Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Polyamour et enfant

Famille
#
Profil

crocus

le lundi 01 mars 2010 à 10h24

Je m'intéresse au sujet, je pense que c'est un un état naturel le polyamour mais dans notre société, avec nos modèles difficile à gérer. j'aimerais avoir le témoignage de personnes qui ont pris la décision d'avoir des enfants et qui ont deux amoureux/ses.
- Avec un conjoint? Dans ce cas, comment l'autre personne le vit? si elle a un jour elle aussi un désir d'enfant...
- Avec les 2 conjoints? Quelle organisation pour les enfants, tout le monde vit-il ensemble? dans ce cas ça veut dire que c'est assumé aux yeux de tous? Quelles difficultés?
voilà en ce moment, je constate que dans ma vie, ce serait plus facile si je vivais dans une tribue, qu'être 2 pour élever des enfants ce n'est pas bcp...
Je me dis aussi qu'on ne peut pas aimer de la m^me manière 2 personnes...
Merci

#

(compte clôturé)

le lundi 01 mars 2010 à 10h49

Salut, bienvenue.

Une bonne piste pour les polyfamilles (il me semble que c'est ça que tu évoques?):

site.polyamour.fr/

(pas trop forum, mais qui vise le cumul de témoignages, je crois; et la mise en visibilité du "problème" que ça pose tous azimuths)

#
Profil

LuLutine

le lundi 01 mars 2010 à 14h53

Et pour ceux qui lisent l'anglais il y a quelques articles intéressants sur lovemore :

www.lovemore.com/articles.php

#
Profil

Drya

le mardi 02 mars 2010 à 14h13

En fait, ce sujet m'intéresse aussi. Les témoignages que j'ai vus sur ce forum sont à peu près toujours des gens qui étaient en couple exclusif quand ils ont eu des enfants, puis sont devenus poly par la suite, donc la question est la même que dans des couples recomposés, j'ai vu un ou deux exemples ou les enfants étaient conçus par deux de 3 partenaires mais les 3 se considéraient comme parents et tous vivaient sous le même toit.
Ici c'est différent: comment organiser/aborder les choses quand on a déjà 2 amoureux ou plus, mais on peut faire des enfants qu'avec un à la fois, du moins dans des circonstances où les deux relations sont bien séparées: celui qui reste sur la touche se sentira sûrement lésé, non? Ou bien chacun a sa "relation prioritaire" et ça ne peut pas être celle avec qui l'autre aura un enfant pas de lui.. (pfff, le bazar à expliquer ^^ vous voulez un dessin?) :-D

#

(compte clôturé)

le mardi 02 mars 2010 à 15h45

un dessin, un dessin, un dessin ! :-D
(je sors)

#
Profil

Drya

le mardi 02 mars 2010 à 16h30

gneuh... qu'ai-je dis??
Alors: j'ai essayé: je renonce, hein! Imaginez: un embrouillamini de liaisons pas équivalentes dans un sens ou dans l'autre... là faut imaginer ne 3D, parce qu'en 2D, c'est impossible: comme le polyamour, mais en plus complexe: "(re)think (re)different!"

#
Profil

tentacara

le mardi 02 mars 2010 à 16h43

Je suis un peu dans le cas que tu décris, Drya :

Mes deux amoureux et moi envisageons de nous installer tous les trois et de fonder une famille.
Pour l'instant, on s'occupe surtout de trouver le mode d'habitat qui nous conviendrait à tous les trois, mais la question des enfants est très présente dans notre réflexion.

De mes deux relations, aucune n'est "prioritaire". La hiérarchie que je voyais encore il y a quelques mois a été modifiée par l'arrivée dans ma vie d'un second amour tout aussi "constructible" et porteur de projet que le premier.
Du coup, la question de savoir qui sera le père du premier enfant, (étant entendu que je désire avoir au moins un enfant de chacun d'eux) se résume plutôt ainsi :

Chez l'un de mes chéris, le désir d'être père est très présent depuis longtemps et prééxiste à la relation amoureuse. Il se trouve que c'est aussi celle des deux relations qui est la plus ancienne et la plus construite. Je souhaite avoir un enfant de lui depuis longtemps, et il me semble important de réaliser ce rêve là d'abord.

