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Le Langage de l'amour : modifions notre langue !

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Houba

le dimanche 05 janvier 2014 à 13h54

Je pense qu'il ne faut pas trop multiplier les étiquettes...
J'aimerai juste pouvoir dire a quelqu'un "je t'aime" avec le mot approprié, qui dirait "j'adore ton intellect mais pas ton physique" ou le mot approprié qui dirait "j'aime avoir des rapports sexuels avec toi, ton intellect me parle moins..." ou le mot approprié qui dirait "j'aime tes idées et ton physique mais je ne te désire pas sexuellement"
Un "je t'aime" explicite quoi !! sans ambiguïté pour l'autre...qui ne génère pas d'incompréhension, de non-dits qui risqueraient de flinguer la relation ensuite...
exemples:
Je te "qudèze" (ou sexaime)...pour je te désire sexuellement
je "t' idécie" (ou t'intelaime)...pour j'adore tes idées, ce que tu défends
je te "fizaime" (ou coraime)...pour j'apprécie ton physique
je te qudéfiz...pour j'aime tes idées, ton corps et je te désire sexuellement
je te défiz...pour j'aime tes idées, ton physique mais pas de sexe entre nous
je "t'envigère" (ou miamaime)...pour je vais te bouffer, tarte au citron
...

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LuLutine

le dimanche 05 janvier 2014 à 18h34

MetaZet
Floutami-e : Personne avec laquelle on entretient une relation de floutamitié.
Floutamitié : Type d'amitié comportant une dose de tendresse, d'intimité, de chaleur humaine et/ou de sensualité généralement absente de l'amitié "classique".

Floutami...

Moi, j'aimerais bien "amidoux". Ca sonne bien je trouve.

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Dom

le lundi 06 janvier 2014 à 14h26

J'ai la vague impression (mais c'est peut-être personnel) que le problème se situe plus au niveau du message, de l'émetteur et du récepteur que du codage. Autrement dit (et en généralisant), dans le fait que "ça ne se fait pas trop" ou on est pas habitué à recevoir et dire: "Je te trouve sexuellement attirant(e) mais je ne partage pas tes idées, on couche?" ou encore "j'adore échanger des idées et discuter avec toi mais physiquement tu ne m'attires pas". Question d'éducation et de culture.

Du coup je ne suis pas certain que des "mots-résumé" puissent émerger (et permettre le développement de relations plus franches) si pour beaucoup il n'est pas envisageable des les utiliser. Exemple: "polyamour" qui existe depuis un certain temps et qui a été relayé dans certains médias (pas toujours à son avantage mais soit) reste méconnu de beaucoup. Je ne m'y connais pas trop en langue mais je pense que pour qu'un mot passe dans le vocabulaire courant, il faut avant tout que l'idée (l'image mentale) derrière soit largement répandue et que les gens y adhèrent.

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Raphaelle

le lundi 06 janvier 2014 à 14h49

Je partage les impressions de Dom.

Désolé si je parais un peu dur mais j'ai l'impression que l'on cherche à créer un langage amoureux "style sms". Je m'explique. La plupart des mots proposés sont des abréviations/contractions de deux mots. Passons sur le fait que c'est souvent plutôt indigeste à lire et pas toujours évident à prononcer. Au lieu de raccourcir la conversation en souhaitant tout dire en un seul mot (qu'il faudra souvent plusieurs phrases pour expliquer !), il me semble préférable, au contraire, de l'étirer, de prendre le temps pour clarifier ses idées et pour s'assurer que la personne en face de nous les a comprises (éventuellement en la faisant répéter ce qu'elle croit avoir compris de ce que nous avons dit précédemment, ainsi les non-dits et incompréhensions peuvent généralement être évités).

D'autre part, si ces nouveaux mots ne sont utilisés que par un petit nombre de personnes, celles qui d'ailleurs seraient les plus à même de s'en passer parce qu'elles savent déjà faire les distinctions en question, l'intérêt est limité, voire nul.
Le risque est aussi (et surtout ?) de créer un langage que seuls quelques uns vont maitriser, ce qui est excluant pour les autres (l'opacité de beaucoup de discours scientifiques et philosophiques fait un tord considérable à la réception des nouvelles idées auprès du public non confirmé dans les disciplines en question).

