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Pourquoi les relations ne marchent pas - Kristin Luce

Romantisme
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Tcheloviekskinoapparatom

le vendredi 04 avril 2014 à 12h15

Oui, c'est un texte en anglais, oui il faudrait le traduire en entier.

Kristin Luce : Why relationships don't work - www.elephantjournal.com/2013/09/why-relationships-...

Pas un texte poly à strictement parler, mais pas mal d'idées qui me semblent importantes pour tout le monde, et pour les polys en particulier.
D'abord l'idée qu'une relation n'a pas besoin de durer très longtemps pour être importante pour nous. Et puis cette notion qui est liée, qu'aimer quelqu'un c'est respecter ses limites : les limites que la personne a pour nous autant que les limites qu'on a pour elles.

Et du coup cette notion que j'appelle "amour au-dessus de la relation". L'auteure raconte comment après une passion de 36 heures avec un type...

Kristin Luce
J'ai senti qu'il fallait du temps pour digérer tout ce qui avait eu lieu entre nous. Quand j'ai finalement envoyé un court texto ( «  J'aimerais te voir ») , il a envoyé une réponse indiquant tout simplement qu'il ne pouvait pas - qu'il était , selon ses propres termes , "en-dehors de son intégrité." Je ne l'ai jamais revu.

C'est un succès parce que je ne me sentais pas accusée ou offensée qu'il "m'ait abandonnée" Je lai entendu : il était hors de son intégrité. Je ne veux pas que mes amis ou mes proches se sentent hors de leur intégrité. (...)
Je tiens à souligner que ce n'était pas seulement une compréhension intellectuelle et c'est pourquoi, pour moi, ce fut un succès.
(...)

J'aurais pu menacer de retirer mon appréciation de lui, ou même de le revoir, ou utiliser toutes sortes d'autres tactiques comme dans mes relations passées pour essayer d'obtenir ce que je veux .
Ce n'est pas ça l'amour.

Ça c'est la réaction basée sur la peur : la peur de ce qui va se passer et / ou ce de ce que ses actions signifient pour moi.

(...) Voilà à quoi l'amour ressemble :

L'amour c'est être content-e quand votre partenaire vous plaque. L'amour c'est quand vous ne pouvez pas trouver un partenaire, que vous appréciez la joie des autres d'en avoir trouvé un et que vous appréciez tout ce qui est beau dans le fait de dormir seul-e. L'amour c'est quitter quelqu'un avec qui vous savez que vous ne devriez pas être, plutôt que de le prendre en otage pour votre imagination ou vos besoins. L'amour c'est quand vous aimez et appréciez quelqu'un d'autre qui ne semble pas vous apprécier en retour, et qui peut-être ne vous remarque même pas.

C'est joli non ?

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le vendredi 04 avril 2014 à 22h51

Kristin Luce
L'amour c'est être content-e quand votre partenaire vous plaque.

Oui enfin, ce n'est peut-être pas être content parce que le partenaire nous plaque...

Par contre, si on le voit comme "Je suis content-e qu'il/elle fasse un choix qui lui convient", là oui... ;)

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Marie-Georges

le samedi 05 avril 2014 à 18h08

C'est vrai qu'en lisant la phrase que tu relèves, LuLutine, je me dis que l'amour c'est encore un peu au-dessus de mes forces ! :-)
Mais pour moi, tendre vers cela est en effet un des meilleurs remèdes au chagrin d'amour. Y'a un côté "quête bouddhiste" que j'aime bien. La difficulté est souvent due à la forme qu'a pris la rupture. C'est sûr que c'est plus simple de voir le côté positif (l'autre qui va vers son bonheur) quand il y a eu une discussion sincère (il a expliqué pourquoi il partait). Mais hélas ! Ce n'est pas toujours le cas. Et là tu rames pour souhaiter tout le bonheur à quelqu'un qui est parti sans rien te dire. Heureusement qu'il y a un truc vachement bien qui s'appelle le temps...

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LuLutine

le dimanche 06 avril 2014 à 02h51

Marie-Georges
Et là tu rames pour souhaiter tout le bonheur à quelqu'un qui est parti sans rien te dire.

Ou mieux, en t'insultant. Ou encore en répandant des mensonges sur toi. Oui oui je sais. ;)

Marie-Georges
Heureusement qu'il y a un truc vachement bien qui s'appelle le temps...

Oui, il faut être patient(e). :)

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Green-Man-Outside

le dimanche 06 avril 2014 à 03h23

Marie-Georges
Et là tu rames pour souhaiter tout le bonheur à quelqu'un qui est parti sans rien te dire.

Le pire est encore de se reprocher de "ramer". Ce serait s'infliger une double peine. On n'est pas des bouddhas. ;-)

Pour le reste, on revient à l'idée d'amour inconditionnel. Et l'amour inconditionnel
1/ est inconditionel (sic) donc on est content tout le temps pour tout le monde, y compris soi-même
2/ n'empêche pas d'être triste ou de souffrir sur un autre plan (parce qu'on n'est ni des bouddhas, re-sic, ni en permanence connecté à cet amour inconditionnel)

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Green-Man-Outside

le dimanche 06 avril 2014 à 03h39

J'ai survolé l'article original, précisément jusqu'à la phrase :


When ego is operating—which let’s face it is pretty much 100% of the time—then no matter how good we try to be, how loving, selfless, kind or noble, we in fact want something.

...et en fait ça me pose un problème. Je suis 100% d'accord avec le constat, mais je crois voir derrière le propos un idéologie avec horizon temporel lointain. En gros "médite chaque jour, tue ton ego et alors seulement tu connaîtras la liberté et l'amour". En gros (bis) l'éveil est la seule porte de sortie.

