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En collier de perles?

Témoignage
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Phanero

le lundi 04 mars 2013 à 18h41

Bonsoir à tous,

Les questions suivantes me taraudent :

Existe-t-il ici des expériences de polyamoureux vivant en couple, qui pour se réaliser ont, à la manière du célibataire qui cherche sa perle, enchaîné en série les histoires amoureuses ? Cela marche-t-il ? N'y-a-t-il pas là un risque d'usure du partenaire principal ?

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Evavita

le lundi 04 mars 2013 à 22h14

@Phanero : peux-tu détailler ta question parce que je ne l'ai pas vraiment comprise.

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Phanero

le lundi 04 mars 2013 à 22h39

Désolé Evavita, je suis un peu confus moi-même à vrai dire...

Voilà pour les détails (désolé pour la longueur de ce qui suit).

Pour commencer, j’aimerais d’abord signaler le plaisir de pouvoir communiquer dans ma langue maternelle (langue de mon premier amour, de ma mère). C’est bon de voir que la technologie puisse permettre l’échange, le progrès technique peut-être source de bien-être pour qui sait l’utiliser.

J’avais en décembre posté sur ce que je traversais alors. Même si les choses ont changé (elle a perdu son amoureux) ma souffrance reste toutefois la même. Je suis malheureux (et cynique - Snif !). Je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort, mais je veux comprendre ce qui cause mon malheur – qui n’est pas rationnel ou n’a finalement pas de raison d’être alors que l’amour, lui, doit bien avoir raison d’exister. C’est donc avec délectation, pour l’amour, que je viens sur ce forum.

Vos discussions sont une source pour ceux qui réfléchissent en dehors du carcan de la monogamie socialement instituée, terrible gâchis pour l’émancipation de l’être humain. La mono-culture qui nous englobe rend très difficile à l’amour de se diversifier. Et c’est dans cette mono-tonie que la poly-phonie résonne dans les oreilles de ma femme et de moi-même. Libérer l’amour nous semble essentiel pour vivre libre.

Cependant, le diapason qui rythme notre couple nous donne beaucoup de désaccords. Lorsqu’elle vibre par amour de l’autre, je me réjouis pour elle, mais je n’arrive pas à me détacher d’elle, je souffre de son absence. Dans cette solitude, dans le creux qui sonne, j’espère de tout cœur que cette souffrance s’atténuera. Pour cela j’ai besoin de stabilité. Pour elle comme pour moi, une part du bonheur se trouve dans la stabilité dans nos relations amoureuses. Malheureusement, les hommes qui ont traversé sa vie ont été incapables de la préserver et elle se balance de « bras en bars » dans une quête effrénée de réalisation de soi-même. Elle cherche son ego dans l’hybris et je suis entraîné dans le tourbillon de ses désirs.

Aujourd’hui, je lui ai demandé de ne pas voir son nouvel amant dont le rendez-vous était prévu dans un hôtel à la frontière austro-slovaque. Je ne lui ai pas demandé de faire cela par amour, mais pour nous, car nous sommes des « Seelenverwandtern » (ce sont ses mots ; âmes sœurs). Maintenant, je sais que je l’ai empêchée de faire ce dont son ego voulait. J’en souffre, mais je pense que le mal était nécessaire. La crise était latente…

Donc je reformule la question :
Est-ce que les divergences issues de la diversité humaine impliquent des compromis entre poly-amoureux ou bien ces derniers doivent-ils se comporter de manière égoïste pour être libre ? La liberté n’est-elle pas conditionnée par des limites qui, étant muables resteront tout de même naturelles ? Ne vaut-il pas mieux s’efforcer pour la qualité de nos relations, plutôt que sur la quantité ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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PolyEric

le mardi 05 mars 2013 à 01h53

J'ai envie de répondre là. Mais je vais dire des choses qui n'engagent que moi.

La force qui nous pousse à vouloir satisfaire notre égo (que nous soyons poly ou mono) provient du fait que notre égo est meurtri. Nous cherchons ainsi à le soigner. Notre égo a toutefois des intérêts divergeant des nôtres. Satisfaire notre égo se fait quasiment toujours au détriment de nos intérêts, parce que la plupart du temps, la vie nous demande de payer d'une façon ou d'une autre une "prestation" qui va satisfaire notre égo (nous sommes obligé de donner de notre personne, si tu préfères). Hors toute attaque de nos intérêts (de notre personne) a pour effet de meurtrir notre égo. Je détaille un peu : Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes obligé de payer pour satisfaire notre égo. En effet, si nous sommes autant désirés, comment pouvons nous expliquer la nécessité de donner de notre personne, sinon en assumant le fait que nous ne sommes pas aussi demandés que ça. Au final, plus nous satisfaisons notre égo, plus notre égo est meurtri et plus il a besoin d'être soigné, et plus nous le soignons, et plus il saigne. On ne sait même plus pourquoi il était meurtri à l'origine, mais on arrive toujours à trouver une raison.

