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Discussion : De la dépendance affective
MPB
le lundi 14 juillet 2025 à 16h27
J'ai cru vivre de la dépendance affective à plusieurs moments de ma vie, vis à vis de diverses sortes de relations, mais avec le recul, je ne sais pas si c'était le terme. Adolescente peut-être en effet, où je ne semblais exister qu'à travers certaines amies, sans vraiment mettre de limites, en les suivant partout et en attendant sans cesse des signes d'attention ou d'affection. Je n'avais pas de relations amoureuses et je les idéalisais complètement, pour moi trouver sa moitié était le saint Graal, et j'imaginais un peu cette sorte de fusion décrite par la société, les films, les livres. Je pense que je reportais ce besoin de connexions fortes sur mes amies, aidée par cette période de l'adolescence où l'on peut être très proche et explorer les liens.
Plus tard par contre, je pense que je cherchais plutôt à être sécurisée dans des relations non sécures ou pas claires. Car je me rends compte que les relations stables et respectueuses, ou bien définies, je n'ai pas les comportements que je peux avoir et qui traduisent la peur, du style lire les messages 10 fois pour me rassurer, être dans l'attente très forte d'une réponse quitte à ne rien pouvoir faire d'autre, ou ressentir une espèce d'urgence à se voir.
Je ne me définis pas comme une personne ultra indépendante, j'aime avoir des attaches et explorer les liens en profondeur, les investir, cela dit je fais beaucoup de choses seule (partir en voyage, aller au cinéma, au resto, des explorations), j'en ai l'envie et le besoin ! Et si ma compagne part une semaine, c'est ok de n'avoir que très peu de nouvelles et se raconter au retour.
Dans les moments où je doute de moi, j'ai l'impression d'en demander trop, d'être tout le temps insécure, et je me repenche sur cette histoire de dépendance affective. Mais j'arrive à m'apaiser beaucoup plus vite aujourd'hui, à voir le chemin parcouru, etc. Il n'empêche, j'aurai je pense toujours un fond anxieux qui ne m'aidera pas de ce côté-là, mais je composerai avec !
Discussion : Revalorisons l'amitié, les amitiés, le lien dit amical.
MPB
le lundi 14 juillet 2025 à 14h33
Questionnement très intéressant @artichaut, merci !
J'ai déjà pu ressentir ce que tu décris, ces moments où je regarde une foule et où je me demande quelles sont histoire, les émotions, les goûts, les traumatismes, les peurs, les espoirs. J'aime aller vers l'autre, j'aime connecter. Mais peut-être que j'aime juste l'idée de créer du lien, et que j'idéalise parfois ce lien.
En 2022 j'avais écrit ceci :
"[…] Alors laisser tout ça, courir dans un champ à la lueur du soleil, laisser tout cet amour que je garde en moi ressortir, le hurler, le projeter sur le monde en boules de lumière brillante. « J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autre ». Toutes ces émotions, toute cette énergie du toucher, cette envie d'empoigner, de serrer, de caresser, de regarder...L'assumer, enfin ? Être moi, cette personne qui veut aimer, qui le fait trop, parfois maladroitement, mais toujours entièrement. Je déborde, de mots, d'amour. J'irradie. Je suis. Je ne veux pas cacher cette lumière en moi. Mais l'alimenter, l'attiser. La partager. Je sens ces liens spéciaux, je sais vers qui me diriger. Je sens ces âmes pareilles aux miennes. Je veux créer ces liens, ou me laisser étreindre par eux. Rester ouverte, à l'écoute. Les liens : le chemin de ma vie. Écouter ces désirs particuliers, les assouvir. Tant de façons d'aimer. De faire souffrir aussi, mais le risque n'est que le verso de la pièce, indissociable du recto. Je comprends mieux, de jour en jour, quel est mon rôle, ou en tout cas celui que je veux jouer. J'apprends à penser à moi aussi, et dieu que ça fait du bien ! De l'amour pur dans mes veines. Un liquide de lumière qui coule en moi. Je m'appartiens. Je peux donner, je peux recevoir. Je peux aimer. Je peux me lier.
LIENS."
Mais oui, dans le lien, il y a l'attachement. Les attentes. Les projections. Et je parle là de tous types de relations confondus, même mon texte ne parle pas forcément d'amour romantique, en tout cas pas sexuel. Et dans ce que j'écris, on sent aussi l'exclusion en effet : pourquoi certaines personnes nous marquent et d'autres non ? Je ne me l'explique pas, mais je sais que j'accepte que certaines personnes n'éveilleront pas mon intérêt. Étant thérapeute, je vois bien que je n'aborde pas mes suivis de la même manière : certains resteront strictement professionnels, d'autres auront une petite forme d'intimité en plus, une main posée sur une autre, une connivence, des confidences. Ça ne s'explique pas, et pour ma part c'est ok.
Et outre ces élans "naturels", que l'on parle de polya ou de relations non romantiques/sexuelles, une des contraintes reste la même : le temps ! Bien sûr que j'aime faire de nouvelles rencontres (là encore, quelle que soit la nature de la relation). Mais pas au détriment des anciennes. Pas si c'est l'effet "vieux jouet" qui s'applique : je veux garder cette disponibilité émotionnelle et physique pour les relations que j'entretiens et qui ont toujours toute leur place dans ma vie, sans qu'elles aient à prendre rendez-vous avec moi trois semaines à l'avance pour me voir ou me parler si besoin !
