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Tourner la page ou se laisser une chance ?

(Hors sujet)
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HeavenlyCreature

le vendredi 28 décembre 2018 à 13h56

Bonjour à tou.te.s,

Voilà bientôt 3 mois que je me suis séparée et je ne sais pas quoi faire de cette relation : tourner la page ou bien nous laisser une 2nde chance. Je suis perdue...

Pour rappel, j'ai quitté mon copain il y a 3 mois. On était en relation ouverte (dès le début, à mon initiative) depuis 6 mois. La cause de cette séparation à l'époque : 1. La "rivale" à laquelle il n'a pas renoncé lorsque j'ai menacé de partir (alors qu'il n'y a pas de relation à proprement parler, la demoiselle l'ayant friend zoné depuis des années...) ; 2. le mutisme de mon ex : il a répondu "cool" à mon 1er je t'aime, il est allergique aux mots d'amour et peu enclin à communiquer lorsque nous ne nous voyions pas ("loin des yeux, loin du cœur") ; 3. Beaucoup d'égoïsme et d'ego centrisme de ça part (dans nos échanges, dans le lit...).

En somme, mon ego a bien morflé, doublé de la culpabilité d'être une jalouse, une insécurisée chronique, une dépendante affective, une frigide, une gamine attardée, et j'en passe...

Pour autant, depuis notre séparation, nos entrevues ont été l'occasion de tomber les masques tant sur le plan émotionnel que sexuel. Mais si chaque nuit passée ensemble sonne comme un moment de grâce, les jours et semaines qui suivent me plongent dans le manque, la confusion, la désillusion... Comme si je devais revivre encore et encore cette période de sevrage post rupture. J'en suis donc venue, il y a une dizaine de jours, à lui demander de couper les ponts, car je ne suis pas capable de vivre ce "plan cul amélioré" juste sereinement (à savoir que ça me bouffe énormément d'énergie et de disponibilité mentale, dont j'ai cruellement besoin pour terminer mon doctorat dans quelques mois..).

Mais à la fois, je me sens totalement addicte... Mon corps et mon cœur, que j'ai privés d'amour, de désir et de plaisir durant 11 années, réclament leur dû.

Je continue à lire les articles et les discussions sur le polyamour, la jalousie, la compersion... Et je me sens encore plus déboussolée. Entre une vision binaire me poussant à prendre le large car cette relation est vouée à me faire souffrir, et une vision plus nuancée où je me dis qu'après tout c'est peut être juste un cap à passer en réalisant un travail sur soi, sur mes propres sentiments de jalousie, d'insécurité, mon manque d'assurance, etc.

Pour dire, j'ai carrément tiré à pile ou face pour savoir si :
1. Je supprime toute trace de lui et possibilité de le joindre sur mon téléphone
2. Je lui propose une discussion pour savoir s'il y a encore qqchose à sauver.

Résultat, on s'appelle ou on se voit ce weekend pour discuter... Mais j'ai déjà l'impression d'avoir fait une connerie en "craquant" en plein sevrage...

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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Bequelune

le vendredi 28 décembre 2018 à 14h40

Hello HeavenlyCreature,

Dans ton témoignage, j'ai l'impression que tu as déjà la solution mais que tu n'arrives pas à la mettre en place pour de bon : couper les ponts. Si le voir te fais du bien sur le moment, mais finalement du mal pendant plusieurs jours, je suppose que la meilleure façon de ne pas se laisser "bouffer" par cette relation est effectivement de couper les ponts.

On peut être adepte des amours plurielles et avoir besoin de mettre fin à certaines relations devenues "toxiques" pour nous, quand elle nous font plus de mal que de bien.

Ca ne veut d'ailleurs même pas dire que votre relation est condamnée "pour toujours". Après un temps de black-out de 6 mois, 1 ans, 2 ans... on a vu des histoires repartir sur des bases plus saines. Que ce soit sous forme d'amitié, d'amants, d'amour ou toute autre configuration imaginable.

