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"Tu finiras seule, sans enfant, avec un boulot nul, dans ton appartement en location". Eloge de l'espoir par mes amis monogames heureux...

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Notomys

le vendredi 18 octobre 2013 à 17h06

Aviatha,

Alors là en effet, ça change la donne.
Il t'a proposé quelque chose, une situation temporaire, et il ne s'y tient pas.
Je crois que là, on est clairement dans la délinquance amoureuse de mon pote Onfray.
J'imagine que tu le lui as dit...Qu'a-t-il à te répondre?
A ce stade, il faut j'imagine qu'il soit bien au clair sur ce qu'il souhaite...Continuer à garder cette femme et toi dans sa vie, avoir cette femme, toi et peut-être d'autres... Est-ce un changement de philosophie, ou un changement moins structuré face auquel il s'est aussi trouvé dépassé?

En tous les cas, moi aussi j'ai fait ça l'année dernière. Une fois et une seule, d'aller avec un homme juste pour "ré équilibrer". C'était ignoble.Il ne faut pas faire ça. Si tu te sens sale après, ce que moi j'ai ressenti, alors ne le fais surtout pas, tu t'abimes massivement. Et je sais de quoi je parle,j'ai sombré dans une grosse dépression à peu près en même temps. Depuis j'ai attendu de rencontrer la personne avec qui je suis, qui m'a inspiré de l'envie. Aujourd'hui, c'est plus compliqué, mais pour le coup, si cela devait continuer à être compliqué, je ne continuerais pas.
Comme l'a dit quelqu'un sur ce fil, il y a d'autres nourritures de l'âme que les hommes et le sexe. Le sport, les livres, les expo, les films, les amis. Faire autre chose, voir autre chose ça peut prendre plein de visages. Le caviar ça peut être aussi ça.
Si viscéralement tu ne peux pas supporter ce mode de vie, alors personne ne peut le juger. Tu ne peux pas et il faut faire ce qui te rendra le moins malheureuse. De surcroit, un an, c'est pas grand chose dans une vie pour accepter si tant est que tu le souhaites, un tel changement. Moi ça fait 9 ans que j'entends parler du truc et tu vois, j'en suis seulement là ! :(

Moi dans mon cas, c'est que je ne peux pas faire sans lui. Alors malgré la jalousie, le manque et la souffrance, j'ai essayé depuis des années des subterfuges, je l'ai quitté, mais simplement nous sommes comme condamnés l"un à l'autre. Je prends donc acte de cette réalité et j'essaye de m'y adapter. Mais chaque histoire est pour le coup personnelle. Moi je n'ai pas pu faire sans lui, d'autres pourraient. A la lecture de ton récit, il me semble important que tu retrouves de l'affection pour toi même, pas par ton compagnon, mais en toi. Personne ne mérite que tu souffres ainsi...
Si ton compagnon entend à présent vivre ainsi, il doit impérativement être honnête avec toi et alors tu pourras penser à toi et faire ce qui sera le plus pertinent pour toi. On n'a pas de prise sur les autres, mais on en a sur soi. C'est la seule chose que tu maitrises finalement. Tu peux en effet cesser, au moins pour le moment, cette relation si elle te fait plus de mal que de bien.
Ta peine me touche, je ne sais que te dire pour te soulager. J'ai très peur d'être maladroite car je sais aussi ce que c'est d'être mal et de se sentir encore plus blessée quand une ou un inconnu vient taper à côté avec ses gros sabots :(

Si cela peut t'aider, saches que tu n'es assurément pas seule à te battre contre des émotions très pénibles.
Moi mon ami est actuellement avec une autre avant de repartir très loin et cela me rend malade. Je passe mon temps à dormir comme je suis en CSP. Entre deux obligations de recherche de travail et deux piges redac, je dors. Mon compagnon est très gentil, mais il ne ressent pas le monde comme moi, il est très dépassé par ma personnalité, je suis donc très seule. Nous le sommes tous. Mais nous sommes tous dans cette condition. Personne n'est épargné. Courage :/

