Participation aux discussions
Discussion : Relation hiérarchique, dépression et nouvelles relations
crest
le samedi 21 février 2026 à 08h52
Pam
L’autre personne en socle est toute aussi importante que moi, Malou partage sa vie entre nous deux et s’investît beaucoup dans nos deux relations.
Je vis clairement avec le fait que cette situation ne me plaît pas et ne me sécurise pas et que je ne pourrais pas accepter un refus de cette demande : ce qu’il n’a pas fait aujourd’hui, il réfléchit à nos discussions mais n’a pas opposé de « non » ferme pour le moment.
Je tente cette nouvelle interprétation - désolé si c’est à côté de la plaque :
Il est donc possible que tu sois dans un grand stress parce que tu envisages très sérieusement une rupture avec Malou, et que ça te semble une montagne infranchissable. Et en même temps, comme tu n’as pas de réponse claire à ta demande d’une pause de plusieurs mois dans l’établissement d’une nouvelle relation par M, tu es dans l’incertitude sur le fait que tu vas avoir effectivement à franchir cette montagne. Donc tu es bloquée, tu ne peux ni te préparer à la suite qui sera difficile, ni te reposer sur la situation présente. Tu n’as pas de réalité sur laquelle t’appuyer pour agir.
J’ajoute cette réflexion que j’ai eu la première fois en te lisant :
Je ne sais pas comme ça fonctionne avec l’autre relation socle. J’aurais tendance à dire que si les choses ont marché jusque ici avec l’autre relation, ce serait de tenter de se baser sur cette expérience positive. Par exemple si le fonctionnement est très « parallèle » alors le fait d’avoir un coup de fil avec l’autre relation en ta présence est typiquement un dépassement de limite ou un écart par rapport à une règle sécurisante pour toi.
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Relation hiérarchique, dépression et nouvelles relations
crest
le samedi 21 février 2026 à 08h38
En même temps Pam semble associer sa dépression à la relation elle-même qu’elle entretient avec Malou (avec quelque chose qui se passe en ce moment mais qui fait echo à des moments antérieurs de leur relation), donc je ne pense pas qu’on puisse voir Malou comme un « aidant » contrarié.
C’est comme ça que je comprends les choses du moins. Puisque Pam ne nous dit absolument pas que sa dépression aurait des causes extérieures ou antérieures à sa relation avec Malou.
Il est vrai qu’appeler maladie son propre état amène en effet à poser les proches comme des possibles aidants. Mais quand la maladie est générée par ces proches on est dans quelque chose de très confus voire pervers.
Discussion : Communication et planning
crest
le vendredi 20 février 2026 à 05h55
Tu es peut-être avec une personnes qui est incapable de planifier en général et pas seulement dans la situation particulière que tu décris.
Je dis ça pour ne pas répéter ce que les autres intervenants t’ont répondu, avec qui je suis d’accord.
Normalement si tu es dans une relation socle avec une relation secondaire qui a du mal à planifier, alors c’est la relation secondaire qui s’ajuste à la relation socle (qui rentre dans les trous dans le planning de la relation socle, ou disons de son rythme habituel).
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Interaction VS Relation
crest
le vendredi 20 février 2026 à 05h41
Merci Artichaut c’est vraiment intéressant et ça peut faire du bien de voir les choses comme ça. Plutôt que donner une trop grande importance aux aspects symboliques, s’attacher à ce que l’on vit concrètement.
J’avais proposé la notion de conversation pour déplacer le regard vers les aspects concrets des relations au sens large:
/discussion/-cYM-/Les-relations-sont-des-conversat...
En un sens la conversation est une interaction, et une relation le fait qu’une conversation, puisse continuer dans le temps, alors même qu’elle est discontinue, interrompue par d’autres évènements.
Après, il est possible de voir des limites de cette notion d’interaction, en regardant ce qui a été dit sur l’interactionnisme qui est un type de sociologie particulier.