L'autre est tout à fait ouvert à l'idée d'être papa, mais c'est plus lié à l'histoire que nous vivons qu'à un désir premier. Il me semble qu'il serait heureux de s'investir dans l'éducation d'un enfant que j'aurais conçu avec le premier sans pour autant se sentir lésé. Il semble approuver mon projet d'avoir un premier enfant avec mon autre amour et un second avec lui.

En revanche, ce qu'il nous est impossible de savoir pour l'instant, c'est la mesure dans laquelle la donne change avec l'arrivée d'un enfant. Tout comme depuis le début de cette aventure à trois, nous devrons être extrêmement attentifs aux sentiments des uns et des autres, nous remettre sans cesse en question, faire preuve de patience et d'écoute.

Nous n'en sommes encore qu'à l'étape du projet (et on creuse les fondations bien profond), mais si vous avez quelques années devant vous, je vous en donnerai des nouvelles! promis!! :-D

#
Profil

amorgen

le mardi 02 mars 2010 à 20h32

Mon opinion est assez tranchée sur le sujet (étonnant non?) mais c'est mon habituel cynisme sur la nature humaine qui l'a fondé.
Je crois que le polyamour restera éternellement un mode de vie alternatif et peu accepté, en conséquence je n'imagine pas infliger à un enfant une famille de freaks, même si le projet peut être tentant par ailleurs.
Imaginer mon éventuel(le) gamin(e) expliquer qu'il a deux papas, ou deux mamans et qu'ils vivent tous à la maison suffit à calmer mes éventuelles envies de reproduction.

Ce n'est pas une critique pour ceux qui se décident à se lancer à l'aventure, j'admire leur courage, mais ce n'est pas pour moi.

#
Profil

Jena

le mercredi 03 mars 2010 à 10h21

Quid des enefants de famille recomposées ? J'ai toujours eu un maman et deux papas, et ils n'habitaient pas tous ensemble. C'est plus normal ? moins freak que si nous habitons tous ensemble ?

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 03 mars 2010 à 10h37

amorgen
je n'imagine pas infliger à un enfant une famille de freaks, même si le projet peut être tentant par ailleurs.

Je comprend bien... Mais est-ce qu'on a bien raison de vouloir infliger à un enfant une famille normale ? Pour le coup on a une longue histoire des résultats non-probants qui pourrait nous dissuader aussi.

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 03 mars 2010 à 10h55

tentacara

L'autre est tout à fait ouvert à l'idée d'être papa, mais c'est plus lié à l'histoire que nous vivons qu'à un désir premier. Il me semble qu'il serait heureux de s'investir dans l'éducation d'un enfant que j'aurais conçu avec le premier sans pour autant se sentir lésé. Il semble approuver mon projet d'avoir un premier enfant avec mon autre amour et un second avec lui.


Une partie du problème réside dans l'avenir du rapport entre le tiers non-parent et l'enfant.
Si la personne est présente, elle s'engage aussi auprès de l'enfant. Elle doit avoir un "désir d'être là pour lui", même sans liens de sang, tout en assumant de n'en avoir aucun droit.
Autrement dit, on se retrouve parfois dans des situations morales et affectives par rapport à l'enfant inédites : on devra les gérer seul, sans appui de lois, de famille... L'honnêteté requise en PA permet d'attendre tout cela avec optimisme, reste qu'il faut être conscient de ces éventualités non cartographiées par les valeurs familiales.

Les modèles de familles recomposées, de parents de substitution nous rappellent encore une fois que les configurations sont nombreuses, pas vouées à l'échec malgré des situations proches... mais il faut l'imaginer pour soi.

