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Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
Tiao88
le jeudi 12 février 2026 à 18h02
artichaut
Ce n'est pas malsain ou égocentré, c'est un fonctionnement spécifique.
Le pb c'est quand ce fonctionnement n'est ni partagé, ni compris/ressentis par l'autre, ni explicité clairement.
Surtout, comme tu dis, si on le considère comme plus ou moins "naturel".
Du coup ça créé des fossés d'incompréhensions, d'attentes non remplies, de frustration, de colère, etc.
Et en soi un autre fonctionnement qui serait de vouloir fonctionner sans (ou avec peu de) redevabilité, n'est pas non plu malsain ou égocentré en soi.
Mais pareil si l'on considère que ça va de soi, et qu'on n'a pas à l'expliciter, on s'expose à nombre d'incompréhensions.
Le cas typique que tu cite ("nan mais je suis pas en couple pour me prendre la tête") en est l'exemple flagrant. Du reste j'ai été cet homme-là jadis.
C'est ne pas prendre en compte que accepter d'être en couple, c'est accepter de "se prendre la tête". C'est accepter de s'intéresser à l'autre, à ses émotions, à comment iel vit la relation, etc.
C'est aussi ne pas voir le travail invisible (charge mentale et charge relationnelle) de l'autre. Car oui on s'habitue vite, et depuis le +jeune âge à recevoir gratuitement de la part de certaines personnes (typiquement les femmes).
D'un côté comme de l'autre, il y a à rendre visible des choses, à expliciter.
En soi, tu ne peux pas te plaindre que ton amoureux (ou ton collège, ton ami·e) ne te propose pas te voir, alors que tu es déjà venu le/la voir plusieurs fois, si tu n'explicite pas que tu veux fonctionner avec une certaine dose de réciprocité (pour pas dire redevabilité).
-> ben disons que ces déplacements, quand je les fais, ne sont pas gratuits. ça me coûte en temps, en énergie et en argent. Et que donc quand l'autre me dit que je lui manque, la seule chose qui me vient à l'esprit c'est "ben pourquoi iel bouge pas ses fesses pour me voir? Pourquoi ça serait toujours à moi de me déplacer et de sortir de l'argent?". Au delà de la réciprocité ou redevabilité, y a aussi une question d'équité ou d'égalité, à mon sens. Et laisser l'autre tout faire ou une majorité ça ne me semble pas forcément équitable, sauf gros handicap ou situation particulière (ce qui n'empêche pas forcément la fatigue de l'autre quand même).
-> En fait, je crois que ce qui me met le plus en colère, c'est de constater que quand j'en fais moins, l'autre se plaint (ou se plaint de la manière dont je fais) mais n'en fait pas forcément plus.
ex : Je m'en suis rendue compte en réalisant que les amies qui se plaignaient toujours de mes retards (et pour qui j'avais fait des efforts), elles, ne se déplaçaient pas autant que moi et ne venaient quasiment jamais me voir chez moi. Et là j'ai eu un gros sentiment d'injustice : comment osaient-elles se plaindre alors qu'elles ne faisaient pas la moitié des déplacements que je faisais pour les voir?!
-> Depuis cet épisode une de ces amies (qui devient un) a eu droit à un appel où j'ai eu le rôle de la râleuse... Et a très bien compris ce que je lui disais (en fait iel en avait quand même conscience, que je nourrissait plus le lien qu'iel) -> Comme quoi des fois, les gens ont quand même conscience que l'autre en fait beaucoup. Juste iels attendent le ras-le-bol et sont dans le "déni" pendant toute la période précédant le ras le bol (impression de ma part)
-> Pour les deux j'ai raréfié mes déplacements pour les voir. Ou les appels. Pas parce que je les aime moins mais juste parce que j'estime avoir fait peut-être plus que ma part à certains moments.
artichaut
Particulièrement si l'autre est un mec cis (il n'a tout simplement pas reçu cette éducation-là, donc il ne possède pas ton implicite) ou si l'autre à des (neuro-)spécificités qui font qu'iel a du mal à comprendre l'implicite.
Si l'autre ne veux même pas t'écouter, parce qu'il ne veut pas se prendre la tête, oui tu as raison, "sort le lance flamme" (métaphoriquement quand même), ou "oublie-le" (ce que justement tu nommes ne pas être facile).