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Relation hiérarchique, dépression et nouvelles relations
crest
le vendredi 20 février 2026 à 05h30
Bonjour,
Étant donné que tu étais déjà dans une configuration poly, qu’est-ce qui fait que cette nouvelle relation génère une insécurité spécifique chez toi ? As-tu peur d’être délaissée étant donné que déjà tu trouvais que le nombre d’interactions était réduit avec ton compagnon ?
D’ailleurs c’est la première fois que j’entends parler de deux relations socles en parallèle. J’y vois une contradiction logique pour un terme qui implique une hiérarchie avec une pluralité de relations secondaires à côté d’une relation socle unique.
De plus, si j’imaginais à ta place une troisième relation socle possible, je me dirais forcement que je serais impacté fortement par ce changement.
Comment ça se passe pour l’autre personne en relation socle ?
Tes demandes de ralentir me paraissent légitimes, sont légitimes.
Mais la question est plutôt comment tu dois agir (te positionner, penser…) maintenant devant la réalité que ces demandes sont refusées. Cette réalité n’est pas facile à voir et à accepter.
Aussi la notion de limite implique une action de la part de la personne qui pose la limite. Du style « la prochaine fois que tu me parles de cette personne empêtrée dans une relation monogame avec qui tu veux sortir, tu sors de chez moi ».
Bon courage à toi.
Discussion : Polyamour solo au pays de la monogamie
crest
le mardi 23 décembre 2025 à 08h39
Je lui ai communiqué mon envie de cultiver des sentiments amoureux, il a immédiatement paniqué car "notre histoire n'a pas d'avenir" (au sens du couple monogame) puis après échange, et envoie de cet article du site : /-dN-/Badinons-donc-avec-l-amour/ il a décidé de s'engager un peu plus. Il est tombé un peu amoureux, moi aussi, c'était super. La relation s'est terminée dans un coup de téléphone très affectueux dans lequel nous reconnaissions l'impossibilité de poursuivre la relation à distance. Là aussi pour lui, la motivation était aussi que nous n'avions pas "d'avenir", et qu'il ne voulait pas me "bloquer" une partie de ma vie amoureuse... Ça faisait pas trop sens pour moi mais soit, je m'y attendais.
Sur un plan théorique je pense que le vocabulaire du sentiment « amoureux », le mot « amoureux » lui-même, engendre un script romantique, lui-même intrinsèquement monogame.
C’est une question de vocabulaire. Le texte « Badinons avec l’amour », justement, entend revendiquer le mot « amoureux » sans le script du couple qui va avec. J’ai l’impression au contraire qu’il serait plus stratégique (pour éviter les quiproquos, les complications inutiles) de ne pas le faire, et d’utiliser ou inventer un vocabulaire propre aux genre de relations qu’on souhaite. Ce texte clairement n’atteint pas son but : il ne dit rien des relations que l’on souhaite dans ses aspects les plus concrets (les seuls qui comptent à mon avis), tout en produisant et même revendiquant le quiproquo en désignant par un même mot les relations qu’on souhaite et celles que l’on ne souhaitent pas.
Message modifié par son auteur il y a 4 mois.
Discussion : Christianisme et Polyamour
crest
le mardi 25 novembre 2025 à 22h10
le mot "poliamore" apparaît 3 fois dans le texte.
2. Saint Jean-Paul II, abordant la question de la monogamie, affirmait qu’elle « mérite d’être étudiée de plus en plus en profondeur »[2]. Cette indication de la nécessité d’un traitement plus large de ce thème est l’une des motivations qui ont incité le Dicastère pour la Doctrine de la Foi à préparer cette Note doctrinale. Par ailleurs, ce texte trouve son origine, d’une part, dans les différents dialogues menés avec les évêques d’Afrique et d’autres continents sur la question de la polygamie, dans le cadre de leurs visites ad limina[3], et, d’autre part, dans le constat que diverses formes publiques d’unions non monogames – parfois appelées « polyamorie » – se développent en Occident, en plus des formes plus privées ou secrètes qui ont été courantes à travers l’histoire.
