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Sans nouvelle

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Acajou

le dimanche 09 septembre 2018 à 19h03

@bonheur
Tu sais quand je vois l'histoire de mon ex, c'était milieu familial instable, divorce des parents, conflits, tabous du à la religion, vécu d'abandon, dépression nerveuse, séjour en hôpital psy, etc...

Et souvent les gens qui ont souffert comme ça font aussi subir aux autres ce qu'ils ont vécu, même si tu n'es pas sa famille, il est vrai qu'il peut vivre comme une injustice le fait qu'il ait souffert plus que les autres, même si bon, il y a des limites tout de même.
Dis toi que tout ce qu'il te fait, c'est probablement des trucs qu'il a vécus lui-même, dont il a souffert. Tellement la haine qu'il porte est immense, etc..

Moi j'ai tendance à beaucoup trop me protéger, je ne m'abandonne plus comme ça aux autres, et du coup je me prive de pas mal de choses aussi, mais bon, c'est comme ça, je me suis endurci. C'est une autre manière de vivre les choses. J'aimerais quand même m'ouvrir davantage car je me sens un peu isolé en fait...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le dimanche 09 septembre 2018 à 19h24

@Acajou : l'appréhension peut en effet réduire à néant toute approche affective. Une personne qui n'ose pas, c'est compréhensible. Une personne qui jongle entre être bien et remettre systématiquement en question...

Je crois que Daniel Balavoine indiquait dans une chanson "contre le passé y a rien à faire". Le passé, d'après moi, nous sert à évoluer, suivant justement ce que l'on vit bien ou ce que l'on vit mal. Nous avons une mémoire inconsciente, il ne faut pas le nier. Nous avons de nombreuses mémoires, enfin plusieurs "types" de mémoire (visuelle, sensorielle, etc).

Tu sais, je crois qu'il y a une nuance entre tenir compte de son vécu et s'endurcir de telle façon que l'on se créée une carapace. Aussi, on vit de toute façon en interaction avec les autres. Toutefois, on vit pour soi avant tout, même si l'on peut concéder à certaines personnes ce que l'on refuserait à d'autres. Ceci parce que la personne en question nous touche d'une façon particulière. Je ne parle pas de toucher notre empathie, mais de toucher notre "âme", enfin je veux dire ce qu'il y a de plus profond en nous.

Vivre en mode "reclus", permet en effet une protection, mais justement ne permet pas une ouverture. De toute façon, l'abandon offre avec justesse, celle de l'instant et sans anticipation. Et d'ailleurs, que l'on se méfie ou que l'on s'abandonne, l'issue sera certainement la même.

Aujourd'hui, toi comme moi, savons ce que ça fait, que d'être soudainement inconsidéré. Je crois qu'il ne faut pas chercher à changer les autres. Tu disais que j'avais chuté, certes... à moi de me relever. Quand on a mal, ça demande du temps. Après, je reconnais, et là est un agrément du polyamour, c'est que j'ai un mari attentif. Comme je dis souvent, il est mon meilleur parachute :-D . En plus, je crois que j'ai une bonne capacité de résilience. Alors, je sais, je suis persuadée, qu'avec un peu de lest et de temps, je serai de nouveau vite moi-même. Il est indispensable d'avoir cette force en soi, ou alors on se perd et on devient, en effet, comme ceux qui nous ont fait du mal. Libre à chacun-e de ne pas devenir ainsi, même si on fait plus comme on peut que comme on veut.

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