Si tu lui a déjà expliqué 10 fois, et qu'iel ne veut pas le prendre en compte idem.
-> Oulà celui là a été un "cas d'école" et ça fait bien longtemps que notre lien a encéphalogramme plat et que je ne suis quasiment plus en contact avec lui.
Mais c'est vrai que le terme "pas prise de tête" (même si tout le monde met pas la même définition dessus), c'est un truc dont j'entends souvent parler.
artichaut
Ça peut poser plusieurs problèmes :
- comment en fait pour être en couple hétéro, sachant qu'il y a trèèès peu de mecs conscients et capable de (et volontaires pour) nourrir un lien respectant des attentes de réciprocité même basique ?
- cette charge mentale et relationnelle de devoir expliquer, éduquer les mecs sur ça (et d'avoir le mauvais rôle de la râleuse) revient forcément aux femmes dans les couples hétéros
- comment on gère nos manques/besoins affectifs si on doit renoncer à chaque relation non parfaite (ou juste non nourissante) sur ce plan-là ?
-> Effectivement, ça pose sacrément problème et je n'ai pas trop de réponse. Si ce n'est en faire moins (mais ce qui veut dire aussi que le lien risque de s'appauvrir).
artichaut
- on n'est pas égaux/égales dans ce qu'on est prêt·e à subir, à endurer pour (tenter de) faire encore exister une relation, coûte que coûte
-> Et même pour rompre, certaines personnes préfèrent laisser l'autre s'en charger (slow quitting?). Sinon à part se recentrer sur soi ou d'autres relations, je ne vois pas trop.
artichaut
- faut-il redevenir monogame si jamais on a la chance de trouver la perle rare, c'est à dire LE mec qui sera potable sur ce terrain-là ? ou au contraire grapiller de l'affectif via le polyamour, en tentant de composer du mieux possible un semblant de confort affectif ?
-> redevenir monogame (et donc dans nombre de relations privilégier la relation amoureuse et ou de couple) reviendrait à faire dépendre d'une seule personne (ou principalement une personne) notre bonheur. Ce qui à mon sens est pas une bonne idée.
artichaut
- et pourquoi ça ne fonctionne pas entre femmes ? (argh) diificle de sortir de l'hégémonie de l'hétéro(sexualité)relationnalité
-> Je ne suis pas sûre que toutes les femmes se valent en terme de réciprocité. Mais oui, décentrer la sexualité ou l'hétérosexualité, compliqué. Faut vraiment en avoir été déçue, j'ai l'impression. ça prend du temps, pas à pas.
artichaut
…
Pour autant, malgré tout ça, et la connaissance de tout ça, perso je ne suis plu volontaire pour fonctionner dans de la réciprocité non clairement explicitée, voire dans de la réciprocité tout court, quand je sens qu'elle devient de la redevabilité.
Je ne veux plus devoir faire ci ou ça en relation. Et donc de fait, par soucis de cohérence, je ne suis quasi plu en relation.
-> Quand tu dis "relation" c'est juste amoureuse (vu que le titre de la discussion y faisait référence) ou relation tout court?Je sais que cette réciprocité/redevabilité va de soi pour beaucoup. Que c'est la base du soin, du lien.
Moi je trouve qu'au contraire c'est le début des quiproquos et du désamour (au sens du sentiment).
-> comme dit plus haut, sans réciprocité, j'ai l'impression qu'on est dans des relations inéquitables... Donc de fait qui vont apporter leur lot de frustrations et de rancœurs.
artichaut
et pour revenir au sujet du fil, je dirais que tout ça est décuplé dès qu'on parle de relation amoureuse (c'est pourquoi aussi, je n'en veux plu non plu)
si l'autre est un miroir de nous même, on s'attend à ce que l'autre fonctionne comme nous. on n'a rien besoin d'expliciter.
et la chute est d'autant +rude.
Effectivement c'est certainement décuplé néanmoins ça existe aussi dans d'autres relations (ami.e.s etc)
Et c'est bien pour ça que maintenant j'en parle. Mais je continue à trouver ça dingue de nourrir et prendre soin d'un lien sans qu'autrui ne s'en rende compte... Faire un déplacement en train/voiture/avion etc, tout le monde sait que ça coûte de l'argent et que ça prend du temps, quand même. Plus que si on reste chez soi et que c'est l'autre qui vient :-D
-> Et j'ai aussi l'impression que si je devais lister mes besoins/envies/attentes/limites, ça ferait fuir pas mal d'individu.e.s (et je ne parle pas forcément d'amour amoureux).