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aviatha

le vendredi 18 octobre 2013 à 17h22

Il a à me répondre une chose que je comprends parfaitement, et que je ne peux pas lui reprocher : les gens ne sont pas des meubles, il n'est pas facile de les prendre et de s'en séparer, pas si on tient à leur bien-être. Il a été dépassé par les évènements. Déjà, parce qu'il n'a pas voulu cette situation, elle lui est tombée dessus un matin sans prévenir, ça n'a jamais été un changement volontaire de sa part. D'autre part, parce qu'il ne s'attendait pas à ce qu'il a déclenché. Elle est ultra-dépendante de lui, il est devenu sa seule source de confiance en elle, presque son seul pilier, il ne peut pas interrompre leur relation sans la faire sauter, sans qu'elle foute en l'air cette année d'étude qui est primordiale pour elle, sans créer de lourds dégâts chez elle. Pourtant, il me l'a dit texto il y a quelques jours, il a beaucoup plus à perdre à me laisser partir qu'à la quitter, mais il ne peut se résoudre à prendre une décision qui, pour lui, est presque équivalente à lui tirer dessus.
Pour ce qui est de l'affection pour moi-même, comme tu en parles dans ton MP j'y avais répondu, mais je vais le re-faire là du coup (comme ça j'en aurais moins à re-taper^^). Mon estime de moi et mon égo vont très bien, merci pour eux. Je suis Bac+5 et j'entre en doctorat l'an prochain, je suis comédienne, j'aime ce que je fais et je défends un des films sur lequel j'ai bossé à un festival ce soir, j'aime mon jeu d'actrice, ma voix chaude et vibrante, mon corps, même nue devant 200 personnes, j'ai une cohorte d'amis que j'adore avec qui j'ai des liens très forts et profonds, je fais la fierté de mes parents et je ne me suis jamais aussi bien entendu avec mon petit frère que ces dernières années, je sais défendre mes idées et mes visions artistiques et j'ai tous les jours la preuve que je plais et qu'on me désire. Je n'ai pas besoin de son regard pour exister. Je n'ai pas peur de l'abandon, ni que personne ne m'aime, ni de ne pas me sentir comprise, ni de quoi que ce soit, c'est juste du chagrin.
Et il sait que si jamais il décide, un jour, de faire finalement de tout ça son mode de vie, il me perd dans l'heure qui suit. Je suis très au fait de ce que je peux supporter ou non. Là (mais on a déjà eu ce débat sur un autre fil), c'est l'espoir que ça va passer qui me fait rester, et je m'avance vers la porte au fur et à mesure que cet espoir faiblit.

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Notomys

le vendredi 18 octobre 2013 à 17h50

Comme je le disais précédemment, il est hautement hasardeux de tenter de comprendre quelqu'un en quelques messages internet. J'ai pensé à tort que tu souffrais au delà du chagrin que tu évoques, lorsque tu parlais d'avoir donné sans retour, ou de billes à reprendre. A l'identique, quant à ton estime de toi, j'ai pensé, toujours à tort qu'elle était remise en cause quand tu parles de ton malaise dans le bac à douche...Tu t'es sentie très agressée par mes propos je crois. Ce n'était pas mon but. Je viens ici pour trouver moi de la douceur et du réconfort, pas pour agresser quiconque. Et vraisemblablement, je ne peux aider quiconque, donc, mes excuses et bon courage dans ta situation difficile.

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aviatha

le vendredi 18 octobre 2013 à 18h09

Comme je le disais aussi, il ne faut pas me prendre au pied de la lettre en ce moment, et si j'ai pu paraître agressive, j'en suis désolée.
En fait, l'analyse que tu fais, d'autres l'ont déjà faite avant toi, parfois de façon plus ou moins insistante, et c'est comme avoir à se répéter encore et encore. Pour l'histoire du bac à douche (j vais appeler ça comme ça désormais, c'est une trouvaille), je pense que c'est plus lié au fait de faire quelque chose dont on a besoin mais qui est fondamentalement en désaccord avec ce qu'on est.
Sentie agressée, peut-être, de la même manière que ma douche m'agresse en refusant de s'arrêter de fuir et mon frigo de faire du givre, je suis particulièrement imbuvable en ce moment.^^
J'ai enfin trouvé le courage de répondre à ton MP (qui du coup est plus court, j'ai enlevé tout ce que j'ai déjà traité ici), je ne sais pas à quelle heure je pars pour la projection, ni quand est mon train demain matin, si je ne répond pas pendant 3 jours, ne va pas croire que tu m'as vexée, je serais juste pas là. Il en faut plus pour que je me mette à bouder :-)

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Notomys

le samedi 19 octobre 2013 à 10h24

Aviatha, un petit message t'attend dans ta boîte.
Merci en tous les cas pour tous vos messages d'une grande pertinence et d'une grande ouverture d'esprit.
Hier soir, je n'ai pas trouvé le courage de rejoindre mon copain avec qui nous devions nous rendre à un dîner avec un autre couple... J'ai annulé sans explication. Mon copain a été très compréhensif et très gentil, ce qui m'a renforcée très fortement dans un immense sentiment de culpabilité.
Je ne vais pas tenir avec ce mensonge. Je me sens monstrueuse de le voir si gentil, a attendre mon bon vouloir pour le voir, me pensant en pleine dépression ( ce qui est ceci dit proche du réel même si certains paramètres lui échappent), alors que finalement je suis en pleine errance sur des sujets qui le concernent aujourd'hui directement.
Je vais essayer de ne pas me précipiter pour me décharger maladroitement et provoquant ainsi de lourdes conséquences émotionnelles.
Comme me l'a dit un des internautes en privé, temps qu'il ne sait pas, il ne souffre pas... Certes. Je m'accroche au moins un temps à cette idée. En espèrant avancer dans mon cheminement pour arriver a une situation plus digne.
Merci encore de toute votre écoute et comme il y a de la lumière, je reste ici...Il fait sombre autour :/ Une dernière chose pour Siesta, "le courage de la vérité" de Michel Foucault. Une référence pour moi ( quelle ironie en l'état !), mais vraiment j'ai le sentiment complètement spontané pour ne pas te connaître, que néanmoins tu aimeras et t'y retrouveras... Et en prime, pour moi c'est presque un manuel, alors qui sait, un de ces jours tu pourrais bien devenir un parésiaste à temps complet. Notre société en manque cruellement ...
Bon samedi à tous.