Il faut seulement ce temps de deuil, chacun pour soi, afin de pouvoir faire face — et te laisser le temps de savoir ce que tu souhaites vraiment (pas toujours évident de démêler le fil de nos envies quand on est dans la souffrance et l'addiction).

Et je crois qu'il vaut mieux couper les ponts en se disant que c'est pour de bon. Si quelque chose doit renaitre après, ça renaitra. Ce n'est pas encore le moment de se prendre la tête avec ça.

Toi seule peut choisir ; moi ce que j'en dis en lisant ton texte c'est : suis tes envies, ton instinct, suis ce qui te ferais du bien sur le moment.

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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pkd

le vendredi 28 décembre 2018 à 15h05

Bonjour HeavenlyCreature,
En lisant ton texte, je ressens que tu as besoin d'une réflexion sur ce que tu attends de votre relation.
Tu as souhaité une relation ouverte, mais tu considères une fille qui comme tu le dis à friendzoné ton ami comme une rivale... Est-ce parceque ton ami a des sentiments pour elle? Ne voulais tu que des relations de type sexfriend ?
Tu dis que tu as rompu, mais vous continuez en mode sexfriend... Ce qui n'est pas une véritable rupture, mais une transition. Elle ne semble pas te convenir.
Pour ce qui est de discuter, c'est toujours bon. Mais il faut que tu saches ce que tu veux et ce que tu ne veux pas.
D'autre part, on ne sauve pas une relation. On fait en sorte que chacun soit "heureux"... Donc si vous pouvez être heureux ensemble à vous de définir quelle relation serait bonne et sinon, peut-être que vous serez heureux sans être ensemble.
Sinon, je pense également, qu'il faut te laisser une période sans contact pour vous poser. En général quelques semaines à 1 mois sans aucun contact (ni suivi sur les réseaux sociaux ;). Permet aux émotions de se poser et de mieux voir où on en est.

Bon courage

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HeavenlyCreature

le vendredi 28 décembre 2018 à 15h42

Merci bequeluque pour ta réponse éclairée. Il semblerait que la réponse soit dans ma question, je crois bien que tu as raison, mais c'est duuuuuuuuurrrrrr !

Bequelune
Toi seule peut choisir ; moi ce que j'en dis en lisant ton texte c'est : suis tes envies, ton instinct, suis ce qui te ferais du bien sur le moment.

C'est bien là le problème :
-Si je suis mes envies, si je suis ce qui me fait du bien sur le moment : je fonce tête baissée
-Si je suis mon instinct : je prends mes jambes à mon cou

Raisonnablement, je sais que je dois couper les ponts pour faire mon deuil. Mais d'un autre côté, je n'avais plus vécu de passion amoureuse depuis 12 ans... Pendant tout ce temps, j'étais comme morte de l'intérieur... Alors c'est terrible de renoncer à ces moments de bonheur, quand bien même ils sont inexorablement couplés à de la frustration, du manque, de la déception...

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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HeavenlyCreature

le vendredi 28 décembre 2018 à 16h16

Salut pkd et merci pour tes questions et tes conseils

pkd
Bonjour HeavenlyCreature,

En lisant ton texte, je ressens que tu as besoin d'une réflexion sur ce que tu attends de votre relation.

Tu as souhaité une relation ouverte, mais tu considères une fille qui comme tu le dis à friendzoné ton ami comme une rivale... Est-ce parceque ton ami a des sentiments pour elle? Ne voulais tu que des relations de type sexfriend ?

