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Genève (Suisse)

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Discussion : Help! Complètement perdu

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kill-your-idols

le dimanche 24 novembre 2019 à 19h37

DarkAngel
Kill-your-idols: pas si simple...cette relation était fonctionnelle, ç’aurait pu vraiment marcher entre nous, et c est bien là le pire.
J’en ai connu des déceptions amoureuses, aucune qui m’ait mis à ce point à terre, des rdv Tinder ça ne m’intéresse pas: coucher pour coucher je l ai assez fait, c’est peut-être bête mais j’ai besoin de sentiments...

Cela aurait bien pu marcher entre vous, mais pas pour un nouveau mariage. Elle avait déjà un mari, elle n'avait pas besoin d'un autre. Ce qu'elle cherchait était un amant.

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Discussion : Help! Complètement perdu

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kill-your-idols

le dimanche 24 novembre 2019 à 16h55

DarkAngel

Bref de nombreuses questions, j’attends peut-être une lumière nouvelle en venant sur ce site exprimer ma problématique...je souffre énormément de cette situation, et ne sait plus vers quoi, qui me diriger...

1) en général, les gens mariés font des projets avec leurs époux, même quand ils couchent ailleurs.

2) si on vit une passion fulgurant avec quelqu'un, on n'est pas obligés pour autant à faire des projets de vie avec lui (bien au contraire, la passion amoureuse est une très mauvaise conseillère).

3) souvent, après une grosse passion amoureuse, on a la gueule de bois. Un peu de repos, quelques boissons chaudes, 2-3 RDV tinder, et ça passe.

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Discussion : Polys renommé.e.s, personnalités célèbres, etc

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kill-your-idols

le vendredi 22 novembre 2019 à 19h52

Je rajoute un autre personnage controversé:

Donna Olimpia Maidalchini (1591-1657)

Originairement destinée au couvent, elle y echappa en accusant son supérieur de l'avoir séduite. Ensuite, elle epousa Pamphilio Pamphili, frère du pape Innocent X. Elle se lia d'amitié avec le Pape (certains disent qu'elle en était la maîtresse), et devient de plus en plus puissante à la cour papale, au point de se faire surnommer "La Papesse".

À Rome, elle fit réconstruire la Piazza Navona, avec les palais, églises et fontaines qui la rendent célèbre. On doit également à elle la fondation de la ville de San Martino al Cimino, environ 100 km au nord de Rome, ville qui dvient son petit royaume.

En plus de celle avec le Pape, on lui attribue plusieurs liaisons amoureuses avec des membres de la cour pontificale.

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Discussion : Par où commencer

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kill-your-idols

le samedi 09 novembre 2019 à 13h59

Anne74

Mais je me questionne aussi sur le fait que a ce jour ma relation avec mon ex existe sans exister. On se voit pas, on à les souvenirs d'il y a 17 ans, et même si nos echanges écrits nous on beaucoup appris l'un sur l'autre et permis de debrieffer du passé, ça reste peu concret.

En réalité, cela existe pour toutes les relations:

- il y a une relation dans la tête, qui comprend tous les sentiments qu'on a pour une certaine personne
- il y a aussi une relation dans le monde réel, qui se fait par le bieis des interactions entre les deux personnes.

les deux relations peuvent se superposer, ou pas.

il n'y a aucune obligations pour les deux relations de se superposer: on peut très bien avoir des amours dans la tête, et avoir une vie relationnelle qui se fait avec uniquement avec une partie des gens dont on est amoureux.

Ou viceversa, avoir une relation stable avec des gens pour lesquels on ne prouve pas de sentiment amoureux (on peut, par exemple, rester enseble avec une personne pour laquelle on n'épreuve pas de sentiments amoureux parce que le sexe avec elle c'est génial ou parce que on se trouve bien au quotidien avec cette personne).

Si on part du principe qu'il n'est pas obligatoire de mettre d'accord les deux types de relations, le 99% des problèmes sont résolus.

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Discussion : Bisexuelle polyamoureuse à Paris...comment renconter d'autres femmes?

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kill-your-idols

le jeudi 07 novembre 2019 à 20h38

Pas trop! Nous ne sommes pas des gros voyageurs! Mais on t'acueille volontiers!

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Discussion : Bisexuelle polyamoureuse à Paris...comment renconter d'autres femmes?

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kill-your-idols

le jeudi 07 novembre 2019 à 18h06

Bonjour,

il y a aussi ma compagne qui souffre du même problème! Sauf que nous ne sommes pas à Paris, mais à Genève.

