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Une sexologue me dit qu'il n'est pas possible d'érotiser 2 corps à la fois ?

Sexualités
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Ann

le vendredi 18 novembre 2016 à 18h46

D'ou cela vient de dire cela ? c'est la deuxième fois qu'une sexologue me le dit. Pourquoi dit elle cela ? Quelles sont ces sources à votre avis ?

Je pense que c'est en partie vrai mais qu'en pensez vous ? En étant sincère, y a t'il des personnes parmi vous qui ont développer une sexualité avec une nouvelle compagne sans beaucoup atténuer celle avec la première ?

Est ce que certaines et certains d'entre vous ont plusieurs relations amoureuses et sexuelles épanouies simultanément ?

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gdf

le vendredi 18 novembre 2016 à 19h05

A mon avis, c'est un pur dogme. Les sexologues ou autres psychanalystes ont souvent des théories autoréalisatrices illustrées par 2 cas cliniques qui les arrangent (affirmation parfaitement biaisée, basée sur ma propre théorie auto-réalisatrice :)
De mon expérience, l'apparition d'une nouvelle relation sexuelle renforce la première plutôt que de l'atténuer.

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RobotEtourdi

le vendredi 18 novembre 2016 à 21h29

En général, dans les sciences sociale et les sciences de la psyché, les fondements théoriques ne sont pas à ce point solides que l'on puisse énoncer des affirmations générale et catégoriques. Les scientifiques rigoureux sont beaucoup plus précautionneux.

Pour le cas de la sexologie, hum... disons que les fondements théoriques de la partie "psychique" peuvent faire l'objet de discussions.

Bien sûr, je dis tout cela pour répondre à une situation où le sexologue aurait sorti cela d'un bouquin ou d'un cours. Mais c'est important de se souvenir qu'être praticien, ce n'est pas être scientifique. Au mieux, c'est utiliser la connaissance acquise grâce à une démarche scientifique. Et le reste du temps c'est appliquer ses convictions et son expérience toutes subjectives qu'elles peuvent être.

Ici, en l’occurrence, pour invalider l'hypothèse que tu cites, il suffit de trouver un seul et unique contre-exemple. En libertinage et en polyamour, j'en ai observé et vécu des dizaines.

Si les contre-exemples ne suffisent pas à convaincre ceux qui énoncent l'hypothèse de sa non-validité, alors c'est qu'il s'agit d'un énoncé infalsifiable, non scientifique par essence. On est alors dans le domaine de la croyance, de la foi.

Notons d'ailleurs que la charge de la preuve n'était pas de notre côté car ce qui est affirmé sans preuve peut être réfuté sans preuve.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Ann

le samedi 19 novembre 2016 à 00h48

Merci.

Les dizaines expériences que tu as observées et ou vécues étaient elles sur le long terme ? C'est à dire qu'une personne connait une sexualité épanouissante avec 2 partenaires au long de plusieurs années ?

Cette affirmation m'apparait fausse mais ce qui me fait douter est que lorsque j'ai eu une seconde relation amoureuse et sexuelle, je n'aimais plus la manière dont mon premier partenaire me touchait, je souhaitais qu'il soit doux et précautionneux comme le second.

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Albaboun

le samedi 19 novembre 2016 à 01h52

Bonsoir,
J'ajoute mon modeste grain de sel au débat. En prolongement de ce que disait Mr Robot ( :-) ), Je crois en effet que les sciences sociales se bornent à l'étude des systèmes (sociaux en sociologie, psychiques en psycho, spirituels ou plus prosaïquement aux conventions et convictions en philo)... Cette étude permet de développer des grilles de lectures et d'analyses contextualisées, qui sont valides dans le contexte dont elles dépendent.

Des principes généraux peuvent parfois être énoncés comme valides, ce qui n'autorise pas à les extraire de leur contexte pour en faire des sois disant "valeurs naturelles de l'humanité". Je développe... Il est d'autant plus facile de définir des principes directeurs généraux que le groupe est restreint. Par exemples, dans ma bande de potes, on pourrait définir que la réussite sociale ne se quantifie pas en terme de statut ou de possessions... Ce qui ne permet pas d'énoncer que ce choix se vérifie partout.

L'exemple cité sur l’érotisation de deux corps, enfin, dans mon cas, ce serait des deux personnes qui habitent ces corps, est effective depuis plus de deux ans, dans deux relations sérieuses. J'ironise sur les personnes qui habitent ces corps, car c'est dans mon cas tout aussi important que leurs "plastique". J'aime au moins autant leurs idées et ce qui s'exprime dans leurs yeux que leur enveloppe charnelle. Et si tout n'est pas linéaire, la sexualité dans ces deux relations est plutôt satisfaisante et épanouie, de ce que je puisse en juger. C'est d'ailleurs assez flagrant de constater que dans les périodes où je vais bien et ai une sexualité riche et enthousiaste, cela est vrai des deux cotés. Si un contre exemple invalide le propos généraliste, ben, en v'la un.

