Polyamour.info

Kalika

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(France)

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Discussion : Complètement perdue...

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Kalika

le dimanche 23 juin 2019 à 18h34

Il y a 3 mois, ma relation primaire de 4 ans me quittait pour cause d'impossibilité, malgré diverses tentatives, à accepter le polyamour... Cette rupture intervenait aussi suite à une série d'erreurs de ma part dans ma gestion de ma relation secondaire, notamment par rapport aux limites que mon compagnon m'avait fixées, générant ainsi chez lui beaucoup de colère.
Depuis, j'ai essayé de faire un gros travail sur moi-même pour voir si le polyamour était ce qui me convenait le mieux. Force fut de constater que je n'étais pas toujours en mesure de le vivre au mieux, et de le faire vivre au mieux à mes partenaires. Et j'avoue toujours beaucoup m'interroger à l'heure actuelle sur la meilleure "formule" pour moi... Nous avons essayé de renouer avec ma relation primaire mais ce fut un échec. Il me dit aujourd'hui qu'il a besoin de temps pour savoir où il va. Je ne sais pas si nous parviendrons à nous remettre ensemble et pour cela, j'ai la plus grande peine à faire le deuil de cette relation, même si je m'accroche et essaie de vivre pour moi en attendant.
Depuis 3 mois donc, je vivais une relation exclusive de fait avec celui qui était initialement mon partenaire secondaire. Cela fait bientôt un an que nous sommes ensemble et c'est une relation qui me fait beaucoup de bien, même si elle n'a pas l'intensité et la profondeur de la première. Je ne pense pas que nous finirons nos jours ensemble mais il m'apporte beaucoup, et je dois reconnaître qu'après des mois et des mois de gestion orageuse des relations multiples, toute tiraillée que j'étais entre ces deux relations (car mon partenaire secondaire n'acceptait également qu'a minima les relations ouvertes), un peu de stabilité ne me fait pas de mal.
Seulement, il y a un mois environ, j'ai rencontré quelqu'un qui me plaît beaucoup. Je me suis beaucoup posée la question de savoir si c'était un bonne idée de me lancer dans une possible nouvelle relation mais l'autre jour, au détour d'une soirée, cette personne et moi avons assez spontanément fini par coucher ensemble.
Depuis, je suis tiraillée par une angoisse terrible. Je sais que je pourrais dire à cette personne que tout cela est trop compliqué pour moi en ce moment mais ce n'est pas ce que j'ai laissé entendre de prime abord et aussi stupide que cela puisse paraître, je me sens un peu coupable. Je ne sais pas très bien à vrai dire ce que je veux exactement. Je sais seulement que je ne me sens pas la force d'imposer à mon partenaire actuel une relation qui le ferait souffrir. D'autant plus que la communication entre nous sur le sujet des relations ouvertes est TRES compliquée (je sais que cela pourrait en soi constituer un motif rédhibitoire à poursuivre notre relation mais les choses ne me semblent pas si tranchées). Je crois de plus que je garde des cicatrices très vives de la souffrance infligée à ma précédente relation du fait de mon impulsivité à vivre autre chose en parallèle et que cela me fait extrêmement peur de revivre tout cela. Sans compter que cela fait remonter en moi toute la culpabilité judéo-chrétienne liée aux relations non-monogames que je porte depuis l’adolescence, et qui est toujours mienne malgré des années de déconstruction.
Dans le même temps pourtant, je n'ai pas envie de regretter quelque chose du simple fait de cette culpabilité et cette peur. À moins qu'il s'agisse simplement d'un instinct de préservation lié à mon vécu des derniers mois ?
Je suis complètement perdue...

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Discussion : Abandon du polyamour post-rupture ? Des témoignages ?