Pour arrêter l'hémorragie, il nous suffit de calculer notre stratégie personnelle avec le moins d'erreur possible, pour assurer nos vrais intérêts. En effet, lorsque nos intérêts (les vrais) sont satisfaits, notre égo se remplit parce qu'il est content d'avoir vaincu la mort. Il revit et se montre moins exigeant, ce qui nous laisse un peu de temps pour calculer juste et défendre nos vrais intérêts, etc, etc.

Au lieu de s'attaquer à la liberté de ta compagne, ce qui revient probablement à attaquer son égo, donc à aggraver le problème, moi, à ta place, je ferais deux choses. D'abord je me mettrais à genoux chaque fois qu'elle s'apprête à programmer une escapade pour lui dire combien je l'aime et lui montrer tout ce que je suis prêt à faire pour satisfaire ses vrais intérêts (et non son égo). Si elle programme quand-même son escapade, je la laisserais faire, et au retour, je lui demanderais ce qu'elle a gagné dans l'histoire. En cas de perte (flagrante ou soigneusement cachée sous un beau paquet brillant), j''exigerais d'elle qu'elle ne perde plus jamais, qu'elle ne se fasse plus jamais avoir, qu'elle obtienne toujours de vrais gains (enfin, presque toujours), quitte à se remettre en cause, et à changer de technique. Bref, j'attaquerais son égo au lieu de le ménager. Il ne faut jamais chouchouter un égo qui échoue à répétition (qui aime bien, châtie bien, etc).

Quant au tiens d'égo, je te conseillerais de lui demander des comptes. Obtient t-il des résultats ? Si la réponse est non, alors, châtie le bien aussi.

Rien à voir avec le poly ? Et ben si en fait. Car la question que tu poses est la bonne (à mon sens) : quelle forme de poly (ou de mono) faut-il adopter pour défendre ses vrais intérêts ? A mon avis, tu te trompes seulement sur le nom de la personne qui va y répondre. Moi je dis que c'est toi qui va y répondre pour toi, et que c'est elle qui va y répondre pour elle, si toutefois vous daignez vous mettre chacun au boulot sérieusement, et chercher enfin la vrai solution qui assurera vos vrais intérêts respectifs (à long terme s'entend).

Courage, dialogue et....détermination.

J'en profites au passage pour exposer une fois de plus mes propres croyances : je ne crois pas vraiment au "poly séparé" et que la vrai solution à mes yeux est de faire un maximum de choses ensemble donc en groupe, ou éventuellement dans le même temps (chacun voit son autre amoureux le même jour), afin de ne pratiquement jamais laisser "l'autre" seul devant les "micro abandons répétés". Ah ouai, évidement ça change pas mal de choses...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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coquelicot

le mardi 05 mars 2013 à 09h20

Courage dialogue et determination: les maitres mots pour que le collier ne soit pas douloureux a enfiler!!!!

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Cendre

le mardi 05 mars 2013 à 10h40

Eric_50
Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes obligé de payer pour satisfaire notre égo

Heu... Je ne suis pas sure du tout, mais alors pas du tout d'être d'accord avec ça, mais bon, comme tu termines en disant qu'il ne faut pas s'attaquer à la liberté, on va dire qu'on arrive aux même conclusions par des chemins différents.

Eric_50
D'abord je me mettrais à genoux chaque fois qu'elle s'apprête à programmer une escapade

Ce qui ressemble à une attaque à la liberté en bonne et due forme, avec même une pointe de chantage affectif (tu emploies même le mot « exiger » qui associé à un « plus jamais » me semble des plus dangereux).
Mais si la forme ne me semble vraiment pas la bonne, l'idée me semble bonne, à savoir de lui donner la place de choisir entre faire une escapade ou rester avec son conjoint. L'idée de chercher la satisfaction du désir profond plutôt que la fuite en avant.

Sur ce, je comprends bien ta question, Phanero. Beaucoup plus que je ne saurais l'exprimer ici. Dans mes mots, j'ai traduit ça en « gourmandise », voire en « boulimie ». Et de douter parfois franchement de la sincérité de mes attachements, de ceux qui pointent...

Et pourtant.