Pas de problème avec des sexfriend ni avec des relations plus suivies, du moment que ça n'interférait pas avec notre relation, qu'on se protégeait et que je ne le savais pas. C'était le deal. Le problème, c'est que je la connaissais, elle, et l'avais même régulièrement sous le nez. Pour cause : j'ai connu cette fille et mon ex en même temps par cercle d'amis en commun, sachant que ces deux là étaient tjs collés ensemble (bien qu'elle, elle ait un copain, en relation soit disant exclusive, qui ne la désire pas, et donc ne la baise pas. C'est de notoriété publique dans le groupe et ce triangle amoureux mon ex/la fille/son mec, en met mal à l'aise plus d'un sachant que cette relation mon ex/la fille n'est pas assumée et que le mec en question est super jaloux tout en étant dans le déni total...). Dès le départ, je connaissais donc l'importance de cette fille pour mon ex (difficile de dire s'il en est "amoureux", le mot amour et tout ce qui s'en rapproche ne faisant pas partie de son vocabulaire, mais il était en tous cas très attiré) mais je pensais naïvement que c'était une fixette : qu'une "vraie" relation le ferait passer à autre chose... Sauf que ça lui est jamais passé... Je la considérais donc comme une rivale (et c'était réciproque, puisque je lui ai piqué son "faire-valoir" en quelques sortes) surtout par manque de confiance en moi, j'avais peur qu'il la trouve plus belle plus intelligente,etc. D'autant que mon ex était pas très porté sur les compliments... Je me disais aussi que ce qu'on a pas est tjs plus attirant que ce qu'on a... Et puis, j'ai eu l'occasion d'un peu mieux la connaître à l'occasion de soirées ou de sorties, il s'est trouvé que je l'ai trouvée assez stupide et limite facho, en plus d'être une super allumeuse, et là, le mythe s'est effondré! Je me suis dit : "mais bon sang, il court après cette cruche ?!". Ça l'a rendue carrément moche à mes yeux et ça a détruit au passage une partie de l'estime que j'avais pour lui. Ça a été le déclic pour rompre. Je lui ai dit en substance : "je ne peux pas t'obliger à plus la voir, à en être amoureux ou que sais-je. Mais moi j'en souffre, je perds l'estime de moi-même et de toi. Donc j'arrête là". Si je suis tout à fait honnête, j'espérais à ce moment là qu'il me retienne, qu'il renonce à elle, sachant qu'il n'y avait rien à renoncer en l'occurrence.. Mais non, ça n'est pas arrivé et ça a été super douloureux. Aujourd'hui, je ne crois plus être jalouse de cette fille, en revanche je trouve cette relation malsaine et cette fille me le rend pathétique à mes eux, ce qui est difficilement supportable ... Je me dis aussi que ce "rien" n'est pas si rien que ça, et je ne peux m'empêcher de le percevoir comme une réelle menace si jms ça venait à se concrétiser un jour. Comme si, quelque part, j'étais un lot de consolation ou pire, un marche pied lui permettant d'accéder au gros lot (il ne s'est jms rien passé entre eux, à part peut-être un bisou échangé des années en arrière et qu'ils dorment ensemble de temps en temps. Elle justifie ce "rien" auprès de mon ex par sa loyauté pour son mec, ce qui ne l'a pas empêché de tromper sans vergogne son mec avec le meilleur ami de celui ci...) bref. Une relation invraisemblable dont je préfère me tenir éloignée...


pkd
Tu dis que tu as rompu, mais vous continuez en mode sexfriend... Ce qui n'est pas une véritable rupture, mais une transition. Elle ne semble pas te convenir.

Au départ c'était une véritable rupture, on s'est plus vus, plus contactés, pas de réseaux sociaux pendant 1 mois, mais on s'est recroisés et une soirée et batatra... L'attraction la complicité la tendresse ont été trop fortes. Rebelotte les deux fois suivantes à environ 1 mois d'intervalles.

pkd
Pour ce qui est de discuter, c'est toujours bon. Mais il faut que tu saches ce que tu veux et ce que tu ne veux pas.

Justement, je ne suis pas sûre de le savoir, ou alors si, mais je sais pertinemment qu'il ne pourra pas me le donner... À savoir me prouver qu'il m'aime (ou m'aimer tout court d'ailleurs)...

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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Siestacorta

le lundi 25 mars 2019 à 10h55

Bon, j'ai un peu remonté le temps. Tu en es où ?