De plus, je dirais que le propos de la personne sexologue aurait pu trouver un peu de justesse par une contextualisation... Par exemple, s'il avait été dit: "Il n'est pas possible d'érotiser deux corps, au sein de l'opus dei", hé ben j'aurais sûrement dit oui, le propos est juste! En effet, le carcan socio-spiritualo-politique qui règne dans cette institution ne permet certainement pas d'érotiser deux corps... Celui ou celle qui s'y essayerait, tout en gardant son statut, risquerait de vivre tellement de culpabilité que cela rendrait la situation impossible... A moins, peut-être, que l'on considère le corps du christ comme "érotisable", mais ça risque d'être un autre débat, puis il y aurait la notion de consentement qui deviendrait ambiguë. :-D

Bref, je crois, en prolongement de Mr Robot toujours, que les sciences sociales un peu sérieuses prennent en compte que la diversité, la multiplicité et la richesse humaine ne permet pas de définir des règles comme celle énoncée précédemment. Celles et ceux qui s'y risquent ont généralement viré essentialistes, c'est à dire que leur immense bon sens et leur analyse sans faille leur a permis de définir des grandes lignes de la "nature humaine"... Qui paradoxalement auront le plus souvent échappées a une bonne part de leurs congénères humains, qui en perdent a l'occasion, de fait, leur "nature" ou condition humaine.

Cela m'amène a l'élément important qui me tenait à cœur, qu'est ce qu'un bon thérapeute?!... C'est valable pour un-e sexologue, un-e psychothérapeute, un-e psychiatre, mais aussi dans une certaine mesure pour un-e généraliste. Je vais évoquer deux pensées assez contradictoires à ce sujet.

La première, c'est que pour m'aider, me comprendre, percevoir d’où je viens, ou je veux aller, comment m'aider, il me faut un-e soignant-e qui partage avec moi un socle de convictions, perceptions sociales, d'éléments culturels et d'analyses politiques. A mon sens c'est partiellement juste, car c'est plus simple de me livrer et de recevoir les conseils d'une personne que je respecte profondément et dont je perçoit un respect en retour. Mais cela induit un autre problème, c'est que personnellement, par exemple, les psychiatres proches de moi politiquement et humainement, qui ont validés leurs études et accédés a des fonctions, n'ont exercés que six mois, en moyenne, avant de ne plus supporter le cadre institutionnel qui leur était accessible... De déprimer un bon coup, puis de décider que finalement leur vie était plutôt d'aller planter des choux dans des lieux alternatifs de production agricole collectifs. C'est chouette pour le collectif qui bénéficiera sûrement de leurs compétences pour la gestions des interactions humaines, mais ça n'aide pas à les consulter.

La deuxième idée, c'est donc qu'un-e bon-ne thérapeute, c'est celui ou celle dont je ne perçoit pas une incompatibilité avec moi, dont je perçois une "bienveillance"... Mais aussi qui sait se détacher de ses présupposés sociaux, culturels et autres, pour qu'ils entachent le moins possible la relation de soin. Tout ça pour dire enfin que si le propos de ta sexologue ne corresponds pas à ce que tu ressens, crois, vis, souhaites, le plus simple reste sûrement de changer de sexologue.

A+ :-)

Message modifié par son auteur il y a un an.

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RobotEtourdi

le samedi 19 novembre 2016 à 12h07

Ann
Les dizaines expériences que tu as observées et ou vécues étaient elles sur le long terme ? C'est à dire qu'une personne connait une sexualité épanouissante avec 2 partenaires au long de plusieurs années ?

Concernant ma propre expérience, c'était sur du court terme. Mais je l'ai observé sur du long terme.

Après, bien sûr, je ne suis pas dans la tête de gens. Et de même, je ne saurais pas dire quelle est la proportion des couples monogames qui considèrent leur sexualité épanouie, que ce soit au début ou après quelques années.

Dans ta situation, je me dis que l'expérience de la deuxième rencontre a pu peut-être faire évoluer les contours de ta sexualité (ce qui paraît assez positif au premier abord). Ça arrive aussi quand les relations ne sont pas simultanées, d'ailleurs.

Ça peut est être interprété comme des "standards plus élevés" ou simplement comme des envies différentes, sans hiérarchisation.

Mais j'imagine que ça te pose question parce que tu as l'impression qu'il n'y a plus de compatibilité entre ce qu'aime ton premier partenaire en matière de sexualité et ce que tu aimes toi. C'est bien ça ?