Jamais je ne me suis sentie plus vivante, plus en accords avec moi même, plus en respect avec mes partenaires.
Et ce n'est pas parce que ma collection personnelle s'est arrêtée quelques années sur une perle de toute splendeur que je dois m'inquiéter aujourd'hui d'en glaner quelques autres, qui s'avèrent, malgré le prisme de l'accumulation, chacune magnifique et précieuse à mon cœur.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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coquelicot

le mardi 05 mars 2013 à 11h46

Eric_50

J'en profites au passage pour exposer une fois de plus mes propres croyances : je ne crois pas vraiment au "poly séparé" et que la vrai solution à mes yeux est de faire un maximum de choses ensemble donc en groupe, ou éventuellement dans le même temps (chacun voit son autre amoureux le même jour), afin de ne pratiquement jamais laisser "l'autre" seul devant les "micro abandons répétés". Ah ouai, évidement ça change pas mal de choses...

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(+) (+) :-)

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Phanero

le mardi 05 mars 2013 à 22h02

Bonsoir et merci pour vos commentaires.

je post ici en coup de vent, mais si je comprends bien, je dois laisser ma femme faire ses escapades, lui faire confiance tout en m'occupant de mon sort, tout en ne me faisant pas de soucis pour elle. Et idéalement, il faudrait que je puisse "goûter" à la joie de partager mon amour avec d'autres femmes, pour éviter le "poly-séparé". Et si je ne trouve personne, si moi je n'ai pas envie d'enfiler les perles ? Comment trouver l'équilibre ?

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Siestacorta

le mardi 05 mars 2013 à 23h00

Si tu n'as pas envie de rencontres, il se peut néanmoins que tu aies envie d'autre chose que de ton épouse dans la vie.

Sinon,

Phanero
"Je souffre"... "je n'arrive pas à me détacher d'elle"...
Dans cette solitude, dans le creux qui sonne, j’espère de tout cœur que cette souffrance s’atténuera.

pourquoi est-ce un creux ?
On est des individus complets, on ne passe pas notre vie quotidienne accroché à quelqu'un comme des moules à leur rocher. Même si on a besoin d'être aimé, quand quelqu'un qu'on aime n'est pas là, on est pas "amputé", on vit. Ce qui fait qu'on est triste est plus un regard sur ce qu'est la vie qu'une fatalité.

Elle te manque, bien sûr, et c'est un sentiment normal, encore plus fort si tu es très accoutumé à sa présence continuelle.
Et si tu n'as pas beaucoup de centres d'intérêts à toi, de plaisirs et de bouts de vies personnels, tu ressens encore plus ce manque.

Mais il n'y a - peut-être - pas que ça, dans ce "creux".
Il y a le manque qui est plus peur de manquer plus tard que manque maintenant.
Et il y a toute les petites et grandes peurs personnelles qu'on traite et ressent moins quand on est en partie capté par la présence de l'autre.

Bref, cette part vide, c'est pas que son absence, c'est ce qu'elle révèle aussi de comment le reste avance.
C'est comme si le couple c'était deux personnes qui, en se tenant l'une à l'autre, tenaient leur équilibre commun en reposant chacune de son côté sur une seule jambe.
Yen a une qui décide de poser son autre pied, d'aller se balader puis de revenir. Est-ce que la seconde est obligée d'attendre à cloche-pied ?

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Siestacorta

le mardi 05 mars 2013 à 23h08

(le couple, c'est essayer de résoudre à deux des problèmes qu'on aurait jamais eu tout seul)
(mais ça c'est juste de la misanthropie, le raisonnement est parallèle, mais pas tout à fait pertinent, c'est juste que ça m'a toujours fait sourire)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LuLutine

le mardi 05 mars 2013 à 23h15

Siestacorta
Est-ce que la seconde est obligée d'attendre à cloche-pied ?

Très bonne image (+)

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lam

le mercredi 06 mars 2013 à 00h09

Phanero je pense aussi que la solution n'est pas dans comment toi tu vois "l'ego" de ton amie, mais plutôt dans ce que les peurs qu'elle aie d'autres amours te disent à propos de toi-même.

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Evavita

le mercredi 06 mars 2013 à 00h12

Eric_50
D'abord je me mettrais à genoux chaque fois qu'elle s'apprête à programmer une escapade pour lui dire combien je l'aime et lui montrer tout ce que je suis prêt à faire pour satisfaire ses vrais intérêts (et non son égo).

Je ne vais pas m'étendre sur ce en quoi ce genre de méthode me révolte parce que chacun fait ce qu'il veut et que je me contenterai de me révolter le jour où quelqu'un me fera un coup pareil.