95. La polygamie, l’adultère et le polyamour reposent sur l’illusion que l’intensité de la relation se mesure à la succession des visages. Comme l’illustre le mythe de Don Juan, le nombre dissout le nom : il disperse l’unité de l’élan amoureux. Si Lévinas a démontré que le visage de l’autre suscite une responsabilité infinie, unique et irréductible, multiplier les visages dans une union prétendument totale revient à fragmenter le sens de l’amour conjugal.
106. Dans le prolongement des réflexions philosophiques et culturelles développées jusqu’ici, il convient également d’aborder la question de l’éducation. Notre époque, en effet, connaît diverses évolutions concernant l’amour : hausse des taux de divorce, fragilité des unions, banalisation de l’adultère, promotion du polyamour. Face à ce constat, force est de constater que les grands récits collectifs (romans, films, chansons) continuent d’exalter le mythe du « grand amour », unique et exclusif. Le paradoxe est flagrant : les pratiques sociales contredisent ce que l’imaginaire célèbre. Cela révèle que le désir d’amour monogame demeure inscrit au plus profond de l’être humain, même lorsque les comportements semblent le nier.
La dernière citation est particulièrement bizarre. Au lieu de constater que les "grands récits collectifs" vont dans le même sens que ce que le Vatican défend dans cette note, la présence du "grand amour" dans l'imaginaire collectif contemporain serait quelque chose d'universel, "inscrit au plus profond de l'être humain" - ce qui est non seulement très douteux mais en plus pas du tout contesté par les tenants du polyamour...
Discussion : Christianisme et Polyamour
crest
le mardi 25 novembre 2025 à 21h44
Un peu plus de détails ici :
https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2025-11...
Le texte complet en italien
https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/c...
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : J'ai juste besoin de partager ce moment compliqué
crest
le mardi 25 novembre 2025 à 18h12
B a un positionnement clair au moins. W, non, et propose ni plus ni moins que d’embarquer A dans un conflit avec B en utilisant le mot magique « relation amoureuse » qui est censée l’attirer dans un plan bancal.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : A l'approche de la fin
crest
le mardi 25 novembre 2025 à 06h20
Je dirais que cette idolâtrie à double sens me fait me sentir très vivante.
Oui et d’un autre côté - si je peux me permettre de généraliser au-delà de ta situation - c’est aussi quelque chose de très spécial que de se dire, en tant qu’être humain, que cette sensation vivante proviendrait d’une seule personne. Alors même que la vie de l’être humain dépend en réalité de tout un monde, et pas seulement d’un seul individu. J’y vois une sorte de fétichisme, un oubli, caractéristique des sociétés modernes ayant produit la notion d’individu alors même que cette modernité se fonde sur une dépendance élargie à des mondes qu’elle invisibilise.
En réalité cette sensation d’être plus vivant et même entièrement vivant par la passion amoureuse est aussi un oubli du monde, c’est en ce sens que c’est une idolâtrie.
Le polyamour ne cesse de rendre hommage et justifier cette idolâtrie, à mon sens, en qualifiant les personnes d’intrinsèquement mono ou poly, alors que ce sont des rôles différents au sein d’un même jeu, d’un même univers mental.
J'essaye d'imaginer qu'il me délaisse, et en effet, ça fait mal.
C’est ce qui se profile si j’ai bien compris tes précédents messages qui envisagent sérieusement la rupture avec lui, dans la mesure où, lui, pour passer à autre chose, aura sans doute besoin de couper totalement les ponts avec toi, de cesser toute forme de communication.
Pas forcément pour te manipuler et faire que tu reviennes vers lui (tu en auras l’immense envie et ce sera très difficile pour toi d’y résister, très certainement ; et on peut aussi supposer qu’il est également conscient de l’impasse dans laquelle vous êtes tout les deux) mais parce qu’il en aura besoin pour lui-même.
Il est vrai que dans ce cas tu sauras pourquoi il te délaisse. Mais les sensations seront similaires, et tu auras encore, sans doute, envie et besoin de savoir qu’il continue à t’idolâtrer.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Monogame marié en dilemme
crest
le dimanche 23 novembre 2025 à 23h34
Oui, étant donné son parcours de vie, j’imagine que tu as du être profondément troublé de l’avoir vu si heureuse dernièrement, après qu’elle ait pu avoir une petite aventure, et maintenant triste qu’elle redevienne, je ne sais pas, morose. Je comprends mieux ton sentiment de culpabilité.
