Participation aux discussions
Discussion : Avis des non-jaloux
Siestacorta
le mercredi 18 mars 2026 à 19h44
Ça dépend d'où on place la jalousie, aussi.
Qu'une amoureuse ait d'autres partenaires sexuels, je m'en fous un peu.
Qu'elle me quitte à cause d'une npuvelle rencontre, ça me terminera pas ; mais c'est plus de ça dont j'aurais peur. Et c'est cette peur qui me mettrait dans de l'inquiétude jalouse - alors que je sais pas si ça va arriver.
Non, j'ai pas une confiance en moi ultra-solide.
Mais elle est pas centrée sur ma qualité d'amoureux unique.
Je sais que je suis pas extraordinaire (juste unique... comme tout le monde). Et ça m'arrange pas, hein ?, mais c'est pas une révélation que la non-exclusivité me dévoilerait.
Et je sais aussi que si une amoureuse rencontre quelqu'un, et me quitte, comme je peux le craindre... Ça peut ne pas dépendre de moi du tout. Ça peut me faire souffrir sans que ce soit une question de confiance en moi, juste que c'est pas joyeux de se sentir moins aimé qu'on a pu l'être, de ne l'être presque plus après l'avoir été très fort, longtemps.
Alors je le prends comme un deuil, comme il y en a forcément à faire, plus que comme une preuve que je suis désormais moins "aimable" qu'un autre.
Il y aura donc bien besoin d'être rassuré si c'est un moment dur, ou consolé si c'est une fin.
La confiance se cultive en soi et avec l'autre dans le premier cas, mais ne sera pas anéantie dans le second, on l'a nourrira de nouveau.
Message modifié par son auteur il y a 6 jours.
Discussion : Quand le toucher devient plus qu’un massage
Siestacorta
le mardi 17 mars 2026 à 16h24
Ça ne répond pas totalement à ta question, mais ce lien toucher-dialogue est important et enrichissant avec cet outil
Discussion : Pas facile de s'accorder du temps "off" !
Siestacorta
le mercredi 11 mars 2026 à 13h22
Certain.es appellent cela polysaturation !
Mais en vrai j'ai vécu des aspects de ce ressenti social même en célibataire 😅
C'est une de mes raisons fondamentales pour mon choix de fonctionnement solo-poly : je connais mes réserves d'endurance relationnelle.
Être présent à l'autre - me même à distance - ça me prend de l'énergie.
Et si j'en manque, la ou les relations en pâtissent.
Alors je me considère comme en relation avec moi, j'ai des temps, limite des RV, où je me consacre à cette relation.
As solo-poly, c'est même la relation principale.
Le temps que je prend pour cela, j'y ai drou-at, na, c'est pas pour d'autres.
Donc dans ces temps-là, pas de messages, d'autre relation qui s'impose. C'est prévu pour.
C'est le "prix" pour que ça se passe heureusement ailleurs.
Après trouver les personnes avec qui ça se goupille bien, avec des équilibres persos qui permettent d'ajuster les siens, c'est sans doute pas donné..
J'envie celleux qui se posent pas la question et se sentent cap de vivre sans se ménager autant... ou pas, je sais pas.
Message modifié par son auteur il y a 13 jours.
Discussion : « …L’intuition du sacré semble persister dans les relations amoureuses » - article du Monde des religions, par Marc Bonomelli, février 2026
Siestacorta
le jeudi 05 mars 2026 à 16h54
Je peux comprendre que l'enthousiasme amoureux puisse être interprété comme une expérience spirituelle.
A titre perso, la relation comme micro-religion, ça me fait tout de suite penser que toute expérience en-dehors du crédo adopté sera vécu comme une chute et une trahison.
La part d'élection "cosmique" des "flammes jumelles" (je crois que c'est un mythe new-age, je sais pas si c'est à ça que l'article fait référence) comme la plus commune exclusivité (Tu es important.e donc Nous sommes importants donc Je suis important.e donc les autres rencontres ont moins de sens) me semble avoir trop de pouvoir de promesse, donc de déception.
L'autre n'est pas aimé pour lui-même, mais parce qu'il incarne un Sens à une existence.
C'est beaucoup, beaucoup, demander !
Discussion : Perdu
Siestacorta
le mercredi 04 mars 2026 à 15h48
P@_t
Bonsoir,
Pour ma femme "tromper" c'est couché avec, on en as pas reparler depuis fin 2024 de sa.