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Kalika

le vendredi 12 avril 2019 à 01h44

HeavenlyCreature
C'est là qu'on comprend mieux pourquoi il y a autant de gens adultères ! Ce sont de loin les moins idéalistes et les plus pragmatiques ;) Franchement, bon courage car ta problématique me semble insoluble : ça revient à faire un choix entre être malheureuse ou... être malheureuse! Ou : être heureuse et être heureuse (finalement, tout est question de point de vue). Quoi qu'il en soit : choisir, c'est tjs renoncer, non ?
Peut être vivre ce que tu as à vivre de beau avec ton amoureux, et le jour où tu fais une rencontre décisive, là, aviser ? Pcq passer à côté d'un grand amour pour une question de principes, c'est dommage.
En somme une réponse pas constructive pour un sous, sans doute pcq je suis un peu dans les mêmes questionnements actuellement...
Bonne chance

Je ne te le fais pas dire @HeavenlyCreature sur la question de l'adultère ! Et c'est d'ailleurs une des raisons qui a fait que je me suis progressivement interrogée dans ma vie sur la question des relations multiples : je ne supportais pas de voir qu'une grande partie des adultes qui m'entouraient se satisfaisaient de cette solution très discutable d'un point de vue éthique, en tant qu'elle était élevée au rang d'hypocrisie généralisée. L'autre jour encore une personne dans mon entourage m'a suggéré de m'y résoudre plutôt que d'essayer de vivre des relations ouvertes consensuelles...

Je te remercie en tout cas de ton soutien. Tu as bien résumé ce que je ressens actuellement sur la dialectique du choix, sur le mode du malheur/malheur ou bonheur/bonheur (à condition de trouver le bon angle de perspective).
Et oui, je pense comme toi, en bonne romantique que je suis, que ce serait idiot de laisser passer un grand amour... Le "hic" c'est que je veux trouver le moyen de pérenniser cette relation afin de ne pas être à nouveau source de souffrance pour lui ou de tout gâcher.

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Discussion : Abandon du polyamour post-rupture ? Des témoignages ?

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Kalika

le vendredi 12 avril 2019 à 01h33

oO0
J'ai vécu la plupart de mes relations de manière exclusive alors que je n'ai jamais attendu aucune exclusivité en compensation ou d'autres formes de compensations. Le simple fait de me reconnaître dans ma disposition à la non-exclusivité, la liberté intérieure que cette connaissance de moi-même m'apportait, à commencer par la libération de la jalousie et la tranquillité d'esprit qui l'accompagnait me suffisait. Après ...

... mon absence d'attente d'exclusivité a toujours occasionné chez l'autre le sentiment de ne pas être aimé ou du moins de ne pas être aimé comme elle aimait ... exclusivement.

Je trouve ton témoignage tout à fait intéressant @oO0 car je me retrouve dans une situation opposée. Mon compagnon entend très bien que l'on puisse nourrir des sentiments amoureux ou être attiré.e sexuellement par d'autres personnes - je sais même que cela lui a fait du bien dans notre relation de se sentir "autorisé" à ressentir cela - mais sa jalousie naît du partage "effectif" et notamment du fait que je puisse avoir une intimité physique et émotionnelle avec d'autres car lui, justement, se satisfait de savoir qu'il a le droit d'avoir envie de cela. Il ne ressent pas le besoin de passer à l'acte, au contraire même puisqu'il le perçoit comme un danger.
Moi à l'inverse je ressens ce besoin de vivre de manière effective d'autres relations comme quelque chose de presque "organique". Je me rends compte aujourd'hui que je n'ai pas forcément la force ou la maturité nécessaire pour vivre cela de manière équilibrée, mais c'est un besoin que je ressens de manière très pressante parfois et je ne sais pas comment l'apprivoiser.

oO0
Au lieu de la logique affective de la compensation, quelles dynamiques répondrai(en)t mieux à ton besoin de liberté ? Qu'est-ce qui t'inspirerais plus que la compensation ?

C'est une vraie bonne question à laquelle je n'ai pas trop de réponses... J'aurais envie de dire que le compromis m'inspirerait plus que la compensation, mais je sais que je n'ai pas réussi à le mettre véritablement en œuvre dans ma relation avec mon compagnon au cours des derniers mois et c'est pour cela qu'aujourd'hui nous sommes parvenus au point de non-retour du tout ou rien.

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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Discussion : Abandon du polyamour post-rupture ? Des témoignages ?

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Kalika

le vendredi 12 avril 2019 à 01h20

Je vous remercie pour vos réponses.

