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Discussion : Mon homme est polyamoureux aidez moi s’il vous plaît..
Siestacorta
le jeudi 21 août 2025 à 12h20
Note pour réflexions perso mais comme j'aborde souvent le point ici : les responsabilités ça vaut pas grand chose si ce n'est que "chacun prend les siennes sans réfléchir à ce que ça fait au lien, donc à l'autre".
La responsabilité individuelle c'est un repère en relation saine, mais en faire simple outil de confort personnel, chacun calcule ça de son côté, c'est nul et non-avenu.
C'est au moment où ça nous demande de faire des efforts juste(s) pour l'autre qu'une relation nous donne la chance de sortir de notre petit intérêt personnel crasse. C'est comme ça qu'on peut prendre de l'expérience nouvelle, donc mûrir.
Bref : c'est dans le dialogue ouvert, la précision de qui en est où, qu'on sait quels adultes se parlent de quoi, quelles vulnérabilités, quelles forces. Si on a qu'un modèle d'adulte capable de relation et pas des tas de gens et de choses à apprendre, c'est pas avec l'autre qu'on relationne... alors que lui relationne sans doute avec nous.
Faire des demandes et poser des limites, c'est pas poser ça sur les épaules de l'autre. C'est dire ce qu'on peut faire et porter ensemble, comment, avec quels moyens. On pourra toujours répondre "je ne peux pas/ je ne veux pas" - et même ça, ça ne met pas fin à la recherche.
Je comprend pas la logique de ça marche ou pas point barre. Les gens c'est du vivant qui bouge, s'adapte, change. Une personne ça "fonctionne" pas comme un adulte, un adulte c'est pas une pile.
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Suis-je une vraie relation ou juste un pansement ?
Siestacorta
le mercredi 20 août 2025 à 15h55
@Capuccino
Bonjour et merci de ta confidence.
Tes émotions de craintes ont plusieurs sources :
- ton investissement émotionnel fort. Tu es très épris de Claire. Même dans une situation plus classique, les incidents piquent facilement plus. Entre ce que tu décris de ta relation à Elise et le côté relativement bien structuré (explicite, assez détaillé sur les situations de chacun) de la partie non-exclusive, je pense que tu es surpris par l'aspect passionnel de tout ça. Tu sembles apprécier un cadre raisonnable, et vlà les émotions qui se pointent au galop. Tout ça pour te dire que ça, c'est juste la vie amoureuse. Ca veut pas dire qu'il ne se passera rien de mal, mais que c'est humain d'être sensible, même quand les choses sont lisibles. Tu n'es probablement pas un "pansement", mais tu investis et as peur de perdre quelque chose.
- un écho de ton rapport à Élise. Sans douter autant que les autres répondants de la solidité de cette relation historique, je crois que des insécurités dans ce cadre, de sa part ou de la tienne, peuvent muter en insécurité dans l'autre relation. Tout ça ne se compartimente pas, au moins au niveau émotionnel. Donc même si ce qui peut te troubler ailleurs n'est pas existentiel au point d'en parler ici, ça peut se rejouer ou se poursuivre, sous une autre forme, dans la plus récente des relations.
- l'asymétrie, qui vient appuyer sur l'investissement. Vous êtes clairement dans des non-exclusivités hiérarchiques. Le bon côté, c'est que pour l'instant vos couples historiques se correspondent de ce côté là. Mais ce cadre existe aussi quand les sentiments ont pas les mêmes proportions que les engagements.
D'un côté, je voudrais te dire qu'être dans une relation secondaire ne te rend pas nécessairement toi secondaire pour Claire. Son envie de relation avec toi a une vie propre, et si vous parvenez à cultiver plus ce que vous avez que ce qui vous manque, ça peut tenir et s'adapter.