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Discussion : Bisexuelle très angoissée,pouvez-vous me rassurer un peu ? Help, vraiment...

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kill-your-idols

le lundi 04 novembre 2019 à 21h03

Esperluette
...mais j'ai très très peur....pensez-vous qu'il soit possible que, si c'est le cas, je finisse par le quitter parce que je me rend compte, finalement, que je préfère les femmes?

Tu as le libre arbitre, donc tu as la capacité de décider.

Si tu veux rester avec ton compagnon, tu resteras ave lui. Bien sûr l'expérience avec une femme peut être destabilisante, et sur le coup, tu auras peut-être envie de rester tout le temps avec ta nouvelle partenaire et tu te sentiras moins attirée par ton compagnon. Mais sur le long terme, l'amour passe, et les vieilles relations restent une valeur sûre.

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Discussion : Polyamour et monogamie, est-il possible d'envisager quelquechose de différent ?

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kill-your-idols

le dimanche 03 novembre 2019 à 12h52

Anonymous
Couple à temps partiel si on en arrive à sa c’est qu’il n’y a pas de véritable d’amour....
Adultères assumé on est pas loin du libertinage c’est quand même une drôle de façon de concevoir un couple ...

jusqu'à là, je n'ai pas parlé d'amour, juste d'emploi du temps. Dans ces contrats, on peut trouver toutes les dégrés d'amour, de l'indifférence plus compléte à l'amour plus passionnant.

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Discussion : Polyamour et monogamie, est-il possible d'envisager quelquechose de différent ?

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kill-your-idols

le dimanche 03 novembre 2019 à 11h15

ce que j'ai trouvé qui fonctionne le mieux est: le couple à temps partiel: on reste en couple pendant 2 à 4 jours par semaine, et on redeviant célibataire les jours restants.

Deuxième modèle, l'adultère assumé: on reste ensemble à plein temps, mais on garde des plages horaires pour des autres partenaires.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Discussion : [Texte] Plaidoyer pour la RTT des couples, par Luc Le Vaillant, Libé, fév. 2010

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kill-your-idols

le dimanche 20 octobre 2019 à 12h45

C'est un arrangement que je soutiens et je pratique depuis des années.

Et c'est aussi une très bonne alternative au divorce: j'ai sauvé pas mal de couples en leur prposant un temps partiel.

Et j'ai aussi fait des projets de construction en conséquence: un appart pour monsieur, un appart pour madame (avec entrées séparées) et une zone commune.

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Discussion : À l'aide : mon compagnon se découvre polyamoureux.

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kill-your-idols

le samedi 19 octobre 2019 à 19h41

LowLight
@kill-your-idols Merci beaucoup pour ta réponse.
Quant aux activités proposées, le problème, c'est qu'elles impliquent de sortir, d'entrer en contact avec l'extérieur et c'est quelque chose qui m'est devenu quasi impossible. J'en souffre beaucoup.

c'est un plaisir!

Si tu ne veux pas sortir, il y a aussi plein d'activités qu'on peut faire à l'intérieur. on peut lire, écrire, voir des filmes, pratiquer des formes d'art diverses et variées, le tout sans sortir de la maison.

Pour ce qui est des pensées parasites, il faut les accueillir quand elles viennent, mais il ne faut pas les écouter. Comme elles viennent, elles s'en vont.

Si elles s'en vont pas, j'ai ma méthode sécrète pour remplir le cerveau: un loop de 1 heure sur un riff de Metallica.

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Discussion : À l'aide : mon compagnon se découvre polyamoureux.

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kill-your-idols

le samedi 19 octobre 2019 à 19h06

Étant moi-même Asperger (et chaque jour je remercie Dieu d'être né avec ce magnifique don), mon conseil dans cette situation est de:

S'occuper.

L'idéal est de sortir et de partir à la recherche de nouveau partenaires.

Si tu n'est pas dans cette attitude, cela peut être une autre occupation: la lecture, l'art, les voyages, ou n'importe quelle autre chose qui puisse occuper le plus possible ton cerveau. L'idée est qu'il ne faut pas laisser le mondre espace libre pour les préoccupations liées à la nouvelle partenaire de ton compagnon.

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Discussion : Une polyamoureuse ne mérite pas le respect ?

