Polyamour.info



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Ma présentation et ma peur actuelle

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po8

le mardi 13 novembre 2012 à 21h26

bonjour cendre, je vis avec une femme que j'adore et qui se dit polyamoureuse, elle a eu depuis 3 ans plusieures amantes et plus recemment plusieurs amants, elle est folle de joie de cette nouvelle liberté dont elle a toujours rêvée et que je l'ai encouragé à revendiquer. tout n'est pas si simple. d'une part jusqu'a aujourd'hui elle n'a été réellement amoureuse qu'une fois, d'un jeune amant qui est reparti dans son pays. les autres fois l'émotion de la rencontre lui suffisait, rencontre mentale et physique, parfois seulement physique. aujourd'hui elle est amoureuse a nouveau d'un garcon un peu compliqué. elle souhaite, elle a toujours souhaité, réunir ses differents amours et a plusieurs reprises elle y est parvenu. j'aime la voir faire l'amour (je l'ai compris avec stupefaction lors de sa premiere relation homosexuelle puis une seconde fois lors de sa premiere relation hetero) mais je supporte assez mal son absence (avec un-e autre). je la supporte. quand je lis votre histoire je revis ce que j'ai vecu il y a quelques jours lorsque j'ai compris, avant elle, qu'elle etait amoureuse. un vertige! en ce moment c,est tres beau entre nous mais assez orageux du fait de ses enervements et de ses frustrations. son nouvel amant ne lui a pas vraiment fait l'amour, meme si ils ont dormi ensemble dans la seconde chambre de l'appartement, et si il l'a fait jouir. quand je vous lis, cendre, il me parait absolument evident que vous etes tres amoureuse, .... et comment vous dire cela... que votre epoux vous decoit. et je le comprends. vous lui offrez un cadeau merveilleux. car comme dit cette jeune femme abandonnée dans les 1001 nuits de pasolini: la fidélité est belle, mais l'infidélité est encore plus belle. en effet que signifie fidélité si il n'y a pas possibilité d'infidélité. et réciproquement. depuis 3 ans j'appelle mon amante "ma fidèle infidèle". vous lui offrez un cadeau merveilleux et il est incapable de le recevoir. de le partager. il se referme et vous fait une sorte de chantage par le silence. tu me le dirais... mais je ne veux pas en parler... donc ne me le dis pas. vous etes décontenancée. pour moi la question fondamentale est de comprendre ce que vit D et jusqu'ou il est capable d'aller avec vous. de toute facon, cendre je vous le dis avec beaucoup de tendresse comme je l'ai dit a ma bien-aimée plusieurs fois: vous ne pouvez pas reculer. vous ne pouvez qu'avancer. sinon vous insultez l'esprit humain et tombez vous aussi dans le renoncement, l'abdication de vos désirs. mais vos désirs sont votre seul guide dans la vie, votre seule veritable energie. y renoncer equivaut a la mort. bien sur des millions d'autres ont accepté cette mort si cela peut vous rassurer. mais c'est aussi pour cela que le monde est ce qu'il est. vous vous demandez sans doute ma position dans cette histoire. et bien je suis polyamoureux... par transitivité. il nous est deja arrivé de faire l'amour a trois, ou en tout cas il m'est arrivé d'etre temoin et j'y ai trouvé la joie. La joie, dit Spinoza, est un affect par lequel l'esprit passe à une perfection plus grande. Et le même Spinoza définit l'affect comme une modification ou un changement se produisant dans le corps en même temps que dans l'esprit et par lequel ma puissance d'agir est augmentée ou diminuée. j'aimerais juste corriger cette puissance d'agir ... en puissance de ne pas agir. j'ecris. j'ecris sur ce que je nomme le retournement (de nos programmations). j,ecris sur la fidélité... et l'infidélité. je tremble parfois et c'est le cas ces jours-ci, alors j'écris. je sais que ma seule chance de conserver ma femme cherie est de la suivre ... et meme de l'aider. moi non plus je n'ai pas le choix ;-)

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po8

le mardi 13 novembre 2012 à 23h42

en fait je m'aprecois que je ne vous ai pas dit que je suis tres amoureux de mon ex femme... de façon toute platonique. nous avons vecu plus de 10 ans ensemble... et nous nous aimons toujours. donc polyamoureux moi aussi ;-)

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Cendre

le mercredi 14 novembre 2012 à 14h33

Merci Po.

Merci pour votre réponse magnifique, (même si j'ai dû la transférer sur un éditeur pour la lire ^^)
Oui, je doute, parfois. Décontenancée est un terme tout à fait approprié. Ce soir et ce matin tout particulièrement. Mais la résolution est bonne. Comme vous le faites si bien remarquer, je ne peux pas reculer maintenant.

Vous répondre point par point, pour affiner ma réflexion. Voilà.