Ca mériterait d'être remis sur la table, je pense, mais en étape 2 après toi être super sûr de ton champs des possibles, sur lequel je te questionnais aussi. , puisque ton désir d'approfondissement se maintient.
On en reparle plus bas !
Sinon, pour moi ceci
P@_t
Ce qui coince c'est qu'on dirait que dès que ça devient trop "concret" c'est comme si elle prend peur, on a moins d'interaction par message, elle prend de la "distance", elle "regule" comme elle dirait, et dès qu'on se revoit elle reprend les taquineries, les gestes, les regards etc.
et ceci :
P@_t
Leur couple est bancal et plusieurs fois à la limite de la rupture, on a du la rassurer et prendre soin d'elle plusieurs fois l'année passée pour des choses qui se sont passer entre eux.
Elle avoue que leur couple est au bord de la rupture car lui a des sentiments pour une autre et elle aussi mais elle s'est rétracté, ils vivent plus une relation affective que passionnel, elle a déjà avouer que entre eux (en sachant qu'ils sont a distance et qu'ils se voient 1 weekend sur 2 ou 3) point de vue relation intime c'est très faible...
pourraient être forts lié.
Mon hypothèse, c'est que ta situation (intéressé par elle, mais assez engagé et de culture mono (présence de ta compagne dans la situation "platonique") pour ne pas représenter un risque de changement d'équilibre) mène à cette valse-hésitation.
Ca lui fait du bien que tu la soutiennes et aies un regard ennamouré, mais elle n'en est pas à mettre sa relation historique en cause "pour ça", ne veut pas (encore) être à l'initiative d'une rupture.
Et peut-être qu'elle t'apprécie assez (et respecte assez ta compagne) pour pas jouer plus gros : ça te donnerait un rôle d'excuse de rupture, et te sachant en couple elle veut pas prendre ce risque pour elle et pour toi et pour ton couple.
Ni se servir de toi comme rebound-guy jetable... Je pense que ces réactions qui te semblent contradictoires pourraient être une marque de respect et en même temps symptôme de ses difficultés (autant vos intimités que ses reculs).
Et puis, même bancale, elle perçoit sa relation comme un équilibre, en faire une avec toi en serait un nouveau, avec ta compagne il lui manquerait peut-être encore une confiance d'être centrale... Même si vous seriez sans doute très doux pour elle, elle s'imagine peut-être dans un cadre plus normé, même si non-exclusif. Elle préfère le malaise d'un couple bancal que les inconnues d'une relation vraiment atypique dès le départ ? On préfère souvent un connu insatisfaisant à ce qu'on ne sait pas se représenter.
P@_t
On va dire que j'ai 2 rêves:
Le rêve possible et qui me plairait c'est assumer ce qu'on vit mais vivre quelque chose de fort sans forcément passer à l'acte, la voir très souvent, être dans l'intime etc (on le vit presque sauf que c'est pas encore totalement assumé)
C'est à mon avis une des bonnes options.
Si j'étais dans une situation semblable, je me demanderais si je réagirais bien qu'elle rencontre un autre homme et que ce soit avec lui qu'il y ait une situation plus romantique.
Pour savoir où j'en suis moi, et donc lui en parler.
P@_t
Le rêve ultime serait la totale, vivre notre envie et valider nos sentiments, pourquoi pas aller jusqu'à l'intimité totale, passer des nuits ensemble etc etc mais c'est pas ma priorité.
Cela m'amène l'autre côté "nécessaire" de ton questionnement, qui concerne ta relation avec ta compagne.
Quelle que soit l'importance de l'intimité qui suivra, il y a des bonnes conditions à vérifier.
Vu que tu en es aux prémisses, je pense qu'une bonne façon de faire un point sur les possibiltiés, c'est ça :
"l'étape la plus oubliée dans l'ouverture d'un couple"
https://www.vennvibe.com/thought/l-etape-la-plus-o...
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Corps médical
Siestacorta
le samedi 28 février 2026 à 10h09
Je suis partisan du : avec le psy, s'assurer que le polyamour peut être évoqué sans être considéré comme la cause du soucis ou uniquement un symptôme de trouble dans ta vie affective.
(La non-exclusivité peut être le symptôme de troubles, moi j'veux bien ; mais tout autant que l'exclusivité et ses peurs d'abandon/jalousies, ou le choix d'avoir beaucoup d'enfants, ou le choix de vivre en face de ses parents ou celui de partir à plusieurs milliers de bornes.
