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Vous arrive-t-il souvent de penser, à ce que fait l'autre quand il est ailleurs ?

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Goffio

le mardi 18 janvier 2011 à 10h05

J' <3 ton style, Capucine !

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 18 janvier 2011 à 11h07

Goffio
J' <3 ton style, Capucine !

merci!
je dis les choses telles que je les ressent c est tout !
pourquoi se compliquer la vie
quand elle peut etre si simple!

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wazaaa (invité)

le lundi 24 janvier 2011 à 20h12

Siestacorta a écrit:

"Oh, je crois qu'entendre les difficultés avec le tiers, c'est pas si difficile. C'est savoir quoi faire en échange, quelle position avoir, attentive sans être déplacée. C'est un équilibre assez fin à tenir. Mais, avec la confiance qu'on y gagne, les danger de faire un faux pas se font de moins en moins grands."

Oups... pour ma part, j'ai trouvé une idée intéressante, mais assez schizo au final: répondre à mon namoureux avec empathie tout d'abord... puis réagir ensuite en tant que namoureux blessé de voir des règles de communication bafouées, en les rappelant avec fermeté.

En somme, pour reprendre tes termes, de garder une position attentive devant un acte déplacé...

Des bugs comme ça, faut en profiter pour corriger le tir et s'expliquer encore mieux sur les attentes de chacun. Enfin, à mon idée... dire ce qu'on ressent, c'est vital, ça sert à rien de mettre la poussière sous le tapis en prétendant qu'elle n'existe pas.

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Siestacorta

le lundi 24 janvier 2011 à 21h37

wazaaa
répondre à mon namoureux avec empathie tout d'abord... puis réagir ensuite en tant que namoureux blessé de voir des règles de communication bafouées, en les rappelant avec fermeté.

Ca peut être une bonne formule !
C'est une contradiction logique, mais sentimentalement, c'est très cohérent. Les deux intentions, empathie et demande de respect, doivent à mon avis toutes deux s'exprimer.
Je ne sais pas si il y a un ordre de priorité... Ca dépend probablement des tempéraments et de la situation.

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wazaaa (invité)

le lundi 24 janvier 2011 à 22h24

Merci de ta réponse, Siesta, elle me met sur un cheminement de pensée intéressant.

Je m'explique: en envoyant le deuxième message je savais que la relation risquait gros, et je suis encore perplexe d'avoir fait ça - une intuition qu'il fallait le faire, et je commence à capter pourquoi: j'avais besoin de savoir si j'avais vraiment réussi à changer quelque chose dans ma vie, car jusque là les relations que je nouais se plaçaient sous le signe de "je fais passer mes propres besoins après ceux des autres". Pour cette fois, sachant déjà que le lien était autrement plus significatif que bien d'autres que j'avais laissés se nouer et perdurer par peur de la solitude, il fallait que je sache si j'avais vraiment mené à bien ma crise de croissance interne, et aller au bout de ma trouille que la relation prenne fin...

Il s'est fâché de mon deuxième message, à tel point que j'ai décidé ensuite de nous imposer les six semaines de réflexion. Histoire d'imprimer vraiment quelques nouvelles réalités pour moi: oui, je peux aimer une personne de manière inconditionnelle, ET lui dire ce dont j'ai besoin - dans l'ordre: respect, puis vivre un peu de solitude pour ne pas oublier qu'avant d'être un couple, on reste deux individus, et que chacun vivra toute sa vie avec lui-même, mais pas forcément avec l'autre. Ne pas sombrer dans la fusion, qui peut laisser complètement vidé, comme si on était absorbé par l'autre.

Avec ce que tu me dis, je cerne mieux les avantages de bien séparer les deux sentiments contradictoires qui m'agitaient: vouloir être un soutien, parce que quelqu'un que j'aime profondément vivait quelque chose de si triste et douloureux, d'un côté. et rester d'une pièce tout en montrant deux facettes en quelque sorte opposées.

On est à une semaine de la fin du moratoire: quoiqu'il arrive, fin de la relation ou continuité, cela arrivera, et je suis tranquille. Que sera, sera... en couple, ou en solitude.

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Siestacorta

le mardi 25 janvier 2011 à 11h40

Tu fais du travail sur toi, et c'est un des meilleurs moyens d'améliorer tes rapports avec les autres. Mes félicitations : il arrive trop souvent que les gens fassent des efforts sur la relation sans revoir la plus basique des données : eux-même.