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kill-your-idols

le jeudi 17 octobre 2019 à 20h15

Merlyn
J'ai peu d'expérience sur des sites de rencontre depuis que je sais que je suis poly et que je le dis. Déjà sur les sites "classiques" comme M..... c'est niet, je me faisais déjà refouler et ignorer quand je pensais être mono, c'est pas annoncer poly qui a changé quoi que ce soit, surtout que la modération de M a tendance à ne pas accepter qu'on dire qu'on est poly (mais pareil pour libertin ou ce qui est "hors-norme).

Je suis inscrit sur OK Cupid maintenant, j'aime beaucoup ce site, il est poly-friendly et si je rencontre très très peu... (une seule rencontre depuis que j'ai une annonce où j'annonce clairement la couleur) et j'adore répondre aux quizz de matching (je pourrais répondre à ces questions pendant des heures c'est dire) et là même si je me suis fait insulter une fois ou deux en privé (un post sur ce site en parle mais je ne sais plus ou), je trouve l'ouverture d'esprit de ce site agréable.

Personnellement, je n'aime pas trop OKCupid. On dit trop de choses, on répond à trop de questions, et finalement on se retrouve avec des gens qui sont la copie conforme de nous.

Je préfère largement des sites mainstream (maintenant je suis sur Tinder, Bumble et Happn). Dans ce site, il ne fait surtout pas écrire qu'on est poly sur le profil. Encore mieux, il ne faut RIEN écrire sur le profil: on met 2-3 photos et on y va comme ça. Puis on annoncera la couleur une fois qu'on aura fait connaissance.

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Discussion : Une polyamoureuse ne mérite pas le respect ?

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kill-your-idols

le jeudi 17 octobre 2019 à 20h11

écoeurée

Presque toutes les fins sont dues à des découvertes de mensonges sur divers sujets : l'espoir que je quitte mon premier compagnon, les attentes que l’autre avait adaptées ou dissimulées pour me convenir, la découverte d'une ou plusieurs autres relations qui m'avaient été cachées alors que je suis d'accord si c'est transparent pour tout le monde, mais j'imagine que l'autre ou les autres non, ou parfois, je ne comprends même pas la raison des mensonges !

Le problème est que les polyamoureux mettent la barre trop haute.

Les êtres humains sont imparfaits. ils peuvent être jaloux, avoir des faux espoirs, mentir, etc. C'est leur problème, pas le nôtre.

Avec des personnes comme ça, il faut juste avoir beaucoup de patience et beaucoup d'amour. Ce n'est pas leur faute, ils sont juste comme des enfants qui ne savent gérer la situation: avec beaucoup d'amour et pas mal de discipline, ils vont revenir sur le droit chemin et apprendre à gérer les amours pluriels comme il faut.

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Discussion : Groupe Poly hommes

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kill-your-idols

le mardi 15 octobre 2019 à 13h20

artichaut
Quels sont pour moi les pré-requis à une telle initiative ?

Il me semble donc y avoir 2 pré-requis à poser, et avec lesquels je pense que j'aurais désormais du mal à négocier. Ce n'est pas moi qui les ai inventé, c'est des copines qui me les ont suggéré, et avec lesquels aujourd'hui je suis d'accord (après les avoir, il me semble, —un temps— refusées) :
1. Ne pas poser de clause de confidentialité (Tout ce qui s'y dit peut et doit pouvoir être répété en dehors du groupe, même non-anonymisé).
2. Ne pas créer de "non-mixité homme" (ces groupes ne sont pas interdits au femmes, ce sont juste des groupes pour parler entre hommes de thématiques masculines. Mais à tout moment, si une femme veut venir elle le peut, que ce soit pour observer ou participer).

la (1), pour moi c'est NON. S'l n'y a pas de clause de confidentialité, tout le monde dira ce que les autres aiment écouter, quitte à faire l'exact opposé une fois sorti du groupe. Donc, un préréquis pour avoir des discussions sincères est la confidentialité.

la (2) est possible, pour autant que les personnes participants au groupe acceptent d'être des hommes (indépendemment de leur condition phisique). Tu veux participer? Bien, dans ce cas tu es un homme comme tous les autres!

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Discussion : Groupe Poly hommes

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kill-your-idols

le mardi 15 octobre 2019 à 13h14

artichaut
un peu les deux

j'entends plutôt avoir été élevé en tant qu'homme, du coup généralement ça concerne les personnes ayant été identifié masculin par leur sexe biologique, mais ça devient une socialisation, donc un genre

mais ce n'est pas restreint (comme l'indique mon désir d'invitation à la toute fin de ce post)

je ne sais pas si ça répond à ta question…

Je pensais à une formule ouverte, du style:

"En participant au groupe, vous acceptez d'être un homme, d'être reconnu en tant que tel par les autres participants, et d'accepter toutes conséquences dérivants de votre status d'homme".