@bonheur : Je comprends ton ressenti vis-à-vis de ma situation. Je suis à vrai dire dans un vrai trouble, une vraie tempête émotionnelle et sentimentale car je me sens déchirée entre deux aspirations incompatibles. J'ai voulu questionner sur ce forum l'une des deux pistes qui s'ouvrent à moi et qui est l'abandon du polyamour car j'ai le sentiment, après des années à me convaincre que je voulais construire un mode de vie polyamoureux, que c'est une piste pour laquelle je ne dispose pas encore de suffisamment d'éléments pour pouvoir "l'analyser" en profondeur... Et en même temps je crois que mon cœur pencherait légèrement plus de ce côté du fait du très grand amour que j'ai à perdre.

bonheur
Pour ce qui est de compenser, plonge toi dans une passion qui te dévorera. En as-tu une ?

Est-ce que cela résoudra ton problème ? Si ton compagnon ne partage pas ta passion, et il sera fort possible que ce soit le cas, il viendra rapidement le moment où il saturera que tu t'y consacre et se sentira exclu. Bien sûr, il ne t'en voudra plus d'aimer en dehors de vous, mais son ressenti sera à l'identique. Voilà ce que compenser me donne comme impression.

Pour le coup, je sais que mon compagnon ne verrait aucun problème à ce que je me donne "corps et âme" à une passion... Du moment que celle-ci n'est pas amoureuse. Le problème, c'est que je peine à trouver l'énergie que je ressens et que je puise dans mes autres relations dans mes autres passions, aussi fortes puissent-elles être :-/

bonheur
Après, dire qu'une relation secondaire est "faible", je m'interroge également. Si c'est le cas, en effet, ne t'accroche pas au polyamour. Laisse cela derrière toi.

Je pense que c'était un léger abus de ma part que de dire que mes relations secondaires sont faibles. Je ne les vois pas comme ça, car chacune a sa spécificité et sa puissance propre. Et ce serait je le sais un déchirement que de devoir y renoncer. Mais le fait est que la relation que j'ai avec mon compagnon est de loin la plus "forte" que j'ai pu connaître de ma vie.
Et cela dépasse à mon sens la simple question de la sécurité. Il y aura sans doute toujours de l'amour dans mon cœur si j'abandonne cette relation, mais peut-être plus la force, l'envie et les conditions de la construction d'une relation de vie, ce qui représente à mes yeux une forme de deuil et de perte considérable par rapport à certaines de mes attentes.

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Discussion : Abandon du polyamour post-rupture ? Des témoignages ?

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Kalika

le lundi 08 avril 2019 à 11h48

Bonjour à tou.te.s,
Voilà, après presque 4 ans d'amour, mon compagnon a décidé de mettre fin à notre relation... Tout était vraiment parfait entre nous, à un point près : la question de l'exclusivité... Lui se définit comme monogame et moi comme polyamoureuse.
Pendant les 4 années qu'a duré notre relation, j'ai eu plusieurs autres relations (longues ou courtes durées) et cela l'a toujours fait plus ou moins souffrir. Ce qui nous "sauvait" c'était que nous arrivions à très bien communiquer dans notre couple. Le "hic" c'est que, de mon côté, après les 10 ans de relations exclusives que j'avais connus avant de le rencontrer (où j'ai parfois beaucoup souffert de ces amours auxquelles j'ai dû renoncer et où j'ai aussi parfois dû subir une forme d'enfermement et de domination psychologique dans le couple), je n'étais pas toujours en mesure de me limiter dans ma soif de liberté (c'est le moins qu'on puisse dire) et d'amours plurielles. Après avoir au cours des derniers mois beaucoup travaillé en psychothérapie sur ces questions, je me suis aussi rendue compte (sans que cela remette totalement en cause mon attachement aux relations ouvertes) que je me servais souvent des relations que je vivais à côté pour combler un manque affectif voire existentiel lié à certains traumatismes, et qu'il y avait parfois derrière tout cela un léger mécanisme de "fuite" au sens où j'avais peur d'être enfermée ou de m'engager dans ma relation primaire par crainte de l'échec.
Aussi, lorsque j'ai commencé une nouvelle relation il y a 8 mois, ma relation primaire a commencé à battre dangereusement de l'aile ; trop concentrée sur ma nouvelle passion, je sais que j'ai failli, que je n'ai pas été suffisamment présente, que j'ai fait des erreurs etc., et cela jusqu'au jour où mon compagnon m'a dit que malgré tous ses efforts, il en était venu à la conclusion qu'il ne pouvait tout simplement pas accepter le polyamour.
Si je vous écris aujourd'hui c'est que je me pose sincèrement la question d'abandonner le polyamour. Je sais que je serai toujours une personne polyamoureuse au fond de moi mais je suis vraiment malade de l'arrêt de cette relation qui est de loin la plus forte et la plus belle que j'ai connue. J'aimerais pouvoir vivre en accord avec moi-même et avec mes valeurs, aussi utopiques soient-elles, mais j'ai le sentiment que ces valeurs ne résistent pas à mon propre principe de réalité. Je ne veux pas avoir le sentiment de passer à côté du grand amour de ma vie pour pouvoir vivre des amours plurielles plus faibles.
Dans le même temps, j'ai peur de moi-même, de mes réactions, de ma manière de "m'enflammer" face aux nouvelles rencontres et à la passion ; bref, j'ai peur, si nous recommençons notre relation de manière exclusive, de ne pas réussir à tenir mes engagements, de le rendre malheureux et de me rendre malheureuse... C'est la seule raison qui fait que je ne me précipite pas aujourd'hui à sa porte pour que nous nous remettions ensemble.
J'en ai parlé avec ma psy et elle me dit que si ce que je souhaite c'est de me remettre avec lui en relation exclusive, il faut que je puisse trouver une "compensation" à l'abandon du polyamour ; seulement, je ne réussis pas pour l'instant à savoir ce qui pourrait "compenser" cela et me permettre de vivre sereinement et sur la durée une relation exclusive...
Est-ce que certain.e.s parmi vous ont connu cette situation ? Qu'avez-vous fait pour accepter de ne plus être en relation ouverte ?