#
Profil

Drya

le mercredi 03 mars 2010 à 12h45

tentacara
Nous n'en sommes encore qu'à l'étape du projet (et on creuse les fondations bien profond), mais si vous avez quelques années devant vous, je vous en donnerai des nouvelles ! promis! ! :-D

Ton témoignage est toujours très riche :) j'attendrai...

#
Profil

ERIC_48

le mercredi 03 mars 2010 à 14h36

Moi je suis pour vivre en groupe et avoir plein d'enfants de plusieurs femmes sans trop me soucier de quoi que ce soit, et de les élever du mieux que je peux.
Mais je suis maintenant un peu trop vieux pour en assumer de nouveaux aussi longtemps qu'il en auraient besoin. En tous les cas, si je pouvais, je ne me gênerais pas.
Non seulement, il ne faut pas avoir honte d'être poly, mais il faut transmettre cette fierté.
L'amour, ça s'apprend, et ça se transmet.

#
Profil

tentacara

le mercredi 03 mars 2010 à 14h54

ERIC_48

Non seulement, il ne faut pas avoir honte d'être poly, mais il faut transmettre cette fierté.
L'amour, ça s'apprend, et ça se transmet.

Entièrement d'accord! Je suis bien heureuse que mes parents m'aient imposé leur différence et d'avoir dû expliquer mon enfance durant que "papa est noir et maman est blanche, c'est pour ça que je suis dorée"
J'ignore s'il est "sain" ou pas d'avoir des enfants quand on est poly. Je suis poly, je veux des enfants. Ils grandiront dans un foyer avec des adultes intelligents et plein d'amour entre eux et pour eux.
Quant à les envoyer plus tard dans la fosse aux lions, je m'emploie dès à présent à limer les dents des fauves, histoire que dans dix ans, quand les lions eux aussi seront parents, ils ne se jettent pas sur ma progéniture pour la déchiqueter.

Je reste convaincue que grandir parmi des gens intègres et aimant, même si leurs choix sont différents est une arme bien plus efficace dans la vie qu'une prétendue "normalité".

#
Profil

amorgen

le jeudi 04 mars 2010 à 18h47

Aurelien
Quid des enefants de famille recomposées ? J'ai toujours eu un maman et deux papas, et ils n'habitaient pas tous ensemble. C'est plus normal ? moins freak que si nous habitons tous ensemble ?

Tu n'as pas compris le sens de mon intervention. Je n'ai pas de jugement à faire sur les familles, mono ou poly, elles restent le premier lieu d'aliénation autant qu'un lieu d'amour. Quand au freaks, c'est pour moi un terme affectueux, non injurieux.
Ce que je voulais dire c'est que je n'ai pas envie que mon enfant soit mis au pilori par ses congénères au prétexte que ses parents ne sont pas dans la norme.
L'exemple des familles recomposées est intéressant parce que si maintenant elles font partie du paysage les enfants de divorcés ou de mères-célibataires ont bien morflé à une certaine époque.
Du coup on a deux choix, le choix optimiste de se dire que les familles polys feront elles aussi partie du paysage, ou le choix pessimiste (le mien) de se dire que jamais la société ne l'acceptera.
Je ne désire donc pas imposer à mon enfant le poids de mes choix de vie.

C'est plus clair ?

Ah et je précise que je suis déjà père, satellitaire pour reprendre la jolie expression de Siesta, et que dans la région un peu rigoriste où vit ma fille, elle a déjà du subir les remarques de ceux qui s'étonnent qu'il y ait trois papas pour trois enfants.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

#
Profil

Tchu

le jeudi 04 mars 2010 à 19h34

Venir ou ne pas venir d'une famille de freaks...

Tu dis, Amorgen, que tu n'as pas envie que ton enfant issu d'une famille poly soit cloué au piloris à cause de ça.

Certains enfants, ayant grandit dans des familles mono, puis recompos, arrivent à se clouer au piloris tous seuls une fois adultes. Ce n'est seulement l'éducation que les parents leur donnent qui va les construire. C'est aussi eux mêmes.