Je sais aussi que plus je me sens connectée à la personne, plus je vais avoir envie de sa présence dans ma vie, et il s'avère qu'actuellement, ça a plus souvent été le cas de relations amoureuses : en ce sens, je ne suis pas du tout dans l'anarchie relationnelle, même si je sais que je suis extrêmement loyale dans mes amitiés, et dans un échange profond qui a pu d'ailleurs être pris pour de l'amour romantique parfois. J'aime voir l'amour comme un spectre et réfléchir plutôt en terme d'intensité que juste "amour/amitié" : actuellement je discute avec une personne entrée dans ma vie complètement par hasard et de manière inattendue, nous nous envoyons des messages quasiment tous les jours, nous voyons une à deux fois par mois, j'ai dormi chez elle récemment, mais il n'y a aucune ambiguïté physique, aucune ambiguïté tout court d'ailleurs. Je ne sais pas comment classer cette relation, et pour l'instant ça me va !
Bref j'ai peut-être dévié, désolée, mais voilà ce que m'évoquait ce nouveau sujet !
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Rupture pour cause de monogamie
MPB
le lundi 14 juillet 2025 à 13h38
Bonjour @sansespoir,
Ce que j'ai surtout envie de te conseiller, si c'est ce que tu es venue chercher ici, c'est de te donner beaucoup d'amour à toi-même. De la douceur aussi. En te répétant que tu es nulle, tu vas l'intérioriser et t'enfermer dans ce rôle. Tu vas accepter les miettes d'attention qu'on te jettera pour briller dans les yeux de personnes qui au mieux n'en vaudront pas la peine, au pire en profiteront. Et sans te respecter toi, tu feras de ces personnes ta priorité absolue avant toi-même, avant ce qui est important pour toi, dans une sorte de sacrifice qui paraît très romanesque dans les films mais qui au final n'est jamais très sain.
Il ne s'agit ici pas tant de polyamour vu ce que tu décris, j'ai juste l'impression que tu es tombée sur un c*nnard, tout en ayant conscience que je n'ai que ton point de vue. Il s'agit de savoir à qui on accorde sa confiance, et pourquoi on aime les gens : pour avoir de l'amour en retour, ou pour des qualités avérées ? Parfois, après des ruptures, j'ai fait le compte de ce que j'aimais dans la relation ou chez la personne, et souvent, notamment lorsque les relations ne se passaient pas bien, j'aimais l'idée d'aimer. J'aimais l'attention, j'aimais l'illusion d'amour. Au final, les personnes ne m'apportaient pas ce dont j'avais besoin. Voire avaient des valeurs qui ne s'accordaient même pas aux miennes.
Que t'apportait cette homme, objectivement ? Quelles étaient ses qualités, si tu es honnête ? Être beau, est-ce que ça suffit réellement ?
Que cherches-tu dans une relation ? As-tu déjà réussi à identifier tes limites, à les exprimer, à les écouter ? Es-tu capable de dire non si tu n'as pas l'envie, ou mets-tu les tiennes de côté pour satisfaire les désirs de la personne ?
Si tu ne te respectes pas en premier lieu, personne ne le fera pour toi. Si tu ne places pas tes limites, elles seront toujours piétinées. Si tu n'es pas convaincue que tu as le droit à une relation saine et équilibrée, tu n'iras jamais la chercher et te dirigeras peut-être vers des relations impossibles, des personnes indisponibles, émotionnellement ou littéralement.
Une thérapie peut aider pour tout ça. Et sache bien sûr que mes questions sont rhétoriques, pour toi, elles n'attendent pas de réponse.
Bon courage à toi sur ce chemin qui est l'amour de soi.
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Être central dans sa vie - être au centre d'une relation
MPB
le jeudi 10 juillet 2025 à 17h08
J'avoue avoir du mal à te suivre dans tes derniers messages @Mel971, entre
Mel971
Je crois que j'aimerais qu'il reconnaisse que cette situation est trop difficile et qu'on acte ensemble que ce n'est plus possible. Pas que la décision soit unilatéral.
Et
Mel971
J'ai envie de soigner cette relation, elle est précieuse pour nous deux.
Disons qu'on sent tout ton tiraillement. Sans vouloir répéter des choses qui ont déjà été dites (parfois même par toi !), je pense que ça serait chouette que tu puisses trouver comment exister dans ton propre regard à toi avant tout : qu'est ce qui te fait vibrer toi ? Quels sont tes talents, ou les choses qui te font du bien, que tu t'y sentes douée ou non ? Quelles sont tes qualités ? Pourquoi es-tu une chouette personne ? Peut-être qu'en te rendant compte de ta propre valeur, tu aurais moins à la chercher dans d'autres yeux ?
Je ne dis pas que ça réglerait tout, et bien sûr tu auras d'autres réponses à trouver qui concernent spécifiquement cette relation-là, mais cela peut être une piste, pour ma part ça a pu m'aider.
Ce qui est sûr, c'est que si tu souhaites habiter avec ton/ta partenaire, il ne sera pas la personne idéale pour ce projet.