HeavenlyCreature

Je continue à lire les articles et les discussions sur le polyamour, la jalousie, la compersion... Et je me sens encore plus déboussolée. Entre une vision binaire me poussant à prendre le large car cette relation est vouée à me faire souffrir, et une vision plus nuancée où je me dis qu'après tout c'est peut être juste un cap à passer en réalisant un travail sur soi, sur mes propres sentiments de jalousie, d'insécurité, mon manque d'assurance, etc.

Les ressentis, outils et idées de la vie poly peuvent beaucoup enrichir notre compréhension des relations en général, pas seulement les relations non-exclusive.

Mais
- j'ai l'impression que tu te remets plus en question que nécessaire. Un peu par défaut, parce que la remise en cause semble pas se trouver par ailleurs dans le dialogue, ni dans la tête de cet homme. Tu fais le boulot sur toi pour faire exister un boulot, j'ai l'impression. (ça veut pas dire que ça fait rien d'autre de bien).

- tu peux travailler plein de qualités poly... sans obtenir de résultat sur cette relation. Par contre, ce qu'elle te fait éprouver permet sans doute de te comprendre mieux. C'est peut-être son bon résultat. Ce qui serait un échec, ce serait pas la rupture, ce serait de ne pas mieux te comprendre après cette relation. Mais t'en as dans la tête, ça n'arrivera pas !
Le cap à passer, à mon sens, c'est pas trouver la façon d'être heureuse en travaillant sur ta façon de voir les relations pour la mettre au service de cette relation, c'est de savoir si le lien, l'attachement, ici, te convient.

- l'existence de cette relation, tout le temps qu'elle dure peut avoir une valeur indépendante de ce qu'apporte l'Autre volontairement. Ce que tu y mets en ce moment et même ce que tu y mets de pénible pour toi-même ça crée un lien qui, peut-être en ce moment dans ta vie, peut valoir mieux que pas de lien (c'est pourquoi des plans culs ne rempliraient pas le rôle).
J'ai lu plus haut que tu parlais de doctorat... As-tu envie de te sentir "célibataire" (disponible ou non) pendant cette période de ta vie ?

Voilà, c'est très parcellaire, mais j'ai eu envie de donner quelques réactions.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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HeavenlyCreature

le mercredi 27 mars 2019 à 23h14

Oh ben mince, je n'avais pas vu que tu avais remonté ce msg ! Je te remercie pour cet intérêt.

siesta

Les ressentis, outils et idées de la vie poly peuvent beaucoup enrichir notre compréhension des relations en général, pas seulement les relations non-exclusive

Oui, j'adhère totalement : si je ne suis pas totalement convaincue que le PA soit pour moi, je suis en revanche convaincue que les questions et les expériences que je vis en m'y confrontant me font avancer dans ma manière de relationner en général, et sur ma propre identité...

siesta j'ai l'impression que tu te remets plus en question que nécessaire. Un peu par défaut, parce que la remise en cause semble pas se trouver par ailleurs dans le dialogue, ni dans la tête de cet homme. Tu fais le boulot sur toi pour faire exister un boulot, j'ai l'impression. (ça veut pas dire que ça fait rien d'autre de bien).

Là, tu touches du doigts un élément essentiel. Effectivement, si je suis seule à faire "le job", alors j'en viens à me remettre plus en question que nécessaire et à tourner en rond. C'est du moins la conclusion à laquelle j'en suis venue avec R (mon ex) : je me tapais toute la charge mentale de notre relation, je mettais sans cesse en cause ma manière de relationner face à qqun qui n'était ni dans la remise en question, ni dans le dialogue. J'ai frôlé le "burn out" amoureux, mais j'ai quitté le navire à temps.

siesta

J'ai lu plus haut que tu parlais de doctorat... As-tu envie de te sentir "célibataire" (disponible ou non) pendant cette période de ta vie ?