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Ann

le samedi 19 novembre 2016 à 14h42

Merci beaucoup albaboum ! Tu m'as entièrement convaincue. J'en ai marre de tous ces gens qui m'affirment n'importe quoi ! Pendant longtemps je me suis sentie inapte à savoir comment vivre et ai donné bien trop de crédits aux affirmations des autres, aussi et notamment à des personnes professionnelles (que je présupposais compétentes et bonnes).

Je me rends compte qu'en fait la valeur de tous ces propos est bien limitée et surtout toujours très contextuelle.

Je pense que du coup, beaucoup de psychologues (et ou sexologues) au lieu d'aider desservent leur patients, et en particulier leurs patientes à leur donner des responsabilités qu'elles n'ont pas, et à les convaincre de vérités qui n'en sont pas.

J'ai 30 ans et je me rends compte que de plus en plus les personnes à qui je demande de l'aide pour mieux vivre mes relations amoureuses et familiales (ou même dans le cadre de mon travail) ont des regards limités. Je connais beaucoup de choses que ces personnes ignorent totalement et qu'elles ne veulent pas prendre en compte pour ne pas perturber leur cadre à elles.

J'aime beaucoup ce que tu dis sur qu'est ce qu'un-e bon-ne thérapeute. Cela me parle vraiment ! Dans ma vie 'été suivie' par 3 psychologues et 2 infirmiers psychiatriques pendant 3 ans en tout. Mon principal problème étant que mon père est violent, mon second problème étant que je suis polyamoureuse et bisexuelle et mon dernier problème étant que je ne suis pas pour un système économique libéral ! Ces 'therapeuthes' ont tenté de me convaincre que ma mère était responsable de la situation ou que je n'avais pas le bon regard sur mon père et qu'il était mieux que ce que je pensais, ou encore que j'avais des partenaires ayant peur du conflit et que c'était la seule raison pour laquelle ils acceptait le polyamour. Bref ! Je pense que la société actuelle donnent bien trop d'importance aux professions de psychologues ou de psychiatres alors que la plupart sont restés dans des cadres de pensée trop limités pour aider dans bon nombre de situations.

Merci encore :).

Par rapport à ta question robotetourdi, c'est un peu ça. Nous ne savons plus comment nous reconnecter sexuellement avec mon amoureux et c'est pour cela que j'ai cherché à voir une sexologue. En fait L'une me dit que de toute façon il n'est pas possible d'érotiser 2 personnes à la fois et l'autre que c'est parceque je n'ai pas confiance en les hommes du fait de mon père violent.

Je pense effectivement que la première se trompe sur l'érotisation qui ne pourrait s'attacher qu'à une seule personne mais ne s'est pas trompée lorsqu'elle me dit que mon second partenaire avec lequel je ne suis plus me manque, en particulier la façon dont nous faisions l'amour. J'ai envie d'une sexualité en partie comme celle que j'ai eu avec lui mélangée à celle que j'ai eu avec le premier ! J'arrive à dire que j'aime pas certains gestes et il en ai gêné mais j'arrive pas vraiment encore à dire ce que j'aime ce dont j'ai envie et à avoir la patience pour lui apprendre.

Concernant la seconde sexologue que j'ai vu et qui pense que je dois travailler sur la confiance que j'ai en les autres et en particulier en les hommes, j'crois que j'en ai marre. J'en ai marre de me faire renvoyer que j'ai un problème de confiance parceque mon père était violent et qu'il faut que j'y travaille ! ça fait 13 ans que j'y travaille, je suis formatrice en accompagnement des femmes victimes de violences conjugales, et oui j'appréhende de faire confiance aux hommes. Et j'ai raison. Maintenant qu'est ce qui me manque pour faire confiance à mon compagnon ? je ne sais plus. Comme je viens de vivre un séparation douloureuse avec mon second compagnon et sa compagne (dont j'étais malheureusement tombée amoureuse aussi), je ne sais plus quand et pourquoi faire confiance aux autres. En général. Alors je ne sais plus complètement pour lui non plus. Ce que j'ai vécu en polyamour ces 3 dernières années est en train de me redéfinir et je suis peut être trop pressée !

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bouquetfleuri

le samedi 19 novembre 2016 à 17h03

Lire "Le Sexe Prescrit" de Sabine Prokhoris. C'est une thèse brillante qui montre comment même la psychanalyse peut être une courroie de transmission normative des rôles assignés, alors que c'est bien le dernier champ d'application que l'on soupçonnerait... Partant, la sexologie...