Tous nos choix peuvent répondre à notre besoin de faire avec nos ressentis. Ca ne dit pas que nos choix sont des problèmes.
Le problème du trouble, c'est qu'on le définit aussi par rapport à une norme, ou un idéal d'équilibre qui serait l'exception. Ça veut pas dire qu'on ne peut rien conclure d'utile ainsi, mais le positionnement des psys là-dessus, autant le connaître).
Si ton psy ne voit pas ça comme ça, et que tu as besoin de parler de tes relations, alors change de psy, vraiment. Faire l'impasse c'est te priver d'aide quand t'en as besoin.
Tu peux faire ça en maintenant la thérapie avec l'actuel en attendant et en cherchant des psys qui acceptent les sessions à distance...
Ça a un coût, mais je pense qu'en te renseignant un peu en quelques essais ça peut marcher.
Et ça te donne en plus l'occasion d'être la personne qui pose des questions en thérapie, chose qu'on se permet pas forcément de faire au début - alors qu'en fait, on a besoin d'avoir des indices qu'on peut s'entendre avec le thérapeute.
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Perdu
Siestacorta
le samedi 28 février 2026 à 09h35
Bonjour
Je pose une question sur ce que tu racontais il y a quelques mois au début du fil, mais ce que ta femme appelle "tromper", ce que toi tu appelle "tromper", c'est : coucher, ou mentir sur le fait d'avoir couché ?
Sinon, qu'est-ce qui fait que tu trouves que le couple de ton amie est "bancal" ?
Quelle serait, pour toi, la vie idéale (même juste rêvée) impliquant ton amie et ta compagne ?
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Mariage avec un polygame
Siestacorta
le samedi 28 février 2026 à 08h37
Bonjour,
c'est peut-être difficile de te donner une réponse utile pour toi dans ce forum.
Du point de vue de polyamoureux, le fait que toi tu acceptes qu'un partenaire ait une autre compagne est pas moins important que lui accepte que toi tu aies plusieurs partenaires.
Dans la façon dont on réfléchit ici, dans une relation l'un est libre de vivre ainsi parce que l'autre l'est aussi.
Cette égalité des possibilités pour chacunchange beaucoup à la façon dont on projette la suite.
Pour la partie "dois-je croire au divorce"...
Il a menti, la situation "une femme dans chaque port" lui a permis de tenir ce mensonge facilement, il continue donc peut-être à mentir sur ses projets puisque tu ne sais pas ce qu'il dit à sa femme et à sa famille, il a des raisons anciennes et solides, personnelles et concrètes de continuer à vivre comme il l'entend, et des tas de façons de faire durer ça en faisant semblant de vouloir changer... Avec pour lui un espoir que ce soit toi qui change.
Et de ton côté, ya un réflexe émotionnel qui fait que souffrir de tes questions te fait vivre plus intensément tes sentiments donc te fait croire que l'amour est particulièrement fort, ta fait lutter plus fort encore, au point d'oublier que c'est pas parce que tu aimes quelqu'un qu'il mérite de donner de l'amour, si c'est pour que tu ne sois pas heureuse avec.
Donc je dirais que cette relation a peu de chances de devenir celle que tu attends.
Tout en moi te déconseille de "tenter l'expérience", mais je ne suis pas toi.
Je pense que si tu veux savoir si tu serais heureuse dans ce mode de vie, c'est plus auprès de femmes de communautés qui parlent de la polygamie traditionnelle qu'ici...
Ici, même en faisant de notre mieux pour imaginer tes options, on parlera toujours en tant que personnes qui pensent que les femmes ET les hommes peuvent avoir plusieurs amoureux s'ils le souhaitent, vivre ensemble ou pas du tout... Et que l'important c'est d'être libre d'envisager plein de modes de vie différents, sans modèles classiques et
justement de se dire tout ce que ça va impliquer.
Ça risque de te répondre à côté, quoi.
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Comment approcher le polyamour avec une collègue de travail ?
Siestacorta
le mardi 24 février 2026 à 23h31
VertigesEden
Bon, une relation de type "sexfriend" serait bien aussi si le désir réciproque se fait sentir...
Dans un monde idéal où toutes les personnes concernées ont une éducation sentimentale riche, solide, et savent gérer les changements d'intensité et envisager des fins d'histoire et où personne n'a peur de manquer de relation... Oui, ce serait bien. Les sex friendship où tout le monde est bien, c'est tellement enviable.
Ya ptett certaines raisons concrètes pour lesquelles ce n'est pas si courant, norme mono à part.