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Plusssdamour

le lundi 06 janvier 2014 à 15h26

Vaniel
Je partage les impressions de Dom.

Désolé si je parais un peu dur mais j'ai l'impression que l'on cherche à créer un langage amoureux "style sms". Je m'explique. La plupart des mots proposés sont des abréviations/contractions de deux mots. Passons sur le fait que c'est souvent plutôt indigeste à lire et pas toujours évident à prononcer. Au lieu de raccourcir la conversation en souhaitant tout dire en un seul mot (qu'il faudra souvent plusieurs phrases pour expliquer !), il me semble préférable, au contraire, de l'étirer, de prendre le temps pour clarifier ses idées et pour s'assurer que la personne en face de nous les a comprises (éventuellement en la faisant répéter ce qu'elle croit avoir compris de ce que nous avons dit précédemment, ainsi les non-dits et incompréhensions peuvent généralement être évités).

D'autre part, si ces nouveaux mots ne sont utilisés que par un petit nombre de personnes, celles qui d'ailleurs seraient les plus à même de s'en passer parce qu'elles savent déjà faire les distinctions en question, l'intérêt est limité, voire nul.
Le risque est aussi (et surtout ?) de créer un langage que seuls quelques uns vont maitriser, ce qui est excluant pour les autres (l'opacité de beaucoup de discours scientifiques et philosophiques fait un tord considérable à la réception des nouvelles idées auprès du public non confirmé dans les disciplines en question).

(+) (+) (+) :-)

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Raphaelle

le lundi 06 janvier 2014 à 15h38

En réfléchissant de nouveau à cette discussion, j'en arrive aux constats suivants :
1. Si, déjà, nous parvenions à maitriser correctement ne serait-ce que la moitié des mots qui existent, il y aurait beaucoup moins de malentendus. L'invention de nouveaux mots me semblent, en partie seulement, une tentative non concluante de palier à notre méconnaissance de l'ensemble des ressources textuels et lexicales actuellement à notre disposition.
2. Le recours à des mots étrangers existants me paraît intéressant dans la mesure où les mots utilisés ont parfois été construits dans un autre système de pensée. Le problème est que pour s'en servir sans contresens il faut un minimum maitriser les langues étrangères (pas comme moi :-/ ).

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LuLutine

le lundi 06 janvier 2014 à 19h57

Vaniel
L'invention de nouveaux mots me semblent, en partie seulement, une tentative non concluante de palier à notre méconnaissance de l'ensemble des ressources textuels et lexicales actuellement à notre disposition.

Suis assez d'accord.

Vaniel
2. Le recours à des mots étrangers existants me paraît intéressant dans la mesure où les mots utilisés ont parfois été construits dans un autre système de pensée.

Aussi.

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bouquetfleuri

le lundi 06 janvier 2014 à 21h12

Je suivrais bien Vaniel dans ses observations. En ajoutant peut-être un étage.

Ce qui me dérange dans la création de nouveaux mots pour véhiculer des idées que l’on veut, imagine ou décrète nouvelles, c’est que ces mots servent de leurres, voire d’obstacles à l’appropriation de ces idées ou plutôt au positionnement nécessaire de son corps, de son esprit et de son histoire face à des concepts dont on peut globalement penser qu’ils ont toujours existé, à peu de choses près.

Un psychanalyste bien connu pour son travail sur les mots et la langue résume cela bien mieux que je ne l’exprime quand il dit que le mot tue la chose : il disait par-là que la chose est à vivre et quand on la vit il est facile de la désigner, mais que si on développe un discours sur la chose, on empiète sur le domaine de l’expérience.

Pour illustrer, je rebondirai sur deux ou trois mots écrits juste au-dessus : floutami sonne comme flou tamis ou ami flou, et pour amidoux on a déjà doux ami, quand à l’affectivité, elle existe déjà, il n’y a pas besoin de lui inventer un sens.