D'un autre, moins rassurant mais nécessaire à garder en tête : dans ce cadre explicitement hiérarchique des deux côtés, on ne peut pas considérer comme injuste que la relation secondaire soit moins sécurisée que la primaire. Que ce soit l'esprit de compétition de Marc ou quoi que ce soit d'autre, il y a ce risque que ce soit plus existentil pour eux de maintenir leur relation que celle de Claire avec toi. Je veux dire qu'elle peut t'aimer sincèrement et en arriver à une situation qui fragilise votre relation.
Maintenant...Ce que tu dis de Marc, je ne sais pas à quel point c'est précis.
On ne sait pas vraiment ce qui tient de son ego, de ses insécurités, de ses désirs, de ses recherches. Et... peut-être que lui et Claire sont pas forcément au clair là-dessus.
Vous avez (collectivement) changé l'expérience que Marc a d'une relation. Il peut avoir autant peur de la liberté de Claire que de la sienne.
La difficulté, c'est pas que ça qualifie différemment ta relation à Claire (si tu suis ce que je dis sur les relations secondaires assumées), mais que tu ne peux pas avoir beaucoup de garanties sur comment réagis Marc (déjà qu'en avoir sur les relation d'un partenaire qu'on aime et même sur soi est souvent illusoire...).
Une chose que tu peux faire pour pas te sentir trop impuissant, c'est voir directement avec Marc si tu peux dire ou faire des choses qui lui donneraient confiance en toi avec Claire. Peut-être pas, et dans ce cas il faudrait sans doute pas insister. Mais si c'est le cas, tu aurais moins à spéculer.
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Jalousie ?
Siestacorta
le vendredi 08 août 2025 à 17h39
sansidentite
Comme épilogue, je dirai simplement que je suis révolté par les gens qui semblent ignorer la signification de respect, amour, éthique, trahison, fidélité...
Et moi, je crois que tu en as des définitions si restreintes et si avantageuses pour toi qu'elles desserviront toujours trop de monde pour être valides.
sansidentite
Je ne vous demande pas de m’approuver mais d’essayer de me comprendre ou de comprendre tout simplement.
Savez-vous pourquoi je dédie cette partie à vous deux seulement ?
A défaut de m’approuver, vous me comprendrez peut-être !
Je te le reformule : je crois que tu as renoncé toi à comprendre. Et tu l'as fais payer, et tu continues avec les forumistes.
Je dis pas que t'aurais dû supporter ce dont tu ne voulais pas. Je dis que tu exclus ta propre responsabilité,c'est à dire celle d'avoir imaginé où t'allais, puis, quand tu as vu que ça n'existerait pas, d'avoir refusé tout cheminement constructif - même dans la rupture.
Tu as construis quelque chose avec une femme qui a souffert.
Tu la répudies parce que tu penses que déconner, pour quelqu'un comme ça, c'est quelque chose à punir (l'insistance sur la perte de moyens matériels, clairement, c'est ta façon de dire "bien fait, c'est mérité". Donc, oui, punir).
Parce que c'est pas juste te séparer, justement. C'est te construire une idée de toi-même sauveur, puis de trahi, puis d'harangueur sur le sujet ici.
C'est cela qui est tellement simpliste que ça ne peut qu'être basé sur la façon dont tes propres erreurs ont rencontré ses errements. Et je penserais cela sans doute aussi même si c'était quelqu'un que je connaissais et dont j'aurais des raisons de critiquer le comportement (la prostitution et l'infidélité n'en font pas partie juste comme ça, sans connaitre les gens).
sansidentite
J’ai aimé cette femme et restez assis : je l’aime toujours et tout aussi follement.
(modéré)
Je l’aime toujours autant et je suis ulcéré qu’elle ait pu me faire ça !
Pourquoi ? mais pourquoi ?
C'est ce que j'appelle être malheureux, et dans ton absence de retour sur toi-même, tu le fais durer.
C'est probablement le but: tu remplaces ton amour avec de la rancune et de la peine aveugle, au moins tu peux te persuader que c'est toujours fort.
