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[Texte] Vrac #86 et polylose sentimentale, par Maïa Mazaurette, 2010, sur sexactu.com

Médias
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Invitée (invité)

le vendredi 14 mai 2010 à 17h02

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Texture

le vendredi 14 mai 2010 à 17h06

Merci

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LuLutine

le vendredi 14 mai 2010 à 17h10

Y aurait beaucoup de choses à relever, mais pas le temps de le (re)faire. (Oui, REfaire, parce que tous ceux qui sortent ces arguments...les sortent, justement ! Et c'est systématique.)

Elle a le droit de parler en son nom propre, mais supposer des sentiments des autres, je ne trouve pas ça très correct. Le polyamour c'est pas pour elle, ok. Mais visiblement elle n'est pas assez ouverte d'esprit pour se dire que peut-être, c'est vrai pour d'autres. Bref.

sexactu
un de mes bons amis s’est retrouvé dans une réunion de polyaffectueux, et apparemment, on y parlait de tout sauf de sentiments.

En tout cas j'en déduis que ce n'était pas une soirée PA.info !
Pas une seule soirée où je n'ai entendu parler d'amour, de jalousie, de peurs, de doutes, d'amitiés etc...de sentiments en somme ! :)

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Junon

le vendredi 14 mai 2010 à 17h37

En même temps, l'article est de Mazaurette, hein. Je n'ai rien contre elle mais on ne peut pas dire que son trip "aventurière horizontale actuellement rangée des voitures" me parle des masses. pas plus que ses scénars avec De Pins, très girly (dans le sens Cosmo du terme, pas dans le sens Riot grrl), quoi.

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(compte clôturé)

le vendredi 14 mai 2010 à 21h39

Je n'aime pas ce genre d'article ! Argh...
Ca me fait douter...

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bohwaz

le vendredi 14 mai 2010 à 21h40

D'un autre côté, si on devait réagir à chaque prout (et je suis poli) que ponds Maïa sur son blog, on ne ferait plus rien d'autre. Elle est aussi intéressante que Clara Morgane (dans le même registre) qui fait de la chanson...

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bohwaz

le vendredi 14 mai 2010 à 21h42

Sur le fond : le polyamour ce n'est pas essayer de remplir les défauts d'un partenaire par les qualités d'un autre.

Si c'est sa vision du truc, c'est pas la mienne, et c'est donc pas le même sujet.

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(compte clôturé)

le vendredi 14 mai 2010 à 22h37

Sur le fond non. Et dans les faits, non plus. Sauf...quand ça arrive.
Ca me parait tout à fait plausible de tomber amoureuse d'un autre parce qu'il aura qq chose que le premier n'aura pas.

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pierre

le samedi 15 mai 2010 à 00h10

Je vois ce que tu veux dire, mais ce n'est pas exactement ce qu'elle dit dans l'article si j'ai bien compris.

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LuLutine

le samedi 15 mai 2010 à 19h19

bohwaz
Sur le fond : le polyamour ce n'est pas essayer de remplir les défauts d'un partenaire par les qualités d'un autre.

C'est clair, d'ailleurs mes amoureux (ou les personnes dont je tombe amoureuse, car ce n'est pas toujours réciproque) ont souvent les mêmes qualités et les mêmes défauts (le premier qui me dit qu'inconsciemment je tombe toujours amoureuse du même genre de mec...euh...bah il a peut-être raison ! ^^ ).

Puis même quand j'étais exclusive, je n'étais pas avec un type "parfait" (sous-entendu "pour moi") mais je l'aimais. C'est toujours le cas aujourd'hui.

Dans une discussion avec un ami il y a un an ou deux j'ai retrouvé le même raisonnement : il m'expliquait que oui, il pouvait tomber amoureux de plusieurs personnes, mais il cherchait à choisir la "mieux" pour lui. A optimiser, en quelque sorte. J'ai le sentiment qu'il n'y a pas du tout cette recherche "d'optimisation" dans le polyamour - ou disons du moins, chez les polyamoureux que je connais bien (incapable je serais de dire si représentatifs ils sont ! - comme dirait maître Yoda).