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Discussion : Psy polyfriendly sur Grenoble ?

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Kalika

le vendredi 25 décembre 2015 à 15h39

Personne... ? :-/

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Discussion : Psy polyfriendly sur Grenoble ?

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Kalika

le mardi 22 décembre 2015 à 13h07

Bonjour,

L'un-e de vous connaîtrait-il un (bon) psy ouvert à la question du polyamour, sur Grenoble ou ses environs ?

Merci d'avance ! :-)

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Discussion : Polyamoureuse, phobique de l'engagement ou difficulté à vivre une sexualité épanouie en dehors de la phase passionnelle?

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Kalika

le mercredi 27 mai 2015 à 00h43

Bonjour Alba,

Je me permets de te répondre et d'apporter mon point de vue car je me suis pas mal reconnue dans ton témoignage.
J'ai moi aussi connu ce que l'on appelle communément "la monogamie en série", à savoir plusieurs relations longue durée avec à chaque fois ou presque, une rupture entraînée par la rencontre d'une nouvelle personne, et la recherche constante de cet état si particulier qu'est l'état amoureux. Il m'est arrivé également de quitter des personnes que j'aimais toujours, et de passer des années à me remettre de leur absence dans ma vie. Je pense qu'au fond de moi, j'ai toujours su que j'étais polyamoureuse, bien avant même de connaître le mot, et ce que tu décris, ton ressenti, tes réflexions sont très proches de ceux que j'ai pu connaître. Seulement, il me semble que le conditionnement social et culturel est tel qu'il n'est pas chose aisée de se l'avouer, et a fortiori, de l'accepter (doux euphémisme !). Au-delà même de la condamnation du polyamour (ou en complément peut-être), je pense qu'une culpabilité très forte peut s'exercer à l'égard de ceux qui sont en recherche permanente de l'état amoureux : "ils" sont inconstants, "ils" sont phobiques de l'engagement... Bêtises ! Je pense que ces idées découlent en partie du modèle monogamique et de son idéal d'amour unique, s'inscrivant dans la durée et où, il faut bien le reconnaître, la passion a ses limites...

Aussi, ce que je pourrais te dire du haut de ma très modeste expérience, c'est que si malgré les difficultés que tu rencontres aujourd'hui, la balance penche clairement en faveur du maintien de ta relation avec ton compagnon, y compris au prix du sacrifice de certaines de tes envies et de certains de tes besoins, go for it!.
Mais prends garde à ne pas trop te perdre toi-même, si j'ose dire. Je sais à quel point il est difficile de se défaire de quelqu'un qu'on aime, avec qui on a construit tout un pan de notre existence, mais je sais également à quel point cette forme d'abnégation peut être destructrice, pour la personne comme pour le couple.
Et pour finir sur une note plus positive, ne désespère pas de faire évoluer un jour ta relation avec ton compagnon, le temps et la communication seront tes alliés en la matière... :-)

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