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Circe

le samedi 19 octobre 2013 à 15h07

Bonjour à toutes et à tous,

Ceci est mon premier message sur ce site. Cela fait plusieurs mois que je lis en silence pour en quelque sorte "prendre la température" de la tribu polyamoureuse en France, puisque j'envisage à nouveau de m'y installer. Je suis pluri amoureuse depuis toujours et super à l'aise avec ça. Mais cette conversation avec toi, Notomys, m'a finalement donnée envie de prendre la plume parce qu'elle m'a profondément touchée...

Ton écriture, tes mots, ton parcours, la diversité de tes souffrances, ta culture et tes références (ce n'est pas tous les jours qu'on lit quelqu'un passer de Benatar à Foucault !), ta lucidité et ta totale franchise quant à la difficulté de ta situation : tout ça me bouleverse.

Je voudrais bien sûr te rassurer : tu n'as rien d'une folle, c'est le monde autour de toi qui est fou et violent !! Je suis super admirative que tu aies pu tenir aussi longtemps en étant si seule. Parce que, tu sais, c'est ce qui me frappe le plus en te lisant. Je te sens super seule, hormis cette relation avec ton polyamoureux, aucune de tes autres relations n'accepte ce que tu vis, ce que tu ressens et donc tu te trouves forcée de porter des masques en permanence, de faire semblant pour ne pas être repoussée. Je trouve le regard qu'ils posent sur toi écrasant d'intolérance et de dureté. Ca doit être super épuisant et déstabilisant !!

Je suis d'accord avec RobotEtourdi quand il dit qu'il n'y aura pas de sauveur à part toi même mais c'est pourtant essentiel que tu trouves d'autres gens qui sauront t'écouter et te comprendre sans te juger. Car là tu es presque complètement asphyxiée. Et du coup tu dois faire peser une charge super lourde sur les épaules de ton polyamoureux à qui tu imposes une place démesurée dans ta vie. Tu dois trouver d'autres personnes qui te prendront comme tu es sans nécessairement être dans une relation sentimentale avec toi. Que tu reprennes des forces au près d'eux pour pouvoir mieux t'affirmer face à tous ceux qui veulent t'imposer leur manière de vivre. En cela, je trouve ta démarche de venir chercher de l'aide ici saine et je pense qu'elle te sera vraiment bénéfique sur le long terme. Mais j'aimerais également te mettre en garde...

Le polyamour est le plus souvent un long (parfois pénible !!) cheminement. Tu en sais quelque chose puisque cela fait plusieurs années que tu t'y frottes et que ton point de vue évolue. Nous n'en sommes pas tous au même point dans notre cheminement. Nous ne voyons pas tous les choses de la même façon. Certains le subissent plus qu'ils ne le souhaitent réellement comme tu peux t'en rendre compte dans les réponses qui t'ont été faites ici. Nous cherchons tous les petits arrangements qui nous conviennent, pour nous permettre de vivre mieux. Ce ne sont pas toujours les mêmes... Donc, même chez les polyamoureux, il te faudra faire le ménage, choisir et trouver ce qui te convient à toi. Pas plus que la pseudo recette magique du couple tradi, il n'y a pas de recette magique poly qui fonctionnerait pour tout le monde.

Je t'invite à bien lire cette page si tu ne l'as pas déjà fait : /-dx-/Le-probleme-avec-la-polynormativite/

Il y a donc plein de manières de vivre l'amour pluriel, plus ou moins pures, plus ou moins diluées. Ma version à moi se fait presque sans concession au modèle social du couple et je me retrouve tellement dans ce que tu dis quand tu parles de philosophie de la fluidité et de la non-violence...

Je connais Ulysse depuis une vingtaine d'années. Comme toi, il s'est longtemps débattu avec le modèle convenu, il n'arrivait pas à me supporter libre et il avait terriblement peur du qu'en dira-t-on. Il m'a même quittée pour épouser sa Pénélope pendant six ans, avec qui il a eu deux enfants. Pourtant un jour il a divorcé car il ne supportait plus de porter une bride. Nous nous sommes alors retrouvés et avons eu une fille à notre tour. Pourtant nous ne vivons pas ensemble car je ne le souhaite pas. Cela rajoute évidemment des difficultés pour les enfants et parfois, souvent, je regrette d'en avoir eu. Mais je les aime, les siens comme la mienne et aujourd'hui je crois pouvoir parler pour tous en disant que nous sommes tous heureux. Depuis plusieurs années, nous avons trouvé un équilibre, parfois difficile, peut-être précaire, mais qui fonctionne. Il voit toujours Pénélope et, j'espère, d'autres. J'ai au moins deux autres hommes dans ma vie.