Là encore, tu touches du doigt qqchose de central. J'y réfléchis bcp et je me dis : qu'est ce qui m'a poussée, à un an de la fin de ma thèse à me lancer dans une relation si compliquée avec R. ? Qu'est ce qui me pousse à 2 mois du rendu du manuscrit, alors que je sors juste de cette relation compliquée, à me lancer dans une nouvelle relation avec F. (qui par essence risque d'être compliquée puisque je suis intrinsèquement insecure)? L'image qui me vient, c'est celle d'un mulet dont il faudrait équilibrer les charges (de chaque côté) . J'ai l'impression que plus j'ai de travail et de pression à cause de mon doctorat, plus je dois augmenter l'intensité émotionnelle sur un autre plan de ma vie : ici, ma vie amoureuse. Il y a qqchose de l'ordre de la boulimie et de la fuite, et il est vrai que si la démarche est qque peu kamikaze, cela me fait relativiser cette fin de thèse que je vis, bizarrement, relativement sereinement (j'entends par sereinement que je ne suis pas au bord du gouffre étant donné la m.... dans laquelle je suis)..

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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HeavenlyCreature

le mercredi 27 mars 2019 à 23h34

Ah oui et euh, je précise encore par rapport au dernier point évoqué : l'intensité émotionnelle est vraiment là, ce qui veut dire que je vis vraiment à chaque fois les relations sincèrement (avec F notamment, c'est pas anodin) et que ce n'est pas juste un "passe temps" destiné à me changer les idées entre deux phases de rédaction. Je vis TOUT à fond (et je me demande bien d'ailleurs comment j'arrive qd même à avancer dans ce bordel ... Je dois être un peu zinzin ^^'... Mais je crois que tout ça me tiens éveillée : mes relations, ce forum, la thèse...

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Siestacorta

le jeudi 28 mars 2019 à 07h33

HeavenlyCreature
ce n'est pas juste un "passe temps" destiné à me changer les idées entre deux phases de rédaction.

Je ne dis pas qu'il s'agit de faire un bouche-trou...
Le fait d'entrer en relation peut avoir une utilité "existentielle". Certes, une utilité. Il y a un risque de dépersonnalisation de l'amoureux.se / aimé.e (je crois même que c'est un risque super commun : quand on s'aime plus en couple que seul, c'est un besoin assez fort pour ne pas vraiment voir la personne et la relation telles qu'elles sont).

Cette utilité n'est pas moindre, et moins égoïste qu'on ne pourrait le croire. Ce qu'il se passe pour nous ET avec l'autre, c'est essentiel, même si notre rapport à ça est insecure. C'est pas un passe-temps : c'est nous en train de chercher à vivre. C'est parce que l'autre est nécessairement autre chose que notre espoir de trouver un bon petit bonheur pratique que la relation sera elle aussi autre chose que psychologiquement fonctionnelle et utilitaire.

Si au départ les raisons internes d'aimer me semblent très souvent fausser notre perception de l'autre, l'empathie, la vie du lien nous amènent à quelque chose de meilleur, de moins autocentré.
On devient la personne qui aime... Même si ça nous mène à vivre quelque chose de très différent de l'amour fantasmé ; parce que sur ce parcours, on peut rompre en aimant, ou parce qu'on peut changer de vie par l'autre quand que la relation a révélé quelque chose, ou parce qu'on peut aimer l'autre au moment où il a d'autres relations et change de vie avec nous mais pas pour nous... C'est à cette forme d'amour, qui est autre chose et plus que la relation, qu'on peut arriver. Une façon de devenir, et d'aller vers les autres, dopée aux sentiments, malgré l'égo dans les sentiments.

Je partage pas une règle, là, hein.
C'est un idéal amoureux - auquel j'ai mes propres difficultés à correspondre, d'ailleurs.
Mais c'est aussi une proposition de lecture de ce qui se passe aux moments où on doute de notre chemin, quand on se dit qu'on aime pas bien.
Ça sort de la promesse de bonheur conjugal, parce que ça finit pas forcément en conte de fée. Mais ça donne un sens "beau" aux bons et moins bons moments des histoires d'amour (qui sont pas belles pour les raisons "rose-bonbon" qu'on nous donne).