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Discussion : Modèle de contrat de fidélité ?

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kill-your-idols

le lundi 14 octobre 2019 à 15h12

bonheur
Je ne sais pas si tu te rappelles, j'avais trouvé à une époque que tu étais un polybertin :-D . Au fond, j'avais peut-être plus ou moins mis le doigt dessus !

En tout cas, du moment que tu es heureux… (+) !!!

C'était une époque où j'étais fasciné par le libertinage. Après, j'ai vu que c'était beaucoup moins glamour de ce que les gens voulaient faire paraître, mais j'ai quand même retenu quelques éléments intéressants!

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Discussion : Modèle de contrat de fidélité ?

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kill-your-idols

le dimanche 13 octobre 2019 à 20h01

bonheur
Pour m'être considérée comme étant en amour avec Kill, je peux indiquer que de son côté, il sait aimé… sans amour. C'est déstabilisant. Kill ne considère pas l'amour, même s'il peut être pérenne dans sa vision relationnelle. La preuve, j'ai pour de multiples raisons, couper les ponts (2015 je crois) et dernièrement, j'ai eu besoin de son aide et il a répondu présent malgré tout.

Que Kill me détrompe si je me fourvoie. Après tout, entre mon incompréhension du passé et l'évolution depuis cette période...

Tout à fait! De mon côté, je ne considère pas l'amour comme catégorie à part entière (j'ai écrit le pourquoi ici), mais je considère la relation comme élement fondant.

Notamment, je m'intéresse à la manière de créer des relations stables, indépendamment de la présence (ou pas) de l'amour.

Donc, j'ai une vision des relations qui reprend beaucoup d'élements du monde du libertinage, mais qui n'est pas du tout libertine: tant les libertins cherchent des relations éphémères, tant je recherche des relations stables.

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Discussion : Modèle de contrat de fidélité ?

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kill-your-idols

le dimanche 13 octobre 2019 à 17h56

j'avais proposé deux modèles de contrat, qui couvrent les deux cas les plus communs:

- le couple à temps partiel

- l'adultere assumé

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Discussion : [Texte] Théologie du plaisir. (Teologia del Piacere, par psicoreato, oct 2019)

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kill-your-idols

le samedi 12 octobre 2019 à 11h34

Je poste un texte que j'ai trouvé intéressant. la source est là: https://keinpfusch.net/teologia-del-piacere/

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Quand j'ai écrit que la définition du genre est en train de passer de sexe = reproduction du sexe à sexe = plaisir, c’était comme si j’avais touché un tabou.

Avec toute la presse qui répète le mantra "le plaisir n’est plus un tabou aujourd’hui", c’est surprenant. Mais ce n'est pas du tout.

Si vous y réfléchissez, le plaisir a été étudié, décrit, sanctifié ou diabolisé, mais il y a une chose que la société humaine n’a JAMAIS faite: l’utiliser comme une valeur fondamentale.

L'idée que le plaisir ne peut être une valeur fondatrice pour la société a plusieurs raisons. La première est que toutes les sociétés se sont définies comme un ensemble de droits et de devoirs, mais elles n’ont jamais mentionné le plaisir de quelque manière que ce soit, à quelques exceptions près, comme Solon.

Nous pouvons chercher partout, mais le résultat est toujours le même: les constitutions définissent les devoirs et les droits, mais no mentionnent jamais les "plaisirs". Pourquoi? Quelle est exactement la relation entre l’État et le plaisir. Où est-ce que le plaisir est normé?
Si l’on pense à l’affirmation selon laquelle "le plaisir n’est plus un tabou aujourd’hui", eh bien, on dirait qu’il l’est toujours, au moins pour la politique, l’état et la jurisprudence. Sinon, son absence complète du champ législatif ne s’expliquerait pas.

Même quand on parle d'éthique du plaisir, on observe une chose étrange: des nombreux philosophes ont parlé du le plaisir, mais leur activité consistait plutôt à vérifier si lep laisir était compatible avec les droits et les devoirs.

Ce qui nous dit une chose: dans la hiérarchie des motivations éthiques et morales, le plaisir est toujours HIERARCHIQUEMENT inférieur aux devoirs et aux droits.