Tu vois, on peut trouver des solutions. Comme d'autres ici, j'adore ma vie et je ne l'échangerais pour aucune autre. On peut être heureuse et parfaitement épanouie hors de l'exclusivité amoureuse. Je te le souhaite du plus profond de mon coeur tout comme je le souhaite à tous celles et ceux qui peinent sous le joug de la société protocolaire.

Ta situation actuelle est cependant bien difficile à décortiquer et j'ai peur de te donner de mauvais conseils tellement les forces et les influences que tu décris sont diverses et variées. Quoi que tu fasses, prends du temps pour réfléchir et règle les problèmes un à un : les choses ne se débloquent jamais du jour au lendemain...

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Notomys

le dimanche 20 octobre 2013 à 00h56

Une nouvelle fois, merci. Circe, tu décris avec justesse ce que je ressens.
Il m'arrive d'ailleurs depuis peu de complètement lâcher les vannes avec mon compagnon poly qui n'a que, de fait, récemment pris la mesure de ma souffrance.
Je suis irrépressiblement saisie par des crises de larmes et des tremblements incontrôlables, toute cette apparence en tension qui contient en réalité une incompréhension totale de la plupart de mes semblables et de leurs comportements.
Le malheureux qui déteste la contrainte supporte beaucoup avec moi.
Néanmoins, il l'accepte car il me dit que je suis précieuse pour lui et que même si je peine, au moins j'essaye, sans le juger, en essayant de vivre notre relation, contre tout, mon éducation, ma culture, mon entourage, la société, ma sensibilité, mon passif, mon manque de confiance ( du au passif- le première homme qui aurait m'aimer, à savoir mon père a très clairement lâché la rampe, si j'ose le dire ainsi), alors évidemment, j'étais la pire candidate pour vivre ainsi. Mais j'aime cet homme, et au delà de lui, je refuse de brider les possibles d'une vie qui sera déjà si courte et si parcellaire. On me dit que n'aimer qu'une personne c'est la respecter. Moi je crois que n'aimer qu'une personne, c'est faire offense à toutes les autres qui seraient susceptibles d'être aussi des gens qui nous correspondent...Et tout cela pour une histoire de temps: lui d'abord alors lui toujours. Cela ne tient intellectuellement pas debout. Mais dans la pratique, il y a errance.
Une personne de ce forum m'a fait la très bonne suggestion de peut-être ouvrir la discussion avec mon petit ami actuel sur le sujet des femmes. Le fait de lui dire que j'aimerais à terme avoir une relation avec une femme pourrait être une manière douce d'ouvrir la discussion sans qu'il se sente mis en concurrence.
Dans tous les cas, je ferai à mon rythme, à l'instinct comme on le fait toujours faute de mieux, mais sans me précipiter pour me " débarrasser du problème" si j'ose dire. J'ai crée cette situation et bien que pénible, je n'entends pas soulager ma conscience au prix de la souffrance de l'autre. Évidemment souffrance il y aura, mais je vais envisager les meilleurs perspectives. Et je vais donc essayer de venir lundi, après mon RDV à 19H chez le psychiatre, au café Poly. Après ma séance, cela me fera du bien de me nettoyer la tête avec des regards différents.
Et pour finir, oui, j'ai bien pris la mesure des différences qui sont ici aussi. C'est normal, dirais-je, le jardin d’Épicure ne s'est pas fait en une journée et nous avons tous à cheminer. Certains subissent cette situation, en souffrent et ne veulent pas la voir perdurer, d'autres comme moi ont au départ subit cette situation et en voient aujourd'hui les avantages, même s'ils souffrent encore terriblement de ses "inconvénients", d'autres le vivent bien depuis toujours, d'autres depuis moins toujours, pour certains les choses acquises bougent en un sens ou l'autre, d'autres viennent pour juger et se rassurer alors sur leurs choix traditionnels...Tout cela me convient. J'ai trouvé quoi qu'il en soit ici de l'écoute et des réflexions pertinentes. A moi de faire le tri et la synthèse. Merci encore à tous. Bonne nuit !

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Circe

le dimanche 20 octobre 2013 à 11h43

C'est Circé, pour rimer avec Odyssée. :-)

Je repense à ton histoire, je relis tes mots. Certains m'interpellent...

Tu dis te sentir "condamnée" à aimer ton poly. C'est vraiment surprenant comme choix de terme. D'un côté tu décris une relation très forte et rare, de l'autre tu laisses entendre que tu en souffres. Es-tu bien claire là-dessus ?