Oui, je suis très amoureuse. Comme je ne l'ai jamais été. Nous gardons l'illusion avec D que j'aime mon mari un peu plus que lui, mais c'est faux, c'est juste incomparable et incommensurable, les deux dans deux espace-temps différents.

Mais non, mon époux ne me déçoit pas.
Au contraire. Je le trouve fort et admirable.

Que je raconte un peu ici la soirée d'hier quand même.
Un groupe d'ami qui se voit peu mais partage beaucoup, dont nous sommes tous trois issus, mon mari, D et moi. Notre histoire a commencé sur une de ses rencontres. Il fallait qu'on se retrouve a nouveau tous ensemble. Et ce fut hier.
Ils savent.
Presque rien et pourtant ce qui fait tant peur dans le monde de l'exclusivité. Ils me savent amoureuse de l'autre. Et ne se refusent pourtant pas de partager un bon moment ensemble, et quelques gestes d'affection même.

Je ne sais pas si mon mari a compris avant, ou si ne l'a su consciemment qu'hier soir. Il avait bien des éléments pour savoir qui, de toute manière, à partir du moment où je lui avais dit "qu'il y avait quelqu'un".
Mais dans tous les cas, je suis extrêmement honorée de ses réactions, tant dans le groupe qu'avec moi. Il me dit qu'il «  essaye d'être un homme idéal» mais il l'est déjà de mon point de vu.

po8
vous lui offrez un cadeau merveilleux et il est incapable de le recevoir. de le partager. il se referme et vous fait une sorte de chantage par le silence. tu me le dirais... mais je ne veux pas en parler... donc ne me le dis pas.

Qui fait chanter qui dans l'affaire ? Hier, une fois rentré, il m'a invité à parler, et c'est moi qui étais incapable de trouver les mots, empêtrée dans ma propre vision du couple idéal que j'avais brisé de mes mains, dans mes contradictions.
Comment le remercier ? En étant effrontément heureuse d’être amoureuse ?
Mais quelle alternative ?
Quel cadeau encore plus tordu serait-ce que de renoncer, de me brimer, de mourir avec la mort du désir. Comme tant le font en effet tant de personnes.
Et encore plus malsain, de trainer d'un point de vu à un autre.

D me semble se poser bien moins de questions que moi. (Je prends mes précautions, peut être lit-il cela). Plus épicurien. Infiniment respectueux de mes désirs. Je ne perçois pas de limite à sa capacité à me suivre. Au contraire, c'est moi qui freine.

Ma question fondamentale actuelle est sur le quatuor.
Nous avons décidé à deux, unilatéralement, de nous unir tous les quatre. Des liens très forts. Si l'un d'entre nous quatre est malheureux, nous en pâtirons tous les quatre.
C'est pas très juste pour les deux autres. Ils sont un peu posés devant le fait accompli. Et c'est ma seule source d'inquiétude aujourd'hui.

Je ne peux plus parler de doutes. Si c'était à refaire, je le referais. Pour ne pas mourir.
Je ne peux pas reculer, alors avançons !

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po8

le mercredi 14 novembre 2012 à 18h34

vous parlez d'Homme ideal puis plus loin de couple ideal (que vous auriez detruit). j'y vois un petit peu de laisser aller, Cendre, ;-) vous savez bien que ni l'un ni l'autre n'existent! par contre existe votre ideal de l'amour. il existe comme moteur de votre vie et il semble difficile de le freiner. c,est vous qui ecrivez "oui bien vu j'accepte qu'on me tempère, mais pas qu'on me limite par contre" la vous n'hesitez pas une seconde et il me semble qu'apparait votre veritable caractère ;-) ne tentez pas de vous limiter Cendre, vous n'arriverez a rien. ne faites pas semblant non plus ce ne serait pas tres honnete vis a vis de vos hommes ;-) alors, oui, en avant toute! vous etes une fonceuse Cendre, inutile de tergiverser! Surtout, refusez la culpabilité, qui est chez nous un déformation culturelle... extremement nocive.
oui en avant toute ! realisez le reve de votre vie de femme ! c'est maintenant !
et.... parlez, parlez, et parlez encore!
et... confiance, confiance et encore confiance
l'inquietude aussi est nocive
meme si il est difficile d'eviter l'intranquilité
mais l'intranquilité, comme moi, vous l'aimez, j'en mettrai ma main au feu ;-)
bonne chance Cendre!

encore une petite chose, mais importante. vous ecrivez "Comment le remercier ? En étant effrontément heureuse d’être amoureuse ?" le reponse est OUI ! bien sur que OUI ! vous pouvez me croire, je le sais d'experience !!!!!!!!!!

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Cendre

le jeudi 15 novembre 2012 à 18h18

J'ai bien lu et reçu votre message hier soir.