Ton travail personnel sera toujours plus performant à long terme, et comme pour la confiance, il faut du temps. Cela n'empêche bien sûr pas de te faire guider ou aider, mais pas par des gens qui substituent un "savoir" à ton travail. Les affirmations péremptoires, comme les recettes magiques ne résolvent jamais rien.

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Albaboun

le samedi 19 novembre 2016 à 17h35

Je plussoie @bouquetfleuri,

Mes affirmations n'ont pas pour objet de remettre en cause le bien-fondé des processus thérapeutiques ou le travail personnel. Cela étant dit, le choix de la ou des personnes qui peuvent accompagner ce travail me semble la toute première condition fondamentale. Pour demander et recevoir une aide qui s'avère utile et positive, mieux vaut être au clair sur le fait que la personne qui m'accompagne comprends où je veux aller et souhaite m'y aider.

Il était peut-être clair dans mon propos que j'en ai et en ai eu moi aussi beaucoup besoin... Il m'arrive de faire appel à des personnes avec lesquelles la profondeur de cette confiance/compréhension ne sont pas aussi profondes que je le voudrai... Mais je veille alors a être en présence d'une personne suffisamment ouverte pour ne pas "juger" ce qu'elle ne partage ou ne comprends pas, ainsi que de rester dans des demandes d'aide plus superficielles, comme agir sur les souffrances plutôt que sur les causes, pour ne pas confronter le soin aux divergences ou différences de nos aspirations profondes.

L'identité poly-amoureuse bisexuelle et anti-capitaliste offre bien trop de portes à un regard jugeant cette simple identité comme pathologique, avec des thérapeutes dont les principes s'y opposeraient. Je parle cette fois d'expérience... L'accompagnement peut donc devenir lui même nuisible et dangereux dans de tels cas, même sans aucune volonté de nuire du ou de la thérapeute en question.

Pour ce qui est du rapport avec ton partenaire, Ann, je partage l'idée de Mr Robot sur l'accroissement de tes standards ou attentes, ce qui est bien-sur positif à mon sens. Ton premier partenaire peut être en difficulté au début pour suivre cette évolution, mais ce sera pour lui aussi positif s'il apprends à mieux écouter et entendre les envies et besoins de l'autre. Je pense que ce que tu exprime démontre de l'amour dans votre relation, ce qui laisse imaginer plein de choses positives possibles!

Le plus compliqué étant peut-être d'abord de trouver suffisamment de confiance en toi et en lui pour exprimer ces évolutions, sans juger les expériences précédentes, mais en "érotisant" justement suffisamment ces nouveaux standards pour les rendre perceptibles comme une évolution attirante plutôt que comme une forme de rupture des pratiques... Ton partenaire aura sûrement besoin de temps pour apprendre, on efface pas des automatismes et des habitudes simplement à l'instant ou on le choisi... Mais le point positif est tout de même que les neurosciences ont montrées que la plupart des automatismes cérébraux peuvent être corrigés ou effacés en 21 jours... Il ne s'agit donc pas non plus d'un chemin de croix insurmontable.

Courage et confiance dans tes capacités et possibilités de vivre de la façon qui te ressemble... Et plein de belles choses pour la suite, Ann.

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Ann

le dimanche 20 novembre 2016 à 01h38

Merci vraiment.

Ce que vous me partagez me touche et me rassure.

Cela me donne confiance et me pousse à croire en moi.

C'est rare de pouvoir parler à des personnes qui semblent me comprendre sur ces aspects fondamentaux pour moi.

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Acajou

le dimanche 20 novembre 2016 à 13h21

Le jour où on trouve un(e) sexologue qui est ouvert à 7 milliards de conceptions différents de la sexualité et des relations amoureuses, on m'appelle.
Chacun a une manière de voir les choses qui lui est propre

Ann, tout simplement, celle que tu as vu ne conçoit pas le poly, tout simplement ce n'est pas la bonne personne pour t'aider. Un psy ne peut aider qu'une certaine catégorie de personnes. Ils sont tous différents, et tous complémentaires, heureusement. On vit dans un monde complexe, la diversité est importante, et personne n'a les moyens aujourd'hui de s'ouvrir à tout.

Après qu'il y ait des gens qui ne partagent pas ton point de vue, c'est une chose, mais on ne peut pas passer sa vie à lutter contre les gens qui ne pensent pas comme nous. Tu peux valoriser ton point de vue, et te trouver toi, c'est le mieux à faire. Il s'agit de parler de toi avant de parler des autres.

Exemple :
Ton père est violent > Tu es douce.
Tu penses que c'est un problème d'être polyamoureuse et bisexuelle > Il y a plein de côtés positifs à être poly et bisexuelle
Tu n'est pas pour un système économique libéral > Tu est pour une alternative, sûrement plus coopérative/humaniste.

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