Ton récit me fait plutôt penser que ton problème ne vient pas du tout de cette relation mais plutôt de ton entourage qui te colle la pression et aussi de toi-même qui n'a pas encore la force de t'imposer (t'accepter ?) telle que tu es. J'ai l'impression que tu es déjà toi-même polyamoureuse : tu aimes ton poly mais aussi ton officiel. Tu aimais toujours ton poly alors que tu étais mariée et que tu sembles avoir aimé ton mari (au moins au début). Pour moi, tu es polyamoureuse, sauf que tu as du mal à l'admettre et à le dire autour de toi. Pourtant rends toi compte de la chance que tu as d'avoir tant d'amour dans ta vie !! C'est une chance, pas une condamnation !! Si tout le monde autour de toi acceptait ton mode de vie et tes relations multiples, n'en serais-tu pas heureuse ? Le malheur n'est-ce pas plutôt d'être forcée à choisir entre les hommes que tu aimes alors que tu n'en as pas envie ?

En ce qui concerne ton officiel tradi, plutôt que de lui dire que tu aimerais avoir des relations avec des femmes, pourquoi ne pas simplement lui dire que tu voudrais ouvrir votre relation ? Que lui aussi pourrait avoir plusieurs amours ? Pourquoi ne pas en discuter frontalement et assumer ta position ? Au moins ouvrir la discussion, en lui disant que tu ne le feras pas sans son accord mais que c'est ce que tu désires. Comme ça le sujet sera sur la table et pourra être débattu, même si ça doit prendre plusieurs mois...

Car restreindre aux femmes me semble ne faire que repousser le problème une fois de plus sans rien résoudre. Comme de nombreux hommes, il serait bien capable de l'accepter car cela ménage son égo de mâle (et ouvre la porte à des perspectives de triolisme) mais ça ne changerait en rien ton vrai problème. Car toi tu es capable d'aimer plusieurs hommes et d'ailleurs c'est déjà le cas. Il va bien falloir en parler à un moment...

Pour pouvoir sortir de ce piège que tu t'es tendue à toi même tout en conservant cette relation, il va falloir qu'il affronte sa blessure narcissique de ne pas être "l'unique" mâle. C'est toujours un moment super difficile mais je ne vois pas du tout comment il pourrait faire l'impasse. Donc mon conseil c'est de ne pas éviter l'obstacle, d'avoir enfin cette discussion honnêtement mais tout en le rassurant beaucoup et constamment sur ton amour.

Bon courage !!

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Siestacorta

le dimanche 20 octobre 2013 à 12h32

Une hypothèse pour la partie douloureuse de ton ressenti : tu es passionnément éprise de ton nomade poly, tu cherches un peu tous les angles pour que ça coïncide, mais tu sais en même temps que même si ton mode de vie était complètement adapté au sien, il ne sera pas là tout le temps... Alors que tu as souvent eu cette attente.

Tu as déjà imaginé, je ne sais plus si tu l'as écrit, que l'intermittence de ton poly était pour partie le moteur durable de ta passion pour lui ? Que le manque construisait en partie ta relation, aussi sur ce qu'elle a de profitable ?

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Notomys

le lundi 21 octobre 2013 à 01h02

Bonsoir à tous,

J'avoue avoir eu une soirée pas simple, mais je voulais vous tenir au courant car tous avez contribué à votre niveau à nourrir ma réflexion et me donner du courage.

Ce soir j'ai vu mon copain. Et je lui ai dit que parmi mes questionnements existentiels et mes souffrances émotionnelles actuelles , il y avait aussi, en partie, le sujet de notre relation à lui et moi.
J'ai repris l'historique qui avait rendu difficile le fait de contractualiser clairement et durablement entre nous, et il l'a admis sans aucune hostilité.
Et puis je lui ai dit que cependant, maintenant, je ne voulais pas continuer dans les non-dits tout en sachant très bien le risque que je prenais.
Et je lui ai donc dit que je ne croyais pas en la monogamie et que je ne voulais pas vivre ainsi. Que j'avais essayé, mais que je ne pouvais pas vivre ainsi, que c'était plus fort que moi, que je ne pouvais pas renoncer à cette liberté même si j'étais la première à en souffrir si souvent, tant elle est pourvoyeuse de solitude pour moi. Que dès mon mariage, j'avais su que je n'étais pas comme mes amies pour qui le charme avait opéré...:/
Que je ne serai en outre vraisemblablement jamais comme ses amis, que je ne jugeais personne, que je ne m'estimais en rien au dessus d'eux ou lui, et qu'à bien des égards, j'enviais leur bonheur et leur facilité à vivre dans ce monde.
J'ai mis en avant mon intérêt pour les femmes afin que cela soit plus facile et plus doux à entendre et ainsi ouvrir la discussion. Cet angle m'a permis d'amorcer le fait qu'une relation ne peut remplacer une autre, des autres, que cela serait d'une grande présomption que de croire qu'un seul être puisse éclipser durablement tous les autres. En prenant l'exemple d'une femme, le fait était criant. Mais j'ai bien pris soin de porter mon propos au delà, qu'il soit entendu que je ne voulais pas être privée de ma liberté au sens large. Et que j'entendais que cela soit évidemment réciproque.