Il n’empêche que tout cela reste à vivre et c’est bien là l’essentiel (à mes yeux)

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Deneb

le lundi 06 janvier 2014 à 22h37

Je rejoins complètement Dom et Vaniel et les précisions apportées par Bouquetfleuri.

D'autant qu'un mot « globalisant » qui signifierait plusieurs émotions ou déclarations pourrait très vite devenir excluant car il ne pourrait signifier toutes les émotions annexes à la situation qu’il semblerait décrire et nécessiterait des précisions, un apport nécessaire qui finalement invaliderait l’intérêt de ce genre de mot !
Une langue se construit avec des mots précis (avec un sens premier et d’autres éventuellement) dont la grammaire permet une infinie variété d'utilisation etde nuances.
@Houba
Alors pour dire "je te défiz", il y a tout simplement la définition que tu donnes du mot :
« j'aime tes idées, ton physique mais pas de sexe entre nous »
et tu peux même rajouter de la précision grâce à des mots simples : même si tu as un beau sexe :-D
si tu n’as pas de mot qui globalise avec cette dernière nuance tu es obligé-e de dire :
« je te défiz même si tu as un beau sexe » !
Mais pour que ça marche il faut que ton interlocuteur connaisse parfaitement la définition du verbe défizer, sinon il aura du mal à faire le lien…
Dans tous les cas, l’idéal est de s’approprier une langue le plus complètement possible, ça rend le discours encore plus libre et ça permet d’élargir l’imaginaire, la représentation du monde (y compris amoureux…). <3

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le mardi 07 janvier 2014 à 00h03

Deneb
Dans tous les cas, l’idéal est de s’approprier une langue le plus complètement possible

Oui, ça me semble pas mal. Maîtrisons déjà la langue française (bonne chance à nous... ;) ) !

Après on verra ! :P

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Houba

le mardi 07 janvier 2014 à 00h53

Effectivement...je m'aperçois qu'inventer des mots ne fait finalement que déplacer le problème ou vider ce que l'on veut décrire de sa substance. De plus, je crois que trop de précision tue la poésie...je fais peut-être fausse route en voulant "rationaliser" des...sentiments.
Mais tout de même...aimer une banane et aimer une personne...moi ça me dérange un peu...
vous me faites toucher du doigt le fait qu'un mot se créé a partir d'un besoin de partager des expériences communes...et non l'inverse. Ces futurs mots, s'il doivent exister, s'imposeront finalement d'eux même.
De plus...le mot n'est que le squelette du concept que l'on veut exprimer. autour de ce squelette, il y a la charge émotionnelle, l'aspect contextuel, l'expression corporelle...etc...qui offrent au total une sacrée palette de nuances ! L’interprétation d'un mot, inhérente a l'expérience de chaque individu, conduit a un flou. Ce flou, c'est l'espace magique de la poésie ou l'espace tragique de l'incompréhension. Je ne veux pas tuer la poésie... et l'incompréhension, si elle ne nous tue pas, nous rends plus fort.

Merci a tous de vos éclairages qui sont toujours très profonds et instructifs...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le mardi 07 janvier 2014 à 01h34

Houba
inventer des mots ne fait finalement que déplacer le problème ou vider ce que l'on veut décrire de sa substance.

(+)

Houba
Ces futurs mots, s'il doivent exister, s'imposeront finalement d'eux même.


(+)

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PolyEric

le mardi 07 janvier 2014 à 08h40

Oui, bien sûr, le mot va s'amener là sans que personne ne le prononce, et il va s'imposer de lui-même, oui, oui, évidemment, ça coule de source.

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LuLutine

le jeudi 09 janvier 2014 à 01h48

Eric_50
Oui, bien sûr, le mot va s'amener là sans que personne ne le prononce, et il va s'imposer de lui-même, oui, oui, évidemment, ça coule de source.

Je pense que ta réponse est ironique, mais je pense aussi que l'intervention de Houba n'allait pas dans le sens que tu lui prêtes...
Désolée de ne pas réussir à expliquer mieux...