(et on ne nous a clairement pas appris à communiquer)
-> Bizarrement, pour ce qui est de pratiquer la monogamie et de s'y tenir, sauf discussion explicite, beaucoup de personnes l'intègrent. Donc y a quand même des choses que neuroA ou pas, les gens captent bien.:-D
Merci pour tes interactions en tout cas :)
Message modifié par son auteur il y a 7 jours.
Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
Tiao88
le mercredi 11 février 2026 à 12h19
artichaut
Si c'est le cas je suis totalement un mec cis sur ce point. Je veux être aimé (donc accepté) pour qui je suis pas pour ce que je fait.
Et il m'a fallu du temps pour me rendre compte que je faisais des choses pour que l'on m'aime. J'ai par exemple beaucoup fait à manger aux autres pour ça. Et donc que j'avais des attentes non assumées, non conscientisées.
Aujourd'hui je me mets beaucoup moins la pression sur ça. Je continue de faire à manger pour les autres. Mais j'essaie de le faire par plaisir de donner, sans rien attendre en retour.
-> Peut-être qu'on en fait beaucoup (trop?) pour les autres dans l'espoir de quelque chose qui n'arrive pas forcément. ET peut-être aussi qu'on devrait être un peu plus égoïste pour être moins frustré.e du peu ou du non-retour des choses? Mais je pense qu'on fait tous.tes des choses parfois plus pour être aimé.e que par pur plaisir. Je m'en rends compte à titre personnel sur un autre sujet que la bouffe.
Et en même temps, j'ai du mal à comprendre ce qui est malsain ou égocentré dans le fait d'attendre une réciproque de certaines actions : par exemple je me suis déplacée plusieurs fois ces dernières années pour voir A, j'attends qu'iel fasse la même chose pour moi. J'ai souvent téléphoné/écrit à B ces dernières années, j'attends que B prenne le relais et m'appelle / prenne de mes nouvelles.
Parce que je considère que ces actions nourrissent notre lien/relation et que j'ai besoin de sentir que je ne suis pas la seule à en prendre soin.
Je me rends également compte que je ne suis pas habituée de manière générale à parler de mes besoins/attentes/limites etc, voir que ça peut être éprouvant/stressant pour moi de le faire.
Notamment parce qu'il y a longtemps je me suis pris en pleine poire des "nan mais je suis pas en couple pour me prendre la tête" à chaque tentation d'essayer d'exprimer ce qui n'allait pas, par exemple. Ce qui fait que j'ai envie de sortir le lance flammes à chaque fois que j'entends cette expression, désormais :-D :-D.
Ou parce que comme dans les exemples avec A et B j'estimais que c'est plus ou moins "naturel". Avant de me rendre compte que. Ben non. Et qu'en plus à force d'être celle qui se déplace/entre en interaction la première, c'était devenu non pas un "dû" mais une chose à laquelle la/les personnes e face s'étaient habituées.
Discussion : [Outil] Le spectre de l'amour
Tiao88
le mercredi 11 février 2026 à 11h54
artichaut
ah oui, amour-conditionnel, c'est encore +large (et pas forcément réciproque).
amour lié à certaines conditions. si les conditions ne sont pas ou plu remplies, l'amour disparaît.
Disons que je ne suis pas obligée de recevoir de la réciprocité pour conserver un lien (qui ne disparaîtra qu'à nos morts respectives), par contre pour ce qui d'avoir un lien vivant (donc une relation), oui j'ai besoin de ne pas être la seule. Oui je peux aimer, quelque soit la forme d'amour quelqu'un sans retour mais c'est plus éprouvant. Ressentir de l'indifférence ou "oublier" (comme si je pouvais développer une amnésie) envers certaines personnes me soulagerait presque. Même détester quelqu'un, finalement, c'est lui garder une place dans mon cerveau, quand bien même je suis plus ou peu en contact avec iel.
Quand j'ai l'impression d'être la seule ou la personne majoritaire à nourrir le lien, ça m'épuise, me fait ressentir de la colère et me fait non pas me mettre en retrait mais diminuer mon apport de "nourriture" au lien.
Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
Tiao88
le vendredi 09 janvier 2026 à 16h19
Cela me paraît difficile, d'un point de vue personnel, de transiger sur mes exigences car elles sont reliées à mes limites. Exemple : je ne supporte ni le mot ni le concept qui se cache derrière l'expression "plan cul". Il est donc hors de question d'avoir une relation avec quelqu'un étiquetée ou qui me considère comme ça. J'ai besoin donc j'exige "plus" au sein d'une relation quelle qu'elle soit (ou autrement car le "cul" n'est pas pour moi l'unique raison d'une relation même si il peut en faire partie).
Par contre mes attentes ou mes envies, ça, ça peut peut-être se travailler un peu. Même si au départ j'avais pas l'impression d'avoir des attentes/envies/besoins démesurés mais quand je vois comment les gens se comportent et les états dans lesquels ça me met, par moment j'ai l'impression que je suis/demande/(donne ou voudrais donner?) "trop". D'où des tentatives d'explication/expression à certaines personnes de mes besoins et de mes limites.
Mais j'aurais forcément des attentes dans une relation, sinon, ça n'est pas une relation et que je me fous totalement de la personne en face.
Quant à l'altruisme pur, j'ai l'impression que c'est un leurre. Au fond, quand on fait une action altruiste, c'est parce que ça correspond à nos valeurs, que ça nous permet de nous regarder dans le miroir avec approbation. Sinon, on ne le ferait pas, si ça ne parlait à aucune facette de nous mêmes...
Discussion : Violence, rejet, humiliation, trahison : comment un homme se perd… et cherche à se réparer (témoignage sans réserve)
Tiao88
le jeudi 20 novembre 2025 à 10h31
Topper
Tu peux consulter psychologue et psychiatre au Centre Médico-Psychologique (CMP) le plus proche de chez toi. C'est totalement gratuit. Par contre, la liste d'attente est longue. Tu auras un premier rendez-vous où tu expliqueras ta situation. On jugera alors du degré d'urgence pour te proposer un suivi plus ou moins rapidement. Cela peut être dans le mois qui suit, ou dans l'année. Cela dépend aussi de si d'autres patients libère leur créneau. Cela dépend aussi de ta disponibilité. Si tu peux te libérer en journée dans la semaine, cela facilite. Ce ne sont pas des sous-professionnels et à la différence du privé, ils ne sont pas là pour faire du fric. Je trouve que ça change pas mal le rapport humain dans le processus. Comme dans le privé, tu peux tomber sur une personne avec qui ça ne passera pas. Ce qui n'empêche pas de changer de psychologue si c'est le cas.
Effectivement, pour être allée en cmp, le fait d'être disponible en journée diminue le temps d'attente. Après personnellement, je n'y retournerai pas. J'ai eu droit à quelqu'un qui est un peu sorti de sa neutralité et qui m'a donné son avis en tant que personne (jugement?). Pas sur la non-exclusivité mais sur mes envies de changement de région à l'époque (changement de région que j'ai fini par faire seule avec une relation qui est devenue à distance). ça m'a un peu refroidie (j'ai même pas songé à changer de praticien ou osé et je sais même pas si ça aurait été possible) et après quelques séances je n'y suis plus retournée. Mais on va dire que ça a quand même fait du bien de déballer un peu son sac.
Puis effectivement, sans accompagnement individuel ou de couple, je vois mal comment tu pourrais changer des choses qui ont l'air d'être ancrées depuis un sacré moment chez toi... Sinon y a aussi des psy en ligne (webcam ou téléphone) qui sont un peu moins chers que ceux en cabinet et certainement plus disponibles rapidement que les cmp.
Discussion : C'est quoi l'engagement ?
Tiao88
le dimanche 26 octobre 2025 à 09h31
crest
J’ai l’impression que l’engagement va avec le fait qu’on puisse « compter sur nous » sur certains trucs. Pour moi ça va être sur un plan matériel notamment ainsi que le fait d’être à l’écoute de la personne. Un peu en mode famille/communautaire ou de camaraderie politique finalement où se dessinent une interdépendance et un soutient mutuel.