Pas étonnant de la part d'une personne qui est diplômée en psychologie bouddhiste (nani ?).
Or, se faire dépendre d'un éventuel éveil (qui n'est dans les faits donné qu'à un minuscule nombre de personnes) et d'une disparition de l'ego... c'est encore être dans l'ego.

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Tcheloviekskinoapparatom

le dimanche 06 avril 2014 à 17h59

Green-Man-Outside

Pour le reste, on revient à l'idée d'amour inconditionnel. Et l'amour inconditionnel
1/ est inconditionel (sic) donc on est content tout le temps pour tout le monde, y compris soi-même

Mmmm. Non en fait je pense que c'est quelque chose de distinct. On peut ne pas faire dépendre notre amour de l'existence d'une "relation" avec la personne, tout en en faisant pas quelque chose d'inconditionnel : cesser de l'aimer si elle devient tueur en série ou se met à collectionner les 45t de Céline Dion, par exemple.

Green-Man-Outside
je crois voir derrière le propos un idéologie avec horizon temporel lointain. En gros "médite chaque jour, tue ton ego et alors seulement tu connaîtras la liberté et l'amour". En gros (bis) l'éveil est la seule porte de sortie.

Oui, mais elle ajoute "There is nothing wrong or bad about wanting something from someone. In fact, without the thought that we shouldn’t want something in a relationship, we can simply get honest and admit that we do!"

et, plus loin : "o, I know what some of you are thinking: “If I let go of trying to get what I want in relationship then I will never have it.” But why would unilaterally staying open to someone—loving them and setting them totally free from your own expectations and judgments—make a positive, functional or long term relationship any less likely?

I think it would make it a lot more likely actually,"

Donc j'en retiens qu'elle considère que les relations sont désirables, mais qu'elles adviennent d'autant mieux qu'on a lâché prise sur nos attentes.

Il y a sans doute une limite à ce raisonnement, une contradiction interne, mais j'ai du mal à déterminer exactement ce que c'est. Et par ailleurs dans ma vie personnelle je trouve l'approche très bénéfique - mais c'est peut-être dû à des spécificités personnelles...

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LuLutine

le dimanche 06 avril 2014 à 22h30

Tcheloviekskinoapparatom
Donc j'en retiens qu'elle considère que les relations sont désirables, mais qu'elles adviennent d'autant mieux qu'on a lâché prise sur nos attentes.

Je partage cette analyse... (+) (sur les relations, pas sur ton interprétation du texte, que je n'ai pas lu, mais je te fais confiance pour la traduction :) )

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Evavita

le mercredi 16 avril 2014 à 03h10

Je ne vais pas rentrer dans le détail. Il y a des petites choses qui me font tiquer mais l'idée principale que j'en retire c'est que l'absence d'attentes à propos d'une relation évite de recourir à un tas de "méthodes" et de "mécanismes" pour à tout pris garder l'être aimé auprès de soit. Et sur l'idée générale je suis d'accord avec ça mais...
.... je pense qu'il est plus facile de ne pas rendre responsable l'autre de nos attentes que de ne pas en avoir (ou plus exactement sans souhaiter certaines choses qui nous feraient plaisir). Je trouve aussi difficile de ne pas se laisser aller (même inconsciemment) à vouloir faire changer l'autre d'avis au profit de certain de nos souhaits qui nous tiennent à coeur. Je trouve ça plus simple de l'admettre quand je m'en rend compte pour permettre à l'autre d'en faire abstraction.

J'en conclu pour ma part que je fais des efforts pour à la fois tendre vers cet idéal de l'absence d'attente et ne pas m'autoflageller parce que ce n'est pas le cas de manière permanente.

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Leolu

le samedi 19 avril 2014 à 17h20

LuLutine
Oui enfin, ce n'est peut-être pas être content parce que le partenaire nous plaque...
Par contre, si on le voit comme "Je suis content-e qu'il/elle fasse un choix qui lui convient", là oui... ;)

Sans être "content" d'être plaqué, il est beaucoup plus facile de l'admettre lorsque cette rupture ne nous confronte pas brusquement au "vide".

Un danger auquel on est confronté lorsque le "plein", c'est la vie de couple elle-même, et que rien d'autre ne vient la compléter (hormis sommeil et travail).
Donc lorsqu'on perd "un de ses complices" et qu'il reste encore 2 de nos piliers les plus sûrs : l'autre complice et soi-même (bien souvent, les fusionnels n'ont ni l'un ni l'autre), on peut plus facilement accepter une rupture... dans des bras compatissants ;) !

Un psy m'avait fait remarquer qu'il fallait au moins deux des trois piliers d'un homme pour ne pas entrer en dépression : la santé, la sécurité financière et l'affectif.

Il me semble qu'on pourrait s'inspirer de ce précepte pour le polyamour :
"pour être solide, il faut : 2 amours et la confiance en soi" Si l'un manque à l'appel, il y aura toujours les deux autres ;)
(parfois même, la confiance en soi peut remplacer les deux autres que l'on sait pouvoir obtenir quand on veut)

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Green-Man-Outside

le samedi 19 avril 2014 à 20h50

Leolu
Un danger auquel on est confronté lorsque le "plein", c'est la vie de couple elle-même, et que rien d'autre ne vient la compléter (hormis sommeil et travail).

Sauf si on a un travail épanouissant :-)
(ok, c'est pas donné à tout le monde mais ça se travaille)

Leolu
(parfois même, la confiance en soi peut remplacer les deux autres que l'on sait pouvoir obtenir quand on veut)

La confiance, l'estime et l'amour de soi. Ceci précisé, je plussoie.
(là encore c'est pas donné à tout le monde mais ça se travaille)

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