L'image dont tu veux te remplir n'est que cela : une image. Un souvenir de ce que t'aurais voulu.
Ca n'est pas là. Et au lieu de te dire que ça arrive pour mille raisons, tu dis que c'est sa faute. Parce que femme ingrate, parce que prostituée, parce que matériellement intéressée. Ces aspects de sa vie, si tu aimais, ç'aurait pas autant été une question de pardonner pas pardonné : tu l'aurais aimé avec (ou pas essayé). C'était déjà là avant. On a le droit de se faire des illusions. Penser qu'elles ne sont fondées que sur les mensonges d'un.e autre, c'est se surestimer, beaucoup.
sansidentité
Je ne te demande ni de l’empathie ni d’être <<juste >> envers moi, mais simplement d’arrêter de dire que mes propos sont misogynes, car ce n’est pas vrai et je n’ai rien contre les femmes, à moins d’imaginer comme l’a dit quelqu’un que je pense que toutes les femmes sont des putes. Ce n’est vrai !
Etre misogyne, ça veut pas dire que tu hais toutes les femmes que tu as rencontré. C'est juste que les femmes que tu condamnes, c'est d'une façon très prévisible. Toutes les femmes ne font pas ça, mais c'est pour toi "logique" qu'une femme le fasse. C'est du sexisme.
Bien sûr que je déteste pas tous les habitants deTlön, j'ai des amis habitants de Tlön, mais quand on me dit que c'est un habitant de Tlön qu'a fait le coup, je sais pourquoi, parce que quand même, on sait tous que bon...
C'est du racisme, même comme ça. Beh t'es comme ça avec les femmes. Tu l'es dans ta façon de raconter ton ex. Et avec celles dont tu parles ici. Tu peux être auss être jugeant avec des hommes, mais... De là où tu es, avec ton histoire de sauveur/Juge, clairement c'est pas aussi équitable que tu le crois.
Bref...
Voilà. J'arrête cet échange.
Désole @Claire2025, pour le squatt. Tu as posé à sansidentité une question qui méritait d'être posée depuis si longtemps que les réponses ont pris trop de place.
Je t'écris tantôt.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : Jalousie ?
Siestacorta
le vendredi 08 août 2025 à 09h20
Je comprends @Alabama, et heureusement je ne suis pas aux manettes ici : je serais trop pris dans mes façons contradictoires de vouloir bien faire pour prendre ces décisions à temps, pour me sentir solide.
Là, au-delà de l'utilité personnelle (entre mon absence de cadre pro et le peu de chances que ce soit entendu, ça vaut probablement peu), il ya là documentation.
Je suis très énervé de l'abus de confiance qu'il y a à accueillir des gens qui lui donnent a priori la légitimité d'être dans un endroit pro-poly sans laisser voir d'où il parlera. C'est à dire du point où justement, il ne verra jamais aucun potentiel aimant à la situation dont il parle.
Même pour parler de rupture on peut parler de comment s'y comprendre.
Mais c'est pas ça qui se passera.
Et c'est expliqué ici.
Cette clarification est utile, d'après moi.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : Jalousie ?
Siestacorta
le vendredi 08 août 2025 à 07h56
sansidentité
je gagne très bien ma vie avec de confortables revenus et je gravite dans un milieu à haute visibilité sociale.
Non, ce n’est pas un déni, je n’ai pas été malheureux.
On aura compris, que tu as un confort matériel.
Tu parles d'un rapport aux choses.
Je crois pas me tromper en disant que c'est ton rapport aux personnes qui est souffrant, et que ça date pas de là, et que cette femme, pour partie, paie ces vulnérabilités.
Ptett je me trompe.
Mais l'ego qu'il faut pour croire qu'on peut tirer quelqu'un de la misère, et que c'est ok de l'y rejeter après, il a sans doute de grosses carences affectives. Il ne veut pas comprendre qu'il s'agissait pas que de la sécurité matérielle.