J’apprécie d’avoir des responsabilités et donc l’engagement n’est pas un poids dans la mesure où je me connais et où je ne peux donner que ce que je peux. Quand on se connaît les uns les autres, on sait ce qui est possible et l’idéal est de pouvoir accepter ces limites et ne pas faire peser des attentes en référence à un modèle trop en décalage avec ce que les gens peuvent vraiment faire. Même si ces modèles d’un autre côté peuvent nous tirer vers le haut en remettent en cause des pratiques non interrogées, il faut être vigilant à ça et ne pas utiliser ces modèles pour culpabiliser l’autre sensé s’engager à les suivre.
Je ne sais pas si pour moi c'est forcément le fait de pouvoir compter sur moi (en tout cas pas matériellement). Mais être une oreille ou une épaule sur qui se reposer et qui peut entendre des trucs, oui, ça me parle davantage.
-> Oui être conscient de ses limites me paraît important, sinon on risque de manquer régulièrement à ce qu'on s'est/a fixé avec d'autres. Et communiquer si on sent que pendant un certain on ne va pas pouvoir respecter son engagement. Ou bien si on a été un peu trop "optimiste" au départ et pouvoir revenir dessus.
Au delà de certains modèles, je pense que le décalage entre attente d'une personne et les limites de l'autre viennent aussi d'un manque de communication et d'un manque de conscience de ses propres limites.
Discussion : [Film] [Docu] Trust Me de Joanna Ratajczak, 2024
Tiao88
le dimanche 26 octobre 2025 à 09h22
crest
- je n’ai pas pu m’empêcher de trouver vaines la vie des ces gens (alors que ce n’est pas l’intention de la réalisatrice je pense) qui sont montrés uniquement dans des scènes très bourgeoises de loisirs, de fêtes, d’ateliers de développement personnel, etc.
Message modifié par son auteur il y a 2 jours.
-> C'est aussi le cas dans la pub ou même dans un certain nombre de séries ou films. Le travail/emploi est rarement montré ou en tout cas on s'appuie rarement dessus (ou pas assez à mon goût/impression). Et quand c'est le cas, ce sont rarement des emplois dit "en bas de la chaîne"/pénibles etc. Pour moi c'est assez significatif d'une partie de nos sociétés en occident/Europe on va dire... Faut avoir un travail (sinon on est un boulet) mais on ne va jamais te montrer l'aliénation au travail. Un peu hypocrite et paradoxal. Mais là je m'éloigne peut-être un peu du sujet...
crest
D’un autre côté j’ai eu l’impression de voir des adultes retournés en adolescence - ce qui est finalement assez sensé puisque le sujet est l’apprentissage (dans la douleur pour la femme) de mode relationnels pour lequel les protagonistes n’ont pas de compétences au départ, ce qui est par définition la situation des adolescents. La vie adolescente est effectivement en dehors du monde adulte. Cohérent avec le fait qu’on voit des gens en dehors du monde (sans travail à faire, sans obligation - de façon significative les enfants n’apparaissent plus après la décision d’ouverture du couple).
Message modifié par son auteur il y a 2 jours.
-> Au fond c'est quoi être adulte? Avoir un boulot et/ou des enfants? Est-on, se sent on forcément adulte parce qu'on a un emploi et un toit à soi? Ou bien est-ce au niveau de la gestion des émotions?
Discussion : [Film] [Docu] Trust Me de Joanna Ratajczak, 2024
Tiao88
le dimanche 26 octobre 2025 à 09h11
Alors j'ai vu ce film documentaire en partie, surtout la fin, je pense... Et ma première réaction à froid ça a été : Et merde! Encore un film où ça se passe mal. On pourrait pas avoir une fin joyeuse de temps en temps?!
Réaction de ma colocataire (qui avait lancé le film) : Ah làla c'est compliqué, le polyA, j'ai l'impression que ça se termine toujours mal.
(en même temps comment lui donner tort si le peu de choses qu'elle regarde sont comme le documentaire).
Bon après il faudrait que je le regarde à nouveau et depuis le début. Et bien sûr que c'est tout à fait louable de ne pas montrer que les bons aspects du polyA et autres non-exclusivités mais d'un autre côté j'ai peur que ça ne renforce les à priori des personnes mono/exclusives en mode "ah ben on savait que ça ne pouvait pas marcher". -> J'ai déjà eu ce genre de réflexions post-rupture et j'avoue que j'ai ressenti beaucoup de colère (je trouvais ça profondément hypocrite) et blessant/peinant. Puis on peut pas franchement dire que ça soit des paroles très réconfortantes... Et le pire c'est que ça venait de personnes qui avaient de l'amour/affection pour moi...