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ScottBuckley

le jeudi 09 janvier 2014 à 06h11

RobotEtourdi
Il faudrait un mot pour les lutins/lutines croyants non pratiquants. Un truc du genre "farfadets/farfadettes" ? :D

<3

@ Vaniel & à vous autres :
Oui, en effet j'avais il y a quelques mois initié un fil de discussion sur le langage et la communication ' autrement ' .

Peut-être qu'aujourd'hui ma vision a déjà en partie changé... car le but premier est de mieux se faire entendre, mieux se faire comprendre, jusque dans les subtilités vécues, ressenties et/ou imaginées, y compris les picotements sur le bout de la langue, et d'avoir des mots plus précis sous la main.

L'exemple que j'avais en tête (trop connu ?) est celui de la langue inuit pour exprimer les multiples aspects et utilisations de la neige, et les noms multiples qu'elle porte alors.

Pour parler de nos relations affectives (familiales, amicales, amoureuses, et autres sans étiquette), avoir bien plus de mots précis me semble vraiment utile (et peut-être encore plus quand notre vie affective et amoureuse est très plurielle, avec plusieurs partenaires assez différent.es les un-es des autres, dont certain.es peuvent être le co-parent d'un de nos enfants).

La définition trop restrictive et trop fourre-tout " ami-e " ou " friend " par exemple, ne me convient pas pour parler de mes ami-es, qui sont très très différents les unes des autres, dans nos rapports, dans les liens et la force ou les complicités multiples qui nous unissent ou pas...

Mais la langue inuit (tout comme l'espéranto) est plus souple que la langue française. Et inventer de nouveaux mots, ça ne se fait pas aussi facilement.

Rien que pour concevoir une langue imaginaire dans la série ' Game of thrones ' (la langue ' dothraki ', pour la tribu des Dothrakis, dirigée par le ténébreux Khal Drogo), ils ont dû embaucher un spécialiste attitré, David J. Peterson (1700 mots créés rien que pour le tournage !)... or il était seul à décider du sens des mots, et c'est une langue employée par personne au monde. On est loin là de la création complexe car collective d'une langue ou d'un mot écrit et/ou parlé par de très nombreuses personnes.

* Suggestion : quand on utilise un nouveau mot, ou un mot peu connu comme compersion ( fr.wikipedia.org/wiki/Compersion ) ou équanimité ( fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quanimit%C3%A9 ) , on indique en fin de page ou entre parenthèse ce que signifie ce mot-là, ou un lien vers sa définition.

Exemple : avec une amie, on s'est un jour rendu compte, en parlant à bâton rompu sur une péniche, à force de penser aux mêmes choses de façon organique, arborescente, en mode mind mapping( fr.wikipedia.org/wiki/Carte_heuristique ), ou de digresser de la même manière (à partir d'un mot, d'un son, d'une situation, d'un sens, d'une connaissance...), que l'on était tous les deux très ' hémisphère droit ' , et on s'est à ce moment-là surnommé.es ' amisphère droit , pour rire ;) .

Mais si ce mot nous a plu, c'est qu'il est à la fois mot d'esprit, mot-valise, trait de reconnaissance de ce qui la lie à moi à ce moment-là... En dehors de ce contexte, il nous reste à trouver des complices utilisant ce mot, autrement cela reste une langue d'amie à ami, et rien de plus (ce qui serait déjà bien :-D , mais peut-être dommage de ne pas plus la partager...).

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bouquetfleuri

le jeudi 09 janvier 2014 à 09h28

Eric 50
Oui, bien sûr, le mot va s'amener là sans que personne ne le prononce, et il va s'imposer de lui-même, oui, oui, évidemment, ça coule de source.

En dehors de toute ironie, c'est comme cela que les mots se créent. Ils arrivent par le biais d'une première transformation, d'un usage inapproprié et d'un partage d'idée. Ensuite seulement, ils désignent quelque chose de plus précis et sont reconnus par la communauté.