Cependant, je ne nie pas la difficulté de trouver sa place dans un couple déjà existant, le lien que tu as partagé en est une illustration, mais en tapant "secondaire" dans la barre de recherche tu trouveras des témoignages qui se rapprocheront du tien. L'amoureuse dont je parlais plus haut me disait qu'elle avait l'impression d'être ma maîtresse, mon amante, d'être cachée, de toujours passer après mon couple, alors même que ma réalité à moi était bien différente : toustes mes ami.e.s la connaissaient et nous voyaient ensemble, nous nous voyions trois nuits par semaine et certains week-end (c'était plus que certaines relations monogames que je connaissais à l'époque), mes parents mêmes étaient au courant de son existence. Mais tout ce que je donnais ne suffisait jamais, et pour cause : elle voulait une relation monogame exclusive avec moi, c'était donc foutu d'avance, d'autant qu'elle se le cachait (enfin, au départ, parce qu'après elle le savait très bien). Elle voulait beaucoup très vite, alors que j'apprenais le polya avec elle et que je cherchais à ménager la chèvre, le chou et... l'escargot ! Bref, je m'égare.
Encore une fois, beaucoup de soutien pour toi, et de la douceur aussi 😊
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Être central dans sa vie - être au centre d'une relation
MPB
le mercredi 09 juillet 2025 à 09h27
Salut @Mel971 !
En fait, comme le dit très justement @Caellan, tout dépend de ce qu'on met derrière le terme "relation socle" : aujourd'hui ta relation avec cet homme est la plus suivie et la plus intense que tu connaisses si j'ai bien compris, donc au final, c'est déjà une sorte de socle pour toi, non ? Je veux dire, est-ce que c'est une personne sur laquelle tu peux compter en cas de coup dur ? Echangez-vous des petites nouvelles régulièrement ? Si non, est-ce que tu aimerais ça ou pas forcément ?
J'aurais moi aussi tendance à te demander ce que tu attends d'une relation à ce jour, et notamment d'une relation avec lui : vous voir plus souvent ? Être sa "priorité" ? Partir en vacances ensemble ? Avoir des projets d'avenir (maison, bébé, adoption d'un animal) ? Certaines choses seront compatibles avec la situation actuelle, d'autres moins, d'autres encore pas du tout.
Tu dis que ta vie est bien remplie : te satisfait-elle "en l'état" ou sinon, que lui manque-t-il ? Encore une fois, on parle moins de termes techniques que d'aspects relationnels.
Pour ma part j'habite avec ma femme, nous sommes mariées depuis bientôt 9 ans, ensemble depuis bientôt 13, nous vivons avec deux lapins. Même si l'une comme l'autre avons ou avons eu d'autres relations amoureuses très fortes que nous ne considér(i)ons pas comme secondaires, forcément nous restons nos "partenaires de vie" et cela peut créer une forme de hiérarchie, du moins de différence (qui est très bien vécu par son autre relation socle, qui n'a pas cette attente-là).
L'une de mes relations passées appréciait énormément cette situation, cela la rassurait quant à mes potentielles attentes envers elle, qui ne souhaitait pas du tout habiter avec quelqu'un ou porter trop de charge émotionnelle, plutôt passer des bons moments. L'une autre de mes relations a par contre très mal vécu tout ça, et au final aurait voulu une relation exclusive avec moi, et me l'a caché pendant des mois, ça a été très dur et très toxique.
Je t'invite donc à te demander ce que tu attends réellement de cet homme, et -pardon d'être directe- à aussi t'interroger sur ton envie de vivre des relations polya, au-delà du fait que cela te permette de relationner avec cet homme : tu as l'air de souffrir de la situation, ton envie de rupture le laisse entendre à demi-mots. Et c'est ok de trouver ça compliqué : le polyamour, c'est très chamboulant !
Bref, je suis désolée l'heure tourne et je dois arrêter là, mais je te souhaite beaucoup de courage dans ta réflexion !
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Des noeuds dans le cerveau...!!!
MPB
le mercredi 09 juillet 2025 à 09h15
Coucou @Yoooo (et les autres !)
Pour ma part, je pars de très loin en ce qui concerne les relations plurielles : grosses insécurités entraînant des tendances à la jalousie, une période de dépendance affective, trouble anxieux, vision très monogame exclusive du couple (limite "penser à une autre personne c'est tromper"), bon je grossis le trait mais pas tant que ça.
Autant dire que sur le papier, je ne suis pas là candidate rêvée pour le polya ! Mon histoire serait bien trop longue à raconter, mais aujourd'hui, ma femme a deux relations socles (son amoureuse et moi), peut également avoir d'autres relations moins intenses et moins suivies, et pour ma part j'ai aussi vécu deux histoires amoureuses fortes, le tout après neuf ans de monogamie ensemble et plus de trois ans d'ajustement et d'apprentissage du pluriel.
Je ne dis pas que tout est facile ni parfait aujourd'hui, mais j'aime notre rythme, j'aime ce qu'on a construit, j'aime les valeurs de notre/de nos relations, j'aime me dire que son amoureuse et moi pouvons nous retrouver à deux pour papoter ou lui préparer un anniversaire surprise. Aujourd'hui je n'ai pas d'autres relations romantiques/sexuelles, mais
1) ça pourrait arriver bientôt
2) ça me permet d'avoir beaucoup de temps pour moi et j'adore ça
3) je donne aussi beaucoup de temps à d'autres relations qui ne sont pas moins importantes pour moi, juste vécues différemment
4) j'aime mon équilibre et tout chamboulement survenant dans ma vie, même positif, mettra fin à cet équilibre et c'est ok, juste j'ai envie d'en profiter pendant que c'est là
Ce forum m'a énormément aidée dans les périodes de doute et j'aime y revenir régulièrement même si je n'ai pas toujours le temps/l'énergie d'entretenir de longs échanges, et écrire aussi, écrire autant qu'il le fallait dans mon "journal de bord", pour comprendre, pour disséquer, pour dépasser des peurs et des limites qui n'étaient finalement pas les montagnes que j'imaginais, voire qui ne m'appartenaient pas.
Bon chemin à toi, et merci pour ton partage !
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Ma copine veut du polyamour, pas moi : je fais un effort pour elle, est-ce que je peux le tenir sur le long terme ?
MPB
le samedi 05 juillet 2025 à 18h46
Malheureusement, je rejoins @Intermittent sur le fait de couper les ponts : j'ai l'impression que cette personne n'est absolument pas en mesure de respecter tes limites voire, quelque part, ton consentement, et côtoyer la personne au quotidien n'aide pas à se "discipliner". Certaines personnes arrivent très bien à changer de paradigme relationnel du tout au tout (sortir d'une relation romantique pour se diriger vers quelque chose de plus "amical"), mais pour ma part c'est très difficile, et lorsque ça arrive, il me faut d'abord une période où j'aurai vraiment digéré tout ça, sans avoir de contacts avec la personne. Mais c'est toi qui es le plus à même de savoir de quoi tu as besoin aujourd'hui !
Pour le moment, j'ai juste l'impression que la personne avec qui tu vis veut le beurre et l'argent du beurre : ne pas se sentir en couple, mais avoir le côté séduction, la présence rassurante, le tactile, etc. Ça paraît difficile à gérer...
Merci en tout cas d'être revenue faire un update, n'hésite pas à poursuivre =)
Discussion : Ma copine veut du polyamour, pas moi : je fais un effort pour elle, est-ce que je peux le tenir sur le long terme ?
MPB
le jeudi 26 juin 2025 à 22h26
Salut @loveth4
Je vais peut-être paraître abrupte et j'en suis désolée : le polyamour, c'est le fait d'avoir des relations plurielles dont toustes les partenaires ont connaissance, et avec le consentement éclairé et enthousiaste de ces dernier.e.s.
Tu as clairement exprimé que tu ne voulais pas de polyamour, vous partiez donc avec ta copine sur de l'exclusivité. Il s'avère qu'elle n'en veut plus/qu'elle ne peut pas, soit. Outre le fait qu'elle n'a pas ton consentement (il ne s'agit donc pas pour ma part de polyamour, juste de forcer les choses, d'ailleurs on ne sait même pas si cette autre personne est au courant de ton existence, ce qu'elle attend, etc) (et au passage, le polyamour n'est pas juste "être libre de faire ce qu'on veut", sinon bonjour les dégâts), vous ne semblez de toute façon pas avoir les mêmes attentes. Et je pense que cela ne peut générer que de la souffrance.
J'ai aussi beaucoup de red flag qui s'agitent lorsque je te lis, mais j'ai bien conscience que nous n'avons l'histoire qu'à travers tes ressentis, ton prisme, tes mots.
Bref, j'aurais tendance à te conseiller de te protéger et de ne pas persister dans une voie dans laquelle tes besoins ne seraient pas entendus ("elle ne sait pas si elle pourra respecter ma limite longtemps") et où tu ne pourrais pas être rassurée...
Beaucoup de courage à toi.
Discussion : Devenu infidèle par vengeance.
MPB
le lundi 21 avril 2025 à 16h09
Salut @Alabama !
Je n'avais pas du tout pensé à ça. Je crois que je suis naïve au point de me dire que personne n'irait perdre de temps à écrire de fausses histoires sur ce genre de forum, mais en fait cette hypothèse est totalement plausible et expliquerait pour beaucoup mon désarroi à sa lecture.
Merci !
Message modifié par son auteur il y a 9 mois.
Discussion : Devenu infidèle par vengeance.
MPB
le lundi 21 avril 2025 à 08h50
Bonjour,
Je vous avoue que je ne comprends pas votre post. Il ne s'agit ici nullement de polyamour, et vous le dites vous-même dans le titre du post : nous parlons bien d'infidélité dans votre cas (d'un côté comme de l'autre). Et, pour ma part, c'est fait de manière trop vulgaire pour que j'aie réellement envie de m'y attarder.
Discussion : Revalorisons l'amitié, les amitiés, le lien dit amical.
MPB
le vendredi 10 janvier 2025 à 14h27
@artichaut : je suis complètement d'accord avec toi et @Alabama. Mais du coup, je formulerais presque ça autrement : je ne sais pas s'il s'agit de revaloriser l'amitié, ou de carrément désacraliser l'idée du couple et de ses privilèges. Ça revient quasiment au même j'imagine, mais moi je pense que c'est ça qui m'a mise dedans : ce qu'on nous présente comme LE Graal, LA relation ultime qu'on ne trouve QUE dans cette relation amoureuse exclusive, avec LA bonne personne qui agit exactement tout le temps comme on l'attendait, et où TOUT devrait être beau et rose tout le temps, sinon c'est sûrement du temps perdu.
Pour le reste, oui, carrément partager tout ça dans une relation dite amicale !
Discussion : [Lexique] Amitié — définition(s) —
MPB
le vendredi 10 janvier 2025 à 14h02
@artichaut : tu prêches une convaincue ! D'ailleurs, "je t'aime", ce n'est pas réservé qu'aux relations amoureuses...et on ne le dit clairement pas assez en dehors de ce cadre je trouve ! Ça pourrait commencer par ça 😁
Discussion : S'habitue-t-on aux ruptures/séparations ?
MPB
le vendredi 10 janvier 2025 à 11h11
Merci @artichaut pour le partage de certains de tes fonctionnements : ce site est d'une incroyable richesse pour ça ! Que des personnes si différentes puissent échanger des points de vue, c'est vraiment chouette. Pour ma part ça m'aide aussi à me défaire de certains a priori.
Pour le fait de se prioriser, en fait sur le papier je suis entièrement d'accord, ça dépend juste de comment et à quelle intensité. Exemple : imaginons, je suis très casanière et ma compagne adore sortir. Un soir elle me propose d'aller voir des potes ensemble, j'ai la flemme : si je m'écoute, je mets mes besoins en premier, je ne sors pas, elle oui. Potentiellement je passe à côté d'un chouette moment qui m'aurait énormément plu ! Je veux dire, on confond parfois "se prioriser" et "sortir de sa zone de confort", ou alors "faire plaisir à l'autre en faisant quelque chose que je n'aurais pas fait de moi-même" et "mon dieu cette personne va me transformer entièrement et je vais perdre mon identité". Je ne sais pas si je suis très claire ! Mais parfois, je trouve qu'en restant campé.e sur des positions, on passe à côté de possibilités d'évolution. Évidemment, je ne parle pas là de choses qui mettent notre santé mentale ou physique en jeu. Mais d'aspects où l'on peut mettre de l'eau dans son vin, même si ça coûte un peu, alors que ça fait plaisir ou rassure l'autre vingt fois plus que notre "effort", qui finalement peut ne pas en être un devant ce résultat.
Mais oui, en cas de gros désaccords, là j'entends, bien sûr. Et c'est ça que j'ai encore du mal à faire, me prioriser, car si l'autre n'est pas prêt.e à trouver un compromis ou venir vers moi, je vais tendance à prendre cette posture moi-même, pour avancer ou par peur de perdre la personne (et je ne dis pas que c'est bien).
@artichaut
Globalement prendre soin et demander de l'aide, je n'ai pas appris. Donc il y a un énorme déficit de départ.
Quand je te lis, j'ai l'impression que tu as quand même laaaargement avancé là-dessus, du moins que la volonté est là !
Discussion : [Lexique] Amitié — définition(s) —
MPB
le vendredi 10 janvier 2025 à 10h47
@artichaut
Je pense que le concept d'amitié —bien moins vérrouillé que celui d'amour-amoureux- permet d'y mettre beaucoup de choses.
Complètement, d'où la difficulté d'en tirer une définition claire et précise d'ailleurs ! Si on demande à des personnes "lambdas" la différence entre l'amitié et l'amour, je pense que l'absence de sexe/de désir sera très majoritairement la première réponse. Pourtant aujourd'hui, des personnes admettent largement que l'amitié ne s'arrête pas à ça. Et pour ma part, je me rends compte que les frontières entre amitié et amour sont bien plus poreuses que je ne le pense, à tel point que je considère qu'en fait, nos rapports avec tous les gens qui nous entourent ne sont que de l'amour, sous différentes formes. J'allais chercher un article sur le sujet, mais je me rends compte que cela a été déjà évoqué sur ce forum avec les 7 degrés de l'amour.
Je connais une personne qui dira plutôt "je ressens du Porneia pour toi actuellement" ou "j'ai besoin de Charis", etc etc.
D'ailleurs, beaucoup de gens disent parfois "mon mari est aussi mon meilleur ami", dans cette dimension de "confident".
@crest j'aime beaucoup cette vision d'amour de groupe, et je crois l'avoir déjà ressenti et recherché, tout en admettant que pris.e.s à part, les différent.e.s membres de ce groupe ne m'apportaient rien d'aussi fort, loin de là !
Discussion : Envisager le polyamour
MPB
le vendredi 10 janvier 2025 à 10h33
@Miamou
je pense que ce qui n'est pas suffisamment pris en considération, c'est qu'@Ulrich, semble de plus en plus prêt à envisager de quitter L et sait très bien que N ne fera pas de concession. Dans nos commentaires on reste braqués sur le fait qu'au départ il ne voulait pas quitter L. (...)
Qu'on parle des red flag, de l'apparente rigidité dans certains comportements de N ou du fait qu'il a de la chance que L tolère la situation, n'y changera rien.
Tu as totalement raison, mais justement, peut-être qu'@Ulrich a besoin de lire nos inquiétudes avec nos regards extérieurs, et cette composante polyamoureuse que son entourage ne lui apporte peut-être pas. Je m'explique : lorsque j'étais (en très gros, comme je le disais) à peu près dans la même situation, je suis venue ici dans l'espoir très très naïf qu'on me dise "si si, si tu y crois ça marchera, l'amour triomphe toujours !", mais en vérité, au fond de moi, je savais que j'allais dans le mur. Et le fait qu'on me le confirme ici, même si ça a été très dur, m'a aidée à mettre de l'ordre dans tout ça. Ca a été long et fastidieux, mais je savais au fond de moi que "ma" N. présentait énormément de red flags, et ce même si on avait été en relation mono je pense.
Donc peut-être qu'en effet, nos avis ne changeront rien, et qu'Ulrich aura besoin de faire cette expérience de vie en offrant une vraie chance à cette nouvelle relation, et peut-être que ça marchera, ou qu'il regrettera, ça nous n'en savons rien. Mais peut-être aussi que nous ferons échos à des propres ressentis qu'Ulrich essaie d'ignorer tout en les connaissant.
@Miamou, ton dernier message me parle vraiment beaucoup, merci pour ça. Je suis aussi en train de déconstruire l'idée de la relation parfaite qui amène tout, quelle que soit la forme relationnelle, et j'apprends aussi à vraiment me rendre compte de la chance que j'ai dans mon entourage actuel, dans mes relations actuelles. Effectivement, parfois on a des souhaits contradictoires (passion des débuts couplée avec la routine solide avec un.e compagne/on de vie), et c'est important de prendre conscience de ce que nous amène une relation. Et à l'inverse, de ce qu'elle ne nous amène pas, ou plus, sans rester dans une forme d'illusion.
Et d'ailleurs, pour te répondre, avoir tous ses besoins comblés est une forme d'illusion je pense : ça ne fait qu'amener d'autres besoins, dans une roue sans fin. D'où apprendre à trouver la joie dans le présent et dans ce qui est déjà (évidemment, si tous les besoins primaires sont satisfaits et en l'absence de danger imminent).
Discussion : Envisager le polyamour
MPB
le mardi 07 janvier 2025 à 16h44
Merci @Intermittent, ça me parle aussi ;)
Et je pense que ce post a sa très juste place ici...
@Ulrich, pour avoir vécu en très gros à peu près la même chose que toi (si ce n'est que ma "deuxième relation" s'est rendue entièrement disponible pour moi en quittant son conjoint, donc il n'y avait même pas ce "garde-fou" là), je peux te dire que je vois des red flag partout. Après, je ne vais faire que répéter ce que j'ai vu ci-dessus : le consentement éclairé et enthousiaste, c'est vraiment la base. Et surtout, cette pression que met N. pour quitter ta femme est très dure, je trouve (et encore une fois je l'ai vécu, moi aussi j'ai failli en arriver là, et je me félicite tellement de ne pas l'avoir fait. Mais chaque histoire est différente...)
Discussion : S'habitue-t-on aux ruptures/séparations ?
MPB
le mardi 07 janvier 2025 à 16h31
@Intermittent : c'est très intéressant. Ici ça tourne beaucoup autour du sexe/de la sexualité, mais en soi ça peut s'appliquer à d'autres principes de la relation je pense !
Discussion : S'habitue-t-on aux ruptures/séparations ?
MPB
le mardi 07 janvier 2025 à 16h25
@Alabama, oui, je me suis souvent posé cette question sur la mort aussi. J'ai en tête que la mort d'un.e amoureu.x.se doit être d'autant plus dur à supporter que ça fige la relation dans quelque chose qui potentiellement allait bien (ou alors c'est ce qu'on garde en mémoire), empêchant de faire le deuil et de passer à autre chose, avec ce sentiment d'injustice "on avait tout, ça n'aurait pas dû arriver, s'iel avait été en vie ça aurait certainement été bien encore des années".
Cependant quand tu évoques l'espoir de renouer, je sais que pour ma part je veux justement ne pas tout m'attacher à cet espoir ou le nourrir. Je sais que ça existe, j'effleure parfois ça, mais en murmurant, comme si ça ne devait pas être dit trop fort. J'ai bien trop peur de ne pas avancer à cause de ça. Et puis il y en a d'autres ou surtout je ne veux pas renouer !
Cela dit, je te rejoins complètement sur les micro-ruptures, les rituels qui cessent, la mouvance. Je pars de très loin là-dessus : j'ai toujours eu cette chose "définitive" en moi, je ne sais pas pourquoi. La recherche de ma couleur préférée qui ne changerait jamais jamais, idem pour le minéral que je juge le plus beau, le paysage : est-ce que je préfère la mer, ou la forêt ? Et si je devais choisir entre les nouilles chinoises et les sushis en excluant l'autre pour toujours ? Comme si je devais être définie par des goûts toujours identiques au fil du temps...Peut-être que je croyais me connaître comme ça, par des traits de caractères ou des préférences marquées et immuables. Ça m'a amenée à fantasmer ce qui ne changeait pas. C'était il y a longtemps, mais j'en ressens encore les relents aujourd'hui.
Puis j'ai découvert le bouddhisme, j'ai lu sur l'impermanence, sur les illusions. Et j'ai beaucoup, beaucoup cheminé. Et aujourd'hui, j'accueille comme toi cette idée du changement qui me faisait si peur (quand j'étais petite, rien qu'une variation dans le menu annoncé le matin même pour un repas du midi pouvait me paniquer). Le polyamour aide beaucoup là-dessus ! Et aussi la possibilité de se laisser évoluer, de prendre plusieurs chemins, de se tromper aussi, de connaître "l'échec" : mon beau-père m'avait dit un jour que selon lui, je n'en avais pas vécu assez. Je n'ai compris que très récemment ce qu'il voulait vivre. D'ailleurs, je pense qu'on peut s'habituer à l'échec, ou à ce qu'on juge être un échec alors que c'est souvent plus complexe que ça ! (Je dis ça en clin d'oeil à mon sujet initial, sachant que je ne considère plus qu'une rupture est un échec).
Pour ma part je suis lesbienne et je n'ai jamais relationné avec un homme cis, mais ce que tu décris, je l'ai entendu par des amies. Moi-même, je l'ai un peu connu avec cette femme dont je parlais dans mon message précédent, qui disait clairement qu'elle ferait de toute façon passer ses besoins avant tous ceux d'autres personnes (et je dis bien personnes, car elle faisait par contre de ses animaux une priorité). Avait-elle tort ? Raison ? Bien sûr ça ne se questionne pas en ces termes : elle était comme ça, moi non, point. Peut-être qu'un équilibre aurait été possible, peut-être pas du tout. J'aime penser que des relations avec des personnes très différentes sont très enrichissantes, mais je crois quand même qu'elles sont plus complexes (mais ça c'est très personnel !).
Merci pour tes mots. En écrivant ces deux longs messages, j'ai vraiment eu l'impression d'être très...fragile sur beaucoup de points. Presque incapable. Merci de remettre l'église au centre du village : être curieuse de ce que vit l'autre et se sentir comprise/entendue/accueillie, sans que l'autre ne doive porter ou subir ça, mais juste dire "ok, je t'entends, je te vois". C'est déjà beaucoup !
Discussion : S'habitue-t-on aux ruptures/séparations ?
MPB
le mardi 07 janvier 2025 à 16h23
@artichaut, tes messages sont très riches et soulèvent beaucoup de réflexion, j'aime beaucoup. J'ai tendance à faire l'avocat du diable parfois, alors mes avis sembleront parfois opposés entre eux, même si je vais tâcher de rester cohérente !
@artichaut
"C'est à dire que tout est en soi possible et recevable (se séparer, se distancier, moins inverstir la relation, transformer la relation) à condition de prendre la peine de communiquer sur ça avec les personnes impliquées."
est-ce que tout est possible justement ? Oui, évidemment : on n'est pas pieds et poings liés dans une relation, quelle qu'elle soit. Une amie me disait récemment "si tu vas mal, tu peux arrêter de me parler pendant des semaines, des mois, je ne le prendrai pas mal, et si je t'écris et que tu ne me réponds pas, j'essaierai juste de vérifier que tu es vivante, mais tu pourras ne pas m'envoyer de signe de vie". Mais justement, je n'étais pas d'accord avec ça ! Pour moi on ne peut jamais dire "tu ne me dois rien". Parce qu'on doit toujours quelque chose, même à des inconnu.e.s : le respect. Dans le cas de mon amie, je n'imagine pas faire silence radio des mois auprès de qui que ce soit, et surtout pas de gens qui sont proches par exemple, pour moi ça serait juste irrespectueux. Après, tout le monde n'a pas la même conception du respect, tout comme tout le monde n'a pas les mêmes capacités en termes de communication : moi j'adore les messages, et communiquer par SMS, mêmes longs, ne me demande généralement pas ou peu d'énergie. Pour d'autres, c'est l'inverse, donc bien sûr ça serait peu pertinent d'attendre de ces personnes des nouvelles très fréquentes dans la journée, voire durant des jours. On en revient à ce que je disais : pour beaucoup de gens, être en relation amoureuse, c'est avoir "le droit" d'attendre de l'autre un message de bonjour, de bonne nuit, et des messages dans la journée, ça serait presque une base. Mais je connais des gens qui fuient ce schéma, sans même se demander s'iels en ont envie : juste le fait que ça soit un schéma est rédhibitoire. Moi j'adore les messages comme je disais, mais je ne veux pas que la personne se sente obligée de le faire : dans l'idéal, la personne avec qui je relationnerais aurait cette même envie de partage sous cette modalité. Parce que oui, je te rejoins exactement sur
@artichaut
"- l'autre n'est pas une marionnette à qui l'on peut tout faire vivre pour peu qu'on communique avec elle ;
- inversement s'engager à communiquer n'est pas s'engager à être disponible à toute heure de la journée pour répondre à des sollicitations (ni même tous les jours, toutes les semaines)."
En ce qui concerne la rupture, oui, la communication en amont évite en effet quelque chose qui semble sortir de nulle part et l'effet bombe/douche froide, et permet de s'habituer à l'idée que potentiellement, quelque chose va changer. La communication m'intéresse énormément en ce moment, car la dernière personne avec qui j'ai relationné (ma femme mise à part) avait beaucoup de mal à communiquer. Et fuyait les "grosses discussions prises de tête", ce qui fait que j'osais rarement lui signifier que quelque chose m'embêtait, car elle se fermait tout de suite. Bien sûr j'aurais dû tenir compte de ce red flag.
Mais "comment rompre" ? On pourrait ouvrir un nouveau fil de discussion, si ce n'est pas déjà fait ! Rompre est pour moi un exercice très difficile, tant j'ai peur de blesser. Mais c'est également dû à ma personnalité, ou je louvoie lorsque j'ai des choses difficiles à dire (je travaille beaucoup sur l'honnêteté actuellement justement), j'ai si peur de mal faire, de ne pas être légitime ou que sais-je. Ou l'espoir que tout s'arrange miraculeusement, de rompre juste avant le mieux. J'ai bien conscience que tout tourne autour de moi dans mes réponses, j'en suis désolée, je m'attache aux expériences vécues par mon entourage ou moi-même !
@artichaut
"Qu'est-ce qui dans cette souffrance t'appartient ? Qu'est-ce qui est lié à ton niveau d'investissement ? Est-ce que ce niveau d'investissement avait été discuté, validé par les deux parties, ou c'est toi seule qui t'embarque là-dedans ? Et même si c'est le cas, est-ce ok qu'il soit rediscuté, transformé, déséquilibré ? Est-ce que l'investissement c'est de l'engagement ? Qu'est-ce qui dans nos manières d'habiter le sentiment amoureux, peut être trop pour l'autre ? Et l'autre a-t-iel été ok avec ça ? etc."
Je commence à bien cerner mes responsabilités dans ma propre souffrance, où il est question d'idéalisation de la relation ou de ce qu'elle pourrait être, de ma propension à pouvoir donner beaucoup de temps (services rendus, écoute, recherche de solutions, petites attentions etc) lorsque je suis attachée aux personnes, et je sais que cette dernière relation me disait que j'étais "trop" intense pour elle, mais avait ses propres ambivalences quant à son engagement et à sa recherche de temps passé avec moi (paroles non concordantes avec les actes, volonté de se voir très régulièrement tout en paraissant parfois "subir" ça...). Pourtant justement, bien calmée par ma relation romantique précédente (que j'avais longuement évoquée sur ce forum), je pensais avoir pris soin de tout baliser, de dire où j'en étais (pas encore totalement guérie), qui j'étais, mes attentes (notamment en termes de toucher physique), mes "red flag" etc, et après coup je me suis rendu compte que cette personne n'avait finalement pas du tout les mêmes attentes que moi, mais ça n'avait pas ou peu été verbalisé, ou verbalisé mais contredit par d'autres actes. Récemment, j'ai lu que ce n'était pas tant la communication qui était importante, mais la compréhension : la volonté de comprendre l'autre, pas juste de parler et de dire où on en est. Cette idée m'a plu, parce que pour le coup, malgré mes travers, je sais que je tente vraiment ça, et que justement, je me dis souvent "ah mais oui mais cette personne a vécu ça, je comprends qu'elle soit méfiante dans ces cas-là" ou "mais oui bien sûr, avec son regard je comprends pourquoi elle a eu peur", etc. Ce qui amène à "comment identifier ses propres limites, et les communiquer clairement". C'est souvent après coup que je me dis "mais en fait ça c'était pas du tout OK pour moi, même en ayant compris pourquoi c'était advenu" ou "c'était encore moins OK que je ne le pensais". Donc je me dis que c'est peut-être pareil pour d'autres personnes de mon entourage, d'où les discours ambivalents parfois. Il arrive qu'on veuille très fort, mais qu'on ne puisse pas.
Relationner semble parfois demander des compétences très spécifiques, et il m'arrive de me demander justement si c'est mieux d'apprendre de son côté, comme on le fait en venant sur ce forum ou en lisant des livres par exemple, avant de pratiquer, ou si vu que tout dépend tellement aussi de la personne en face qu'il faut apprendre ensemble, "sur le tas". Sans doute que les deux sont complémentaires.
Pour le reste, je différencie l'investissement de l'engagement. Je vois l'investissement plutôt en termes temporels ou émotionnels, voire financiers. En fait pour moi l'investissement c'est conjugué au présent, et l'engagement presque au futur, comme si c'était "dans le futur, j'ai envie de vivre ça avec toi". L'engagement, ça sonne plus "profond", ça fait sans doute tout de suite très sérieux, peut-être que c'est la cause de la peur de certaines personnes qui entendent ce mot. Je pense qu'on peut être investi.e (ou se sentir investi.e) sans être engagé.e., et inversement. Par exemple, dans le cas de la dernière relation dont je parlais, cette personne m'avait donné le double de ses clefs et avait ri en me disant "si ça ce n'est pas de l'engagement !", mais par ailleurs, j'avais du mal à la sentir engagée, justement (et en même temps, elle disait elle-même le fuir). Et elle était investie à sa manière.
J'ai plus l'impression de faire ma thérapie que de faire avancer ce fil, vraiment pardon pour ça ! C'est juste que tout résonne beaucoup avec des questionnements ou des choses que je veux mettre en place, et/ou déconstruire. Et je sais que ça passe par un temps pour moi (ma psy n'est jamais loin si besoin aussi), et des discussions enrichissantes comme j'en lis beaucoup ici sans toujours y participer. Merci pour ça, vraiment.
Discussion : Filmographie thématique : Films sur l'amitié
MPB
le lundi 06 janvier 2025 à 16h22
Franchement c'est dur !
En vrai en voyant ce post je me suis dit "oh ben oui, avec tous les films que j'ai vus, je dois avoir ça", mais rien ne me vient. Enfin si, "the green book", mais l'amitié n'est pas le centre du film et elle est entre hommes. Et puis tes liens en citent déjà beaucoup ! Est ce que "les petits mouchoirs" ça compte ?
Deux séries qui me viennent cependant :
-Scrubs (et l'amitié inénarrable de JD et Turk), et
-Grace et Frankie, amitié improbable en deux femmes que tout semble opposer mais qui ont un gros point commun...
Je continue à réfléchir !