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Tiao88
le jeudi 16 octobre 2025 à 15h28
artichaut
Autant il y a une part de cette réflexion qui me parle, nottament dans le contexte société hétéro-patriarcale. L'amour comme verbe d'action et pas seulement comme sentiment. Juger quelqu'un sur ses actes et non sur ses paroles.
Autant je sens qu'il y a aussi quelque chose qui me dérange, mais que j'ai encore du mal à cerner.
J'ai l'impression que c'est quelque chose comme le primat du faire sur le non faire (que l'on retrouve aussi en CNV). Une vision assez "américaine" de la vie (do it), une sorte d'exacerbation du perfomatif, voire même un genre de validisme.
Bon j'avoue c'est pas clair. Je pose ces notes, pour si ça évoque quelque chose à quelqu'un·e d'entre-nous. Ou comme prémisses d'une réflexion en construction…
Ben disons que les actes, c'est du concret, contrairement aux paroles (même si j'ai conscience qu'on a pas toustes les mêmes ressources et possibilités aux mêmes moments). Mais ne pas faire quelque chose, ça peut aussi être une action. Ne pas aller boire un verre ce soir là chez bidule ou aller au cinéma parce qu'on a besoin de se retrouver seul.e ou de se reposer, par exemple. C'est une action qui découle d'un arbitrage ou d'un choix. Ou qui illustre un choix.
Discussion : Être en couple(s), ça peut être chouette
Tiao88
le jeudi 16 octobre 2025 à 15h15
Mais être en couple n'est-ce pas aussi une façon de présenter / nommer sa ou ses relations au monde : ami.e.s, potes, copaines, collègues, famille etc? Je me rends compte aussi que c'est une espèce d'appellation qui renferme un certain nombre d'attentes (et engagements?) selon les individus... Et un "grâle" pour certains autres.
Discussion : Est ce vraiment fait pour moi?
Tiao88
le lundi 13 octobre 2025 à 23h22
Hello,
Toine54
C'est pour ça que je m'interroge aujourd'hui sur ma compatibilité avec le polyamour, est ce que ce n'est pas fait pour moi, est ce que je n'ai tout simplement pas encore trouvé le fonctionnement qui me convient ou est ce que je dois encore prendre le temps d'évoluer et d'être plus en paix avec moi même pour m'y épanouir.
A te lire j'ai l'impression que ton amoureuse et toi n'avez pas les mêmes envies/besoin concernant votre relation. En tout cas en ce moment. J'espère néanmoins que tu as des proches vers qui te tourner concernant tes moments de déprime. Mais il y a sûrement d'autres personnes non-exclusives dont le fonctionnement se rapproche plus du tien. Bien que ton amoureuse et toi auriez pu être en relation mono et qu'elle te sorte la même envie de légèreté (sans prise de tête?).
Toine54
Aujourd'hui je suis toujours très amoureux mais je m'interroge sérieusement sur ce que m'apporte cette relation par rapport à ce que ça me demande comme efforts pour garder la tête hors de l'eau.
J'aime beaucoup la liberté de pouvoir s'ouvrir à d'autres personnes que l'on peut rencontrer au grès des hasards de nos vies, mais en même temps je crois que j'ai besoin de créer des liens et de sentir que j'apporte quelque chose en plus dans la vie des personnes que j'aime.
Je comprends tout à fait ce besoin, moi aussi j'ai envie d'avoir une place dans la vie des personnes que je rencontre, que je sois leur amie, platonique ou non :-D .
Je ne sais pas si c'est douloureux ou possible pour toi de t'éloigner un peu de cette relation. Histoire de faire le point sur ce que tu ressens, est prêt à accepter ou pas pour elle.
Est-ce que le simple fait de parler de tes déprimes c'est ok ou elle ne veut même pas t'entendre les mentionner?
Toine54
Depuis le début de l'été mon amoureuse à rencontré un nouvel amoureux, ça a été l'occasion pour moi d'apprendre à mieux gérer la jalousie même si ça n'a pas été évident au début. Je me suis dit que ça ne changerai pas grand chose entre nous et que l'on se donnerai toujours de la place dans nos vies.
