-même le cadre où il accumule(rai) des frustrations et, un jour, il te dis que c'est de ta faute alors qu'effectivement tu n'a rien imposé ni forcé.
Au départ il a joué en prenant les normes implicites qui définisse le couple et, maintenant, il te reproche ces normes implicites alors qu'aucun de vous ne les as définis ni imposé à votre relations.

Et je lis/trouve un grand égoïsme dans le comportement de ce messieurs. Il est facile de dire "je t'aime" mais cela implique une responsabilité, par exemple être présent lorsque tu souffres. Qu'importe les excuses du style que l'autre femme serait exigeante ou jalouse car s'il ne le fait pour toi alors qui peut dire qu'il le fera pour elle ? Sa fille ? (je pousse un peu le trait, désolé).

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Whitecherry

le lundi 14 janvier 2019 à 16h08

Bonjour Thimeaut,
Merci d'avoir pris le temps de déposer ces quelques mots. Le hasard semble bien faire les choses, car je lis ta réponse au moment où je viens d'avoir une énième discussion avec mon compagnon dans laquelle il m'a encore resservi ma monogamie "imposée" pendant 2 ans. Juste avant cela j'avais réussi à dialoguer avec lui sur le fait que je ne peux plus vivre qu'à moitié avec lui en ce sens que sa nouvelle copine envoie des sms sans arrêt et fait constamment intrusion dans notre vie quand ils ne sont pas ensembles. La semaine passée ils se sont vus 3 fois à l'occasion d'une soirée, d'un après-midi et de 24h où mon compagnon a dormi chez elle. Pourtant aujourd'hui on m'annonce que ce n'est pas suffisant et qu'ils doivent passer encore plus de temps ensembles. Peut-être que la conjoncture (mon arrêt de travail et ma fracture) implique le manque qu'ils ressentent tous les deux mais je ne peux pas m'empêcher de penser que va-t-il en être quand je vais reprendre le travail ? Je sais qu'en matière d'amour nous ne sommes pas là pour compter mais moi je commence sérieusement à compter pour notre vie à venir.
En ce moment-même nous devrions être en train de partager notre après-midi ensembles, comme convenu. Néanmoins, il est parti la rejoindre car elle est très malheureuse de ne pas le voir... s'il ne le fait pour toi alors qui peut dire qu'il le fera pour elle ? Sa fille ?...vraisemblablement pour elle oui mais pas pour moi :-(
Malgré le recul, ma remise en question, mon effort de compréhension, ce que j'ai réussi à accepter depuis un mois et demi, je ne veux pas de ça pour ma vie, en tout cas pas comme ça.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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plongeur (invité)

le lundi 14 janvier 2019 à 22h48

Je me répète ... la situation évolue et semble confirmer :

"Je ne peux que répondre avec mes probables réactions si une situation semblable m'arriverait...
Je trouverais les exigences de ce partenaire d'un égoïsme révélateur, avec lequel je ne voudrais pas vivre - même en tenant en compte son besoin de plus de temps ensemble, ou sa déclaration d'être polyamoureux. Personnellement, je le ressens comme profondément "mono" .... "mono-amoureux" de lui-même !
J'aurais envie de prendre un repos, un 'break' où ce serait possible de faire un serein bilan de mes propres besoins et d'observer les réactions de ce partenaire et des solutions pour une vie à longue terme qu'il proposerait.

Ta générosité te fait honneur, c'est vraiment dommage que tu rencontres le polyamour à travers une telle douche froide! Sois rassurée que le polyamour peut être une belle voie de vraie complicité aussi..."

Que 2019 soit pour toi une belle année de découvertes, d'amours généreux et véritablement aimants...