Mais il est vrai aussi que si la seule chose dans sa vie qui lui fait vraiment du bien actuellement, c’est d’avoir des aventures extraconjugales, alors c’est que ça va pas, et que ces aventures ne règleront rien. Au contraire actuellement ça vous fait souffrir tout à fait inutilement tout les deux, en vous faisant vivre ce dilemme trop connu de l’ouverture de couple non consentie… situation qui met singulièrement à l’épreuve les gens sur un plan nerveux, psychologique. Même des personnes solides psychologiquement et avec des bases relationnelles solides dans leur couple en bavent forcément.
Il faut s’interroger sur le fait que la seule (?) chose qui lui fait du bien est une chose que précisément tu ne peux pas lui donner.
Désolé si je vais trop loin dans l’interprétation ; j’ai du mal à ne pas y avoir une forme de sabotage inconscient de votre relation.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Monogame marié en dilemme
crest
le dimanche 23 novembre 2025 à 21h34
C’est en tout cas d’après ton témoignage toi qui ressens le plus d’émotions négatives, de l’ordre de l’insécurité, dans la situation présente. Ces émotions sont tout à fait normales (au sens où ne pas les ressentir est très exceptionnel), ce forum en est la preuve. Pleurer est normal et pleurer pour « rien », seulement par anxiété d’une situation qui n’existe pas, est désagréable et engendre de la honte. On se sent infiniment vulnérable. L’intensité de ces émotions semble être objectivement disproportionnée mais on ne peut pas s’empêcher de les ressentir.
Mais ça finit par s’arrêter.
Je comprends un peu moins d’où vient cette culpabilité, vis-à-vis de ta femme, à ressentir tout cela, dans ton contexte.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Monogame marié en dilemme
crest
le dimanche 23 novembre 2025 à 15h14
Roki
Tout ça pour moi c'est tellement lié à une idée de couple ... Comme j'ai dit à ma femme, de l'extérieur si ils se baladent main dans la main, ça a clairement une connotation de couple pour absolument toute personne extérieure, si quelqu'un en reconnaît un des deux elle sera catégorisée entrain de me tromper..
Elle avec son alliance et sa bague de mariage et lui sans rien, c'est visible.. et j'ai pas envie qu'elle soit catégorisée avec des mots qui ne lui correspondent pas...
Pourtant elle n’a pas demandé à pouvoir marcher main dans la main avec quelqu’un d’autre en public. Mais au contraire des moments dans l’intimité avec quelqu’un d’autre.
Il faut aussi que ce quelqu’un d’autre tu puisses avoir confiance un minimum, ce qui n’est pas le cas ici quand tu parles carrément d’insultes à ton égard.
Ouvrir son couple sans règles ni limites n’est pas possible.
Je sais que ce n’est pas ce que tu veux. Mais je pense que le fait que ce soit fait n’importe comment, et sans transition, n’aide pas à s’ouvrir au changement.
Encore une fois, ouvrir un couple en crise ne résout pas la crise mais l’aggrave.
J'ai l'impression d'être horrible, d'être le pire mari, que j'aurais jamais dû être avec elle car je lui fait trop de mal..
C’est très exagéré de dire ça. On est dans une société monogame, et se marier ne signifie pas vivre en couple ouvert, sauf si on l’a stipulé au départ.
Heureusement il est possible de divorcer quand on ne trouve pas de terrain d’entente.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Monogame marié en dilemme
crest
le dimanche 23 novembre 2025 à 09h17
Soit je ne l'accepte pas et je sais que je rendrais malheureuse ou au moins pas totalement heureuse la femme que je veux le plus voir heureuse, soit je me laisse mourir de l'intérieur de la voir s'épanouir dans les bras d'un autre que moi..
Attention à ne pas te laisser enfermer dans ce genre de dilemme impossible.
De l’extérieur je dirais que l’ouverture d’un couple qui a des problèmes ne va pas permettre de résoudre ces problèmes.
La personne la moins satisfaite dans le couple est généralement celle qui ouvre (de force) le couple, et va « tomber » amoureuses à l’extérieur. Au lieu peut-être de mettre ces problèmes sur la table ; ou bien aussi par lassitude de ne pas avoir pu les aborder ou les traiter réellement.
J'ai parlé avec son ami pour échanger sur le sujet mais le résultat est qu'il comprend pourquoi je suis bloqué et il m'a clairement orienté sur le fait de moi faire les efforts de voir ma " seule et unique " ne plus avoir de " seul et unique "
Encore une fois je comprends et respecte les polyamoureux, c'est juste que je ne le suis pas et ne veux pas le subir...
C’est plutôt maladroit de sa part. En l’occurrence si ces personnes étaient vraiment au fait des configurations polyamoureuses, elles auraient parlé du « rythme du plus lent » qui est le fait de faire évoluer les relations au rythme de la personne pour qui c’est le plus difficile. Si ce rythme n’est pas respecté il faut plutôt considérer que tu te fais manipuler.
Le fait de respecter ce rythme est difficile pour les personnes qui « tombent » amoureuses, veulent ressentir ce genre d’excitation, et estiment que ce besoin est impérieux sans quoi elle deviendraient affreusement malheureuses. Cela veut dire que ce sera difficile (le fait d’ouvrir ton couple) pour tout le monde, pas seulement pour toi.
Une sorte d'amitié ++ mais sans rapports physique intimes au delà de câlins.
Mais c'est tellement horrible pour moi à imaginer, je sais plus quoi dire où faire...
Le problème c'est qu'on a bien parlé d'Amour pas d'Amitié qui pour moi est un sentiment réservé à nous deux et différemment à la famille ( 2 enfants, parents, ..
Oui si je comprends bien, il y a une contradiction entre le fait d’appeler « amitié » les relations extérieures dont ta compagne a envie, et de les appeler « amour » également quand vous parlez de « polyamour »? C’est bien cela ?
Discussion : A l'approche de la fin
crest
le dimanche 23 novembre 2025 à 08h42
Mais oui clairement il aimerait l'exclusivité. Je souffre de le perdre et ça me fait remettre en question ça aussi, alors qu'initialement je ne veux pas vraiment être exclusive. Disons que je me dis : à quoi bon avoir des relations avec des gens si je ne peux plus en avoir avec lui ? Je l'aime tant, à quoi bon aimer quelqu'un de nouveau ?
Je trouve que ce passage illustre la passion amoureuse, qui est à mon sens l’angle mort des considérations (poly)amoureuses, d’un point de vue éthique et normatif je dirais.
A partir du moment où on pose comme axiome que ce sentiment est incontrôlable et légitime, alors il n’y a pas tant de possibilités d’agir que ça.
Mettons que ce sentiment soit lui-même interrogeable, en terme de légitimité et donnons lui un autre nom pour l’observer sous un autre angle. Mettons que ce soit une forme d’idolâtrie d’une personne envers une autre. Cette idolâtrie est démultipliée quand la personne que nous idolâtrons donne des signaux qu’elle nous idolâtre aussi. Elle nous rend hypersensible à tous ces signaux, leur présence nous comble de bonheur, leur absence nous plonge dans la souffrance qui s’exprime typiquement sous la forme d’une grande colère.
Je pose cette question : quel est notre intérêt à maintenir cette idolâtrie ? D’un côté comme de l’autre ? Qu’est-ce qui s’effondrerait dans notre vie (nos vies d’individus mais aussi notre société) si on cessait ce culte ? Ce culte sociétal du sentiment amoureux au travers de l’idolâtrie autorisée des individus les uns envers les autres ?
Être important et numéro 1 absolu a l'air important pour lui. J'ai du mal à le comprendre comme je ne me suis jamais retrouvée célibataire et secondaire, donc je n'arrive pas à me mettre à sa place. Je ne réalise pas si c'est vraiment difficile. Je peux juste voir qu'il n'est pas bien
.
Je fais l’hypothèse que tu réagirais de la même manière. Pour essayer de sentir ça, imagine qu’il te délaisse quelques temps, pour une raison qui n’est pas qu’il souffre de la situation, mais pour d’autres raisons, que tu ignores. Ne douterais-tu pas de ta propre valeur en tant qu’être humain, du fait d’être moins aimée, et ce « moins aimée » ne serait-il pas ressenti comme « pas aimée du tout »?
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Mon copain ne conçoit pas le polyamour
crest
le mardi 18 novembre 2025 à 08h20
Ash_12
je suis dans une relation avec un garçon depuis 4 mois et je n'ai jamais été aussi amoureuse de ma vie. Je suis épanouie dans cette relation et mon copain me rend très heureuse.
Cependant récemment j'ai commencé à ressentir des choses pour un de mes amis.
Tout est dans le fait de ressentir « des choses » et de nommer ces sensations « tomber/etre amoureuse », puis d’en déduire que tu serais polyamoureuse, avec une vision assez claire de ce que ça signifie concrètement (par exemple qui habite avec qui) et dans la vie quotidienne.
Ça fait pour moi beaucoup de conclusions potentiellement hâtives. C’est pas si simple je pense. Il n’y a pas d’un côté les relations monogames et de l’autre les relations plurielles, les deux modèles se chevauchent, et la non-exclusivité peut se comprendre de plusieurs manières.
Même si ton copain n’est pas ouvert aux relations plurielles, tu peux quand même explorer pour toi-même ces sensations et sentiments, et la signification qu’il est possible de leur donner. Peut-être pas avec lui pour l’instant mais avec d’autres personnes.
Est-ce que cette attirance pour autrui t’arrive spécifiquement et plus fortement en début de relation amoureuse par exemple ? Est-ce spécifiquement envers des personnes particulières ou bien c’est plus diffus ou très changeant ?
Discussion : Violence, rejet, humiliation, trahison : comment un homme se perd… et cherche à se réparer (témoignage sans réserve)
crest
le dimanche 16 novembre 2025 à 06h54
Jojodabro
On déménage, mais le schéma reprend. Les années passent, je vieillis?; je continue. Chaque occasion d’avoir une nouvelle relation, je saute dessus?–?toujours en secret, alors que je fais tout pour supplier ma femme de ne pas me quitter.
J’ai même eu des périodes où, sous couvert de couple ouvert accepté à contre-cœur, je deviens furieux, odieux, violent verbalement, dès qu’elle, elle ose avoir une histoire ou du plaisir ailleurs.
Ce forum est rempli presque exclusivement de témoignages de gens qui souffrent des difficultés qu’ils rencontrent après l’ouverture de leur couple.
Pour le coup quand je lis ton témoignage je trouve que ces difficultés, très communes et « normales », s’ajoutent ou se mélangent avec tes difficultés sans doute plus spécifiques que tu associes à ton passé familial.
Certes on peut juger que c’est mal d’avoir d’autres relations sans en parler à sa partenaire de vie. Ce n’est pas sur ce forum qu’on te dira le contraire. Mais j’ai un peu peur que tu viennes sur ce forum justement pour confirmer et appuyer cette auto-culpabilisation comme schéma interprétatif peut-être un peu trop simple. Parce que pour l’instant c’est le seul que tu as sous la main dans ton contexte. L’auto-analyse a ses limites.
Tu t’en veux beaucoup de ne pas avoir fait « ce qu’il faut » par le passé, et ta compagne t’en veut toujours pour cela 15 ans plus tard. Attention tu n’es peut-être pas le seul « méchant » dans l’histoire.
Vivre dans un tel contexte de couple, construit sur des reproches récurrents (?), n’est pas anodin.
Faites-vous aider par une personne tierce (et pour le coup c’est vrai, une thérapie de couple coûte cher. On peut toutefois trouver des accompagnants avec des tarifs accessibles, faut un peu chercher, ça dépend des endroits)
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Les images qui pourrissent la vie
crest
le dimanche 16 novembre 2025 à 06h18
Mouse
Je finis presque par essayer de déconstruire le lien magique qui nous unit pour me protéger.
Oui. Parce que plus tu penses et ressens que ce lien est magique, spécial, unique au monde, que tout est (ou semble être) parfait, et plus c’est contradictoire frontalement avec les autres sensations et pensées qui te « pourrissent la vie ».
Comment faire face à cette contradiction ?
C’est d’autant moins facile que tu as peur de mettre de la distance avec la personne aimée.
En réalité je pense qu’il s’agit de mettre de la distance avec une forme de relation avec la personne aimée, dont on a fait le centre de sa vie. Construire la non-exclusivité le demande, à mon sens. Ce n’est pas facile, il y a beaucoup d’obstacles. L’idéologie (poly)amoureuse en fait partie, pour moi.
La personne aimée ne t’aidera pas beaucoup car elle n’est pas en train de construire de la non-exclusivité, du moins au début. Les problèmes arriveront plus tard pour elle alors que pour toi c’est déjà là.
L’entente sexuelle (qui peut être encore plus grande qu’avant) n’est pas un bon indicateur de la situation, à savoir le décalage de vécu entre les deux partenaires qui ont du mal à l’admettre puisqu’ils sont sensés être « amoureux »… comme avant ?
J’ai beau chercher le besoin ou la peur derrière ces émotions je ne trouve pas.
Oui parce que la personne en face semble la même, continue à nous aimer, nous rassure sur ses sentiments envers nous etc. Alors qu’est-ce qui ne va pas ?
Déjà, dis-toi que ces émotions sont la norme, au sens où ne pas les ressentir c’est l’exception.
Si tu as besoin de cloisonner, et par exemple ne pas en savoir tellement (juste ce qu’il faut) sur l’autre personne, alors fais respecter cette limite (et c’est pas forcément facile pour ton partenaire qui peut au contraire avoir très envie de te faire part de ce qu’il vit).
Globalement je pense que chercher les causes en soi-même de ces angoisses est une impasse, à moins qu’il y ait des signaux de grande dépendance affective auparavant dans la relation (et dans ce cas aller consulter un tiers professionnel est le bon réflexe). La non-exclusivité peut aussi être une ouverture au monde des autres en général, ou bien à des relations privilégiées mais non amoureuses, à des formes de spiritualité, etc. Une autre vie est possible 🙂
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Suis-je polyamoureux ?
crest
le mardi 11 novembre 2025 à 23h21
Ce qu’on observe aussi c’est le décalage émotionnel entre deux personnes en relation, dont l’une est sécurisée et l’autre non. Ce genre de déséquilibre peut exister dans une relation monogame classique. Mais il est à peu près systématique en configuration polyamoureuse quand l’un des partenaires reste avec un seul partenaire. C’est à la fois très sécurisant et bon pour l’ego d’avoir plusieurs partenaires, tout en étant très difficile (sinon impossible) de se mettre à la place de la personne qui reste avec un seul partenaire. La non-exclusivité est vécue de façon radicalement différente dans les deux cas et c’est une expérience réellement éprouvante de vivre au cœur d’une relation auparavant intime un écart de ressenti aussi radical qui ouvre au cœur d’un couple une faille béante.
Discussion : Accompagner notre couple dans la non-exclusivité
crest
le mercredi 05 novembre 2025 à 18h51
À la réflexion ce témoignage ne me semble pas réaliste non plus. Là je me dis qu’il a été généré par Chat Gpt. La forme : long et sans faute. Le fond : trop d’incohérences et de descriptions caricaturales librement inspirés de cas réels, mises bout à bout de situations qui ont l’air réelles mais donne au total un scenario inventé du type : « écris-moi un récit d’ouverture de couple non consentie inspiré de témoignages du site polyamour.info où la narratrice entre malgré elle dans une configuration polyamoureuse mais en souhaitant être optimiste, tandis que son conjoint la met devant le fait accompli, sans communication préalable, en plusieurs étapes progressives mais se succédant rapidement dans le temps, etc. »
Dans quel but ?
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.