Par contre, j'aimerais faire remarquer en quoi cette technique risque d'avoir des conséquences désastreuses : si à chaque fois que quelqu'un s'apprête à faire quelque chose qu'on ne souhaite pas on tombe à genoux voilà les deux issues possibles que je vois (il y en a peut-être d'autre mais pour l'instant je ne les vois pas).
*Soit on fait comme moi, et on s'en tien à notre décision de départ juste pour bien faire comprendre que le chantage affectif ne fonctionne pas avec moi et pour m'assurer qu'il n'y aura pas récidive. J'ajouterait que s'il avait cherché à simplement en discuter avec moi et trouver un compromit il aurait eu bien plus de chance d'être satisfait.
*Soit on adore voir ce genre de comportement chez l'autre donc on cède pour ensuite recommencer dès qu'on a envie de voir son conjoint à genoux. Ca c'est dans le meilleur des cas. Dans le pire des scénario, on se rend compte qu'on a un super levier dans les mains permettant de faire faire n'importe quoi à son conjoint "si tu ne fais pas-ci, si tu ne me cède pas cela, je vais aller me faire sauter ailleurs".

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Cendre

le mercredi 06 mars 2013 à 02h05

Evavita, je suis pas sure que Phanero ait besoin qu'on s'étende sur les conséquences sordides que peuvent avoir ce type de comportement, je ne suis pas sure que l'on fréquente un jour, l'une ou l'autre, quelqu'un capable de nous faire un coup pareil...

Par contre, Phanero, tu remarqueras à nos désaccord que tu ne trouveras sûrement pas la bonne solution ici. Seulement des oreilles attentives, quelques questionnements, un peu d'argumentation, quelques exemples.
Mais on ne te donnera aucune solution. (et n'en accepte aucune). Car la solution à ton problème t'es propre, propre à toi, à ta relation avec ta compagne, à son comportement.
Oui, bien sur, on te conseille de comprendre ce que tu ressens toi, pourquoi son absence t'es si délicate, pourquoi le fait qu'elle change d'amant aggrave ton malaise ?
Mais il faut aussi que tu trouves un terrain d'entente avec elle. Qu'elle sache que tu te fais du soucis pour elle, quand même !

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Siestacorta

le mercredi 06 mars 2013 à 02h10

Eric_50
Bref, j'attaquerais son égo au lieu de le ménager. Il ne faut jamais chouchouter un égo qui échoue à répétition (qui aime bien, châtie bien, etc).

Eric, bien que ça ne soit pas pareil, en relecture, je suis retombé sur un lien filé par popol puis lilitu.
Ca dit une chose proche : si tu laisses l'autre faire mille choix sans affrimer tes désirs de façon claire, tu contribues à le paumer. Tant que tu suggères, minore l'importance personnelle que les choix de l'autre ont pour toi, tu crées un genre d'impasse invisible.
J'ai dû faire ça souvent, et c'est assez difficile d'y renoncer.

Bon, que ce soit sous la forme "inconditionnelle" ou sous la forme "j'exige que tu fasses gaffe", il y a le risque de déséquilibre, où l'on est professeur pour un élève... Quand, pour une relation amoureuse, et a fortiori polyamoureuse, on est entre égaux.

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Evavita

le mercredi 06 mars 2013 à 03h42

Cendre
Evavita, je suis pas sure que Phanero ait besoin qu'on s'étende sur les conséquences sordides que peuvent avoir ce type de comportement, je ne suis pas sure que l'on fréquente un jour, l'une ou l'autre, quelqu'un capable de nous faire un coup pareil...

A partir du moment où un conseil est donné (parce que un "moi à ta place" est un conseil donné à mes yeux) et qu'il y a éventualité que dans son envie de trouver une solution à sa souffrance, Phanero (ou quelqu'un d'autre qui lirait le post d'Eric) le suive, il me paraissait important qu'il sache ce que ça peut avoir comme conséquences.
Je pense aussi qu'il est important de ne pas se croire à l'abris de mauvaises rencontres. Parce que c'est justement ce genre de croyances qui fait que le jour venu, parce qu'on aura la tête dans le guidon et/ou parce que ça sera trop dur d'admettre qu'on s'est trompé qu'on risque de nier l'évidence et de ne pas avoir les réactions adéquates. (Pardon pour le trollage Phanéro).