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Thimeaut

le mardi 15 janvier 2019 à 10h29

Bonjour Whitecherry,

Je crois que tu as parfaitement trouver le titre de ce fil de discutions. Et, à la question qu'il pose, je crois que ton compagnon y répond non. C'est, au mieux, de l'égoïsme ou, au pire, une polygamie masculine puisque ce M. définie lui seul ce qu'il fait.
Le truc c'est que, quelque soit la modalité de relation que l'on construit qu'il s'agit d'une relation exclusive, non exclusive, avec vie commune ou sans... Dans tous les cas il y'a la notion du temps et de l'attention que l'on doit à sa/son partenaire. Evidemment la limite est dans le fait qu'il n'y a que 24h chaque jour mais c'est précisément cela qui implique que le temps passé avec une personne est un temps qui doit lui être 100 % consacré.
Il peut y avoir des exceptions, si un.e autre partenaire a un problème, si elle/il est dans une mauvaise passe... Mais ce sont et doivent rester des exceptions.

Si on retourne le problème, comment M. accepterait il que, lorsqu'il est enfin disponible tu sois de sortie ? Que tu préfères dialoguer avec ton téléphone que lui accorder de l'attention ?
Pourquoi si elle est malheureuse de ne pas le voir c'est plus important que le fait que tu sois malheureuse de ne (plus) voir à ce moment là ?

Il y'a deux axes possibles.
Le premier serait qu'il a parfaitement conscience de la situation et adapte ses discourt pour éviter le conflit en jouant sur tes sentiments qu'il connait. C'est plus agréable de passer du temps avec elle et elle le demande ? Alors il y va et argue que "c'est ainsi et c'est tout".
Le second ce M. est de la famille de ceux qui ne savent pas dire non et le soucis serait plus ancré de son coté à elle qui le voudrait pour elle seule et pretexte n'importe quoi jouant, comme il le fait avec toi, sur sa dépendance émotionnelle/sentimentale envers elle ?

Le truc c'est qu'on est entre adulte donc même dans le second cas tu dois fixer la limite de ton engagement émotionnel et sentimental envers lui pour ne pas/plus souffrir de la situation et s'il explique que c'est de son fait à elle... Bien c'est son problème juste avant d'être le tien.

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Whitecherry

le mardi 15 janvier 2019 à 11h28

Plongeur, ta sentence "mono-amoureux de lui-même" n'a pas arrêté de tourner en boucle dans ma tête tout hier après-midi.

Thimeaut, en effet j'ai choisi ce titre avec quelques appréhensions et je me rends bien compte au fur et à mesure des échanges sur cette discussion qu'il devient de plus en plus pertinent. Je ne souhaite pas étaler et vous bassiner avec tous mes déboires sentimentaux, mais pour faire suite à mon message d'hier en début d'après-midi, mon amoureux est à cet instant toujours pas rentré malgré un "je te retrouve ce soir mon coeur, d'accord ?" et ce n'est qu'à 4 h du matin qu'il a daigné me dire qu'il ne rentrerait pas après un de mes sms d'inquiétude. C'est, au mieux, de l'égoïsme ou, au pire, une polygamie masculine puisque ce M. définie lui seul ce qu'il fait. n'est-ce pas ?
- Si on retourne le problème, comment M. accepterait il que, lorsqu'il est enfin disponible tu sois de sortie ? Ca dépend : une petite sortie d'une heure ou deux pour changer d'air il ne dirait rien mais par contre pour une période de temps plus longue je pense que ça ne passerait pas. Toutefois, il m'a clairement dit hier midi lors de notre discussion que si les rôles étaient inversés (si j'avais rencontré quelqu'un), il ne sait pas du tout comment il réagirait et s'il réagirait correctement, d'autant plus qu'il est assez jaloux, plus que moi je crois bien.
Par rapport aux deux axes que tu mets en avant, connaissant mon compagnon, je pense qu'il doit y avoir un peu des deux, du second c'est sûr. Tu as raison, il faut que j'impose des limites à tout ça, il n'a pas le droit de ne pas me préserver et d'être aussi irrespectueux.

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Thimeaut

le mardi 15 janvier 2019 à 15h40

(re) Bonjour WhiteCherry,

Ce qu'il y'a c'est que si la notion de poly-amour évoque souvent la définition de géométrie et limites parfaitement négociée et toujours sujette à mouvement (je suis un peu moins d'accord sur ce dernier point mais c'est ma sensibilité) il faut toutefois se souvenir que celles-ci doivent convenir à tous les partis en présence et non à un.e seul.e.