Il m'a fait beaucoup de bien, face aux images de femme idéale que je traine dans mon inconscient. (on avait fait le couple et l'homme, pas encore la femme). Non seulement elle n'existe pas, mais en plus, elle ne me correspond pas ! On pourrait me croire sortie d'un couvent pour traîner un idéal pareil : limite femme au foyer, qui se consacre entièrement à son mari, ses enfants et le quotidien du ménage, avec à peine un peu de travaux de couture et de musique de chambre pour égailler tout ça.
A coté de ça, je suis impulsive, bordélique, infiniment curieuse du monde qui m'entoure.
Et je suis bien persuadée que quand mon mari me nomme "son concentré de femme idéale", c'est bien à l'indépendante que je suis qu'il s'adresse, et non à une mégère qui tiendrait sa maison à la place de sa mère !

Donc oui, j'ai brisé cette image. Pour de bon. Et je ne vais pas m'en plaindre.
Mais ne traîne-t-on pas tous des images comme ça, stylisées et caricaturales, qu'on garde pour se rassurer, par transparence ?

J'ai essayé d'afficher mon bonheur hier soir pour mon mari quand il est rentré, mais cela n'a pas pris. On ne s'est quasiment rien dit. Et oui, je soupire en pensant à cela (!) car sa réaction me fait peur. Quel était son image de femme idéale à lui ?

Je vous crois aisément quand vous dite ressentir du plaisir quand votre amante est amoureuse d'un autre, d'autant plus que j'ai déjà éprouvé ce type de joie. Mais est-ce que tout le monde est capable d'y prendre goût ?

...

Je retente ce soir, même si c'est moi qui vais rentrer tard.
Et si ça ne prend pas, je passerais par le média écrit. à l'ancienne.

Confiance et dialogue. Il n'y a pas d'autre voie.

Merci.

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demeter

le jeudi 15 novembre 2012 à 23h40

Oui, enfin, voir l'autre heureux quand on a mal ne rapproche pas forcément les gens. Tout dépend si tous les deux vous avez les mêmes représentations ou non, ou du moins si elles sont complémentaires. Son image de femme idéale à lui, peut se heurter un peu à son image de l'homme idéal qu'il peut être amené à abandonner. Pour éviter cela il faudrait qu'il soit suffisamment rassuré (pas forcément par toi du reste) pour ne pas se sentir personnellement blessé. Il y a pas mal de gens qui sont attirés par une autre personne dans l'espoir qu'elles vont changer grâce à eux, "par amour" pour eux. C'est un peu irréaliste, certes...
Bien sur il ne s'agit pas de souffrir à sa place non plus, mais de construire une histoire commune.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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demeter

le vendredi 16 novembre 2012 à 00h39

Cendre
Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.

Surement la peur a cette fonction inhibitrice de bloquer le raisonnement, du moins de le court circuiter. Mais, même sur Dune, les rêves de contrôle du Bene Gesserit ne prennent véritablement forme que lorsque leur plan de sélection génétique est remis en question par la désobéissance, et que Paul Atréide devient Paul Muad'Dib au contact d'Arrakis, quand le contrôle par le raisonnable se trouve confronté à la rudesse des éléments extérieurs. Tant qu'il s'agit de réinventer de nouvelles façons de coexister cela entraine nécessairement la violence puisqu'il s'agit de détruire les lois qui existent. Mais quand il n'y aura plus rien à inventer, "nous connaitrons enfin la paix des cimetières".

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Cendre

le vendredi 16 novembre 2012 à 13h48

J'aime beaucoup ce que tu me dis, Demeter.

Ton premier commentaire m'apporte beaucoup (concrètement), mais je voulais m'attarder sur le deuxième, car il élargit drôlement ma démarche actuelle.
Car je me sens devenir révolutionnaire, pas seulement du point de vue de ma conception de l'amour, mais aussi (et surtout ?) du point de vue de notre société et son organisation politique.

Et de découvrir cette violence intrinsèque à l'instauration d'une vie nouvelle, parce qu'il s'agit de détruire les lois qui existent (je te cite car je n'ai pas de meilleurs mots). Aujourd'hui, je suis capable d'entendre la radicalité de certains camarades, je n'ai jamais été aussi proche de la soutenir.

Pour moi qui fut très très longtemps une «  bonne élève» (avec toute les connotations que cela importe : recherche de l'approbation de ses profs, respect des règles, refuge dans le formalisme ... ), c'est en tout cas une révolution interne...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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po8

le vendredi 16 novembre 2012 à 15h20

dune me parait une bien etrange reference ... provenant d'une culture (americaine) petrie a la fois de violence et de puritanisme... tout ce que je deteste exactement ;-) faire la révolution? peut-etre mais faire sa revolution a soi est peut etre le seul chemin apres tous les echecs historiques de l'idée, du projet de revolution. et, oui, pourquoi pas la revendiquer comme une prise de position dans la société, politique, donc. faire sa revolution cela veut dire sans doute d'abord se defaire de ses representations heroiques: de-idealiser. et d'abord se de-idealiser soi-meme et ses propres motivations. nous sommes tous je pense fondamentalement egocentriques, nous poursuivons nos propres interets (dans le sens tres large) et quand nous nous approchons d'un autre ego/ faisons alliance avec un autre ego c'est parce qu'il renforce/complete le notre... pour un temps. ensuite nous nous eloignons parce qu'il nous empeche de poursuivre notre propre route... c'est la vie non? ;-) et pourquoi pas? pourquoi devrions-nous rester bloqué, coincé, emprisonné, aux noms des idées, des idéaux? non, il n'y a pas d'homme ideal, de femme ideale, d'amour ideal, il n'y a que des personnes (j'ai envie de dire des animaux affolés par leur capacité illimitée à s'auto-contempler : des animaux a trop grosse tete ;-) qui cherchent a l'aveugle leur chemin… et quelques-unes de ces… personnes, rares, cherchent la liberté. mais la recherche de la liberté est une reponsabilité écrasante. une quete sans fin et un chemin creusé de pièges. je n'ai pas ecrit, non, que je ressens du plaisir a voir mon amante amoureuse d'un autre. je ressens... de la panique ;-) bien sur! mais aussi de la joie si/quand elle est capable de me le faire partager. pourtant je suis conscient des risques. risque de perte d'abord car tout mouvement peut depasser son but. je l'ai accepté (enfin, en principe, en principe, je ne me fais pas trop d'illusions ;-) oui disons que j'en ai accepté le principe). et risque d'exaltation. je lis dans le larousse : exaltation : élévation d'un sentiment à un haut degré : l'exaltation du sentiment religieux. état de surexcitation psychologique habituellement associé à l'euphorie : état d'exaltation d'un malade mental. voila, religieux, ou fou ;-) mais je ne veux ni religion de l'amour ni folie de l'amour, ni amour religieux, ni amour de la folie ;-) je voudrais plutot un amour… disons hindouiste, joyeux, sain, animal… et mental a la fois. c'est notre grande faiblesse a nous occidentaux cette "separation", cette coupure. rester calme et lucide n'est pas si simple. et se detacher de l'idée de souffrance, de faute, de culpabilité… non plus. dans mon cas il y a aussi la peur d'une forme de nevrose, de masochisme, voire homosexualité ;-) je me sens suffisamment viril (heureusement, et dans le sens le plus profond) pour accepter au moins le principe de bisexualité, cela m'aide. j'ai constaté comme un fait que de voir mon amante faire l'amour avec une ou un autre relève de la pure beauté. et si on espere qu'elle vous revient plus amante encore… cela aide ;-) cela a été… le cas jusqu'a present, meme si il y a eu des absences, des trous d'air. car je marche (nous marchons) sur un fil tendu au-dessus du vide… et les fossés sont bourrés de crocodiles affamés ;-) qui seraient enchantés de nous voir tomber. je connais, étant artiste, cette sensation depuis des années, je m'y suis fait, je vis avec, et pour moi finalement… tout vaut mieux que la normalité. la normalité de l'esclavage, dirait Epictete… qui, ancien esclave lui-meme, s'y connaissait bien. heureusement j'aime le vide (pas pour rien que j'adore l'escalade, les falaises verticales, le vent et le soleil et cette legere brulure sur la peau) alors en avant, oui!…. la libertad o la muerte ! ce matin, en faisant l'amour avec mon amante je me disais, oui, c'est tellement beau, c'est tellement gai, les rires et les pleurs… peut-on garder toute cette beauté pour soi ? l'emprisonner ? quel crime ! et surtout quelle chute assurée !

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Cendre

le vendredi 16 novembre 2012 à 16h49

po8
je marche (nous marchons) sur un fil tendu au-dessus du vide

aïe aïeaïe.
Je n'ai jamais été trop artiste (je suis très bonne technicienne, mais la création, faut pas trop m'en demander) et mon mari peut être encore moins. Il aime la stabilité, la sécurité.
Moi aussi, du reste, sinon, je ne serais pas à m'inquiéter continuellement pour l'avenir de mon mariage.
Et pourquoi cet avenir est-il si important à mes yeux ? Quand je me suis mariée en mai, c'était parce que j'avais la certitude de fonder avec mon mari cette communauté de bien, cette enveloppe de sécurité dans laquelle nous allions pouvoir élever nos enfants.
Si mon mariage explose, pas d'enfants avec mon mari actuel, donc pas d'enfants avant d'avoir recréé une situation similaire avec un autre conjoint (qui ne peut pas être D puisqu'il est engagé de son coté avec sa propre femme)
Et la biologie nous rattrape, je ne serais pas fertile des années encore...