Depuis mi août son nouvel amoureux à emménagé chez elle (il avait trouver un boulot dans le coin et n'avait pas d'autre solution d'hébergement), il vit chez elle 6 à 7 jours par semaine.
En parallèle j'ai eux le malheur de lui partager mon mal-être car je suis sujet à de gros coups de déprime de manière occasionnelle (cela n'avait rien à voir avec notre relation ou son évolution c'est purement lié à ma façon de voir le monde), elle est très mal à l'aise avec ça et m'a partagé que c'était un tue l'amour pour elle.
Elle ne souhaite pas avoir d'attente dans cette relation et m'a partagé que ce qu'elle recherchait c'était la légèreté que l'on avait auparavant.J'avais besoin de soutient et de me sentir aimé, elle m'a fait comprendre qu'elle ne souhaitait pas que j'ai ces attentes envers elle, que ça lui pesait, et que je devrai chercher cela ailleurs.
-> est-ce que ton amoureuse est dans la même optique que toi concernant la place qu'elle vous accorde à toi et son nouvel amoureux? Est-ce que vous avez pu en discuter?
Courage à toi
Discussion : Et si on arrêtait de se forcer ?
Tiao88
le lundi 13 octobre 2025 à 22h53
crest
Pour moi l’argument de la fatigue est difficile à distinguer de la flemme sauf quand il y a des valeurs et finalités que les gens peuvent avoir en commun, ou se donner collectivement. De l’extérieur d’un groupe partageant valeurs et finalités, on peut juger que les gens se forcent, alors qu’ils font juste des efforts, paraissant inutiles voire violents aux personnes qui ne partagent pas leur valeur. C’est moins le fait de se forcer qui est problématique que ces valeurs et finalités qui peuvent être criticables, être des idéaux en décalage avec les pratiques, etc. A l’aune d’une critique de ces valeurs, il apparaît alors qu’on se force, mais pas avant.
-> Est-ce que tu aurais des exemples concrets en tête? Je pense voir ce que tu veux dire mais j'ai un peu de mal à conceptualiser :-/
crest
Si on reste dans le contexte du polyamour, à partir du moment où on valorise les relations de longs terme, où la rupture est coûteuse, où le polyamour est en soi valorisé, etc on a un ensemble de valeurs qui expliquent bien que les gens vont supporter des ressentis très négatifs, certes jusqu’à un certain point.
-> J'ai pas l'impression que dans les relations amoureuses / de couple exclusives et monogames ce soit tant différent (enfin c'est l'impression que j'en ai). Mais oui, parce qu'on est dans la dépendance (affective, matérielle, sociale etc), parce qu'on tient à ce qu'on a construit/vécu, doit y avoir pas mal de personnes qui vont aller jusqu'à un certain point avant si ce n'est de rompre, en tout cas de gueuler. Bon on ne devrait jamais en arriver à gueuler mais en matière de communication, on a beau être des animaux intelligents (et se penser plus futé que le reste du règne animal), j'ai l'impression que des fois on n'est guère plus doué.e.s que des bullots (et je m'inclue dans lesdits bullots).
Discussion : Et si on arrêtait de se forcer ?
Tiao88
le dimanche 12 octobre 2025 à 14h07
Après, par moments, on peut avoir la flemme de faire telle ou telle chose alors qu'on sait qu'une fois dans le bain ou post-activité on aura été contente de l'avoir fait. Mais au moment où on s'apprête à le faire, parfois on se force un peu...
Par exemple, je dois un peu me motiver/forcer à courir, à faire de l'escalade au moment où je le prévois, fais mes affaires mais je sais qu'après je serai contente de l'avoir fait.
Je sais que mon amoureux a souvent la flemme d'aller se balader en forêt/nature ou d'aller visiter tel ou tel endroit mais aussi qu'il est souvent content de l'avoir fait quand l'autre (pas forcément moi) a insisté. Mais sans doute parce que ce n'est pas hyper régulier.
Idem pour rendre visite à un.e ami.e/pote/copaine. Je suis parfois fatiguée, j'ai la flemme mais je le fais parce que 1) j'ai envie de voir la personne et de partager du temps avec elle, 2) J'aime bien me tenir à ce que j'ai dit, quitte à arriver en retard car besoin de me poser/reposer (auquel cas la personne est prévenue). Sachant que si je me suis engagée à tel truc, c'est généralement que quand la personne me l'a proposée ça m'enthousiasmait. Et que ça continue malgré la fatigue/flemme/désorganisation. Et parce que je recharge aussi une partie de mes batteries en passant du temps avec autrui.