Et non ce n'est pas à toi de faire les frais du fait qu'il ne sache pas avoir la discutions qu'il n'aurait pas eu avec elle pour lui rappeler (à elle) que tu existes et mérites son temps (à lui), attention et affection.

C'est tout de même assez étonnant ce qu'affirme ton compagnon, j'ai du mal à cerner ce qu'il souhaite. Je comprends très bien ce qui te dérange (et que je n'aurai jamais accepter) dans sa façon de gérer ses relations en te mettant purement et simplement au second plan tout en te reprochant la situation. Mais, ce qu'il souhaite je ne le comprend absolument pas...

Et tu as raison, de mon point de vue, de dire que tu mérites (bien) plus de respect que cela. Et j'espère de tout coeur que cette situation s'améliorera vite pour toi d'une manière ou une autre et que l'avenir te trouvera plus heureuse et grandie qu'aujourd'hui :-)

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Whitecherry

le jeudi 21 février 2019 à 11h16

Bonjour à tous
Je me permets de laisser ce post presque 1 mois après les précédents car il m’a paru important de vous communiquer l’évolution du problème que je vous ai soumis début janvier et surtout d’apporter une réponse au titre que j’avais donné à la discussion.
Sans surprise, les choses ont empiré : mon compagnon a continué de faire à sa sauce, sans tenir compte de mon avis et de mes préoccupations. Il s’est mis à découcher beaucoup plus souvent, parfois il partait de la maison pendant 48h. Très peu de sms, pas d’appels. Très peu de sms qui m’étaient destinés mais beaucoup par contre à l’attention de sa copine, et même parfois quand j’étais dans ses bras comme je vous l’ai expliqué précédemment. Il s’est mis à porter à la maison les vêtements qu’elle lui offrait et a même affiché dans notre maison une série de cadres qui venaient d’elle. Le dialogue a fini par devenir impossible. Toutes les tentatives de discussion se soldaient par des disputes interminables où finalement je finissais par me taire. Rien n’allait jamais : quand je prenais sur moi, cela se voyait trop ; quand j’étais triste, ce n’était pas normal ; quand j’essayais de trouver un compris, on me rétorquait que je n’étais jamais satisfaite, ect … Début février, fatiguée et à bout de nerfs, je contacte dans un élan de colère la dite copine que je rencontre quelques jours après. Au début nous n’avions pas grand-chose à nous dire mais très vite sa culpabilité et mon mal-être laissent place à 3 heures de discussion sur qui nous sommes, notre vision du couple et de l’amour, ma relation avec mon compagnon et bien vite je m’aperçois que lorsque je lui parle de tout ce que j’ai mis à votre connaissance plus haut elle me comprend et est d’accord avec moi. Je découvre aussi qu’elle trouve certains traits de caractère de mon compagnon quelque peu dommageables… curieux. Je rentre de l’entrevue, et là cataclysme : lui qui me tannait depuis novembre qu’il fallait que je rencontre cette femme, là ça n’allait plus : nous avions passées trop de temps ensembles, nous nous étions trop confiées l’une à l’autre, ça ne devait pas se dérouler ainsi …
A partir de là, il a pris de la distance par rapport à moi, de moins en moins de marques d’affection, très peu de rapports intimes, aucune bienveillance là où moi je restais fidèle à moi-même et à ce que j’avais été pendant 2,5 ans : une véritable disette affective pour moi. Ah ça des « je t’aime », « tu es la femme de ma vie », « je veux passer le reste de mes jours avec toi » ect… des caisses ! Un soir, alors que nous regardons un film, une nouvelle discussion par sms apparait et toute la soirée les messages s’enchainent. Agacée de ce manège, je me rends compte qu’il s’agit d’une autre interlocutrice, qu’elle aussi a droit au doux surnom de « chaton » comme l’autre copine, et que la teneur des sms est assez enflammée. Alors là c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !
Crevée, sans la moindre énergie, ayant perdue toute confiance en moi, ayant perdu du poids, avec l’impression d’être déprimée, muselée et de devenir cinglée, je décide d’écouter la petite voie au fond de mes tripes qui me supplie de réagir. Je décide de me faire psychanalyser en plus de la psychothérapie que je suis. Et là ! Le verdict est édifiant : « Vous êtes une personne forte et tout à fait saine d’esprit. Par contre votre compagnon a un gros problème. Non seulement il n’est pas polyamoureux mais polygame, mais en plus il souffre d’un syndrome de toute-puissance narcissique »