Notemment, dans la vraie vie, ce mélange d'explo intime + de part pro (qu'est jamais qu'une intimité plus contrainte socialement), c'est nettement plus casse-gueule ; les gens sont moins capables qu'ils ne le croient de prendre soin d'une relation mise à l'épreuve d'autres relations.
Même pour des gens qui ont une expérience poly, ça reste à surveiller, c'est délicat.
Une aspiration à vivre une vie plus remplie en relations, et plus souvent intense, c'est pas une aspiration à faire tout ce qui nous tente yolo.
On ouvre des possibles, mais on essaie aussi qu'ils soient heureux, ce qui n'est pas la même chose qu'attirants (sorry pour le schtroumpfàlunettisme).
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : [Lexique] Polymonogamie ou Poly-Monogamie
Siestacorta
le vendredi 06 février 2026 à 21h41
Aki
Qui est le capitalisme ?
Faut-il le personnaliser pour qu'il fasse effet ?
"Qui est la violence", "qui est la domination" ?
Que les réponses puissent prendre des heures, ça empêche qu'on peut situer leurs impacts et chercher à les réduire dans ce qu'on construit ?
Et si c'était pas une question de personnes, mais de façon de faire ? Et si dépendre d'un système ne m'obligeait pas à le promouvoir ? Et si m'en émanciper restait quand même bénéfique, comme je le peux, quand je le peux ?
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Siestacorta
le jeudi 05 février 2026 à 13h24
Ce qui vient plutôt appuyer le propos ordinaire d'@artichaut selon lequel le polyamour est plus une poursuite de la monogamie, ici plus précisément de la conjugalité monogame, qu'une rupture avec celle-ci ^^
On peut aussi le voir comme marquant un moment de changements.
Il y aura nécessairement une nouvelle norme, et certaines options poly en seront plus proches que d'autres.
Peut-être que 1+x = 1 (pour reprendre les formules de Chaumier), où il y a plus des rencontres que des relations définies, est en soi une continuité de l'histoire de l'individualisme sentimental :-P
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Siestacorta
le jeudi 05 février 2026 à 12h48
artichaut
le lien ne semble pas être le bon…
Arg, je corrige.
Je cite la petite synthèse in-extenso, tant qu'à faire :
Gaëtane Chapelle - Sciences Humaines n°106 - 2000
Dans La Déliaison amoureuse, le sociologue Serge Chaumier propose d'étudier l'évolution du couple à travers l'histoire. Selon les formules mathématiques simples qu'il emploie, le couple a pu ressembler selon les périodes de l'histoire et les idéologies ambiantes à 1 + 1 = 1, 1 + 1 = 2 ou 1 + 1 = 3 (sans que ce soit nécessairement dans cet ordre chronologique). Dans l'Antiquité grecque, amour, mariage et sexualité étaient loin d'être réservés à une seule dyade. Comme l'énonce Démosthène, « nous avons des épouses pour faire des enfants, des hétaïres pour nous distraire, des esclaves pour en jouir. » Le projet conjugal n'est en effet pas constitué de sentiments, mais de droits et de devoirs. Pen- dant longtemps, amour et mariage ont été incompatibles et ont fonctionné en parallèle. C'est ce que S. Chaumier appelle le couple 1 + 1 = 2. Mais avec l'apparition de l'amour courtois au Moyen Age, sous l'influence de l'Eglise et de la bourgeoisie, un autre modèle du couple est apparu. La monogamie et la fidélité ont été associées au mariage, du moins dans les discours officiels.Si l'amour n'était pas nécessairement indispensable, chacun devait faire « comme si ». Peu à peu, « le sentiment amoureux ne trouve sa justification que dans la mesure où il donne naissance à un couple et à une famille (...). La sexualité y est minimisée, si ce n'est absente. Elle apparaît comme un passage obligé vers la famille. Au xviiie siècle, se met en place un double discours : d'une part, il faut aimer pour se marier ; d'autre part, il ne faut pas de sexualité avant le mariage. Ce paradigme a pour effet de dissocier, si ce n'est d'opposer amour et sexe. » Selon S. Chaumier, cette séparation entre amour et sexe aura pour effet de créer le mythe de l'amour romantique : celui de la fusion entre deux êtres, que rien ne peut séparer et qui sont unis face au monde, ce 1 + 1 = 1.