Pour ce qui est de règles, moratoires... Je pense que ce sont des outils face à ta propre sensibilité. Ca te rassure apparemment de cadrer les choses. Et tu as raison d'essayer, je crois.
Ca ne vaut que si ce cadre ne te dispense pas de te comprendre, si il ne fait pas que protéger tes habitudes, mais simplement donne les moyens à l'autre de dialoguer avec toi.
Je ne sais pas si je suis assez clair (pas dans mon assiette)...

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LuLutine

le mardi 25 janvier 2011 à 20h39

wazaaa
oui, je peux aimer une personne de manière inconditionnelle, ET lui dire ce dont j'ai besoin

(+) (+) (+)

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wazaaa (invité)

le mercredi 26 janvier 2011 à 16h09

Merci pour vos commentaires, Siestacorta et Lulutine.

"Pour ce qui est de règles, moratoires... Je pense que ce sont des outils face à ta propre sensibilité. Ca te rassure apparemment de cadrer les choses. Et tu as raison d'essayer, je crois.
Ca ne vaut que si ce cadre ne te dispense pas de te comprendre, si il ne fait pas que protéger tes habitudes, mais simplement donne les moyens à l'autre de dialoguer avec toi.
Je ne sais pas si je suis assez clair (pas dans mon assiette)... "

Si si c'est clair. Et on est d'accord, je pense.

En fait, les règles et le moratoire, ce sont de nouveaux outils que j'ai fini par adopter dans mes rapports avec les autres, car avant ça ça marchait à heuh, je ne peux pas dire "de la manipulation"... mais plutôt avec tout ce que je n'avais pas clarifié, que je laissais faire pour pour d'obscures raisons, probablement par habitude d'un certain chantage affectif inconscient, un gradient d'autorité qui s'installait parce que j'avais peur que la relation pète, comme quand ma moman ou mon poupa menaçaient de ne plus m'aimer si je ne me conduisais pas comme ils voulaient.

C'était de la soumission ou quelque chose qui y ressemble; alors qu'avec le cadre un peu plus formel que j'utilise à présent, je trouve ce qu'il me faut pour me positionner et bien me faire comprendre sans peur de ce qui arrive - le résultat étant souvent bien différent du "ensemble ou séparés" qui me paraissaient auparavant les seules alternatives. Plus en nuances et en concessions de part et d'autre, quoi. On se redivise en deux individus, on fissionne, mais on ne termine pas l'histoire pour autant.

Naturellement, plus le lien est fort, plus c'est facile de se positionner.

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Siestacorta

le jeudi 27 janvier 2011 à 13h47

Oki.
Je reviens juste sur une notion de règle/cadre - outil. Mon idée, c'est que ce genre d'outil est nécessaire, mais que c'est au coup par coup. Il n'y a pas un outil qui fonctionne bien tout le temps. On peut choisir dans nos boîtes le plus adapté.

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titane

le samedi 29 janvier 2011 à 12h04

Je crois que les amours multiples sont une opportunité d'agrandir notre "aimitude" au delà de la relation particulière et de sa petite histoire.

Comme disait une douce sage du forum: sortir de nos histoires d'amour pour vivre notre histoire d'aimer.

Le petit témoignage de Capucine en est un reflet...

le "centre" de l'amour ne de situe pas (sans les nier) au centre de nos petites histoires relationnelles et ce que l'on sait ou partage d'elles... Il serait pour moi, dans une conscience toute qualitative des liens... Au delà de la relation (la forme, le contenant), il y a bien un contenu!

Lire que aimer au pluriel ce n'est pas la transparence, mais le respect de la liberté de l'autre et de son espace et ses jardins secrets: c'est du contenu!!

Se crisper sur les informations partagées ou non, paradoxalement serait de l'ordre de la "normalisation" ou "contractualisation" de la relation, et donc de la forme du contenant...

A nous de choisir ce qui est essentiel pour nous.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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wazaaa (invité)

le samedi 29 janvier 2011 à 13h30

"Se crisper sur les informations partagées ou non, paradoxalement serait de l'ordre de la "normalisation" ou "contractualisation" de la relation, et donc de la forme du contenant... "

Oui et non. Nuancer, toujours: quand c'est la teneur des informations, le contenu, qui enclenche la réflexion sur la forme - le contenant, on voit bien qu'on ne peut pas séparer totalement contenu et contenant; l'un conditionne l'autre, faut bien savoir ce qu'est en fait une information, et pour l'un et pour l'autre...

Quand je dis "Dis-moi si tu rencontres quelqu'un", ça ne signifie pas "Raconte-moi tout". Ca veut juste dire: "Si un jour tu dois te partager entre un autre et moi, j'aime mieux savoir que c'est pour cette raison que je te vois moins, pas parce que tu m'aimes moins." Contractualiser est un bon moyen de comprendre si on a toujours envie de vivre quelque chose ensemble, en désignant le plus clairement possible ce quelque chose.

Avec mon namoureux, réfléchir sur le contenu nous a amené à préciser ce qu'on entendait l'un et l'autre par "contenant". Et je pense qu'on a pas fini de rire: on se comprend jamais une fois pour toutes, les uns les autres. La preuve: on discuterait pas autant (ça finit parfois par ressembler à de la sodomie d'insectes :-) )

Je vous tiendrai au courant si je vois quelque chose d'intéressant à communiquer au forum, dans ce processus de réajustement: la fin du moratoire, c'est lundi...

A+ tout le monde

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titane

le dimanche 30 janvier 2011 à 07h36

Nuançons donc... Si c'est le contenu qui définit le contenant, a quoi sert le contenant? Pourquoi ne pas rester dans le contenu spontanément, librement et gratuitement?

Un lien dans lequel on se sent libre de dire et d'entendre... Ce qui ne veut pas dire qu'il faut tout dire, bien au contraire!! C'est plutôt accepter que l'autre ne veuille pas tout entendre, et que l'une ne veuille pas tout dire... Et que cela est peut être la seule vraie information du lien...

Accepter que l'on peut aimer sans tout savoir, sans toujours se poser des questions, et sans être amené, par des clauses illusoires, à y répondre...

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(compte clôturé)

le dimanche 30 janvier 2011 à 10h04

titane
Pourquoi ne pas rester dans le contenu spontanément, librement et gratuitement ?

parce qu'il est prudent de ne pas confondre l'idéal et la réalité des gens avec qui nous vivons nos relations...
parce que ce que tu décris là, c'est l'idée régulatrice de toute relation, mais qu'il serait dommage de sacrifier nos amours à une idée régulatrice...
parce qu'il faut du temps pour y arriver, et que si nos partenaires ont besoin de ce temps, le respect le plus élémentaire consiste à le leur donner.
je ne vois pas bien comment l'amour que je prétends porter à des êtres pourrait m'autoriser à leur faire supporter des choses qu'ils ne sont pas prêts à supporter, en particulier mon silence sur des choses qu'ils ont besoin de savoir pour les apprivoiser.

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wazaaa (invité)

le dimanche 30 janvier 2011 à 10h59

C’est aussi une question de nuancer sa lecture, Titane : j’ai parlé de contenant conditionnant le contenu, pas de contenant définissant le contenu.
« Conditionner » appelle à quelque chose de souple ; si je choisis une analogie en peinture, ça montre un tableau où les choses s’interpénètrent de manière plus ou moins harmonieuse ou même se heurtent un peu, par touches, comme dans l’impressionnisme. « Définir » par contre est en effet très carré (oh le gag), de l’ordre du cubisme. Ca bouscule, certes… et c’est bien. A certains égards.

Je réponds oui à l’invitation à sortir des sentiers battus, mais non à y rester, parce que mon choix c’est d’aller de l’ouverture aventureuse à une idée de coin du feu ; pour mieux repartir à l’aventure, de manière cyclique. Mollo sur l'élastique, c'est une super-invention qui aussi besoin de détente pour rester performante.

J’aime bien ce que tu exprimes, Janis : ça me paraît élémentaire de composer entre son idéal et la réalité, surtout quand plusieurs idéaux sont en présence. Arriver à rester ensemble, du coup c’est toute une aventure, car on est dans une sorte de politesse de la relation, qui compose avec des visions différentes de la même réalité. Et dans la politesse, je mets aussi le temps et l’énergie consacrés à tenter de comprendre le monde de qui on aime. Chaque fois que j’ai pu simplement comparer mon idée sur quelque chose avec l’idée de mes compagnons sur cette même chose, j’ai ressenti une certaine paix qui me venait du plaisir d’avoir pris le temps de capter leurs visions. C’est un gros progrès par rapport à mon temps de jeune adulte, qui croyait que forcément, l’un avait raison et l’autre tort; et donnait à mes amours un relent de pouvoir - possédé tour-à-tour - et de douteux combat, qui doit se terminer avec un vainqueur et un vaincu.

Et je reprends ta dernière phrase qui me plaît bien, juste pour la compléter : « Je ne vois pas bien comment l'amour que je prétends porter à des êtres pourrait m'autoriser à leur faire supporter des choses qu'ils ne sont pas prêts à supporter, en particulier mon silence sur des choses qu'ils ont besoin de savoir pour les apprivoiser… « 
… autant que mon discours sur ce qu’ils ne souhaitent pas savoir, pour ne pas se blesser avec.