Hypothèse : peut-être que le fait de savoir qu'on a la possibilité d'autres relations, fait qu'on ne ressent pas ce besoin...de combler tous nos désirs et besoins, justement !
Puis comme le dit Françoise Simpère, être polyamoureux apprend à savoir être seul, et bien avec soi-même. Je trouve qu'au final ça nous apprend à combler nos besoins par nous-mêmes et pas en allant chercher ceci ou cela chez les autres (parce que, du coup, on n'a pas de besoins particuliers à combler).
D'un autre côté, bien sûr qu'on n'est pas autosuffisants, surtout lorsqu'on est en difficulté. Ca arrive par exemple de chercher du réconfort, mais quand certains invitent tous leurs amis pour se faire réconforter, peut-on vraiment critiquer un(e) polyamoureux(se) qui cherchera du réconfort auprès de deux amoureux(ses) ? (pas nécessairement en même temps ;) )

Enfin, je vois autour de moi des gens qui sont exclusifs et qui cherchent dans leur couple (ou dans le couple qu'ils aimeraient avoir) la solution de leurs problèmes. Je n'ai pas vu ça chez les polyamoureux (ceux que je connais du moins, pareil que plus haut !). Ils font plus facilement face aux problèmes. Mais encore une fois, mon but n'est pas de généraliser. (Plutôt de donner des contre-exemples à la généralisation abusive réalisée sur le blog cité.)

[PS : Pour l'ami mentionné plus haut, je précise que bien qu'il n'ait pas la même façon de voir les choses que moi, il respecte tout-à-fait mon point de vue ! Comme je respecte le sien, d'ailleurs. Nous considérons tous les deux que chacun recherche ce qui lui convient le mieux, pour certains c'est l'exclusivité, pour d'autres le PA, pour d'autres....etc.]

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LuLutine

le samedi 15 mai 2010 à 19h39

Ah bah tiens, citation de Clem sur un autre fil :

Clémentine
je m'entraîne à ne pas avoir besoin des autres, et je fais mon possible pour qu'ils n'aient pas besoin de moi [...] je trouve que ça fait partie du paysage PA,

Ca rejoint ce que je disais plus haut... :)

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(compte clôturé)

le samedi 15 mai 2010 à 19h42

LuLutine
Enfin, je vois autour de moi des gens qui sont exclusifs et qui cherchent dans leur couple (ou dans le couple qu'ils aimeraient avoir) la solution de leurs problèmes. Je n'ai pas vu ça chez les polyamoureux (ceux que je connais du moins, pareil que plus haut !). Ils font plus facilement face aux problèmes. Mais encore une fois, mon but n'est pas de généraliser. (Plutôt de donner des contre-exemples à la généralisation abusive réalisée sur le blog cité.)

Juste sur ce point-ci, je dirais que mon besoin de confort personnel me pousserait aussi à aller chercher des solutions dans un couple… que je n'ai pas/plus. Enfin ce serait mon penchant naturel, quoi.

D'un autre côté, bien plus fort, moralement je me sens le devoir de tenter de m'en sortir seul. Ça ne veut pas dire que je m'en sors mieux, peut-être même au contraire, mais… c'est ma volonté.

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artichaut

le mardi 19 novembre 2019 à 22h29

Le lien est mort, voici le texte :

Vrac #86 et polylose sentimentale
14 May 2010 à 15h13 • Maïa Mazaurette
Tags : Où l'on apprendra que je suis à 100% comme copine de l'espace et que j'aime casser des rotules

Ohlala, je suis comme le lapin d’Alice, toujours en retard. Il faut que je vous parle de Hung, d’Antoine Chainas, d’Erik Rémès, et de trois sextoys. Mais comme c’est férié, je vous présente Hot Guys Reading Books, un soutien-gorge chinois qui ne comprime pas les tétons, une danse sexuelle pour hommes virils qui se la jouent Shakira (via les Inrocks), et le scoop naze du moment : une femme qui vit avec un homme plus jeune a 20% de risques de mortalité en plus (alors que les hommes qui vivent avec des femmes plus jeunes expérimentent précisément le contraire). Tout ça à cause de la pression sociale.