Surprenant, pour quelque chose qui "n'est plus un tabou", ne trouvez-vous pas?

Dans le monde religieux, le plaisir n'est JAMAIS la raison fondatrice des actions du croyant. Il y a des droits et des devoirs, mais le plaisir n'est jamais compris dans aucun des deux, sauf à être mentionné parmi les choses interdites. Même le concept de "Paradis", qui indique apparemment un endroit extrêmement agréable, ne décrit pas le genre de plaisirs qu'il y aura dedans. Au paradis allons-nous faire des orgies et des banquets, et regarder les films que nous aimons? Il semble que dans le paradis islamique, il soit permis au moins de toucher le cul des anges, mais c'est un prix, c'est quelque chose qui est subordonné aux devoirs.

Intéressant.

Même dans le monde scientifique, les choses ne vont pas mieux. Quand elles parlent du plaisir, les mondes de la psychiatrie et de la psychologie ont des attitudes méfiants. Ils disent:

1. Étranges dichotomies entre "principe de plaisir" et "principe de réalité": vous devenez adulte lorsque vous cessez de faire la chose la plus agréable. Le plaisir semble être ipso facto un obstacle au bon rapport à la réalité. Devenir adulte nécessite que le plaisir soit relégué au second plan.

2. La psychiatrie a une classification de "fétichismes", "paraphilies", "codépendances" et ainsi de suite, et dans tous les cas, le plaisir est taxonomisé dans des catégories qui suggèrent un jugement négatif qui ressort clairement du nom. Il est difficile de comprendre pourquoi un gars qui consacre sa vie à la charité est plus fétichiste que quelqu'un qui la dévoue à lécher les chaussures.

3. Tant en psychologie qu'en psychiatrie, il est beaucoup plus facile de diagnostiquer un trouble si la recherche du plaisir est en jeu que, par exemple, quelque chose qui est considéré comme un droit ou un devoir. Personne ne sera appelé «  malade mental» parce qu'il aime porter un uniforme et faire du mal aux gens s'il est policier, alors que le même choix dans un club sadomasochiste est définitivement "un symptôme".

Tout cela est au moins étrange.

Ne trouvez-vous pas pour le moins étrange que "le plaisir n’est pas un tabou", et pourtant ni le législateur, ni le psychiatre / psychologue, ni le théologien ne peuvent, à ce jour, considérer le plaisir comme un motif licite pour nos actes?

Si je disais que j'ai choisi d'épouser un partenaire donné en raison de tout facteur non lié à la libido, je serais probablement compris, mais si je mentionnais une quelconque jouissance comme paramètre de choix, les choses seraient différentes.

Par exemple, si à la question "pourquoi l'avez-vous choisi comme époux?" on répond avec des choses comme "sensibilité", "intelligence", "il me comprend", toutes ces choses sont considérées comme de bonnes raisons d'épouser une personne. "Il me fait jouir au lit plus que tout autre" n'a pas encore le même traitement; vous pouvez dire que vous avez épousé une personne fascinée par son intelligence et c'est correct, mais vous ne pouvez pas dire que vous l'avez épousée à cause des orgasmes fantastiques que vous avez au lit.

Et ce n’est pas un problème de langage: le plaisir sexuel n’EST PAS considéré comme une bonne raison pour un mariage, alors que l’intolérance ou la douceur le sont. Intéressant, car tous les autres plaisirs suivent à la chaîne: si quelqu'un disait épouser X parce que X a {intelligence, douceur, sensibilité}, tout le monde lui dirait que ce sont des valeurs très importantes dans un mariage. Nous mentionnons maintenant trois plaisirs: {aptitude sexuelle, excellente cuisine, raffinement esthétique}. Personne ne considérera cela comme suffisant pour prendre cette décision. "J'ai épousé Carlo parce que sa bite me donne l'orgasme comme aucun autre homme" ou "J'ai épousé Marina parce qu'elle est une déesse du sexe anal", elles ressemblent à des déclarations qui réduisent le partenaire, le réduisent à "un simple objet sexuel" .

Intéressant, mais à ce stade, nous devons admettre une chose: le plaisir est toujours un tabou, et nous en parlons beaucoup juste pour le garder à distance, relégué dans un coin. Il ne doit toucher la sphère juridique que pour tomber génériquement dans des libertés abstraites (mais limitées par la loi), il ne peut s'agir d'une fonction essentielle dans le monde médical: vous ne pouvez pas aller chez le médecin et demander une substance / un médicament pour en profiter plus en quelque sorte. Les médicaments servent à soigner les problèmes fonctionnels, mais le plaisir n’est pas considéré comme une fonction.