Alors ?
Est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?
Mes zygomatiques me disent que oui, de toute manière, rien a changé depuis mercredi, je ne peux pas plus reculer qu'alors. Je suis dépendante de cette morphine, comme celle produite par quatre lignes de D ce midi. je ne peux me résoudre à y renoncer pour un risque non avéré.

Mais alors, j'entraîne tout le monde avec moi, dans cette prise de risque ? Nous quatre ? dont deux qui n'ont rien demandé ?

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demeter

le samedi 17 novembre 2012 à 09h03

A mon sens, si cela vous parle, et si l’heure est aussi pour vous aux discours, le problème du contrôle de l’autre, de la société, de soi, relève du mythe de notre pensée. La recherche de la liberté, du sens à donner à sa vie, la volonté d’abandon de ses propres représentations, héroïques ou non, se décrit très bien de l’extérieur, par la réflexion, la mise en mot, l’intellectualisation, la présentation. Cette verbalisation fait de belles histoires dans lesquelles on peut se projeter avec enthousiasme, penser s’y retrouver, s’inventer des systèmes politiques ou philosophiques cohérents que l’on présente aux autres, pour lesquels on est presque prêt à faire une révolution mais qui simplement veut nous représenter aux autres dans un instantané figé, dans une simple idée qui est toujours bien loin de la manière dont nous rencontrent les autres. C’est dans l’intention de rendre conforme la vie à nos revendications, la société à nos envies, d’être conscient, que cela nous éloigne de la réalité, de nos capacités à ressentir, à comprendre, à être conscient, à accepter ce que nous vivons sans y entrevoir de pièges cachés dans lesquels il ne faudrait pas tomber, que cela nous contraint à faire des choix. Le choix ne s’impose que sous la contrainte, intérieure ou extérieure (cette distinction a-t-elle un sens ?), dans l’absence de liberté ; il n’est pas la manifestation de cette liberté, mais celle de notre désordre intérieur, du doute, de la division, du conflit, de la violence, de la peur. Personne ne semble pouvoir s’y soustraire. Même si c’est cette révolution intérieure qui est créatrice, elle échappe toujours à notre conscience, notre représentation, elle prend forme dans la vie de tous les jours, dans la confrontation avec les autres. Aujourd'hui, je trouve cela assez sympa en définitive, non ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Cendre

le jeudi 06 décembre 2012 à 14h20

Cher Demeter,

Je me rends compte aujourd'hui en relisant ce post que je ne vous ai pas répondu. Pourtant, votre réponse, je l'ai lue avec attention, et l'ai fait mienne en partie...

Cendre le 17 novembre 2012 - 19h27Les choix ne sont pas synonymes de liberté, mais l'expression de contraintes qui nous astreignent à ce nombre de choix limités. Et si, depuis le début de cette affaire, je n'ai jamais eu vraiment l'impression de faire de choix, c'est peut être tout simplement que je suis libre.

Le problème du contrôle de l'autre. (et du contrôle de la société, mais nous ne rentrerons pas dans mes expériences politiques actuelles)

Constat : ça fait 20 jours que je suis dans une recherche de verbalisation qui ne prend pas. Ou plus exactement, moi, oui, de mon coté, je conceptualise, je verbalise, je tâche de mettre en mots puis en phrases mes sentiments les plus douloureux. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas tant écrit sur moi. Et j'adore ça.
Mais je n'ai pas avancé d'un pouce sur mon objectif, celui de réamorcer le dialogue avec mon mari.
Pourquoi ai-je tant de mal ?
Parce que l'objectif est dur en soi, et qu'il me demande plus de préparation ?
Parce que ma méthode n'est pas la bonne ?
Ou bien encore parce que l'objectif en lui même n'est pas le bon, n'est pas souhaitable ???

Voilà que je remets en question la cause même de mon anxiété de ces derniers jour. Et si ce n'était pas si indispensable de forcer le dialogue entre nous. Est-ce que je suis capable d'attendre sagement qu'il vienne spontanément ? Est-ce que c'est souhaitable ?

D propose que l'on se voit plus souvent tous les trois.
C'est pas une situation que j'ai envie de provoquer, et pourtant, j'en rêve, d'être témoin de la complicité de ces deux hommes que j'aime.
Mais toujours ce spectre : et si cela se passait mal entre eux, qu'est-ce que je ferais, moi, après ?

Allez, c'est bien, je suis contente de mon cheminement de ce midi.

On va essayer de bosser sérieusement maintenant, parce que tirer au flan comme ça, ça va bien aller 5 minutes, hein !

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Siestacorta

le jeudi 06 décembre 2012 à 16h13

Cendre


Voilà que je remets en question la cause même de mon anxiété de ces derniers jour. Et si ce n'était pas si indispensable de forcer le dialogue entre nous. Est-ce que je suis capable d'attendre sagement qu'il vienne spontanément ? Est-ce que c'est souhaitable ?