Il lui fallait être rassuré par ce pouvoir sur l'autre pour se permettre d'aimer fort et être vulnérable ; et quand ce pouvoir n'a pas suffi pour l'autre, alors il valait mieux la chasser qu'être vulnérable sans solution évidente.
Si c'est ça c'est très triste, et ça fait souffrir ceux qui te touchent.
Ma lecture.
T'en fais ce que tu veux, et je peux entendre que je n'ai pas si bien compris.
Par contre, je trouve la plus grosse partie de tes interventions pas entendable - pas ici, où, encore une fois, tu ne sais pas voir ce que les gens peuvent faire d'une relation quand ils souffrent.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : Jalousie ?
Siestacorta
le jeudi 07 août 2025 à 23h36
Je pense le fond très critiquable, mais je trouve utile que ce soit là.
Entre autres, pour rappeler à des nouveaux arrivants d'où sansidentite leur parle.
sansidenté, je crois que ta démarche était faussée dès le départ.
Je n'en exclue pas des intentions altruistes ni un attachement.
Je pense que t'as été malheureux dans cette histoire... Et tu l'étais probablement déjà avant, différemment de ta compagne, pour que cette histoire se déroule ainsi.
Tu dis avoir voulu te reconstruire dans la minute, que tu crois que les ruptures nettes sont forcément une bonne solution
Si ça marchait si bien, il y aurait aujourd'hui nettement moins de colère et d'empathie exclusivement orientées sur la souffrance des gens lors des situations où ils sont confrontés à la trahison... A ce que toi tu ne vois que comme trahison.
Tu as donné un sens univoque à ta souffrance. T'as voulu la mettre dehors avec ta compagne. C'est allé si vite. Tu ne sais pas ce qui s'est passé, pour elle, et tu as tout fait pour ne pas vraiment savoir ce qui se passait en toi. Résultat : ça continue.
Il y a quelque chose que tu ne vois pas, refuses de voir dans ces situations.
Chez le partenaire qui a fait une rencontre.
Et chez l'autre.
J'en déduis : en toi, chez toi, dans ton histoire et a priori, dans la partie qui précède ton histoire avec cette femme à la rue, il y a quelque chose que tu refuses de regarder avec la force et le soin qui te reconstruiraient moins malheureux.
Et qui aurait ptett évité à cette femme un piédestal dont on pouvait tomber en continuant juste une vie déjà triste.
Et oui, tu pourrais, vraiment reconstruit être bien moins rageux envers des femmes ; parce que ça saute aux yeux, même quand tu leur veux du bien.
J'ai une empathie pour toi, parce que les émotions sont là.
Malheureusement, je crois pas que tu feras le taf qui t'éviterait de les balancer comme des coups, de ne proposer que des souffrances en miroir.
Tu es là pour entretenir ta colère, au lieu de prendre le temps de la démêler.
Face à des gens qui ont leur chemin à faire, c'est violent.
Ils souffrent déjà, mais tu veux qu'ils souffrent comme toi.
Je comprends pourquoi ce lieu fait écho pour toi. Mais en vrai, t'es pas là pour lui.
Mon empathie s'arrête là.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : Les traces de la monogamie dans tous nos liens : système, loyautés, attachements, et comment on compose avec
Siestacorta
le jeudi 07 août 2025 à 16h57
Écrit en plusieurs temps.
Ça suivait ton post, j'ai déjà donc pas adressé, mais entre-temps Alabama a répondu et je l'avais pas vu.
Discussion : Les traces de la monogamie dans tous nos liens : système, loyautés, attachements, et comment on compose avec
Siestacorta
le jeudi 07 août 2025 à 15h38
artichaut
à qui tu parles ?
@Lili-Lutine qui a ouvert ce fil ?
ou à l'un·e de nous trois qui y avons répondu ?
Toi !