Phanero
Est-ce que les divergences issues de la diversité humaine impliquent des compromis entre poly-amoureux ou bien ces derniers doivent-ils se comporter de manière égoïste pour être libre ? La liberté n’est-elle pas conditionnée par des limites qui, étant muables resteront tout de même naturelles ? Ne vaut-il pas mieux s’efforcer pour la qualité de nos relations, plutôt que sur la quantité ?

Je suis désolée Phanero, je n'ai pas plus de réponses à t'apporter que celles qui ont déjà étés postées. Je ne peux donc que de te souhaiter bon courage dans ta recherche d'un équilibre satisfaisant entre les envies de ta femme et les tiennes.

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PolyEric

le vendredi 08 mars 2013 à 21h59

Siestacorta
Bon, que ce soit sous la forme "inconditionnelle" ou sous la forme "j'exige que tu fasses gaffe", il y a le risque de déséquilibre, où l'on est professeur pour un élève... Quand, pour une relation amoureuse, et a fortiori polyamoureuse, on est entre égaux.

Intéressant, intéressant

Moi ça me rappelle une discussion sans vraiment de rapport avec celle-ci, ou je disais que certaines personnes étaient égales "par principe". Je me suis fais "accuser" de nier l'inégalité induite par l'environnement, comme si l'environnement devait décider de ce que je considérais.

J'enfonce le clou. Je considère que l'on peut facilement considérer que l'élève est l'égal du professeur, et que c'est justement en raison du maintient de cet équilibre, que le professeur se doit d'expliquer les choses à l'élève, de la même façon, qu'il a lui-même bénéficié de cette éducation auparavant. Le vrai déséquilibre serait que l'élève reste sans professeur.

Je ne considère pas que notre discussion ici-même est déséquilibrée, bien au contraire, pourtant, à l'instant même, c'est toi qui me lit, et moi qui écrit.

Si je sais des choses, je me sens l'obligation de les expliquer. Faire le contraire reviendrait à abandonner quelqu'un. Bien entendu, ce que j'explique peut être faux, et il est même possible qu'au final, l'élève prenne la place du professeur pour expliquer au professeur devenu élève, ceci ou celà, sur le même sujet ou sur un autre. C'est pourquoi, j'aime qu'on se considère professeur (ou documentaliste) avec moi.

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Siestacorta

le vendredi 08 mars 2013 à 23h19

Le rapport amoureux ne peut néanmoins pas être vécu comme un rapport élève-professeur. Il n'y a pas de raison objective pour que ce soit toujours l'un qui enseigne et toujours l'autre qui écoute. Ni même pour que ce soit une attitude "pas permanente, mais majoritaire".

A part par choix ou par culture.
Il y a des cas où ça se fait, de façon durable : dans les pays où les femmes ont le même statut que les enfants, par exemple. Ou dans les relations où tu as le mâle chasseur et la femelle qui s'occupe du foyer.

Ca peut être choisi, voulu, apprécié...
C'est même pas forcément sous la forme misogyne : perso, j'ai eu des relations amoureuses avec des femmes plus âgées que moi en partie parce que ça me plaisait d'être "guidé".

Disons qu'on peut préférer la sécurité à la liberté mais (pour paraphraser une devise de Benjamin Franklin) du coup on mérite aucun des deux...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Siestacorta

le vendredi 08 mars 2013 à 23h22

(je suis très snob là, bon, mais rassurez-vous, en vrai, je vous méprise tous carrément)

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Plusssdamour

le samedi 09 mars 2013 à 09h15

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" Soit on adore voir ce genre de comportement chez l'autre donc on cède pour ensuite recommencer dès qu'on a envie de voir son conjoint à genoux. Ca c'est dans le meilleur des cas. Dans le pire des scénario, on se rend compte qu'on a un super levier dans les mains permettant de faire faire n'importe quoi à son conjoint "si tu ne fais pas-ci, si tu ne me cède pas cela, je vais aller me faire sauter ailleurs".

Je ne pense pas qu'il faille adorer ce comportement, j'appelle ça du chantage affectif, et du non respect pour son amoureux ! Certainement pas de l'amour en tout cas... :-(
Le rapport amoureux est plus noble que de la manipulation, je pense qu'avant de poursuivre dans cette phase de manipulation, la réflexion, ou cela va t'il nous mener, est plus juste...
Obtenir ce que nous croyons dû, par cette attitude n'amène à rien de constructif, oh ! Certes nous obtiendrons ce que nous voulons, mais dans le moment présent et recommencer, chaque fois que nous voulons plus, est fatiguant à la longue...
Ca n'engage que moi, et mes réflexions perso !

Ecouter le professeur, être l'élève et pourquoi pas dépasser le maître... (+)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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