Il m'a dit qu'il ne tombait pas de haut car il sentait que j'étais vraiment différente et que finalement, il redoutait d'avoir bien compris initialement. Mais il a été très triste et m'a avoué que vraisemblablement il ne parviendrait pas à vivre ainsi et qu'alors il interrogeait ce que cela faisait maintenant de nous.
Pour lui, le fait d'avoir ouvert cette porte le pousse à considérer que notre relation ne sera jamais rien de plus que de l'amitié sexuelle avant qu'il ne trouve "mieux" que moi, dans le cadre d'une relation qui sera disons, pure, propre... J'ai encaissé de bonne grâce, je ne sais que trop ce qu'il ressent et ma douleur n'e est que plus cuisante et ironique à me l'entendre dire aujourd'hui.
J'ai tout de même ajouté que ne l'ayant jamais vécu, il ne savait pas comment il réagirait. Que moi aussi j'avais cru si fort qu'on ne pouvait aimer et désirer physiquement qu'une personne à la fois mais que j'avais du me confronter à une autre réalité qui m'avait littéralement rendue malade. Il a alors ébauché l'idée que c'était sans doute une des raisons qui avait poussé mon mari à me tromper et notre mariage à se déliter. Je n'ai pas enchainé là dessus, je sais qu'on dit des choses cruelles quand on souffre, et qu'on est maladroit. Je n'ai surtout pas eu à coeur de me justifier et j'ai répondu que peut-être mais que ce n'était pas aussi simple.

C'était triste et très dur et très angoissant.

Il m'a dit qu'il devait y réfléchir même si malheureusement il connaissait déjà sans doute la réponse. Nous avons maintenant une date de péremption pour lui.
Néanmoins j'ai insisté pour ne pas annuler nos projets, notamment un voyage en fin d'année au moins. Il m'a posé des questions "pratiques" cependant, qui me laissent une lueur d'espoir, comme de savoir s'il pouvait me dire un jour qu'il ne voulait plus coucher avec moi sans me perdre s'il rencontrait une autre. J'ai répondu que s'il n'avait plus envie alors je ne le forcerais pas mais que s'il en avait toujours envie mais se restreignait par culpabilité ce serait malsain surtout à partir du moment où moi je lui aurais dit que je ne voulais rien savoir mais ne l'empêchais de rien. Mais j'ai aussi ajouté que nous verrions en pratique, au fil de l'eau, que je ne fermais rien du tout et ferais moi tout ce que je pourrais pour garder notre relation.

Il m'a dit qu'il était droit et qu'il n'était l'homme que d'une seule femme. Je lui ai répondu que pourtant, déjà , son passé composé de différentes compagnes criait assez le contraire. Et qu'à l'inverse moi je ne voulais pas l'éjecter de ma vie. Mais que s'il me demandait de lui promettre l'exclusivité alors je préférais souffrir aujourd'hui mais sortir de ce mensonge larvé insupportable avant d'imploser et me foutre par la fenêtre de culpabilité.
Il a dit qu'il voudrait savoir quand ça arriverait s'il acceptait ça en disant dans le même temps qu'il disait juste cela "au cas où" sans y croire.
J'ai refusé. En expliquant pourquoi cela était insupportable pour moi, selon ma conception, du moins maintenant à mon stade de réflexion. Que moi même je ne voulais pas qu'il me dise quoi que ce soit et que personne ne devait savoir, ne pas s'exposer, ne pas risquer que l'autre soit informé par une bonne âme. Ni les amis, encore moins la famille. Personne. Et pas l'autre non plus.

Il m'a dit qu'il ne me jugeait pas et qu'il allait y réfléchir même s'il pensait que cela lui serait difficile maintenant de continuer à me voir comme jusqu'à présent sachant cela.

J'ai répété plusieurs fois qu'il ne savait pas temps que lui n'était pas dans la situation. Que peut être il rencontrerait une femme, que cela serait passionnel 3 mois mais qu'après ça il regretterait d'avoir coupé notre relation... Il pense aujourd'hui que non, que nous deviendrons amis, mais il est malheureux alors perdu. Il a peur aussi que se faisant, à cause de cette liberté, je rencontre quelqu'un avec qui je veuille être exclusive à son détriment... Je comprends sa peur et je la partage. Mais comme je lui ai dit en tâchant aussi de m'en convaincre, en réalité l'abandon frappe les monogames comme les autres, sans doute davantage les monogames d'ailleurs qui doivent faire des choix uniques. Cela l'a perturbé. Mais il a écouté. N'a pas été méchant ou blessant volontairement et d'ailleurs quasiment pas.

Il m'a dit qu'il avait confiance en moi pour ne pas le blesser, que par exemple il ne se posait aucune question avec mon compagnon de route qu'il sait être mon meilleur ami- ce qui est vrai d'ailleurs- , car il savait que je ne ferai rien pour le blesser. Mais étrangement, il n'a absolument posé aucune question supplémentaires. Aussi je n'ai personnellement pas pris l'initiative d'aller parler d'une relation qui ne le regarde pas et risquer de lui faire plus de mal encore en complexifiant et surtout car ma réflexion va au delà de mon compagnon poly. C'est d'abord et surtout pour moi. Alors même si on est pas forcément totalement sûre de sûre de tout quand on le fait, je lui ai dit le vérité sur le contrat que je proposais aujourd'hui . Il sait à présent que cela peut arriver et à ce titre j'estime que c'est déjà immense. Je lui ai dit que cela faisait quelques temps que je ne savais comment aborder cela sans le peiner.