Un exemple spectaculaire est le mot "flic" qui désigne un agent de police. Son usage qui date de la moitié du 19ème siècle vient de "flique" lui même découlant d'un mot allemand repéré vers le 16ème siècle "flick" mot signifiant jeune homme. Avec le recul, on peut imaginer que l'on a voulu reporter sur "agent de police" un caractère d'énergie et de force que peuvent avoir les jeunes hommes, même péjorativement.
"Assassin" est intéressant aussi de ce point de vue etc.

Quand on a la démarche inverse, il est rare qu'elle soit couronnée de succès. Conférons la création de mots français pour satisfaire l'exigence de la loi Toubon (1994) et leur usage, c'est édifiant.

J’ajouterais volontiers un autre point qui me paraît important et qui semble d’actualité, entre les débats sur les cafés poly, les lieux de regroupements dans des granges accueillantes ou d’hypothétiques sites internet et la légitime demande de reconnaissance.
J’ai très peur de la fabrication d’une culture poly-amoureuse qui opèrerait sur l’évanescence de nos expériences. C’est à la fois le caractère insaisissable de ce que l’on vit et la conviction forgée dans l’adversité parfois qui donnent du prix à l’adéquation, toujours (encore) a-normale de toutes ces vies à des valeurs différentes de l’un à l’autre, et qui construisent les individuations nécessaires à la constitution d’une société meilleure.
J’ai peur qu’en acceptant de fabriquer cette culture poly-amoureuse, même diversifiée, même complexe, on se dote d’outils et de procédures, de recettes, d’étiquettes qui exonèrent les uns et les autres du travail obligatoire sur soi pour arriver à vivre en toute sérénité sa forme de poly-amour
C’est comme pour une « identité nationale », on peut l’analyser, on peut la constater mais on ne peut pas la définir pour l’avenir.

Bon, le problème ne se présente pas dans la forme manichéenne où je l’enferme, on est bien d’accord là-dessus, mais le danger est perceptible. Et si l’analyse est nécessaire, au point que chacun voudra bien atteindre, je fais le vœu (c’est la période) qu’elle ne débouche jamais sur des étiquettes, des comportements ou des mots catégoriques.

Quand les poly-amoureux seront assez nombreux, les mots viendront d’eux-mêmes. L’inverse ne sera jamais une réalité. Patientons, ce n’est que l’affaire de quelques siècles… Et à ce moment-là, il faudra commencer à se défaire de quelques étiquettes ! HAHAHA

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Houba

le jeudi 09 janvier 2014 à 19h06

Attention ! Quand j'ai lancé ce fil, le but n'était absolument pas de "créer" une quelconque "culture" ni même de faire du prosélytisme. C'est antinomique avec mon fonctionnement. Ma recherche de départ était juste de savoir s'il était possible de créer des mots plus précis, plus adaptés et ce que cela impliquait ou soulevait.
@Eric: Un mot crée de toute pièce n'a de chance d’être intégré que si une "communauté "le partage, et ce de façon réelle et continue, pas épisodique. C'est là le secret du langage créé par les ados : une volonté commune de se forger leur univers, de s'affirmer et se faire reconnaitre dans cet univers, ajouté a un partage intense de cet idéal, au quotidien, entre tous les ados d'un pays ou partageant la même culture. On constate cela à chaque génération : CHELOU, BOMBASSE, etc...des mots qui déboulent "spontanément" (même effet que la mode)dans tout le pays car le résultat du partage quotidien et intense d'une culture. Une identification massive.Certaines répliques cultes de films ont aussi ce cheminement.L'argot, L'espéranto, etc...correspondent a un idéal partagé impliquant une communauté suffisamment importante.

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(compte clôturé)

le jeudi 09 janvier 2014 à 19h22

Oui Houba, tu as raison. Sauf que souvent les mots deviennent courant par nature : importance de l'utilisation, etc. Mais créer un langage plus adapté, il faudrait déjà commencé par faire en sorte qu'il soit perçu à l'identique par chacun d'entre nous avant de sortir de son cadre initial. D'ailleurs même entre nous, rien n'est réellement et clairement défini. Il faudrait commencer par là, je crois.

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