Mais les choses changent dans les couples contemporains. Sans que le couple soit remis en cause, car l'idéal romantique reste prégnant, il est maintenant admis que chacun de ses membres doit voir son individualité protégée. Un nouveau modèle, que l'auteur appelle mariage ouvert ou open mariage, dont on trouve l'origine dans la mouvance soixante-huitarde, est revendiqué par de plus en plus de personnes. Chacun entend conserver son droit à une existence autonome. Avec l'affirmation du droit à l'indépendance des femmes, au niveau professionnel entre autre, le refus du couple fusionnel prend encore de l'ampleur. « En effet, le mariage fusionnel n'était pas trop pesant pour l'homme qui parvenait toujours à préserver son indépendance et à ne pas fusionner tout à fait ! »
On assiste ainsi à l'émergence de ce que S. Chaumier appelle le couple fissionnel. La fidélité est ainsi perçue autrement. Ce ne sont plus nécessairement les relations extra-conjugales qui sont dénoncées mais la tromperie qui les accompagne. Même si la fidélité reste pour beaucoup un ingrédient important du bonheur conjugal, elle ne doit plus s'exercer à tous les niveaux. Il est ainsi admis de vivre des amitiés privilégiées avec l'autre sexe, parfois jusqu'à l'entente complice et ambiguë, du moment qu'elle est posée clairement comme telle. Le modèle fissionnel consiste à séparer ce qui était hier uni, à savoir les deux identités des deux partenaires. En plus des identités de chacun, apparaît une troisième : celle du couple. 1 + 1 = 3, C.Q.F.D.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Siestacorta
le mercredi 04 février 2026 à 16h53
Aki
Bref, qui est ce "on" ?
Clairement, c'est d'ici que je parle, un forum francophone français. Donc ON occidental à donf'. Pas que ce soit mieux ou pire, juste ce que je connais !
C'est aussi sans doute ce que disait @artichaut avec " la monogamie tellequ'onlaconnait".
Dans ce contexte
Aki
Peut-on réellement faire des généralités aussi simplistes, quant aux lieux, aux époques, aux contextes sociaux-économiques, etc ?
On a des indices, dans ce contexte là.
Je te sortais ma propre réponse de ce que j'ai compris de Serge Chaumier et des pages sourcées socio par Liv Strömquiest dans les Sentiments du Prince Charles
Aki
mais quid du reste du monde ? Comment la monogamie a-t-elle évolué en Chine, au Congo, au Pérou, etc ?
Je ne sais pas.
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Siestacorta
le mardi 27 janvier 2026 à 19h40
On peut aussi dire que la monogamie sous l'ancien régime était une monogamie de transmission des biens.
Bref, beaucoup de mariages arrangés.
C'est avec la révolution industrielle que les gens se déplacent et rencontrent en dehors des terres familiales, et qu'on commence à généraliser un discours du mariage d'amour.
C'est relativement récent.
On passe d'une sécurité matérielle familiale locale à une sécurité qu'on attend dans un couple.
Mais l'exclusivité sexuelle et sentimentale était pas si respectée que ça, en pratique.
Voir, la non-exclusivité était valorisée pour les hommes.
Avec l'autonomie économique grandissantes des femmes, on arrive à la situation où les choix amoureux peuvent être multiples pour chacun.es.
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : L'amour passe par l'amour de soi
Siestacorta
le lundi 26 janvier 2026 à 00h58
Du soin, de l'ensemble de soins que supposent le manque d'amour de soi, ou même l'entretien de l'amour de soi.
Les actes et pratiques qui feraient l'entretien ou le retour à une assez bonne "santé affective", à l'équilibre émotionnel considéré du point de vue de nos besoins relationnel...
J'aligne des équivalences pour cerner.
Ça peut passer par des relations aimantes (ce qui concerne toutes les relations où essaie de s'aimer et pas seulement l'équilibre de relation amoureuse sur lequel les autres produisent un effet de soin, ou de manque de soin), ça peut être existentiel (de la philo ou de la spiritualité), ça devrait à mes yeux passer, quand c'est souffrant, par du thérapeutique.
C'est savoir rechercher cet ensemble aussi en dehors de la relation qui me semble important, plutôt que de faire de la santé "amour de soi" un préalable.
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : L'amour passe par l'amour de soi
Siestacorta
le vendredi 23 janvier 2026 à 15h36
artichaut
je ne pourrais pas prendre au sérieux une personne qui me dit "je t'aime" et qui ne s'aime pas soi-même.
Je réponds un peu à côté du sujet, mais quand même dans le périmètre proche : ya des gens qui s'aiment pas bien, et ce serait donc important de distinguer "l'amour passe par l'amour de soi" de "l'amour commence par l'amour de soi".
