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Qui sont les polyamoureux?

Social
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Tlazol

le lundi 04 janvier 2016 à 07h38

Je suis un étudiant de licence en sociologie, et dans le cadre d’un projet de recherche, je me suis plongé dans l’univers « polyamoureux » : qui sont les polyamoureux, d’où viennent-ils, comment sont-ils devenus polyamoureux ? Malheureusement, je me suis confronté à une absence de données traitant du sujet. Je me tourne ainsi auprès de vous afin de nourrir ma recherche et mieux comprendre les polyamoureux. Voici donc un lien vers mon sondage :

https://docs.google.com/forms/d/1oR9y5S43E42g7Vyzy...

Merci de votre temps et de votre attention !

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Nurja

le lundi 04 janvier 2016 à 14h05

En Belgique, il y a eu une étude faite par un anthropologue sur le sujet.

J'ai jeté un oeil sur les questions. Il y en a plein qui sont "limites"
- parce que trop binaires (manque de choix)
- parce que les termes ne veulent sans doute pas dire la même chose d'une personne à l'autre et donc 3 personnes choisiront (par exemple) "classe moyenne" tout en couvrant des réalités très différentes
- parce qu'il n'y a pas moyens de commenter les réponses. Par exemple : nombre de relations sans pouvoir dire quel type de relation, euh...

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Apsophos

le lundi 04 janvier 2016 à 16h04

Oui comme souvent beaucoup de questions semblent "mal posées". Est-ce que tu as pensé à réaliser des entretiens sur le sujet ? (ça pourrait permettre d'étendre ou de préciser les champ des questions) Est-ce qu'il ne faudrait pas concevoir un questionnaire qui s'adresse autant aux "poly" qu'aux "mono" afin de peut-être capturer ce qui se passe entre les deux ? Et adresser ce questionnaire à différentes communautés internet et classer les réponses selon la communauté d'où elles viennent ?

Bon après si c'est juste une enquête parce qu'il faut bien en faire une pour pas avoir zéro, je t'en veux pas, hein, tu n'es qu'en licence après tout.

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Tlazol

le lundi 04 janvier 2016 à 17h57

Pour vous répondre, Nurja, je suis très intéressé par cette étude Belge, pourriez-vous m'en donner les références?

Ensuite pour adresser vos critiques, une partie de ce que vous reproché à ce sondage est le résultat d'un choix délibéré. Je voulais obtenir une information relativement générale, qui permette d'obtenir un regard surplombant sur la communauté polyamoureuse francophone qui pourrais venir informer l'éllaboration de mon travail qui est essentiellement qualitatif.

L'idée de pouvoir commenter les réponses est intéressante, je n'y avais pas pensé.

Pour vous répondre Apsophos, oui j'ai bien pensé à réaliser des entretiens sur le sujet. C'est justement dans le cadre d'un travail qualitatif que je cherche à pouvoir "déffricher le terrain" avec une tentative assez générale de pouvoir situer socialement les polyamoureux. J'ai déjà adressé ce questionnaire à d'autres communautés, mais si vous avez des suggestions par rapport à ce sujet je vous serais très reconnaissant. Enfin, ce travail cherche plus à comprendre les mécanismes à l'eouvre au coeur de la communauté polyamoureuse, et je dispose déjà de travaux de qualité sur les "monos", sur qui je compte m'appuyer.

En tout cas je vous remercie de votre participation et de vos critiques!

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bonheur

le lundi 04 janvier 2016 à 18h53

Je n'ai pas répondu. Au regard des premières questions, ça me parait très standard. Je veux dire, aucun poly n'est identique. S'appuyer sur les monos, je ne vois pas trop étant donné que ça ne veux rien dire non plus (les adultères cachent généralement intégralement leur situation). Les mécanismes sont à chercher individuellement pour chacun-e et non collectivement. Enfin c'est mon impression première.

Personnellement c'est mon système émotionnel qui m'a amené à vivre ma polyaffectivité. Ce n'est pas le cas de chacun-e.

Faire place à l'improvisation, à une communication valorisée sur un échantillon varié d'individu... me parait plus pertinent. D'ailleurs, ma situation sociale n'est le reflet de rien du tout. Elle est banale et commune, pas comme moi.

J'ignore si ça peut aider. En répondant, j'ai l'impression d'être un mouton au milieu des moutons. Le polyamour, justement, m'a permis de devenir "qui je suis", et aujourd'hui, je ne suis plus du tout un mouton.

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Apsophos

le lundi 04 janvier 2016 à 22h23

Tlazol
Enfin, ce travail cherche plus à comprendre les mécanismes à l'eouvre au coeur de la communauté polyamoureuse, et je dispose déjà de travaux de qualité sur les "monos", sur qui je compte m'appuyer.

Désolé mais "la communauté polyamoureuse" ça n'existe pas. Alors si tu veux en inventer une vas-y, ça plaira à Réservoir Prod et autres commerçants médiatiques friands d'impostures intellectuelles.

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Nurja

le mardi 05 janvier 2016 à 06h57

Tlazol
Pour vous répondre, Nurja, je suis très intéressé par cette étude Belge, pourriez-vous m'en donner les références?

Je n'en ai pas les références et le contact que j'ai passe via le site polyamour.be hors service actuellement.

Pour le reste, je suis souvent "bon public" pour les questionnaires et celui-là, il n'y a aucune chance que je le remplisse. Bref, je doute que vous arriviez à quoi que ce soit via un tel questionnaire.

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(compte clôturé)

le mardi 05 janvier 2016 à 10h51

Hello
super bizarres les réactions ! Il me semble interessant au contraire de s'interesser aux amours plurielles autrement que sous l'angle Freak psycho pathologique.
Le questionnaire est sauf erreur d'après Tiazol un complément à une approche qualitative c'est-à-dire basée sur des entretiens. Les deux démarches étant complémentaires et non exclusives en sciences sociales.
Maintenant, on peut considérer une approche sociologique illégitime en soi par hostilité/défiance pour les sciences humaines, why not mais bon dans ce cas faut enterriner le choix philosophique du ghetto et des projections qui vont avec...
Tigre

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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bonheur

le mardi 05 janvier 2016 à 11h36

Perso je n'ai rien contre la démarche elle-même. Mais la méthode est je crois à revoir complètement... elle ne plaira pas (en tout cas pas à moi, mais alors pas du tout)

D'ailleurs j'avais participé à une étude d'un jeune étudiant, il y a quelques années dont voici les références :
Sciences Po Grenoble
Nathanaël Cabaré
Le polyamour, une nouvelle expression unie du sentiment amoureux
Etude du mouvement polyamoureux dans son unité et sa diversité
Formes et enjeux du lien social, sous la direction de Madame Dominique Mansanti

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bonheur

le mardi 05 janvier 2016 à 11h37

Perso je n'ai rien contre la démarche elle-même. Mais la méthode est je crois à revoir complètement... elle ne plaira pas (en tout cas pas à moi, mais alors pas du tout)

D'ailleurs j'avais participé à une étude d'un jeune étudiant, il y a quelques années dont voici les références :
Sciences Po Grenoble
Nathanaël Cabaré
Le polyamour, une nouvelle expression unie du sentiment amoureux
Etude du mouvement polyamoureux dans son unité et sa diversité
Formes et enjeux du lien social, sous la direction de Madame Dominique Mansanti

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Nicolas_Fox

le mardi 05 janvier 2016 à 12h24

Tlazol
Je suis un étudiant de licence en sociologie, et dans le cadre d’un projet de recherche, je me suis plongé dans l’univers «  polyamoureux » : qui sont les polyamoureux, d’où viennent-ils, comment sont-ils devenus polyamoureux ? Malheureusement, je me suis confronté à une absence de données traitant du sujet.

Il y a une absence de données car les questions présupposent que le polyamour est un choix de vie. Hors pour la majorité des gens que je connais, le polyamour c'est surtout un fait. On ne devient pas polyamoureux, on l'est.

De plus, si pour nombre d'entre nous cela parait comme une révélation, c'est simplement que notre société fait tout passer par la monogamie.

Ainsi, il est difficile de concevoir que cela soit possible de vivre pleinement ce qui nous semble naturel quand tout est fait pour nous dire le contraire.

Les polyamoureux sont donc, à mon avis, des gens lambdas pour qui il à été possible de sortir du carcan de la monogamie et de s'exprimer pleinement.

Je t'invite donc à reformuler tes questions :)

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Apsophos

le mardi 05 janvier 2016 à 14h21

Bagheera
Hello
super bizarres les réactions ! Il me semble interessant au contraire de s'interesser aux amours plurielles autrement que sous l'angle Freak psycho pathologique.
Le questionnaire est sauf erreur d'après Tiazol un complément à une approche qualitative c'est-à-dire basée sur des entretiens. Les deux démarches étant complémentaires et non exclusives en sciences sociales.
Maintenant, on peut considérer une approche sociologique illégitime en soi par hostilité/défiance pour les sciences humaines, why not mais bon dans ce cas faut enterriner le choix philosophique du ghettho et des projections qui vont avec...
Tigre

Complémentaires dans le sens où l'une enrichit et affine l'autre, et vice versa. Si l'auteur souhaite étudier une communauté il pourrait être intéressant d'avoir une idée de ce qui la définit, de ses différentes composantes et de ses marges. Bon j'ai pas étudié dans le domaine mais cette idée elle me semble pouvoir facilement se former en interrogeant quelques personnes, comme les organisateurs ou "modérateurs" d'événements (cafés poly etc.) et de communautés en ligne (ici, facebook, ...), auxquels on peut rajouter quelques "cas limites".

Maintenant, résumons un peu l'échange :
- "Salut, je suis étudiants, je souhaite étudier votre communauté, pouvez-vous répondre à mon questionnaire ?"
- "On aimerait bien, mais nous, membres de cette soit-disant communauté que tu prétends étudier, nous trouvons que certaines de tes questions sont biaisées, imprécises ou carrément non-applicables, donc on aimerait bien y répondre, mais on a peur que ça ne veuille rien dire."

Et là plusieurs scénarios possibles, deux exemples :
1) - "Ah oui effectivement, si certaines questions ont un sens trop flou, aidez-moi à les reformuler ou à les préciser. Pour les biais j'en suis bien conscient, je suis étudiant, ceci est un exercice et je serai évalué en partie sur ma capacité à repérer et analyser les éventuels biais de ma méthodologie, donc je laisse volontairement des ficelles assez évidentes pour être sûr d'avoir quelque chose à dire dans cette partie du rapport."
ou
2) - "Écoutez ces questions ont été choisies et rédigées avec soin. Je vais rajouter des champs de commentaire. Merci pour vos critiques. Circulez."

Alors certes, Tlazol, on peut paraitre un peu hostiles, mais on peut quand même te demander d'enlever tes gros sabots avant d'entrer dans notre salon, même si c'est un squat. (je dis squat parce que je ne suis absolument pas affilié à l'administration ou à la modération de ce site)

(et sinon, ce sujet est sans doute en passe de devenir aussi clicheton que la "communauté" des amateurs de jeux en ligne, des conseils pour d'éventuels étudiants en socio qui passeraient par là et chercheraient une communauté à étudier (ou pour toi si tu redoubles, à la fac ça peut être une bonne chose) essayez plutôt des trucs comme "les pratiquants de l'improvisation théâtrale" ou "les développeurs de jeux vidéo indépendants", des trucs qui relèvent d'une pratique bien définie et identifiée, donc c'est plus facile de savoir si on en fait partie ou pas, de production culturelle, organisée en associations et entreprises, avec des amateurs, des pros et des "entre les deux")

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Siestacorta

le mardi 05 janvier 2016 à 14h39

Apsophos, ya une pénurie de bière dans ton quartier, tu fais de la pédago ?

Tlazol, je vais jeter un oeil à ton document.

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Siestacorta

le mardi 05 janvier 2016 à 15h08

Ok, vu.
Je vais répondre, ça me prendra pas 10 minutes.

Les questions sont basiques, je trouve pas là matière à résistance.
Il y a peut-être un biais local d'anticonformisme identitaire, ça m'étonne qu'à moitié que plusieurs personnes ici souhaitent pas se voir étiqueter... au point que cette anti-étiquetage devienne une étiquette :-)

Bon, par contre, le sondage tend vers le quantitatif, et je crains que les réponses que tu obtiendras soient surdéterminées... Plus ça va, plus je crois qu'une partie de la pratique poly (en France en tout cas) se montre peu. Le terme est connu, on commence à voir des gens qui en parlent spontanément hors de lieux d'échanges dédiés (en le vivant ou en l'interrogeant), mais je crois qu'il y a plus de gens qui se disent "je suis en train de vivre/tenter quelque chose qui ressemble peut-être à ce qu'ILS appellent polyamour" que "je suis polyamoureux". Les deux peuvent passer ici, mais c'est plutôt les seconds qui te répondront... ou insisteront pour ne pas répondre.

Tu peux compenser en allant dans quelques rendez-vous poly et voir si l'échantillon "live" ressemble à l'échantillon web. Mais là encore, comme dans nos rendez-vous on a une part conséquente du public qui change d'une date à l'autre (entre le tiers et la moitié, au doigt mouillé), on sait finalement que les proportions de "revendiqués", "pratiquants" et "intéressés" sont pas faciles à mesurer... D'autant qu'ils se reconnaissent parfois pas dans ce que d'autres pratiquent pourtant en commun avec eux.

Bon, mais te laisse pas décourager par ces emberlicoteries sociales, c'est ton boulot, aussi, de faire un peu de tri. T'en tireras bien quelque chose !

+ question 5 : quelle option décriT le mieux...

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Apsophos

le mardi 05 janvier 2016 à 15h31

Siestacorta
Apsophos, ya une pénurie de bière dans ton quartier, tu fais de la pédago ?

Y'a une sacrée pénurie de bière gratuite depuis que la Taverne a fermé, ça c'est sûr. Et je fais de la pédago comme à mon habitude, l'intérêt de cette question me semble au moins aussi douteux que celui de certaines du questionnaire de Tlazol.

Et puis on m'a dit une fois à propos des étudiants (surtout en "premier cycle") : "pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font".

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Nurja

le mardi 05 janvier 2016 à 15h44

Apsophos, moi j'a bien aimé ce que tu as écrit, mais ça doit être parce que je suis enseignante...

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Apsophos

le mardi 05 janvier 2016 à 16h12

Nurja
Apsophos, moi j'a bien aimé ce que tu as écrit, mais ça doit être parce que je suis enseignante...

Ah, désolé pour toi.

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bonheur

le mardi 05 janvier 2016 à 16h15

Oups, désolée pour le doublon, mon message ne voulait se valider... avant de se valider deux fois ???

J'aime beaucoup ce qu'à dit Nicolas0207.

Il faut d'abord s'intéresser à l'individu lui-même, à sa vie en profondeur, pour comprendre. Oui, je suis ainsi parce que ma sensibilité m'empêche de fermer mes yeux et de rejeter l'amour. Surtout au nom de l'amour. Je vois une injustice dans ce paradoxe "ne pas pouvoir aimer, parce que l'on aime déjà".

Je suis actuellement confrontée à l'insoluble décision qui demande courage pour dire à autrui qu'on l'aime et à ses premiers amours que l'équilibre va être chamboulé par de nouvelles personnes. Cela fait des mois que je me pose des questions, alors aujourd'hui, je vais devoir me jeter à l'eau. J'ai conscience que ma vie, et celles de toutes les personnes concernées va s'en trouver perturbée, chamboulée. C'est ce qui rend la décision difficile de se rapprocher de personnes qui m'interpellent au point de créer ce déséquilibre et cette intrusion dans la vie des nouvelles personnes. L'amour appelle l'amour, les poly le constatent souvent, alors je vais devoir chambouler au pluriel.

Tu vois Tlazol, c'est ainsi que je veux, dans l'instant présent, que l'on me perçoive. Cela n'a rien à voir avec des questions types. Ce que je ressens actuellement, mes doutes, mes craintes, ma frustration d'être freinée dans mon envie de rapprochement affectif, a beaucoup plus de valeur et d'importance que de savoir de quel genre je suis, quel âge j'ai, où qu'elle profession j'exerce.

Est-ce que tu comprends où je veux en venir ? A mes yeux, si tu veux savoir qui sont les polys, les questions ne correspondent à rien d'intéressant.

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Siestacorta

le mardi 05 janvier 2016 à 17h17

Apsophos
Et je fais de la pédago comme à mon habitude, l'intérêt de cette question me semble au moins aussi douteux que celui de certaines du questionnaire de Tlazol.

Arf, disons que parce que je te lis, je souhaitais plus poster la question que te la poser vraiment.
C'est pas intéressant, c'est pas douteux non-plus, j'aurais aimé que ce soit taquin.
Ou deux, ou plus.

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Apsophos

le mardi 05 janvier 2016 à 18h04

Un peu comme quand on demande comment ça va quoi ?
J'avais compris l'intention taquine, j'ai juste composé la réponse avec la collaboration de ma fidèle brique.

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