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titane

le lundi 31 janvier 2011 à 17h56

parce qu'il faut du temps pour y arriver, et que si nos partenaires ont besoin de ce temps, le respect le plus élémentaire consiste à le leur donner. je ne vois pas bien comment l'amour que je prétends porter à des êtres pourrait m'autoriser à leur faire supporter des choses qu'ils ne sont pas prêts à supporter, en particulier mon silence sur des choses qu'ils ont besoin de savoir pour les apprivoiser.

certes... Grande sagesse... Cependant je m'adressais à ceux qui prétendre "devoir" tout dire...

Et puis ceux qui t'aiment pourraient aussi imaginer tendrement que tu ne veuilles pas forcément tout dire... Et être aussi compassionnels que toi...

C'est tout...

Pas compris ton truc de régulation... Régulation spontanée entre adultes qui s'aiment et se respectent sans chercher à imposer l'autre de dire ou de ne pas dire? Sans transformer la relation en assistance affective?

Et puis je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas... Je propose une autre alternative... Un choix...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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titane

le lundi 31 janvier 2011 à 18h00

Cette liberté dont je parle n'est pas un idéal... Pas plus que cette morale ou ethique personnelle. C'est une réalité déjà et de puis longtemps... Peu exploitée certes, mais toujours là...

A nous d'en faire ce qu'on en veut

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(compte clôturé)

le dimanche 06 février 2011 à 21h42

Et bien moi, je suis plutôt partagée.

D'un côté, cela me fais plaisir de le voir avec sa femme, avec ses enfants. Mais d'un autre, ça me fait mal. Mal parce que moi, je ne peux pas faire pareil quand il y a du monde. Je ne peux faire la même chose que lorsque l'on est tt les deux. Et oui, même si sa femme qui est aussi une trés bonne amie accepte notre relation, elle ne veut rien voir ni avoir de détails.

Dernièrement, je lui ai demandé si pour lui, de faire des calins avec moi, c'était pareil qu'avec elle. Il m'a répondu que c'était totalement différent. Alors, j'ai pousser plus lion en lui demande si il y avait des trucs que j'arrivais à mieux faire qu'elle, et inversement. Il ma répondu oui, par contre, je n'ai pas voulu savoir plus.....

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LuLutine

le dimanche 06 février 2011 à 22h14

lulu87
D'un côté, cela me fais plaisir de le voir avec sa femme, avec ses enfants. Mais d'un autre, ça me fait mal. Mal parce que moi, je ne peux pas faire pareil quand il y a du monde.

Quand il y a du monde, vous pourriez vous mettre d'accord pour qu'il n'embrasse pas sa femme devant toi, par exemple.
Ca pourrait aider, non ?

Ou alors je n'ai pas compris de quoi tu parles et je suis à côté de la plaque ?

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(compte clôturé)

le dimanche 06 février 2011 à 22h21

T'as tout compris, mais elle l'aime, et je ne peux pas lui interdire de faire ce qu'elle veut.

Même si je me sens proche d'elle, je ne peux pas (et ne veux pas certainement) lui demander ça. Mais lui, il sait que ça me gène, ils fait attention....

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Profil

LuLutine

le dimanche 06 février 2011 à 22h26

lulu87
T'as tout compris, mais elle l'aime, et je ne peux pas lui interdire de faire ce qu'elle veut.

Même si je me sens proche d'elle, je ne peux pas (et ne veux pas certainement) lui demander ça. Mais lui, il sait que ça me gène, ils fait attention....

Ben, toi aussi tu l'aimes, non ?

En polyamour, ça me semble "normal" de s'accorder éventuellement sur le fait que certains gestes d'affection soient limités (lorsque les deux sont présent(e)s) si l'un(e) des amoureux(ses) ne peut les avoir en public, comme dans votre cas d'une relation non officielle.

Bon, déjà tu lui en as parlé et il sait que ça te met mal à l'aise, il essaye donc d'en faire le moins possible si je comprends bien. Cela étant dit, sa femme est (presque) dans le même bateau, elle pourrait essayer de respecter ça aussi.

Cela étant dit, comme tu l'indiques, il est évident que tu ne peux pas la forcer...

Autre chose: quand je ne peux pas avoir de gestes tendres envers un amoureux parce qu'en public avec des gens qui ne sont pas au courant de la relation en question, je joue parfois sur les regards, les mots doux (on s'arrange pour qu'ils ne soient pas entendus évidemment !)...ou encore, il est souvent possible de s'isoler cinq minutes sous un prétexte quelconque ^^

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