Discussion : Les traces de la monogamie dans tous nos liens : système, loyautés, attachements, et comment on compose avec
Siestacorta
le jeudi 07 août 2025 à 15h08
Et sinon, tel que tu le dis, j'ai l'impression que tu tentes de théoriser contre toi-même.
Je comprends, c'est honnête.
Mais là encore, la part "tenable" avec les autres manque.
Ce qu'ils veulent, de proche ou non, aussi...
Discussion : Les traces de la monogamie dans tous nos liens : système, loyautés, attachements, et comment on compose avec
Discussion : Les traces de la monogamie dans tous nos liens : système, loyautés, attachements, et comment on compose avec
Siestacorta
le jeudi 07 août 2025 à 14h30
Merci pour cette confidence.
Réponse qui se veut plus "de ton côté" qu'il pourrait y paraître...
J'ai l'impression que tu confonds tes tiraillements sur l'engagement et la monogamie.
Pas qu'ils n'aient pas à voir....
Histoire de pas de me placer à un niveau où je ne suis pas, ça me fait penser à une de mes plaintes de solo-poly : pourquoi ne pas avoir besoin du couple mono, du couple tout court, doit-il faire que je ne puisse bénéficier d'aucun confort affectif ?
Si je ne veux pas de cette forme d'amour, alors je ne peux pas en avoir du tout ?
Donc ok, ya un système qui contraint, (bien) plus que nécessaire, la vie affective.
En tout cas, je peux le sentir aussi 😅
Mais je ne crois pas que chaque engagement de durée, si je les désire et peux m'y tenir, ne fasse que surtout renforcer le système où je le prendrais.
Tu as raison, bien sûr, qu'on vit ça à l'ombre de la norme et de la peur que celle-ci revienne collecter des dettes.
Je crois que les besoins que la norme veut gérer à ma place, si elle les inflluence, même grandement elle ne les a pas inventés. Et que ce n'est pas un tort de chercher les alliances altruistes, courtes ou longues, mais heureuses, qui pourraient répondre à ses besoins.
Ce qui les préservera du (de mon) sexisme, de nos peurs et de l'héritage mono, je crois que c'est pas le rejet des engagements, mais leur qualité. L'écoute et la construction de confiance, essentiellement.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Siestacorta
le jeudi 07 août 2025 à 10h51
Merci pour le tip à Insta !
Apparemment, la source de mon expression ce serait ça, mais aucune idée de la qualité de l'essai.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Siestacorta
le jeudi 07 août 2025 à 08h23
Chui pas sûr que parce qu'un enfant ne
peut pas être responsable d'une autre personne, il ne peut pas se sentir responsable, à son échelle.
C'est même pour ça qu'il peur de sentir coupable de choses qui arrivent aux adultes : il est impuissant, mais croit à son rôle dans l'histoire, justement parce qu'il s'y donne une place.
Prendre, avoir, imaginer une responsabilité reste symptômatique d'aimer (aimer comme "verbe d'action", je sais plus à qui je pique ça, une femme je crois).
Discussion : [Vocabulaire] Relation ou pas ?
Siestacorta
le mercredi 06 août 2025 à 11h55
Beh même si je comprend que ton questionnement passe par la limite, que tu joues avec pour voir ce qui bouge, ça pose un peu :
relation (= intimité affective+sexuelle) = amour (= couple = hiérarchies des liens = exclusivités) = monogamie = norme.
Et j'entends que les derniers mots pèsent aujourd'hui sur le sens qu'on donne aux premiers quand on en discute pas, mais à mon sens, dans des dialogues de travail relationnel et dans des dialogues intimes, ces mots là permettent encore d'échanger.
Ils sont assez différents, déjà, même des couples moins visiblement hétérodoxes que les partenairers non-exclusifs sortent de cette continuité par plein de bouts (et peuvent bien s'en porter). Et je peux les préciser de pleins de qualificatifs.