Maintenant, les cartes sont dans ses mains. Je lui ai dit que je l'aimais, que je ne voulais pas le perdre mais que je respecterai sa décision quelle qu'elle soit.
J'ai peur de le perdre, l'attente est et va être pénible, sans doute va t il me quitter, mais au moins, j'ai eu le courage de dire les choses et en cela, même si je suis épuisée, je me couche plus en paix quand je me regarde dans la glace.

Merci encore à tous de m'avoir montré que je n'étais pas seule dans mes questionnements. Je ne sais pas de quoi demain est fait, mais aujourd'hui, je ressens les choses ainsi, et il était très important que je puisse dire ma vérité.

Bonne soirée nuit à tous.
(Et au 29 sans doute alors, pas demain le café poly, j'avais cru que c'était tous les lundi !).

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Siestacorta

le lundi 21 octobre 2013 à 01h43

Bravo pour avoir finalement assumé !
C'est difficile, tu vas probablement pas bénéficier de ça de suite, mais mieux vaut ça que se sentir prisonnier d'un malentendu : plus tard tu ouvre la porte, plus c'est dur de dialoguer.

Tu as probablement eu raison de pas encore parler de ta relation avec ton poly nomade... Celle-ci ne change pas ton agenda avec ton compagnon, et il arrive souvent qu'un mono se focalise sur l'amant plutôt que de penser le changement de contrat, ce qui complique la situation.
C'est con, mais toute la vérité d'un coup, ça marche pas forcément. Par contre, ça t'impose à toi de vivre au rythme de l'exposition de ta façon de ressentir. Disons que si tu te jettes sur une nouvelle relation en disant "je commence juste à réfléchir au poly", ça ajoute de la tension.

Un argument, qui ne vaudra peut-être pas dans cette situation, mais a déjà été donné par d'autres poly , parfois avec succès : "qu'est-ce que tu dirais si, un jour, toi mono tu couchais avec quelqu'un, que tu m'en parlais après, et que je ne réagisse pas mal ? Es-ce que tu crois que tu pourrais y prendre plaisir, sachant que je ne te le reprocherai pas et que j'aurai quand même envie de continuer notre relation ?"

En gros. C'est Françoise qui m'avait parlé de ce dialogue, faudrait qu'elle te donne les détails.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le lundi 21 octobre 2013 à 14h57

Notomys
On me dit que n'aimer qu'une personne c'est la respecter. Moi je crois que n'aimer qu'une personne, c'est faire offense à toutes les autres qui seraient susceptibles d'être aussi des gens qui nous correspondent...

Je le crois aussi !

Notomys
en réalité l'abandon frappe les monogames comme les autres, sans doute davantage les monogames d'ailleurs qui doivent faire des choix uniques.

Exactement. Et lorsqu'ils s'interdisent une relation parce qu'ils sont déjà avec quelqu'un, ils ne vivent pas cela comme un abandon, mais quelque part je trouve que ça compte aussi !
Si on (essaye d')empêche(r) les sentiments ou la relation de se développer, ils considèrent que ça ne compte pas...moi si !

Je ne peux pas "oublier" quelqu'un. Et - paradoxalement diraient certains - encore moins quelqu'un avec qui je n'ai entretenu aucune relation (probablement parce que je l'ai idéalisé, du coup, mais en tout cas le résultat est là).

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Notomys

le lundi 21 octobre 2013 à 17h29

Bonjour,

Oui Siesta, j'ai dit cela à mon copain. J'ai lu les ouvrages de Françoise et elle a accepté que nous soyons amies sous Facebook car cette réflexion est déjà en marche depuis plusieurs mois, voire années en fait.
Et donc la réponse de mon copain a été: je crois que je ne pourrais plus coucher avec toi, je ne suis l'homme que d'une seule femme. Je ne sais pas en fait...Ça me semble condamner tout avenir à notre relation...J'ai peur de ça.
Mais en même temps aujourd'hui il m'a écrit comme d'habitude et il est clair entre nous qu'il ne veut pas me quitter. Ce qui risque d'arriver c'est qu'il me dise que je suis une amie + et qu'il va se mettre en quête de la "bonne". C'est ça qui me pend au nez.
En effet, il m'a semblé inutile de dire à mon copain que j'aimais encore mon compagnon autrement que comme un "meilleur ami". Ca ne sert à rien du tout.
Il n'a posé aucune question, c'est qu'il ne voulait aucune réponse.
Et ça n'a aucun lien avec nous deux. Notre relation, c'est notre relation.
J'ai même choisi le moment où mon compagnon est avec une partenaire, puis va partir pendant des mois sans me revoir, pour prendre cette décision seule et sans aucune influence. Je voulais le faire pour moi et pas pour lui, ou influencer, soutenue par lui.
C'est ma vie, et même si je me trompe, aujourd'hui, c'est le choix que je veux faire.