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Siestacorta

le jeudi 28 mars 2019 à 19h26

Grosses modifications de mon post précédent, pour éclairer un peu où j'allais avec ça.

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HeavenlyCreature

le jeudi 28 mars 2019 à 20h22

Siestacorta
Grosses modifications de mon post précédent, pour éclairer un peu où j'allais avec ça.

Je te remercie siesta pour ce remaniement, mais dans l'ensemble j'avais bien compris l'idée. En somme, je dirais que "les histoires d'amour finissent mal, en général..." mais "ce qui compte, c'est pas la destination, mais le chemin". Et du chemin, j'en ai drôlement fait l'année écoulée (sur le plan amoureux) et ces 4 dernières années (sur le plan familial, amical et identitaire) . Je l'ai fait dans la souffrance, souvent, mais je ne suis pas peu fière de la personne que je deviens. Ya encore du boulot, bcp de boulot, mais j'avance :)

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Siestacorta

le jeudi 28 mars 2019 à 20h45

+ : sans l'Autre, même quand il arrive par un chemin détourné, même quand la rencontre manque de majuscule, on va nulle part.

Et bon, en fait c'est pas ce qu'on sera devenu, l'important, c'est devenir tout court. Apeuprès.
(dit un mec bien velléitaire dans la vraie vie).

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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HeavenlyCreature

le jeudi 28 mars 2019 à 21h06

Siestacorta
+ : sans l'Autre, même quand il arrive par un chemin détourné, même quand la rencontre manque de majuscule, on va nulle part.

Et bon, en fait c'est pas ce qu'on sera devenu, l'important, c'est devenir tout court. Apeuprès.

(dit un mec bien velléitaire dans la vraie vie).




Message modifié par son auteur il y a 20 minutes.

Je connaissais pas ce mot, je le trouve génial !

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cactus

le jeudi 28 mars 2019 à 21h39

HeavenlyCreature
J'ai l'impression que plus j'ai de travail et de pression à cause de mon doctorat, plus je dois augmenter l'intensité émotionnelle sur un autre plan de ma vie : ici, ma vie amoureuse. Il y a qqchose de l'ordre de la boulimie et de la fuite, et il est vrai que si la démarche est qque peu kamikaze, cela me fait relativiser cette fin de thèse que je vis, bizarrement, relativement sereinement (j'entends par sereinement que je ne suis pas au bord du gouffre étant donné la m.... dans laquelle je suis)..

Hummm... pour être passée aussi par ce long chemin de croix personnel - la thèse - je crois que je comprends presque cette forme de démarche sûrement un peu inconsciente.
Pour moi la thèse, ça a été un moyen pour me prouver à moi-même que j'étais "capable". Peut-être que le polyamour, c'est un peu ça aussi me concernant, en question sous-jacente : me prouver que je vaux quelque chose. Parce que si des amoureux s’intéressent à moi, c'est que c'est le cas....

Je ne sais pas si ça a du sens ce que je dis, je réfléchis presque tout haut là... et ça ne t'aide pas trop à avancer ton schmilblick, mais bon, c'était juste des réflexions perso.

Heureusement, j'ai quand même un peu plus de confiance et d'estime de moi qu'à l'époque où j'ai soutenu (ouf !) :)

(et je te dis : courage !!!) (+)

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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HeavenlyCreature

le vendredi 29 mars 2019 à 04h27

Alors là cactus je te rejoins totalement : la thèse et le polyamour, 2 parcours initiatiques jonchés d'épreuves, l'un pour se sentir "capable", l'autre pour se sentir "aimable".
Bon sang si j'en viens à bout (cad si je ne décède pas littéralement avant la fin), j'aurais dépassé les 2 grandes problématiques de ma vie (qui ont le même fondement au final : un manque de confiance en soi.)
J'en reviens à l'idée qu'on est quand même de sacrées kamikaze, pcq 'on se confronte à nos pires angoisses...
Merci pour tes encouragements !

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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