Je ne met pas d'évidence dans les termes relation et amour : je suis très méfiant à leur égard. Surtout dans amour...
Ptett moins que toi ? Mais pas tant.
Je ne les estime pas interchangeables, je tente au contraire de toucher, dans un échange, le moment où un manque de nuance marque un non-dit, qui n'est pas "seulement" la norme, mais la façon spécifique dont telle personne l'a intégrée. C'est à dire, pas seulement parce que la norme a produit les besoins relationnels de la personne, mais parce que la personne en a de toutes façons.
Moi aussi je pars d'un point où je sais que la norme risque de décider à ma place si je ne la reconnais pas en moi et dans le temps, moi aussi je cherche à ce que l'autre et moi gagnions de l'agentivité en ayant conscience de cela.
Pour partir d'une autre limite, je n'estime pas que les gens en relation exclusive ou mono vont pas pouvoir y trouver leur bien. L'enjeu, c'est que ce soit choisi, pensé.
Si ce choix leur convient, et qu'ils y mettent ce nom, même après réflexion ? Va bene.
Dès lors, dans une époque de norme mono, je peux dire va bene à beaucoup de non-exclusivités... Quand je vois le travail en train de se faire, quand j'entends la prise en compte des autres. Une fois que les gens se collettent à leurs besoins/limites / responsabilités, leur chemin n'est ni une question d'ouverture idéale, ni de norme. Ce travail compte plus qu'un horizon à dépasser, que j'ai pas atteint.
Tu pars des interactions, pour être plus concret. Mais je manque de perspective, avec ça.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : [Vocabulaire] Relation ou pas ?
Siestacorta
le mercredi 06 août 2025 à 10h24
Oui, ça c'est le titre, et j'entend que c'est ça qui te travaille.
Ceci-dit, au début du même fil le fond de la question c'est : "à partir de quand c'est une relation et pas juste un plan cul".
Ou un autre temps...
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : [Vocabulaire] Relation ou pas ?
Siestacorta
le mercredi 06 août 2025 à 09h56
Dit autrement : je suis attentif à l'indexicalité de ces mots.
En recherche un peu théorique et personnelle, c'est évidemment un questionnement à faire de voir où ils s'inscrivent dans la norme, dévoiler leurs implicite.
Cela sert pour comprendre des vécus individuels, dans les confidences ici et même dans les relations.
Mais dès l'instant que cette démarche devient plus prescriptive que ne l'est l'attention aux besoins de l'autre, qui s'exprimeront sans doute en ces termes normés, elle devient elle même rapport de force, éventuellement de domination.
Donc dans le contexte d'une relation que je vis, ou d'une réponse à une confidence, je ferai attention à la norme qu'on partage et à ses contraintes. Mais si on utilise ces mots là, dire que ces situations ne me concernent pas parce que les mots n'appellent pas d'eux-mêmes à une révolution intime, ce serait me placer dans un en-dehors, peut-être pas seulement de la norme mais des attachements.
Je trouverais qu'il y a aurait un déni de mes propres implications, en plus de celle des autres, dans ce contexte.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : [Vocabulaire] Relation ou pas ?
Siestacorta
le mercredi 06 août 2025 à 08h17
Dans le domaine de l'intime, je crois que la norme soutient certains rapports de domination, oui.
Exercer une pression pour sortir quelqu'un de la norme relationelle peut construire un autre "maître", dans l'intimité.
Je veux dire : va pour déconstruire ce que tu veux en toi, les normes qui te contraignent. Ça peut meme être une bonne façon d'être plus disponible.
Mais dans l'intimité, les besoins de l'autre, l'autre lui-même... Je déconstruis pas à sa place. Je lea libère pas, iel s'en charge, pour sloganner.
L'autre, j'en ai besoin.
C'est reconnaître par empathie les besoins de l'autre qui va sortir ma relation à ellui de mon égocentrisme.
Nommer les besoins, savoir si et comment on peut y répondre.