Je crois que s'il ne manifeste pas de souffrance, ton anxiété ça peut être un besoin d'être acceptée / appréciée / légitimée qui ne dépend pas de ton mari.

Et un silence "normal" de sa part (normal par rapport à son caractère) + une difficulté à parler pour toi, ça peut grossir le petit grain de sable, alors qu'au début il est pas si important.

Cendre
D propose que l'on se voit plus souvent tous les trois.
C'est pas une situation que j'ai envie de provoquer, et pourtant, j'en rêve, d'être témoin de la complicité de ces deux hommes que j'aime.

Plus souvent, si ya pas d'envies pour les 3, faut pas forcer. Mais une ou deux fois si c'est possible, pour dégonfler les projections...

Cendre
Mais toujours ce spectre : et si cela se passait mal entre eux, qu'est-ce que je ferais, moi, après ?

Pourquoi ça se passerait mal ? T'es pas complètement tarée, c'est des gens rationnels, yen a au moins un qui est partie-prenante... et toi-même, devant le réel, tu aurais l'occasion de ramener les choses à leurs proportions réelles.

Par ailleurs, se passer mal : ils s'entendent pas plus que ça, c'est pas grave-grave ?
A priori, ils sont pas du genre à en venir aux mains, en tout cas ton histoire ne révèle rien d'aussi problématique ? Ils sont pas capables de te "le faire payer" ? Ils savent tous les deux qu'il y a quelque chose en cours ?

Si tu discutes quelques fois de ton projet de les faire se rencontrer, que ça semble rien changer, et que tu commences à entrer dans les détails pratiques où-quand qu'estce que je dois pas faire, et que toujours pas de soucis, ben tu as déjà beaucoup de probabilités que la rencontre soit au minimum courtoise.

Essaie de pas flipper avec des évènements qui ne sont pas encore arrivés et n'arriveront peut-être jamais !
Au pire, ton époux te dit "ça m'intéresse pas de venir", ça fait une discussion entre vous sur les termes de votre arrangement, sans pour autant te priver de ta liberté, et tu sauras quand même à quoi t'en tenir.

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Cendre

le jeudi 06 décembre 2012 à 18h00

Siestacorta
Je crois que s'il ne manifeste pas de souffrance, ton anxiété ça peut être un besoin d'être acceptée / appréciée / légitimée qui ne dépend pas de ton mari.

ça dépend de qui alors ? de moi ? Et du peu de personnes qui sont au courant ? (5 si je compte les deux principaux acteurs et deux à qui je n'ai pas essayer d'expliquer le principe du polyA)

Et oui, c'est bien un problème que je ressens. Être légitimée dans ma démarche, là où le bon sens moral sanctionne ce genre de pratique... Avec toute la cruauté de la culpabilité derrière (si t'es malheureuse, tu n'as qu'a t'en prendre à toi même, il faut pas aimer deux hommes, c'est mal, etc...)

A part la votre, et vos témoignage infiniment plus heureux que ceux où l'histoire se fini par un choix (c'est-à-dire une séparation), quelle légitimée puis-je avoir ?

...

Je pense en effet que le silence de mon mari est « normal » par rapport à son caractère. Je découvre surtout avec effarement que je connais très très mal cet homme avec qui je vis pourtant depuis 4 ans... Mais ce genre de découverte n'est pas malvenue, au contraire, même si cela ouvre les yeux sur le travail à accomplir, c'est toujours mieux que lorsque l'on n'en avait pas conscience.

...

Pour la projection... Ils se connaissent déjà.

Je l'ai déjà raconté mais cela me fait du bien de ré-expliquer, et somme toute, c'est plus facile à relire pour vous.
On joue tous les trois à un même jeu internet (jeu de rôle), et ils ont longtemps joué ensemble sans moi, très complice, même.
Je connais D de quelques réunions qui sont organisées entre leurs joueurs.

Depuis le coup de foudre, nous n'avons été réuni qu'une seule fois, au cours d'une de ces réunions. C'était mardi 13 novembre. A ce moment là, mon mari ne voulait pas savoir de qui j'étais amoureuse. Mais même sans marque d'affection particulière, ça lui a sauté aux yeux à cette soirée là. La tentative de dialogue une fois rentré chez nous a été un échec (surtout de mon fait, soit dit en passant, oui, j'avais besoin d'être acceptée), et depuis, rien.

Depuis, je scanne, avec inquiétude, le peu que je peux savoir de leur jeu mutuel. Pour voir si quelque chose à changé, s'il prennent toujours autant plaisir à jouer ensemble. Et j'en sais rien, je n'arrive pas à me rassurer.
Le mythe de la fille qui vient foutre le bordel dans une belle amitié entre deux hommes. Tient, je l'avais pas vu celui là, encore, de cliché. Pourtant !
(chanson à écouter : Aldebert La femme de mon pote)
Donc oui, je trouverais ça grave s'ils ne peuvent plus s'entendre à cause de moi. D'autant plus qu'ils sont deux personnages très important du jeu, qui ont des responsabilités vis à vis des autres joueurs, là ou je suis un perso très secondaire.

Mais soyons honnête, non, je n'ai eu aucune manifestation de déplaisir de ce coté là. Au contraire.
Hier soir, D me demande un service dans le jeu, et finalement, c'est mon mari qui m'a guidé pour le faire, je l'ai dit à D et il en a remercié mon mari, déclenchant un rire chez nous. (un tout petit peu crispé chez moi, le rire)
Non, j'ai même un certain nombre d'indices dans le bon sens (celui-là n'est pas le seul, mais c'est surement le plus fort)

Zen.
ça va le faire.
C'est moi qui crispe, et à priori pour rien.
Petit grain de sable qui a pris des dimensions faramineuses...

Siestacorta
Essaie de pas flipper avec des évènements qui ne sont pas encore arrivés et n'arriveront peut-être jamais !

Voilà. ça c'est du conseil. J'aime beaucoup le «  essaye» parce que je vais avoir du mal, mais je vais m'y appliquer.

Et en attendant, bah, je vais pas forcer le dialogue plus que ça. S'il vient, tant mieux, sinon, tant pis. En attendant, je vais apprendre à prendre plaisir à jouer avec eux deux, que l'on partage ça, vraiment à trois, comme trois camarades de jeu que nous sommes, et non plus en deux relations binaires comme je l'ai fait jusqu'à présent.

Merci pour la réponse très rapide, en tout cas.
Et à bientôt !

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Siestacorta

le jeudi 06 décembre 2012 à 19h02

Ya un jdr (de table) indépendant qui parlait des relations multiples : ça s'appelait "it's complicated"...
Bon, le truc c'est que ça portait plus sur les problèmes de relations cachées, pour simuler des histoires de sitcom/télénovelas, que sur l'organisation de relations ouvertes !

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Siestacorta

le jeudi 06 décembre 2012 à 19h14

Cendre
ça dépend de qui alors ? de moi ?

Beh forcément un peu, je crois.
Au moins ce que tu en fais : si tu n'arrives pas à parler du truc, à moins qu'il fuie en courant ou tourne de l'oeil ou rentre en état de choc à chaque fois que t'en parles, c'est dans ta tête que l'essentiel passe !

Et comme tu écris plutôt par grandes tranches (et c'est un constat neutre, venant de ma part, ça peut certainement pas être un reproche), je crois que tes pensées font pas mal de promenades dans ta cervelle avant d'arriver à une attitude ou à une parole... Tu auto-analyse probablement déjà beaucoup en général, non ?

C'est pas que ça soit problématique, tant qu'à un moment tu trouves un moyen de revenir au direct, au réel. Soit en proposant une rencontre, soit comme tu fais en créant des moments où l'existence des deux relations est "vécue"...
L'idée des ponts par le jeu est pas mal, je crois.
Je crois quand même que pour ne pas entretenir ton anxiété, sans forcément provoquer la rencontre, tu devrais l'envisager, pour pouvoir le proposer dans un moment où ça semblera nécessaire par les évènements.

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Cendre

le vendredi 07 décembre 2012 à 01h59

Super, très bien, je suis contente d'être revenue ici, tient.

Parce que oui, si j'avais arrêté d'écrire ici, c'est que j'avais trouvé d'autres choses à lire, d'autres endroits où écrire.
C'était plus centré sur moi, du coup, plus dans le consensuel. Mais le noeud du problème, c'est bien ma position de polyamoureuse (dans le sens où je refuse catégoriquement de cacher ma relation à mon mari), et il n'y a qu'ici que je peux vraiment avancer sur ce point. Ailleurs, je ne peux que vérifier que je sais manipuler les concepts que j'ai précédemment acquis ici...

Oui, je m'auto-analyse beaucoup. Je ne l'avais pas fait depuis des années, mais ça ne s'oublie pas, ce genre de truc, j'en ai besoin, là, donc je le fais. Et tant que je suis heureuse, c'est que j'avance dans le bon sens.
(j'ai une pêche d'enfer ce soir depuis vos réponses, merci à Siestacorta, Punk et Bexi !)

Donc, revenir au réel.

Un, le plus facile, jouer avec eux, pleinement, (profiter honteusement de leur position privilégiée dans le jeu ^^). Des trois, je suis celle qui joue le moins, et tous deux souhaitent m'y voir plus impliquée !
Et puis, écrire plus sur la vie de mon perso, et moins sur ma vie à moi, c'est une façon comme une autre d'accepter un certain recul.
Et puis surtout, jouer, c'est rire, c'est du plaisir partagé. C'est le bonheur d'être ensemble. Le bonheur de les aimer tous les deux.

Deux, dédramatiser une potentielle rencontre. Parce qu'ils s'apprécient mutuellement, parce qu'ils aiment la même femme, parce qu'il ont énormément de points commun en dehors de moi ! Pour l'instant, on reste sur la règle qu'en présence des deux, je ne suis tactile qu'avec mon mari, a voir si cela évoluera par la suite...

Trois, s'ouvrir au maximum pour ne pas rater la réamorce du dialogue. L'envisager sereinement, positivement. Ne pas s’appesantir sur une hypothétique souffrance tant qu'elle n'est pas avérée. Ne pas redouter sous prétexte que j'ai pas été à la hauteur la dernière fois.
Prendre le Deux pour comme prétexte au Trois, par exemple.

Quatre, envisager d'inviter mon mari ici. Sur le fil de punk à priori. Ou un des article de fond, tout simplement. Changer éventuellement d'avatar pour pas rendre la reconnaissance trop rapide.
Il passe une grande partie de ses loisirs à lire un forum de jeu de rôle, il pourrait fort apprécier de lire ici aussi, après tout...

Y'a qu'un seul hic, dans ma bonne humeur de ce soir. C'est que depuis mes dernières interventions ici, je suis passée à l'acte avec D.
Alors, ce n'est qu'un pas de plus au milieu de tous ceux que nous avions déjà franchis, mais je vais avoir franchement du mal à assumer vis à vis de mon mari, en fait, ça me mets toujours horriblement mal à l'aise.

Bref.

Je me donne encore demain pour cogiter, mais à partir de demain soir, on s'y colle, et sérieusement, s'il vous plait. Parce qu'il le faut. Pour mon bonheur, pour celui de mon mari, et pour celui de mon amant.
Les trois meilleurs raisons qui puissent être.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Siestacorta

le vendredi 07 décembre 2012 à 11h00

Hm, je voudrais pas faire peur pour rien...
Mais pour ce qui est d'inviter ton mari à lire ici, tu as donné des détails, dont un en particulier, le jeu (et plus haut une chronologie avec ton mariage et ta nouvelle rencontre) qui feront que tu seras sans doute rapidement reconnue.

C'est pas forcément un mal, ça dépend des gens, mais pour avoir pratiqué l'écriture de soi en ligne même dans des contextes moins intenses que les rapports amoureux, je sais que tout le monde ne réagit pas bien à se voir "décrit" publiquement sans avoir eu son mot à dire....
Donc, pourquoi pas, mais attention, mets-y des formes, c'est sans doute moins une intro au débat qu'un élément à bien amener.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Apsophos

le vendredi 07 décembre 2012 à 12h07

Ton mari, si il ne refuse pas la question et donc l'explore de lui-même, risque de tomber ici de toutes façons.

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Goldmund

le vendredi 07 décembre 2012 à 14h44

Bonjour Cendre,

Je quitte le fil de Punk où tu es furtivement passée pour te retrouver sur le tien et de faire part de ma lecture de ta situation à partir de tous ce que tu as écrit et répondu depuis le début de cette discussion ô combien riche et dense.
J'ai le sentiment que tu penses trop et que tu ne vis pas assez les choses. Tu semble vouloir être maître du jeu, pouvoir tout contrôler, tout anticiper tout maîtriser. Lâche prise! le jeu est lancé, joue-le. Laisse toi surprendre par tes partenaires, donne-leur la main. ne cherche pas à anticiper, influencer leurs réponses, leurs choix, leurs envies, leurs désirs, leurs vies. Arrête de te torturer l'esprit en construisant des hypothèses qui ne sont en rien la réalité de ce que tu vis, juste une projection de tes peurs et de ta culpabilité. Dans toute relation il y a une part d'inconnue, un espace vide qui se remplit au fur et à mesure que celle-ci se construit. Ce vide tu en as peur, c'est comprehensible, mais cette peur ne dois pas te paralyser, elle doit être ton moteur pour oser.... Si l'autre ne parle pas, mais reste avec toi et continue à t'aimer ne cherche pas à interpréter son silence, à l'habiter par milles pensées négatives. Vis ce silence avec lui. Laisse ton corps et tes émotions parler ils sont souvent plus juste et sage que la raison qui veut comprendre analyser cerner, enfermer, stigmatiser, limiter le vivant et le souffle de vie. Ce que je te propose est une vraie révolution intérieure! celle que tu redoute d'affronter: le saut dans le vide dont la seule sécurité est la confiance que tu porte en toi, tes amours et la vie. Laisse l'amour guider tes pas sans présumer ce qu'il sera. Ne te rêve pas en femme idéal pas plus que ne rêve pas l'amour idéal. Sinon tu risque d'être insatisfaite et malheureuse toute ta vie.

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