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Tristesse et joie, quand tu n’es pas là…

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PolyEric

le mercredi 06 février 2013 à 21h58

LittleJohn
Et Picsou s'est libéré de sa peur de la pauvreté en amassant sa fortune ! :D

S'il avait dépensé son argent, il y serait arrivé. En faisant le choix de ne pas dépenser, il reste comme les pauvres, c'est peut-être parce qu'il aime être pauvre, et que la richesse lui fait peur.

C'est pour ça que je prend bien soin de baiser (vocabulaire emprunté).

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Siestacorta

le mercredi 06 février 2013 à 22h32

Eric_50
Et ici, on dit souvent des conneries. Un seul contre-exemple suffirait à le prouver. Prenons donc un contre-exemple au hasard, disons le miens.

Ben un contre-exemple montre pas qu'une idée est une connerie, seulement que c'est pas une règle absolue.
De fait, je ne dis pas que tous les poly doivent avoir une capacité de solitude. Je crois qu'ils devraient, mais c'est mon penchant à moi, j'en connais le biais.
La majeur partie de mon intervention allait par ailleurs plutôt dans la relativisation de mon idée.

Bref, c'était peut-être une connerie, mais elle a été prononcée en y réfléchissant beaucoup :-D

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bodhicitta

le mercredi 06 février 2013 à 23h05

pour faire un contre-contre exemple. Moi, je me sens trés bien seule, j'ai besoin de personne. Par contre oui j'ai envie (sens profond du terme) de certaines personnes, j'aime etre avec eux et quand j'y pense ils me manquent. (donc j'évite de me poser la question)
Mais j'aime être seule.
Au passage moi il se trouve que je passe rarement d'un amoureux à l'autre sans un moment rien qu'à moi.
Mais c'est vrai quand le pincement au coeur est trop présent il est plus simple, surtout plus agréable quand les bras d'un autre amoureux aide à faire diversion sur notre esprit, pour qu'il ne nous tourmente plus.
désolée derniére phrase est mal formulée (j'essayerai de corriger demain ça pourrait etre mal interprété

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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PolyEric

le jeudi 07 février 2013 à 01h01

Siestacorta
Ben un contre-exemple montre pas qu'une idée est une connerie, seulement que c'est pas une règle absolue.

Oui,oui,excuses du style, c'est un peu brutal, du moins en apparence, je fais un peu exprès de rentrer dans le lard, je voulais pas vraiment dire que c'était une connerie, c'était juste pour secouer le bananier.

En fait, ce que j'essaye de dire, c'est qu'il n'y a pas qu'une seule voie possible pour résoudre le manque,celle qui consiste à apprivoiser sa solitude, une solution que l'on nous présente (trop souvent à mon goût et surtout à tort) comme étant le passage obligé.du parfait polyamoureux qui a tout compris, et même parfois le passage obligé de la liberté.

Personnellement, je trouve que c'est plutôt dogmatique. Ca fait un peu le coup de la veuve qui est censé appartenir à son mari (le seul amour possible de sa vie) même après sa mort, du moins pour un temps de préférence long. C'est très anti polyamoureux comme approche je trouve.

Je lis aussi souvent l'argument selon lequel, on irait vers les autres par confort, comme si le confort était mauvais et que seule la souffrance était vraie et gage de bonheur. Cette argument me parait très maso. Il faudrait souffrir pour être heureux ? Cela choque ma logique, même si je comprend qu'un maso puisse y trouver son compte..

Je trouve que la notion d'apprivoiser sa solitude est quelque peu fantasmatique, comme si la solitude ne produisait un plaisir que par le fait d'arriver à vaincre quelque chose qui nous emmerde tous les jours, à savoir notre tendance à aller vers l'autre. Cette tendance nous met en danger car elle nous pousse vers l'inconnu, vers la différence, vers les complications, etc, et vaincre cette tendance nous apporte le calme. C'est toutefois illusoire car la tendance monte en puissance avec le temps, et on est toujours obligé de craquer devant les forces de la nature. Donc je me dis : quel est l'intérêt de combattre de ce côté? N'est-il pas plus malin de vaincre notre peur, plus malin d'améliorer notre compréhension et notre connaissance, plus malin de faire face aux complications. Et j'avoue que la réponse est "je ne sais pas trop", car c'est aussi illusoire. Un jour ou l'autre, on a besoin d'être seul, au moins quelques temps pour nous retrouver, car on se perd dans les autres, au point de ne plus avoir envie de les avoir sur le dos en permanence.

Enfin,on me fait toujours le coup de l'autonomie qui ne peut passer que par la solitude alors qu'il est évident que l'être humain ne peut plus être autonome, et que c'est justement ce qui fait sa puissance. Là ou les animaux se couvrent de fourrure pour résister au froid, lui se rase les poils et se rend dépendant du marchand de bois, de fioul, de gaz, d'électricité, de charbon, etc, et comme par hasard, il devient plus fort. Il est évident que sa force provient de l'acceptation de sa faiblesse et de sa capacité à trouver d'autres façon d'être indépendant. Lorsque l'on parle d'indépendance énergétique, on parle en même temps de diversification des sources. Ce n'est pas un hasard. Il est clair que l'indépendance n'existe que par l'excès de dépendance. Je ne comprend pas pourquoi le fantasme de revenir au stade de l'animal autonome est aussi présent sur un site de polyamoureux. Il est évident que l'on est bien plus indépendant lorsque l'on est poly dépendant que lorsque l'on est mono dépendant (de soi-même en plus). Est ce une pub pour réhabiliter la masturbation en déclin ou une manipulation pour pousser les gens à se contenter du peu que l'on leur laisse en leur faisant croire que c'est leur avenir ?

Quant à la présence de l'autre, elle n'est pas forcément nécessaire, mais jouissive. C'est jouir qui est nécessaire, car l'être humain a été fait pour trouver la sexualité jouissive (disons attirante pour ceux que ça hérisse), sinon il n'aurait pas fait de petits, il se serait contenter d'avoir peur de ses congénères et s'en serait éloigné, et il ne serait plus présent sur terre. Faut vraiment tout vous expliquer..

Je fait un peu semblant de m'insurger et de jeter les cailloux dans la marre, mais en fait,je m'en fou puisque j'ai résolu le problème sans aller sur la voie de la solitude obligatoire, sachant que je peux bien m'isoler si je le veux, et me masturber si je veux aussi.

C'est surtout pour éclairer le lecteur novice potentiel, et surtout le déculpabiliser, que j'écris ainsi, et non pas pour t'attaquer mon cher Siesta, ni caricaturer tes propos en ne choisissant qu'un extrait réducteur de ton point de vue.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Evavita

le jeudi 07 février 2013 à 11h18

LittleJohn

Personnellement, je vais beaucoup mieux depuis que j'ai changé de mots. Je ne dis plus, ni ne pense, "tu me manques" (qui, en plus, de par sa tournure fait porter la responsabilité sur l'autre, alors que si l'on dit "je me languis de toi", je suis responsable de mon sentiment), mais "j'ai hâte de toi, j'ai envie de toi".

Je garde le "tu me manque" parce que justement quand quelqu'un me manque c'est de sa faute! :) C'est parce qu'il est comme il est, que justement il me manque, donc c'est bien de sa faute (qu'y a-t-il de mal à ça?).
Cependant, quand le manque est provoqué par une séparation non permanente (ou le fait de se retrouver à un moment ou un autre est la volonté des deux parties), je ne ressens pas le manque comme une attente. Je trouve ça même plutôt agréable et réconfortant.
Le manque est pour moi une sorte d'indicateur. Sa présence me rappelle qu'il existe des personnes assez importantes à mes yeux pour qu'elle me manque. De plus, cet état, me permet de penser à des détails (odeurs, regards, postures, son de la voix, ambiance dans l'air...) que seuls leurs absence peut mettre en évidence, que je peux ainsi mieux savourer lors des retrouvailles car je sais qu'ils existent. Enfin, c'est très rassurant que quelqu'un me manque, ça implique qu'il n'est pas souvent là, qu'il a donc une vie à l'extérieur de moi et que je n'ai pas à porter sur mes épaules la pleine responsabilité de son bonheur.
Il y a deux sorte de manques qui me sont insupportable : quand je ne suis pas certaine que je pourrais être à nouveau en contact avec l'être cher; et quand il s'agit d'un manque "par habitude" (ou plus exactement par conditionnement).
Ce dernier est un satané petit vicieux. Si j'ai pris pour habitude d'être en contact avec une personne à des laps de temps régulier (1 sms par jour, se voir tout les jeudi soirs ou tout les mois de mai par exemple), si cette régularité est rompue, il va s'ensuivre un manque qui ne me plaît pas car ça ne sera pas la personne qui me manquera mais juste une circonstance. Et de ce manque là, je n'ai rien à en tirer à part la frustration. Alors j'essaies d'empêcher un maximum ce phénomène en évitant d'être régulière mais parfois c'est aussi dur que de vouloir tracer un triangle quelconque (ni rectangle, ni isocèle).

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Cendre

le jeudi 07 février 2013 à 21h46

Evavita
Il y a deux sorte de manques qui me sont insupportable : quand je ne suis pas certaine que je pourrais être à nouveau en contact avec l'être cher; et quand il s'agit d'un manque "par habitude" (ou plus exactement par conditionnement).

C'est exactement cela dont je souffre actuellement, les deux manques en même temps, parce que je ne suis pas certaine d'être à nouveau en contact avec l'être cher, surplombé du manque par habitude les jours où nous avions pris justement cette habitude de dégager du temps pour se voir.

Je suis d'accord avec Eric. L'homme est un animal social, poussé vers les autres par son instinct de survie.
Et c'est bien d'être empêché de satisfaire cette jouissance qui crée le manque.

Gagner en autonomie, c'est savoir trouver d'autre sources de jouissance. Quelles qu'elles soient, amoureuses ou autre.
Et je suis comme Lililutine. Des fois, ça marche, ça prend, avec une activité prenante ou un bon contact social, et des fois ça veut pas. Tellement pas que je suis là, avec ma souffrance, refusant toute distraction, refusant de m'éloigner de ces réflexions qui sont sources de ma douleur.
Je dois être un peu maso.
Comme si souffrir me permettais de me prouver mon amour pour l'être cher. Une preuve idiote pour moi seule puisque je n'ai pas le culot de la partager avec mes amoureux.
Et oui, je trouve ce comportement immature (se délecter dans une construction douloureuse qui s'auto-alimente), mais il est sûrement lié à une volonté de reconnaître sa propre vulnérabilité. A la base, ce type de régression infantile doit avoir pour but de générer des marques de protection de la part d'autrui, ce qui ne marche pas dans mon cas ici, puisque je ne sais pas trop à qui je pourrais m'ouvrir de ça, à qui je pourrais demander de me protéger, d'accueillir mes larmes...

Mon conjoint n'est pas dupe. Mais je fais semblant. Par respect pour tout ce qu'il a déjà accepté de moi par amour. Je trouve honteux de lui demander plus.

Et puis soudain, l'envie de se morfondre disparaît. La première distraction venue marche. Je retrouve le sourire, la joie d'être aimée de mes hommes, le plaisir de partager tant de choses avec eux, la confiance en eux, confiance en un avenir radieux. Tous les souvenirs et point commun redeviennent source de plénitude, d'assurance.

Ce soir, j'ai pas envie d'être forte. J'ai pas envie d'être digne. J'ai pas envie d'être raisonnable, j'ai pas envie de faire de mon mieux pour éliminer les comportements inutiles.
Ça va passer, je me connais assez bien pour être sure de cela maintenant...
On peut pas être toujours rationnel.
Ça va passer...

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(compte clôturé)

le mardi 12 février 2013 à 20h59

Pas sûre d'être dans le bon fil mais pas le temps de tout relire pour m'en assurer et ça me semble quand même être ça...

A la suite du café parisien d'hier, voici le lien vers un article très intéressant trouvé aujourd'hui par LittleJohn (non seulement il organise un café PA aux petits oignons mais en plus il dégote de chouettes lectures :-) ).
Je le signale ici car il aborde entre autres la notion de responsabilité dont nous avons parlé hier. Il est en anglais et un peu long à lire mais il vaut vraiment le coup.

tacit.livejournal.com/576246.html

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