Que ce soit une "relation" le permet. On va pas faire ça séparément, justement.
Et que ce soit ce que l'un ou l'autre appelle "amour", une fois les limites et besoins compris et bien nommés, ça permet de reconnaître l'importance que cette relation a pour nous.
Je crois qu'éviter de le faire a un potentiel de négation qui ne concerne pas que la norme.
On parle du mélange d'attachement, de responsabilité et de sentiments qu'il y a derrière ces mots. C'est pas creux, au contraire.
Nous y sommes.
Si y être ensemble c'est être en relation amoureuse, ça peut être bien !
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : [Vocabulaire] Relation ou pas ?
Siestacorta
le mardi 05 août 2025 à 09h07
Alabama
Donc non seulement ne pas utiliser le vocabulaire que tout le monde comprend, cela peut créer des dynamiques de domination vis-à-vis de personnes plus "dans la norme", mais cela peut aussi créer beaucoup de confusion pour l'entourage aussi.
/!\ : tu me répondais, pas à @LeGrandStyle (les fils qui s'emmêlent !)
Précision : j'ai rien contre certains termes inhabituels, ou utiliser des expressions communes avec un supplément de précision qui permettent de comprendre la relation (ex : friends with benefits, ex à laquelle je suis encore tendrement attaché...). Et par ailleurs, j'ai rien non plus contre la fluidité : l'état d'une relation, ce qu'on y fait, ce qu'on en attend, ça peut bouger.
Et cette fluidité-là, même en étant pas du "au jour le jour, si tout me va tout te va", c'est déjà un recul critique sur la norme amoureuse. En avoir conscience et la verbaliser, c'est déjà transgressif et insécurisant - dans un premier temps. Parce qu'après ce premier temps, on aura montré l'attachement qu'on offre, ce en quoi l'autre peut avoir confiance.
.
Il s'agirait donc de dire, plutôt que "tout est libre et fluide et possible" : "je me connais fluide, je te reconnais ta fluidité, et je ne nous contrains pas à figer ce que nous avons déjà posé, donc je fais l'effort de bien dire ce que je fais". En étant conscient qu'on est pas sans avoir été, que ce qu'on a fait et dit avant, ça compte assez pour comprendre les ressentis sur ce qu'on fait maintenant, et des attentes (ou craintes) sur ce qu'on fera ensuite. Bref : qu'il y a des attentes, et que si on est déçu, c'est pas par manque de fluidité maximale. C'est parce que les relations viennent répondre à des besoins, même si les satisfaire n'est pas la fonction des partenaires (on est des gens, pas des objets satisfaisants).
Autrement dit, balayer les étiquettes relationnelles, "se libérer" de la forme relation, ça peut revenir à se déclarer systématiquement libre de ne pas répondre aux besoins et aux limites de l'autre, qu'il a exprimés en se référant à telle ou telle forme de relation. Si je rejette d'emblée les termes, je peux en venir à rejeter tes besoins parce que ça ne nous émancipe pas assez.
.
Je crois à une ouverture large du champs des possibles (pour reprendre une expression de Françoise Simpère) qui plus est une ouverture aimante (on veut encore du lien même sous une nouvelle forme, et on veut le bien de l'autre).
"Qu'est-ce que tu entends par amour, par relation", ce sont des questions à poser; et qui même sans aller jusqu'à dire "bah c'est des faux repères, on s'en débarrasse", font déjà peur à etre explicitemebt posées : "ah, merde, c'est pas évident toussa, ? alors peut-être que ça va pas être ce que je veux,? et peut-être j'aurai rien oskour ?"!
Quand le rapport à l'autre dure et prend de la place, on doit se raconter, se connaitre, se parler - évidemment (et c'est ptett parce que ça nous parait évident qu'on est capable de se mettre dans le positionnement radical "et si on réinventait la carte du tendre à partir de rien ?" : parce qu'on sait qu'on va parler quand même, voir plus).