CQFD

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bonheur

le jeudi 21 février 2019 à 11h58

Déjà bravo pour ta démarche et d'avoir rencontrer son autre amoureuse. Désolée de la suite qui a été offerte alors qu'il en faut du courage, pour faire cette démarche. Je suppose que quoi que tu fasses, rien ne conviendra.

Whitecherry
Je décide de me faire psychanalyser en plus de la psychothérapie que je suis. Et là ! Le verdict est édifiant : « Vous êtes une personne forte et tout à fait saine d’esprit. Par contre votre compagnon a un gros problème. Non seulement il n’est pas polyamoureux mais polygame, mais en plus il souffre d’un syndrome de toute-puissance narcissique »

Euh ! qu'entend cet analyste par "pas polyamoureux mais polygame" ? Aussi, il fait une analyse à travers toi ou il a reçu ton compagnon en consultation ? J'avoue que si ce n'est pas le cas, je tique beaucoup.

D'après ce que je comprend, ton compagnon est dans une démarche de se repaitre de NRE et là, les sites de rencontres offrent matière à satisfaction. Je pense qu'il est dans une optique de collectionneur. Mais en effet, le fait qu'il te reproche d'avoir eu cette discussion sans sa présence, montre qu'il aime avoir le contrôle. Et je suppose que c'est cela qui la déranger. Il n'était plus maître de rien, puisque vous avez toute les deux parler de lui, sans lui (moi, je trouve cela super, au contraire)

Les échanges de sms "longue durée", doivent être désagréable. C'est un peu à la mode actuellement. Ca peut m'arriver y compris avec des collègues, des amis, de questions en réponses... ça s'éternise. Bon, là, ce n'est pas le même type d'échanges mais de l'extérieur, c'est assimilable.

Perso, j'ai mon ordi dans un petit coin (lieu de passage) de la maison et j'ai un affichage avec des photos ou souvenirs de mes amours. Ils y sont tous (enfin ceux avec qui j'ai eu une relation affective et un vécu partagé). Cet affichage est pour moi, pas contre mon chéri de vie. D'ailleurs, il ne le prend pas ainsi. C'est mon espace à moi, intégré à l'espace commun familial. Je porte également des habits de sport, que mon ex-amour avec lequel je faisais souvent de la rando, m'avait offert (anniversaires). Cela ne fait pas de moi un monstre.

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 13h40

Whitecherry
Je décide de me faire psychanalyser

Grosse grosse grosse grosse grosse réserve envers la psychanalyse. Faire gaffe, la psychanalyse ne demande ni études, ni preuve, et au final ne vaut pas beaucoup plus que la voyance. Je ne suis même pas certain qu'il existe une notion de "pervers narcissique" en psychologie.
Donc, clairement, ton compagnon, il a un comportement qui ne rime à rien, et il a besoin de s'ouvrir, de parler. Mais ne va pas tomber dans les mains de discours charlatans qui te disent ce que tu as envie d'entendre.

Sinon, honnêtement, vu le comportement de ton compagnon, ça fait un certain temps que je lui aurais mis ses valises sur le pallier, en attendant qu'il fasse un peu d'ordre dans sa tête. C'est peut-être juste une phase, mais ça ressemble beaucoup à une soupape qui saute, et toi, tu n'es pas censée en faire les frais.

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