Sinon les plus malheureux n'auraient d'autre choix que de garder le célibat, pour pas gêner les autres.
Même moi, promoteur dans les relations d'une autonomie affective importante, donc oui, d'un travail d'amour de soi, je crois à cette limite.
Si notre narcissisme est souffrant, ça ne peut pas etre totalement en dehors de relations qu'on va faire l'expérience des étapes à passer pour y remédier. Ce n'est pas à l'autre d'être remède (iel a une vie, des qualités et des besoins, sisisi, c'est une personne pas un principe d'amoureuxse), mais c'est le rencontrer et etre avec lui qui nous fera passer des étapes utiles.
Bref, bien que je recommande le soin de soi, que je sois plus à l'aise avec des partenaires qui le prennent assez en charge pour elle-mêmes, je ne peux pas attendre que ce soin ne soit plus nécessaire dans la relation, nier que ça fasse partie de l'amour que chacun y participe.
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Une réflexion un peu perso sur les sex dolls et le polyamour
Siestacorta
le mercredi 21 janvier 2026 à 15h56
Hestia
mais pourquoi on « devrait aimer » vivre seul.e ? 🤔
Mes remarques sur les recherches d'un équilibre à trouver "seul" ne sont pas une injonction à désirer la solitude, mais plutôt à ne pas considérer comme normal de charger une personne de notre équilibre.
J'y vois plusieurs intérêts :
- savoir ce qu'on demande à un autre partenaire, pourquoi on a besoin de la relation. Et c'est pas une évidence. Oui nous sommes des êtres sociaux, mais aussi des êtres complexes. Nos raisons et nos façons de nous lier diffèrent. Connaitre profondément ce qu'on est seul, c'est connaitre ce qui fait qu'on veut se lier.
Donc faire vivre une relation engagée que si on sait ce qu'on demande, et si on a confiance que l'autre peut nous le donner.
-deuxième effet kiss-cool : on ne cherche pas la relation par répulsion à la solitude, l'autre n'est pas là par défaut, mais parce qu'on lea choisit vraiment. Ya pas d'urgence, le connaitre est plus important que de ne pas être seul.
Discussion : Une piste pour "légaliser" les polycules ? (article)
Discussion : Une piste pour "légaliser" les polycules ? (article)
Siestacorta
le mercredi 21 janvier 2026 à 11h51
La France Insoumise tente un texte pour donner une valeur légale protectrice à l'amitié.
Mais je vois bien un usage poly (et le préfèrerais même à une loi "strictement" poly, je trouve que c'est plus intéressant ainsi ).
"Le premier volet n’appelle que peu de sous-titres : alors que le baptême civil n’a aujourd’hui aucune valeur légale, l’élue du Val-de-Marne souhaite lui en donner une. Il deviendrait un engagement formel, conférant aux parrains/marraines des rôles concrets à des moments précis - la disparition des parents par exemple. Le deuxième point veut, lui, créer un nouveau statut juridique : celui de partenaire social. Une sorte de concubin platonique avec lequel même quelqu’un de marié par ailleurs pourrait contracter un « engagement mutuel de se porter secours et assistance».
Un mariage sans nécessaire vie commune, entraînant des droits civils et successoraux (testament facilité, fiscalité alignée sur la ligne directe). Le troisième point, l’extension des mécanismes de la solidarité, découle du deuxième : si l’un de vos partenaires sociaux - rien n’interdirait d’en avoir plusieurs ! - venait à tomber malade, vous pourriez bénéficier d’un congé de proche aidant ; s’il mourait, d’un congé de deuil et s’il traversait une phrase de dépression post-partum, d’un congé d’accueil de l’enfant pour lui prêter main-forte".
https://archive.is/20260116002444/https://www.lefi...
(archive d'un article du Figaro, la partie critique du projet le rappelle bien...)
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Une réflexion un peu perso sur les sex dolls et le polyamour
Siestacorta
le vendredi 16 janvier 2026 à 18h31
Aki
Mais mon problème est résolu : le père Noël est passé.
Contre toute attente, au bout du désespoir (et après une rupture nulle récemment), j'ai rencontré quelqu'une à 30 minutes de chez moi, qui est très câline aussi. C'est merveilleux. :-D
Content pour toi !
Je te souhaite toutefois que cela facilite ta recherche d'équilibre personnel sans s'y substituer.
En attendant, bons câlins à toi.