Donc je ne crois pas que faire tabula rasa, par l'effacement des mots et/ou par l'exigence de non-attentes, ça soit nécessaire pour s'émanciper des récits normatifs.
Ou plutôt, commencer par dire "tfaçon dire 'relation' c'est un mot de trop, ne pensons pas ainsi", c'est brûler tout le plan de la maison plutôt que dire "alors, j'ai besoin de beaucoup de portes ouvertes".
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.
Discussion : Jalousie ?
Siestacorta
le dimanche 03 août 2025 à 09h27
Claire2025
Bonjour,
Je suis surprise de ta réponse, tu es polyA ?
Non, il ne l'est pas.
Le parcours de sansidentite, en tout cas celui qu'il a raconté ici, c'est que sa compagne lui a avoué un adultère, et qu'il l'a fichu dehors le lendemain.
Plus ou moins au nom des enfants et du respect des engagements.
Il clame ne pas la détester, vouloir son bien, mais maintenant qu'elle se débrouille, elle mérite la répudiation.
Ce n'est que ma lecture de son histoire et ce ne sont pas ses mots, parce que ce défenseur des valeurs, entre deux injonctions culpabilisantes et répliques brutales, n'a jamais créé un compte qui permet de remonter un historique.
Il a en revanche utilisé plusieurs pseudos avec le même positionnement.
Mais cette origin-story est bien là quelque part dans le forum, si on la retrouve tu verrais que malgré ma perception subjective, j'invente pas ou peu.
Son point commun avec les autres forumistes, ça pourrait plus être une expression thérapeutique qu'un intérêt pour que les gens se trouvent confrontés à la non-exclusivité trouvent des choix et leurs motivations.
Pour lui, seuls la souffrance, les sentiments de trahison et la condamnation d'un.e partenaire égoïste sont pertinents pour répondre au moment ou des partenaires monos n'ont pas réussi à tenir leur engagement.
Ça m'arrive de dire que le polyamour propose à certains un choix qui repousse en vain celui de la rupture : tout le monde n'est pas prêt pour la non-exclusivité, tout le monde ne saura pas changer un régime amoureux si ancré, tout le monde n'en a pas envie (déjà que tout le monde n'a pas besoin de vie amoureuse anyway...).
Si fuir la rupture quand elle est le moins mauvais choix est toxique, ne rien travailler dans son rapport à soi, aux autres, à l'attachement quand ces questions se posent dans une relation avec quelqu'un qu'on aime et qu'on peut croire aimant, ça l'est tout autant.
Tout est dans la confiance qu'on peut accorder, dans savoir si on peut reconstruire cette dernière quand un changement de perspective s'impose, parfois violemment.
Quelle souffrance est surmontable et laquelle ne l'est pas, dans quelles conditions, pour obtenir quelle perspective ? Est-ce qu'une autre vie avec lea partenaire est désirable ou non ?
Je crois que ces questions méritent qu'on s'y attarde au-delà du moment parfois pénible où on se les pose.
Par définition, les gens qui ont besoin de se confier et de se questionner sont pas dans un moment où le choix est facile.
@sansidentite croit l'inverse, que le choix est simple.
Il a tort
- dans certains cas où les gens ont d'autres attentes que lui
- dans énormément de cas où les gens, qu'ils restent ensemble ou de séparent, feront plutôt juste ce qu'ils peuvent au moins mal que se rejeter.
La rupture nette peut être la bonne réponse, parfois.
La déception et la colère peuvent bien être assez fortes pour que faire autre chose ne soit pas souhaitable.
Mais de là à souhaiter de telles ruptures à tant de gens, comme il le fait ?
Bon, je suppose qu'une montre arrêtée donne la bonne heure deux fois par jour. Mais en vrai, prendre tout le temps qu'il faut dans ces situations me semble beaucoup plus important.
Message modifié par son auteur il y a 7 mois.