Sinon, on reparle en ce moment de polyamour, ou l’art d’avoir plein de petits amis au lieu d’un seul : ce mode de vie, je l’ai beaucoup défendu à l’époque de mon premier blog, avec exactement les arguments cités dans l’article. Sauf qu’en 2010, je préférerais me tirer une balle que de revenir à cette époque.

Les gens font bien ce qu’ils veulent, hein. Et je n’étais pas du tout malheureuse. Simplement, quand on est polygame/polyandre, quand on se dit qu’untel est bien pour le sexe, untel cool pour sa conversation, et untel formidable pour son humour, on se retrouve quand même deux nuits sur trois avec quelqu’un qui n’est pas terrible en sexe, pas terrible en conversation, ou pas terrible en humour.

Aujourd’hui, je préfère passer un peu plus de temps célibataire mais trouver un mec tout-en-un, à qui je vais demander d’avoir toutes les compétences requises et pas, genre, la moitié. Je me dois quand même ça à moi-même. Et évidemment, quand on trouve quelqu’un qui est intellectuellement/physiquement à la hauteur, y’a pas le début d’une raison d’aller voir ailleurs, vu qu’on le kidnappe, qu’on lui brise les rotules et qu’on le garde à domicile. Surtout si comme moi on aime le quotidien d’un couple. Ensuite, un jour, on se lasse. Et on s’en va. Et peut-être qu’on sous-couche cinq minutes avant d’en retrouver un autre, mais c’est pas bien grave.

L’important pour moi, ça reste l’amour-propre. Finir au lit avec des mecs chelous n’a jamais atteint mon amour-propre. Mais me définir comme polyamoureuse, alors qu’honnêtement c’était de l’affection et pas du tout de l’amour, je ne le ferais plus. C’est sur le mot que je coince. Le comportement est parfaitement ok et vaguement, très vaguement subversif. Par contre, mettre “amour” dans “polyamour”, c’est balancer la passion par la fenêtre. Or sans passion aujourd’hui, je préfère me coucher par terre et mourir.

(Hooo je sais très bien que les polyamoureux viendront squatter les commentaires, mais je me sens comme la vieille sage sortie du désert : pleine de compassion. Ils vont dire que c’est de l’amour et je répondrai que non. Je me souviens parfaitement de comment je justifiais le truc à l’époque, comment cette vie me semblait glamour… et comment c’était juste un moyen de gérer mon célibat et ma peur de l’engagement. A 22 ans, ce que je suis en train d’écrire m’aurait fait bondir. Entretemps j’ai rencontré des mecs en or massif, qui m’ont fait réaliser que there can be only one. Même si the one change de temps à autres.)

J’aimerais bien retrouver cette étude qui explique que quand on est vraiment amoureux, on ne voit plus les autres personnes – mais grâce à mon redoutable système de tags je suis arrivée à m’auto-perdre sur mon propre blog. Les scientifiques expliquaient que biologiquement, on ne peut aimer, vraiment aimer, qu’une seule personne à la fois. Sans doute existe-t-il des variations chimiques d’une personne à l’autre mais dans mon cas, y’a pas photo. C’est tout ou rien. Bon ok. C’est tout, un faux numéro de téléphone ou rien :)

Je n’ai pas de regrets. J’avais certainement besoin de faire plein d’expériences. Mais allez, quoi. La vie est trop courte pour n’avoir que des morceaux de relations.

(Ajout : je suis d’accord avec le fait qu’il y ait des degrés dans l’amour et qu’il faille arrêter de nous casser les bonbons avec le “vrai” amour. Je différencie par contre nettement les moments de cristallisation passionnelle, de fusion totale, et ce qui tiendrait plus de l’arrangement “friend + benefits”. La barrière n’est pas coulée dans le bronze mais parler d’amour pour tous ces états, dans mon esprit, c’est l’arnaque. Il faudrait parler de polyaffectueux et pas de polyamoureux. Par ailleurs et sans vouloir troller, un de mes bons amis s’est retrouvé dans une réunion de polyaffectueux, et apparemment, on y parlait de tout sauf de sentiments.)

Source : archive

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