Enfin, quant au site dont tu m'as parlé, il me permet uniquement de papoter et je dis clairement aux gens que je ne suis pas dans l'idée d'avoir une relation pour le moment, en revanche, j'ai trouvé des gens qui vivent ce mode interactionnel et donc j'écoute leurs points de vue. Étape par étape.

Aujourd'hui, symbolique sans doute, j'ai changé les photos chez moi.
Il s'agissait de photos que j'avais chez mon ex mari. Et y compris dans ma chambre deux photos de moi en mariée. Je m'y trouvais très jolie et j'y étais seule. Aujourd'hui, j'ai tout retiré et j'ai mis des photos que mon copain à pris de moi en vacances ou à la course à pied - au stade-, il fait de magnifiques photos et j'ai senti que c'était le moment de le faire. J'ai pu me débarrasser de mes anciennes photos. Je n'ai pas déchiré, j'ai rangé dans les placards. Placards que je rangerai proprement une prochaine fois avec des boites, qui iront à la cave.
J'y vais en feeling et j'essaye en effet de faire à mon rythme.

Merci à vous tous.
Je crois que je vais rester un peu parmi vous, une petite souris sauteuse, ça ne prend pas beaucoup de place, rassurez vous.
:)

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Cendre

le lundi 21 octobre 2013 à 22h02

Notomys
Je voulais le faire pour moi et pas pour lui, ou influencer, soutenue par lui.

C'est ma vie, et même si je me trompe, aujourd'hui, c'est le choix que je veux faire.

[...]

J'y vais en feeling et j'essaye en effet de faire à mon rythme.

Merci à vous tous.

Je crois que je vais rester un peu parmi vous, une petite souris sauteuse, ça ne prend pas beaucoup de place, rassurez vous.

:)

Merci à toi, jolie gerbille, pour les ondes positives que tu envoies là.
Je reviens peu à peu au forum (tout doucement, hein, j'ai plus une minute à moi ! ) et ça fait vraiment plaisir d'y lire des résolutions de cette sorte.

Belle continuation à Toi !

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Notomys

le lundi 21 octobre 2013 à 23h58

Merci Cendre.
Je vois que j'ai fait cependant une immense faute, que je ne fais jamais ! "influencée" par lui ! La honte :)
Bonne nuit à tout le monde.

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LuLutine

le mardi 22 octobre 2013 à 12h33

Notomys
Ce qui risque d'arriver c'est qu'il me dise que je suis une amie + et qu'il va se mettre en quête de la "bonne".

Déjà, s'il ne part pas en t'insultant, c'est pas mal !

Notomys
Merci Cendre.
Je vois que j'ai fait cependant une immense faute, que je ne fais jamais ! "influencée" par lui ! La honte :)

Bah, c'est pas la honte, et tu sais qu'en tant que membre inscrite, tu peux modifier tes messages ?
Comme ça tu peux corriger tes fautes de français ^^

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dominik

le mardi 22 octobre 2013 à 14h57

@notomys = Aujourd'hui, symbolique sans doute, j'ai changé les photos chez moi. Il s'agissait de photos que j'avais chez mon ex mari. Et y compris dans ma chambre deux photos de moi en mariée. Je m'y trouvais très jolie et j'y étais seule. Aujourd'hui, j'ai tout retiré et j'ai mis des photos que mon copain à pris de moi en vacances ou à la course à pied - au stade-, il fait de magnifiques photos et j'ai senti que c'était le moment de le faire. J'ai pu me débarrasser de mes anciennes photos. Je n'ai pas déchiré, j'ai rangé dans les placards. Placards que je rangerai proprement une prochaine fois avec des boites, qui iront à la cave. J'y vais en feeling et j'essaye en effet de faire à mon rythme.

perso , j'y vois aussi un symbole ... plus haut je parlais de "changement de monde" ... tes mots à toi évoquent un peu une comme une mue .. d'autres y sont allés de leur petite image bienveillante ...

les mots ne font parfois que procurer des éclairages différents , des tonalités plus où moins douces .. l'idée étant qu'ils éclairent un peu nos chemins ...

confirmation aussi que tu avances bel et bien .. à ton rythme ...

@ notomys => j'ai eu le courage de dire les choses et en cela, même si je suis épuisée, je me couche plus en paix

d'un coté la mue est commencée , d'un autre tu en retires déjà des bienfaits ... que dire de plus à part t' encourager ...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Circe

le mardi 29 octobre 2013 à 17h53

Bonjour Notomys,

Désolée, je viens seulement de trouver le temps de lire le forum et j'ai donc raté ton dénouement mais je tenais à te féliciter et t'encourager pour la suite. C'est bien que tu aies eu le courage de lui dire. C'est tout à fait normal que ce ne soit pas facile à digérer pour lui, il faut lui laisser le temps de réfléchir et trouver ses marques. Tu as donc eu raison de ne pas tout balancer en même temps. Il faut vous donner du temps !!

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