Les neurologues connaissent bien le système de récompense, mais celui-ci est considéré comme une source de problèmes (normalement des dépendances) plutôt que comme une fonction. Si je dis que j'ai besoin d'un médicament qui puisse rendre la consommation de bière plus satisfaisante, aucun médecin ne me donnera quoi que ce soit. Aussi parce que le médicament en question serait automatiquement appelé "drogue" et défini comme "illégal".

Certains spécialistes considèrent par exemple que "je ne ressens aucun plaisir" est une pathologie, mais que, par exemple, "je ne ressens que peu de plaisir" n'est pas considéré comme un problème fonctionnel et qu'il n'existe donc pas de "remède" pour ceux qui, d'une part, ne parviennent pas à profiter des plaisirs de l'alcool.

Comment le fait d'être sans empathie peut-il être un symptôme d’une psychose, tandis que le fait de ne pas boire de l’alcool est considéré comme une vertu? La question n’est pas une blague: elle montre comment l’attitude envers le plaisir est encore beaucoup plus proche du "tabou" que du sujet désormais normalisé.

"Je veux un environnement de travail intéressant et je choisirai l'entreprise où les projets sont les plus intéressants" est une phrase qui a du sens aujourd'hui. Prenons la même chose et disons: "Je choisirai l'entreprise qui a les meilleurs cuisiniers à la cantine et les plats les plus délicieux", mais l'argument semble plus faible.

Je pourrais continuer encore et encore, mais le point est simple:

le plaisir n’est pas considéré comme une raison valable pour prendre des décisions importantes.

Et cela se produit dans tous les domaines. Il n’existe pratiquement aucun domaine important de l’existence humaine dans lequel "parce que cela me fait jouir" (n’importe quel type de plaisir) est considéré comme le fondement de toute décision.

Même les philosophes les plus "matérialistes" n'indiquent jamais que le plaisir est le but ultime: au mieux, ils désignent le bonheur comme une force, une commodité ou une satisfaction, mais le plaisir en tant que jouissance n'est jamais examiné parmi les forces.

Nous pouvons commencer par Epicure et passer en revue tous les philosophes moins "apolliniens", mais aussi tous les philosophes "dionysiaques", et nous entendrons toujours parler de "volonté", "pouvoir", "ego", "bonheur" et « égoïsme ». Mais quand il s'agit de plaisir, aucun de ces philosophes ne mentionne le plaisir comme la réalisation d'un objectif existentiel, si ce n'est pas en tant que objet abstrait: "paradis", "bonheur" "," nirvana ".

Aucun philosophe n’a dit que le plaisir peut devenir une source d’élévation spirituelle ou intellectuelle. Ils mentionnent l’ascèse, la vertu, l’abstinence, la prière, la logique, la morale, l’étude, la réflexion, la méditation, le pouvoir, la volonté, le matérialisme; mais je dois encore lire un philosophe qui me dit que baiser beaucoup, manger beaucoup de bonnes choses ou danser une musique que vous aimez peut faire de vous une meilleure personne.

Pour revenir au discours sur la tradition sexuelle, le passage de sexe = reproduction à sexe = plaisir est rendu difficile par le fait que le plaisir a une valeur inférieure à celle de la reproduction. Cette étape est considérée comme une perte de valeur; par conséquent, l’équation sexe = plaisir ne reconnaît pas la force nécessaire pour définir les genres sexuels.

De toute évidence, une force n’est pas un pouvoir: le pouvoir dépend d’une source externe, alors qu’une force se définit par elle-même. Si «  sexe = plaisir» a la force de définir de nouveaux genres sexuels, il le fera.

Le problème, tout au plus, sera la confusion de ceux qui trouvent que ce qui est en train de se passer est impossible. Et rien n’est pire que celui qui observe la réalité et continue de dire "mais cela ne peut pas être vrai".

Le changement social causé par la transition entre sexe = reproduction et sexe = plaisir est visible et en cours. Beaucoup l'observent et ne comprennent pas quelle force la pousse, pour la simple raison qu'ils ne croient pas que la force en question soit une force réelle.

Dans ce cas, ils connaîtront bientôt la force culturelle et sociale du plaisir.
Et ce sera un moment extrêmement violent pour eux.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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