Et je parle en connaissance de cause... :-/

#
Profil

Drya

le vendredi 05 mars 2010 à 20h57

En fait, il semblerait que, plus on est élevé par des parents dont le mode de vie en cohérence avec leurs principes, plus on devient solide, même si on finit par avoir des principes différents d'eux. Plutôt que voir qu'on doit forcément vivre en contradiction avec soi-même "parce que c'est comme ça".

#
Profil

lam

le samedi 06 mars 2010 à 01h38

Est-ce que l'essentiel ce n'est pas de montrer à ses enfants (par ce que l'on est et ce que l'on fait) que les choix sont ouverts et que la décision leur appartient?
Axer sur la responsabilisation et l'autonomie quoi...

Il me semble qu'on peut arriver à ce message là, quelque soit la forme de ses relations amoureuses.

#
Profil

ERIC_48

le samedi 06 mars 2010 à 21h38

Drya, lam, ces deux façons de faire me plaisent bien.
Et c'est vrai aussi comme dit Tchu que l'on se construit aussi tout seul.

Bien sûr, les remarques et questionnements de la société, peuvent êtres vues comme nuisibles pour l'enfant comme l'évoque Amorgen, mais il est aussi possible de les voir comme constructives dans la mesure ou l'enfant apprend à les contrer, car il y a toujours quelque chose qui déplait aux autres, quoiqu'on fasse, on reçoit toujours des remarques désobligeantes des autres. Le tout est d'apprendre à les contrer. Et c'est à ce moment là, que la cohérence des parents, la façon dont ils s'y prennent pour contrer ce genre de remarques et pour l'expliquer à l'enfant, tout comme la possibilité laissée à l'enfant de finalement se démarquer par rapport à eux, sont des éléments plus utiles à l'enfant que de lui montrer qu'il faut vivre caché pour ne pas subir les remarques, qui vont de toute façon lui venir d'un côté ou de l'autre.

#
Profil

LuLutine

le dimanche 07 mars 2010 à 09h49

ERIC_48
il y a toujours quelque chose qui déplait aux autres, quoiqu'on fasse, on reçoit toujours des remarques désobligeantes des autres.

Je plussoie.

Et sinon pour reprendre l'exemple d'un enfant ayant deux pères dont (nécessairement) un seul est biologique, je pense (mais je peux me tromper) qu'il est sain pour lui de connaître son père biologique et d'avoir un autre nom que "Papa" pour appeler le second (son prénom tout simplement, par exemple).
Je pense que ça permet d'avoir des repères et par la suite, je ne vois pas où est le problème dans le fait de dire aux autres "oui, Papa et Maman habitent avec un ami".

Je ne vois vraiment pas qui n'envisagerait pas d'habiter (pourquoi pas ?) avec un frère, un cousin, un oncle, un ami etc. Moi, je suis bien en coloc avec une amie, et si j'ai un enfant un jour, ça ne me choquerait pas de continuer d'habiter avec elle si elle le souhaite aussi (par contre, on déménage, chez nous ce n'est pas assez grand pour un gosse qui court partout ^^ ).

Alors oui bien sûr, lorsque "l'ami" est un second amoureux, ça change un peu la donne. Lorsqu'on a un enfant de ce second amoureux, encore plus. Mais nos histoires privées ne regardent personne d'autre que nous, rien n'oblige à rentrer dans les détails.

Certaines personnes (raisonnant "monogamement") se diront peut-être : "Elle habitait avec son copain et un ami, elle n'aime plus son copain, elle est tombée amoureuse de l'ami, maintenant ils ont un gosse aussi, et ils restent tous les trois ensemble pour le bien des enfants." Franchement moi, je n'aurais pas grand'chose à cirer des interprétations possibles.
Quant à ceux qui auront la bonne interprétation ("Elle est amoureuse des deux"), je gage qu'ils auront l'esprit un minimum ouvert et ne la cloueront pas au pilori.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion