Polyamour.info

Cendre

Cendre

Vincennes (France)

Participation aux discussions

Discussion : Help

Profil

Cendre

le lundi 28 septembre 2015 à 09h06

Ho non ! je n'ai jamais été douée pour ça.

J'ai du vocabulaire, je sais enchaîner les phrases, oui.
Quand quelqu'un ne me connaît pas, ou peu, et qu'il est curieux de mon histoire, je n'ai aucun mal à raconter ma vie, oui.
Mais quand je sais qu'une nouvelle va être mal prise, ou alors quand j'ai le cerveau en ébullition qui rumine depuis des jours ou des mois une situation que je juge sans évolution, je suis très très mauvaise.
Sans compter les moments de conflits, où là, il n'y a que fuir que je sais faire.
Sans compter quand je me sens en danger, où là je peux être méchante.

Et c'est sûr, ce qui m'a manqué, c'est un climat serein pour exposer mon point de vue, et entendre celui des autres. Tant qu'on générait du stress, ces deux choses là étaient très dures pour moi.
J'aurais au moins appris que ne pas pouvoir donner mon point de vue et/ou ne pas pouvoir entendre le point de vue de l'autre est, chez moi, un élément très stressant, ce qui mécaniquement aggrave ma situation.

Voir dans le contexte

Discussion : Help

Profil

Cendre

le samedi 26 septembre 2015 à 18h08

Communication.
C'est le maître mot, par ici, je suis presque surprise que personne ne me l'ai donné ^^.

Bref, on a remis a plat beaucoup de choses, beaucoup de chose que j'attendais (ça me rappelle un « je ne peux pas répondre à tes attentes », ça ! )
Je n'attends plus.
Ça devrait aller mieux à partir de maintenant.

« L'avenir tu n'as point à le prévoir mais à le permettre » Antoine de Saint-Exupéry.

Et encore merci pour tous vos messages de soutien.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Help

Profil

Cendre

le mercredi 23 septembre 2015 à 21h35

Merci pour tous vos messages.

APH
Vouloir faire des choses au-dessus de tes forces, c'est forcément ne pas y arriver, et craquer.

Bah oui, mais jusqu'à ce que je craque, je n'avais aucune idée que j'étais au dessus de mes forces. C'est bien ça mon problème.
C'est que je ne comprends vraiment pas (toujours pas) ce qui me lamine comme ça.
Ce que je voulais changer dans mon attitude suite à nos conflits ne me semblait pas si déraisonnables : ça incluait une part de changement de sa part, une part de changement de la mienne, et l'idée que tout ça n'était pas si important.

D'ailleurs là, ce soir, ça va mieux, et j'ai toujours pas compris pourquoi j'ai craqué. Quelle est la source du néant qui me faisait penser que je n'étais pas respectée en tant qu'individu ?

Et maintenant, alors, qu'est-ce que je fais ?
Je fais comme si tout allait bien ? Comme si rien ne s'était passé ?

Est-ce que les mots que j'ai pu recevoir (de vous, de mp, de mon amoureux) qui ont suffit pour que j'existe à nouveau (et chasser mon envie de disparaître) ? où est-ce que je suis encore dans un état précaire, comme mardi dernier, où je vais m’effondrer à nouveau au prochain impact ?

Moi qui était tellement fière de ma capacité à encaisser, ma capacité de résilience, celle qui me permettait d'apporter mon sourire à toutes les réunions où je pouvais être conviée, celle qui me permettait de toujours mettre de coté les choses en cours de résolutions pour me focaliser sur les dernières réussites.

Au fait, c'est quoi, mes dernières réussites ?
Avoir résisté à me jeter par la fenêtre ?

Tiens, je tiens quelque chose là !

Il y aurait des semestres pas cool où il faudrait savoir se contenter de peu ?

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Help

Profil

Cendre

le mercredi 23 septembre 2015 à 09h19

J'ai fini par m'endormir, et dormir mieux que je ne le pensais possible.
Nouvelle journée commence, il fait beau ce matin.

Merci à vous trois pour vos réconforts.

« La tête et le cœur ne sont pas aussi solides qu'on le voudrait » C'est exactement ça, Coquelicot. Et je le voudrais tellement, être la compagne poly parfaite, être d'accord avec tout le monde, dire toujours ce qu'il faut au bon moment, anticiper tout et prévenir avant que telle chose n'arrive.
Mais j'y arrive pas.
C'est au delà de mes forces.

Quid alors de ma constellation poly qui suppose que je puisse être ainsi ?
Il dit qu'il m'aime sans vouloir me changer, mais est-ce durable ? Est-ce qu'on va continuer longtemps, comme ça, où l'on craque les uns après les autres ?

Voir dans le contexte

Discussion : Help

Profil

Cendre

le mardi 22 septembre 2015 à 21h16

Bonsoir à tous,

C'est idiot, hein, de venir écrire là, alors que la plupart de ce que je connais d'entre vous sont à la Cantada, en train de participer au débat parisien.
Sauf que, pour la première fois depuis trois ans, j'ai trop pleuré pour pouvoir aller tranquille là bas, mettre mon badge dont j'étais si fière, écouter avec tendresse les questions des nouveaux, leur donner des billes.

Non.
Je croyais que j'avais une légitimité, je l'ai perdue.
Je ne suis plus rien.
Je voudrais mourir.
ça va faire plus de 10 ans que j'ai pas eu envie de mourir comme ça.

Et je n'ai aucune idée de pourquoi.
A part que j'ai l'impression de ne plus exister. Mais ça n'a aucun fondement.
J'ai plus de relations que je n'en ai jamais eu, tant amicales, de soutiens, que d'amour. J'ai une vie plus riche que je ne l'ai jamais souhaité. J'ai des sujets de dispute stratosphérique, et je peux constater que tout ce qui posait problème à mon mari (à commencer par coucher avec un autre) passe comme un charme.
Et ça empêche pas que j'ai envie de me jeter par la fenêtre. Que je préfère frapper ma tête au sol plutôt que d'entendre le vide en moi.

Comme a si bien résumé mon psy la semaine dernière :
« Le polyamour ne protège pas du conflit amoureux »

Il en protège pas, ça je le savait.
Par contre, je crois que j'étais pas prête à accepter la difficulté à résoudre ce type de conflit dans un cadre poly.
Quoique, j'ai été tellement allergique au conflit que je ne suis habituée à aucune méthode de résolution de conflit.
J'en teste quelques unes, depuis 5 mois que mon idylle a cessé. J'étais plutôt fière de moi, de voir que je ne mourrais pas suite à un accès de colère (reçu ou donné), qu'il y avait même un sentiment nouveau, et pas désagréable, de voir reprendre des projets qui avaient été mis en suspend par les conflits en question. Quelque chose de pérenne, de voir que cela dure au delà de l'accès de désaccord.

Mais rien qui ne me soutien ce soir pourtant.
J'ai les mots d'amour de la personne qui m'a ainsi déstabilise, et ça ne me rassure pas. J'ai son assurance de la continuité de nos projets, et je ne crois plus en rien. En rien d'autres que les larmes qui ont commencé à coulé dimanche dernier, que j'avais tenu en attente durant une semaine pour cause de planning mal gaulé, et qui sont revenues hier soir.
Et je suis en train de me dire que j'ai pas le droit de me l'accaparer, je ne suis pas seule dans sa vie.

La semaine entre les deux, je pensais pourtant l'avoir mise à profit comme il faut. A prendre notre dispute de façon rationnelle, à poser, faire des schéma, chiffrer, préparer notre prochaine discussion sur le sujet, avec conciliation, avec indulgence. Je pensais avoir ainsi restauré ma confiance en moi.
Sur ce sujet, oui. Nous l'avons évoqué (sans s'appesantir) hier, et ce midi, j'ai constaté que j'avais bien travaillé, que je n'étais plus aussi épidermique sur ces questions, que je pouvais en parler calmement.
ça ne m'a pas empêché, qu'en deux petits détails qui n'avaient rien à voir, je m’effondre à nouveau. Des trucs qui auraient du être anodin, qui auraient été anodins il y a 6 mois.

Je vous ai raconté ça pour essayer de sauver ma structure polyamoureuse, en crise depuis bientôt 5 mois, en tension depuis un an, malgré une première année radieuse, et qu'il me faudrait plus d'anonyma pour vous exposer ici.

Ce soir, je m'autorise juste à craquer.

Merci à ceux qui auront envie de répondre.

Voir dans le contexte

Discussion : Sujets de débat, Thèmes de discussions, etc

Profil

Cendre

le vendredi 19 juin 2015 à 21h12

Bonsoir à tous,

J'ai une envie de débat pour le café parisien de mardi prochain (oui, je m'y prends un peu à la bourre), et je voulais juste votre avis pour voir si c'est pas trop casse gueule :

Les relations sont des entités vivantes : Cette métaphore vous parle-t-elle ? Comment vivez vous leur naissance, leur maturité, leurs évolutions, leur fin éventuelles, comment les nourrissez-vous et comment gérez-vous les désagréments qu'elles peuvent causer.

Sinon, je peux piquer un thème du dernier café poly de Lyon :
Comming out ou interface vie publique/vie privée : avec qui parlez-vous librement de vos relations amoureuses, quels problèmes avez vous pu rencontrer en en parlant, pourquoi il nous arrive de pas oser ?

Enfin, j'imagine bien aussi un truc sur les interférences entre les relations.
Cloisonner ou pas ?Quelles sont les interférences entre vos relations. Se connaissent-elles ? A quelles occasions (et fréquence) se rencontrent-elles ? Quels peuvent être les avantages/inconvénients à cloisonner, limiter les interférences, ou au contraire, à encourager la circulation d'information ? Quel type d'informations peuvent blesser (blesser celui qui écoute ou l'absent dont on parle) ? Question de la transitivité (de la confiance, comme de l'intimité)

Je vous laisse proposer ce qui vous tente : je pense en garder trois à soumettre à la salle le soir même.

Merci de votre participation !

(PS : je ne lis plus du tout le forum, alors hésitez pas à me faire des liens explicites sur certains fils si cela avait du sens)

Voir dans le contexte

Discussion : Mardi, c'est Poly (septembre)

Profil

Cendre

le mercredi 24 septembre 2014 à 17h40

Bonsoir,

J'ai scanné mes notes prises hier soir, elles sont à peu près lisibles, et contrairement à Vaniel, je n'ai pas l'intention de synthétiser ça en compte rendu. Mais si vous les souhaitez, je peux vous transmettre ces notes en pdf : me contacter par MP
(et si vous souhaitez que votre intervention, ou prénom, soit masqué, c'est possible également)

Voir dans le contexte

Discussion : Vasectomie : votre avis m'intéresse

Profil

Cendre

le lundi 22 septembre 2014 à 22h09

Par ailleurs, les solutions semi-permanentes pour les hommes semblent se développer :

fr.wikipedia.org/wiki/Risug

www.konbini.com/fr/tendances-2/contraception-mascu...

www.huffingtonpost.fr/2014/09/10/contraception-mas...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Mardi, c'est Poly (septembre)

Profil

Cendre

le lundi 22 septembre 2014 à 21h51

Siestacorta
Bon... Sur FB, on a 50 inscrits sur l'évènement.

je suis parti pour choisir d'emblée deux sujets assez mainstream

Très bonne initiative de zapper la page de choix du thème, étant donné qu'on a déjà une phase "introduction" avec vos speechs, et surtout au vu de l'affluence. Et vu la charge d'animation que cela va représenter pour toi, tu es tout à fait légitime pour désigner les thèmes parmi ceux qu'on t'as proposé.
De toute manière : qui n'est pas content de l'organisation est (fortement) incité à créer son propre événement, avec un fonctionnement, une ambiance différente. Vu le monde, il lui suffit de choisir une date pas trop proche des évènements existant, de publier son concept ici et sur FB, et il aura du succès ! (et ça désengorgera peut être un peu la Cantada)

Sinon, les deux thèmes me plaisent, on trouvera toujours des choses nouvelles à dire de toute manière ^^

A demain !

Voir dans le contexte

Discussion : Désir ou amour ?

Profil

Cendre

le dimanche 21 septembre 2014 à 12h04

HS, (ah c'est bête, j'ai vu Bohwaz, et j'ai complètement oublié de lui parler du code d'ici, et de la possibilité de rendre ce forum arborescent, voir mes précédentes contributions là dessus...)

GreenPixie
D'ailleurs, nos amours et nos désirs ne sont généralement pas des " projets avec un début et une fin prévus, fixés + programmés de A à Z à l'avance " tel un "business plan" (sauf quand on leur attribue des contrats juridiques de type Pacs, mariage...).

C'est bête. J'avais vu et revu Inculture, et cela ne m'a pas empêché de faire un "projet de mariage", et de me retrouver, une fois cela réalisé, avec deux autres projets : avoir un enfant et acquérir le domicile pour l'héberger...

(soupire)

Du coup, c'est presque pas étonnant que ça ait explosé en vol.

[...]

Au moins, maintenant, je plane, à bonne hauteur, et les bulles pour me remonter sont régulières, donc pas de crash envisagé à l'horizon ^^

Fin du HS.

Voir dans le contexte

Discussion : Désir ou amour ?

Profil

Cendre

le jeudi 18 septembre 2014 à 21h32

Désir comme amour sont des ressentis, des convictions, des évidences personnelles.
J'ai passé beaucoup de temps, sur ce forum en particulier, à essayer de mettre ces ressentis en mots, à les rationaliser. Je cherchais surtout à me rassurer, à me prouver que j'étais normale...
Alors qu'en fait, comme tout ressenti, ces choses là sont éminemment personnelles, et il faut se résoudre à toujours ignorer ce qui ce passe exactement dans la tête de l'autre quand il nous parle de son amour ou de son désir.

Aujourd'hui, je préfère vivre ces sentiments plutôt que de les décortiquer.
Quand je ressens du désir, je dit "j'ai envie de faire xxx avec toi"
Quand je ressens de l'amour, je dit "je t'aime"

Le reste, c'est une histoire d'être bien avec ses partenaires et de leur faire confiance.

(et je suis généreuse dans ma réponse, mais j'ai pas aimé non plus lire un sous-entendu qui serait "les polyamoureux disent aimer, mais en fait c'est juste du désir")

Voir dans le contexte

Discussion : Informer son conjoint

Profil

Cendre

le mardi 16 septembre 2014 à 23h03

Bonjour Violetta et bienvenue.

Il y a deux ans, j'étais dans la même situation que toi (avec seulement 6 ans de vie commune, mais sinon, c'était pareil)
J'ai fini par prendre mon courage à deux main, cesser les sous-entendu, et lui dire "je me suis laissée tombée amoureuse d'un autre"
Il n'était pas prêt à entendre ça.
Il ne l'a jamais été.
Il a subit mon polyamour pendant 20 mois.
Et aujourd'hui, je me sépare de lui (alors qu'on s'aime toujours ‑ même si "aimer" peut avoir de multiples significations/interprétations)
Je ne regrette pas, parce que durant ces 20 mois, on a testé de nombreuses configurations, et même si cela rendait toujours plus évident que le polyamour était fait pour moi, et pas pour lui, je préfère de loin avoir choisi cette voie plutôt qu'une des deux autres que j'avais devant moi :
- J'aurais pu arrêter de voir cet homme, puisqu'on avait pas encore couché encore, ma morale de l'époque aurait été capable de classer ça dans un dossier intime de mon jardin secret. Mais dans ce cas, j'aurais eu l'impression de m'enterrer vivante.
- J'aurais pu faire "comme tout le monde", parce que "c'est plus simple" (dixit un médecin généraliste que je n'irais plus voir), c'est à dire continuer ma petite affaire sur du temps masqué : sans mentir ouvertement, j'omets de dire à mon mari que j'ai pris une après-midi de congé pour retrouver mon amant dans une chambre d'hôtel. Mais dans ce cas, je pouvais juste plus me regarder dans une glace.

Alors j'ai assumé mes actes, ma conviction que c'était ce qu'il me fallait, et j'en ai informé mon mari.
J'y suis allée avec sincérité et humilité. (et Vaniel a raison : il vaut mieux éviter le mélodramatique d'un "je suis désolée", présenter les faits et les éléments positifs, ne pas trop parler et laisser l'autre exprimer tout ce qu'il a à dire, quoiqu'il puisse dire, à ce moment là comme plus tard)
J'y suis allée avec confiance, j'étais intimement persuadée qu'une fois la surprise passée, mon mari serait très content de cette situation, où la fidélité ne repose pas sur ce que l'on fait de son corps et de son cœur, mais bien d'une volonté d'avancer ensemble.
Je me suis trompée.
Je mentirais si j'osais dire que je n'ai plus mal de m'être ainsi trompée.
Mais je ne regrette rien.

PS : ça faisait très longtemps que je me suis pas connectée au forum, et c'est vraiment avec un grand plaisir que je reviens donner mon point de vue...
Merci à tous ceux qui font exister ce site

Voir dans le contexte

Discussion : Vos pseudonymes!

Profil

Cendre

le mardi 16 septembre 2014 à 22h18

Cendre...

Quand j'ai trouvé polyamour.info (ya bientôt deux ans), il était hors de question d'y utiliser mon pseudo habituel : beaucoup trop de gens me connaissaient avec ce speudo là, et étant encore en situation adultérine, j'avais pas franchement envie de m'afficher.
J'ai un peu cherché, mais je voulais surtout pouvoir me connecter vite pour pouvoir écrire, donc j'ai pas cherché très longtemps : j'ai pris le nom de mon dernier perso à Fractal (jeu de rôle en ligne post-apo confidentiel).
A l'origine (pour la construction de ce perso, donc), je cherchais un nom androgyne : Sandra/Alexandre => Cendre.

Et finalement, Cendre poly a pris beaucoup plus de place dans ma vie que ce perso, j'en ai apprécié, à postériori, d'une part la sonorité quand on a commencé à m’appeler comme ça en café poly (continuer ! J'adooore qu'on m'appelle Cendre !! ), et d'autre part, la symbolique : douce, chaude, protectrice des braises, Cendre n'est pas anodine, elle fait partie de moi.

Tel un phénix, la Caille peut renaître de ses cendres.

Voir dans le contexte

Discussion : Candaulisme

Profil

Cendre

le mardi 04 mars 2014 à 16h18

juby
Je suis par contre heureuse quand il "vibre".

LuLutine
Hmmmm ça s'appellerait peut-être "juste" de la compersion ?
(Ce qui est déjà pas mal du tout !)

Remarque liminaire : mon psy m'a fait remarquer que pour lui, pas besoin d'inventer le mot compersion alors qu'on peut appeler ça "empathie", je suis globalement d'accord pour éviter de jargonner notre discours. Bref, c'est pas exactement le sujet.

A mon avis, pour être poly, il faut savoir se réjouir du bonheur de l'être aimé, qu'on y participe ou pas, qu'on y assiste ou pas, ce qui est beaucoup plus large que le candaulisme, mais comme Siesta, je pense que c'est connexe.

Pour ma part, pas besoin d'aller jusqu'à l'acte sexuel. Je me souviens encore très très bien bien du frisson de bonheur qui m'a parcouru le jour où un nouvel amoureux m'a rapporté les propos de sa compagne avec ces mots :

Si tu me permets de te dévoiler ça, elle m'a dit : « j'aime te voir heureux ».

J'aime cette réverbération du discours, de voir les ondes de bonheur se propager. C'est mon ancrage, les sentiments qui me font dire que je ne pourrais jamais revivre avec une logique exclusive.

Bon, des fois, y'a aussi de la souffrance qui circule, m'enfin, on essaye de la contenir, elle. (avec plus ou moins de réussite).

(Et zut si j'ai envie de croire des fois aux lapins roses et aux papillons... laissez moi rêver un peu)

Voir dans le contexte

Discussion : Comment dire à son "premier partenaire" qu'on veut etre polyamoureux ?

Profil

Cendre

le mardi 25 février 2014 à 11h59

Laura, je t'invite, soit à t'inscrire, que je puisse te faire une réponse personnalisée par email, soit à parcourir l'historique de mes messages ici :

/membre/-Uo-/Cendre/discussions/

Voir dans le contexte

Discussion : Comment dire à son "premier partenaire" qu'on veut etre polyamoureux ?

Profil

Cendre

le mardi 25 février 2014 à 01h22

Il y a un an et demi, je suis venue sur ce forum avec une question très similaire. Et on m'a répondu :

LittleJohn
Je ne crois pas qu'il existe de méthode vraiment douce... ^^

Oublie l'idée de ne pas le blesser. Il va avoir mal. Sinon, tu te serais pas posé la question et ce serait déjà dit entre vous.
Que cela ne te décourage pas de le faire, bien au contraire. Mais c'est à toi de trouver la manière qui te conviendra le mieux : certainement pas "la bonne" ( m'étonerais qu'il existe une bonne méthode), mais celle qui te correspond, que tu assumeras le mieux par la suite

Voir dans le contexte

Discussion : Citations sur le polyamour

Profil

Cendre

le lundi 24 février 2014 à 18h17

Françoise Simpère
Je préférerais te voir heureux et vivant avec une autre, même si j'en ai du chagrin, plutôt que malheureux ou mort près de moi.

Depuis que j'ai lu cette phrase dans Aimer plusieurs hommes, je m'en suis très largement imprégnée, mais elle semble difficile à comprendre pour certains...

Et puis, dans le thème musical, je remercie Ty de m'avoir donné, il a quelques mois maintenant, cette là :

Dido, Hunter
If you were a king up there on your throne,
Would you be wise enough to let me go
For this queen you think you own
Wants to be a hunter again,
Wants to see the world alone again
To take a chance on life again, so let me go, let me leave
For the crown you've placed upon my head feels too heavy now
And I don't know what to say to you but I'll smile anyhow
And all the time I'm thinking, thinking
I want to be a hunter again,
I want to see the world alone again
To take a chance on life again, so let me go.

Voir dans le contexte

Discussion : Retour aux sources

Profil

Cendre

le dimanche 23 février 2014 à 18h33

Je reviens ici parce que je sens que je vais avoir besoin de soutien.
Et en même temps, ce sentiment d'injustice profonde : moi pour avoir du soutien, il suffit que je vienne écrire ici, et j'aurais, très vite, je le sais, je l'ai éprouvé plus d'une fois, des messages tout à fait éclairants.

Lui, ça fait un an qu'il s'est coupé du monde. Par son mensonge. Le mensonge que je n'ai pas voulu et qu'il a porté lui, à bout de bras, autour de notre mariage.
Je ne veux pas d'un mariage qui le détruise.
S'il est vraiment mono au point de ne pas pouvoir vivre avec une poly, alors qu'on se sépare : je ne pourrais jamais lui être exclusive.
Mais bon sang que ça fait mal !!

--

Il m'a demandé l'exclusivité sexuelle la semaine dernière. A ce moment là, on avait mis à plat que j'avais fait des efforts qu'il ne demandait pas (me restreindre dans mes sorties) et qu'il avait fait des efforts que je n'avais pas demandé (tout prendre sur lui sans rien dire). Alors là, il me fait une demande, explicite, car de son point de vue c'est ça qui le bouffe, et pas le reste, pas la notion d'amour, mais la notion d'intimité physique, de mise à nu...
J'ai retourné le truc un bon moment. Et j'ai dit oui. Parce que j'avais peur de sa réaction de désespoir si je disais non. Parce que c'était sa première demande, donc un premier pas vers l'acceptation. Il m'a mis en garde, de ne pas me retourner, de ne pas revenir sur ma décision, et parce que je l'aime et que je ne m’engageais sur aucune durée, j'ai dit oui.

En deux heures de temps, j'ai eu l'impression de m'être trahie au plus profond de moi.
Tout ceci n'est que mensonge.
Mais comment vivre autrement au sein de notre belle société ?
Trahison, factice. Je pouvais respecter cette promesse mais elle ne signifiait rien pour moi, c'était complètement décalé (je ne parle même pas de l'impact que cette décision avait sur mes autres relations, car je souhaite me centraliser ici sur moi et cette relation principale que j'ai avec mon mari). C'était de mon point de vue une demande soit de preuve d'amour ou de prise de contrôle.
Hors je n'ai pas de preuve à donner de mon amour. Car ce dernier est fluctuant, même pour l'homme de ma vie avec lequel je me suis mariée pour vieillir avec lui.
Et je ne veux pas qu'il prenne contrôle sur moi. Il n'a pas à intervenir dans ce que je fais ou ne fais pas avec quelqu'un d'autre.
J'avais de plus en plus l'impression de continuer le mensonge en acceptant de me prêter à ce qui me semblait de plus en plus une mascarade d'amour.

Comme dit mon psy :

Pour beaucoup, l'amour est conflictuel, conditionnel et fusionnel, alors que qu'il devrait être simple, inconditionnel et libre.

Alors je me suis désengagée.
Mon mari a trouvé que je changeais d'avis drollement vite.
Que je fais pas d'efforts, pas de concessions.
Je réponds que je suis prête à faire des efforts pour aller dans une direction que je trouve bonne, et que celle du contrôle et de la preuve d'amour me semble mauvaise.
Il me dit que d'une c'est pas ça qu'il demande, et que de deux, je ne fais que les efforts qui ne m'en coûtent en fait pas, donc au final, pas d'efforts.

Et il s'est retourné, complètement.
Il m'a proposé autre chose.
De vivre comme je l'entendais.
Il ne veut plus que je fasse d'efforts pour lui, plus rien. Je vis polyamoureuse et c'est tout.
Et moi, j'étais juste heureuse de cette proposition.
Parce que j'en ai marre de me demander jusqu'au jour même si je vais aller ou non à ce café poly, si je vais oser ou non rester papoter avec l'un ou l'autre.
Parce que ça fait un an que je meure d'envie d'organiser une nuit hors de mon lit conjugal.

Alors voilà.
Je fais ce qui me plait.
Il dort, donc je regarde un truc qu'il aurait jamais voulu voir avec moi (Tomboy - qui traite aussi du mensonge)
J'ai pas cédé : il a l'impression que je le piétine toujours plus. Que lui a cédé.
Je lui dit qu'il peut me demander ce qu'il veut. Il répond que non, j'ai pas tenu deux jours l'engagement. Je répond que c'est pas pareil : me demander de faire pour lui ou faire avec lui, c'est très différent que de m'interdire quelque chose avec un autre.
Mensonge contre mensonge, ce n'est qu'une question de point de vue.

Nos points de vue sont-ils conciliables ?
Et si non ? on renonce à notre mariage ?
J'ai vu le mal que ça m'a fait, de remettre notre mariage en cause. Parce que j'étais sincère, quand j'ai signé, je voulais vraiment vieillir avec lui, mais si c'est pour qu'il continue de s'écraser pour moi, non.

En attendant je le vois qui coule encore plus profond.
J'attend un sursaut de dignité, quelque chose pour qu'il reprenne pied, se décide enfin à remonter.
J'ai passé un an à faire attention à ne pas prendre de dédisions à sa place, à vouloir l'informer, à tenter trop maladroitement de l'inclure, à le regarder couler sans que je réalise vraiment.
Aujourd'hui, je le considère malade, et je veux pas qu'il se relève sur une conception fausse de notre couple. Je veux qu'il se relève seul. Alors je lui dit ce que je pense, mon point de vue sur la vie, sur ce qu'il doit faire (faire attention à lui, prendre soin de lui, faire ce qui lui fait plaisir au lieu d'interdire à d'autre) et il commence à s'en plaindre, que j'ai pas à lui dire quoi faire.

Je sens le lien entre nous se distendre un peu plus chaque jour.

...

Combien de temps lui faudra-t-il pour renaître ?
(dépression masculine : on m'a annoncé le chiffre de 18 mois, soit le temps depuis lequel je suis poly)
Et cet homme nouveau, en serais-je toujours amoureuse ?

Dans tous les cas, il va falloir faire avec.
Avec, et pas malgré.

Mon corps m'appartient. Je suis une femme libre, et tant pis pour le regard des autres.

Merci à ceux qui m'ont lu.

(merci aussi à tous ceux qui m'ont soutenu ces derniers mois, malgré le peu de nouvelles que je donnais)

Cendre.

--

PS : j'ai demandé à mon psy son autorisation pour que je transmette ses coordonnées : contactez moi si ça vous intéresse, je vous les donnerais.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Goûter-poly du dimanche à Paris (février)

Profil

Cendre

le mardi 11 février 2014 à 23h05

hum...
C'est déjà dans 5 jours, et je sais toujours pas si je viens.
Ça reste quand même un sale anniversaire pour nous...

Bah, vous verrez bien, ça sera une surprise :)

Voir dans le contexte

Discussion : L'autre ne comprend pas

Profil

Cendre

le lundi 20 janvier 2014 à 01h16

LuLutine
Juste pour dire...on ne peut pas "faire accepter" quelque chose à quelqu'un (que ce soit le polyamour ou autre chose).

Par contre, tu peux lui faire connaître mieux ce que c'est, dialoguer, être patient et laisser faire le temps...pour voir si quelque chose est possible ou non.

Une fois mieux informées, et rassurées par l'autre, certaines personnes sont tout-à-fait polyacceptantes. D'autres restent réfractaires.

Hum... C'est peut être pour ça que je foutais plus les pieds ici, peur de retomber sur ce genre de sujet. Les sujets qui font mal.

Et pourquoi ça fait mal ?
Parce que j'y ai cru, au fait d'être patience, de lasser faire le temps, de tâcher de lui faire connaître.
Et qu'est-ce que j'ai gagné ?
De mon coté, en un an et demi (presque, le temps file très vite en fait), la conviction que je suis intensément poly, que je ne pourrais jamais me passer de ça, que je pourrais même très certainement jamais détacher les relations romantiques des relations sexuelles, que mes envies de rencontres, de contacts, de nouveautés ne feront que croître années après années (à un rythme qui semble être de deux rencontres par an, même si je ronge mon frein en ce moment)
Et en face ? La conviction que mon mari ne s'y fera jamais vraiment. Et pourtant, il comprend la théorie, comprend que je ne lui appartiens pas, me laisse faire ce que j'ai envie. Et il morfle. Il trouve ça injuste, inique, il a l'impression d'être le dindon de la farce, celui qui assure les arrières, qui assure le confort, et que les autres ne font que profiter.
Qu'il y a un vice caché dans la relation.
On en est à pleurer un temps où on pouvait tout se dire, à se demander comment on a pu arriver à si mal se comprendre aujourd'hui.
Et pourtant, on s'aime comme des fous (sinon, le couple aurait depuis longtemps explosé, mariage ou pas)

Donc, pour nuancer ce qui a été dit ici :

ok, il n'est pas question pour toi de faire accepter de force un état que tu imposes, mais de veiller à évoluer ensemble.
Ne fait pas cette erreur de j'ai fait d'avancer dans son dos parce que toi tu en as besoin. Tu as envie d'ouvrir ton couple, certes, mais tu as également envie de le préserver. Et comme la démarche vient de toi, c'est à toi de maximiser les efforts de communication, de proposer des règles, de rassurer, de renoncer parfois (et informer, surtout, quand on renonce !)

Bon courage dans cette quête, elle peut être très longue, elle peut être douloureuse, et heureusement, il y a par ici quelques exemples heureux pour redonner de l'espoir quand on le perds de vue.
Si le polyamour était une voie facile, ça se saurait.
Mais c'est une voie, pour nous, intensément gratifiante.

Je te souhaite énormément de bonheur avec tes relations.

Voir dans le contexte

Retour au profil


Espace membre

» Options de connexion