Je pense aussi qu'il y a une question de communication dans le fait d'annuler quelque chose auquel on s'était engagé : le fait de le dire de soi même et ne pas attendre que ça soit l'autre qui revienne à la charge pour prendre des nouvelles, ça compte, pour moi. Après je ne sais pas si ça tombe dans le "j'exige que/je trouve normal que".
Et aussi parce que je me connais et que si je laissais ma fatigue et ma flemme (en plus de ma procrastination) dicter ma vie, je ne ferais peut-être pas grand chose.
Mais effectivement y a aussi une question de besoins/envies/attentes à conscientiser chez soi (avant même d'essayer de les nommer et exprimer à l'autre). Et encore faut-il que l'autre puisse entendre/comprendre ne serait-ce que mon ressenti. Et être honnête avec soi-même.
Quant à la compersion ben disons que quand je n'en éprouve pas, ce qui est le cas actuellement dans certaines relations, ça me bouffe et me rend triste... Pour le moment, je n'ose exprimer ce que je ressens (et qu'aurais dû arrêter de ressentir/espérer depuis un moment) donc j'ai choisi de m'éloigner un peu, parce que je n'ai pas envie de perdre ces relations non plus.
Discussion : C'est quoi l'engagement ?
Tiao88
le dimanche 05 octobre 2025 à 17h14
Bon en ce moment, je réagis un peu à vif et... Alors que j'avais fait une double publication, j'en ai modifié une... Mais la première (que tu cites plus haut) n'apparaît plus. Flûte.
Pour rester dans le fil aussi :
artichaut
Et si l'on se plante, si l'on a sur-estimé son engagement, ou sa capacité d'engagement, est-ce grave docteur ?
-> Ben pas forcément. Enfin déjà :
1) Faut en avoir pris conscience
2) ça dépend aussi d'à quel point on a sur-estimé sa capacité par rapport à la réalité
3) ça dépend des raisons pour lesquelles la capacité a été surestimée
4) essayer d'en parler le plus vite possible à l'autre/aux autres.
Bref, ça dépend beaucoup du contexte.
Si quelqu'un ne peut pas respecter un engagement car finalement trop pris.e par son travail, un.e membre de sa famille ou ami.e souffrant.e ou malade (ou enfant à s'occuper) et qu'on doit repousser une ou deux sessions de jeu de rôle, ça n'est pas la même chose que si la personne est sortie faire la fête/boire des coups les trois derniers soirs jusqu'à pas d'heure et qu'entre ses obligations et ses sorties elle n'a pas assez dormi (alors que les sessions jeux de rôle avaient été prévues bien avant les 3 derniers jours).
Discussion : C'est quoi l'engagement ?
Tiao88
le jeudi 02 octobre 2025 à 12h48
artichaut
Là pour moi on touche à autre chose. Le fait qu'on se compare et qu'on compare des expériences qui ne sont pas forcément comparables.
Ça parle surtout de nous, et l'autre (ses actions, ses non-actions, ses dires révoqués) n'est à mon sens et en soi qu'un révélateur de nos failles.
-> à partir de quoi et de quels critères peut-on juger que ce n'est pas comparable?
-> alors oui, ça fait de moi un gros "trip advisor" (comparateur en ligne) mais y a aussi des fois où ça m'a permis de réaliser une dissonance entre les actes et les paroles d'autrui. Non pas que je sois 100% cohérente tout le temps mais y en a certains, ça frôle le 10 voir le 0.
-> Si autrui est capable de faire certaines choses avec d'autres ou de s'y tenir et pas avec moi, je ne suis d'accord sur le fait que ça révèle MES failles. Ce ne sont pas MES failles qui font qu'autrui choisit de prioriser tel activité avec telle personne plutôt qu'avec moi, ce me semble. MES failles font que je le vis plus ou moins mal mais ça n'est jamais qu'une réaction dans une situation donnée. Autrui est quand même un minimum responsable de sa gestion d'énergie et de ses arbitrages...
Discussion : C'est quoi l'engagement ?
Tiao88
le jeudi 02 octobre 2025 à 12h12
artichaut
Même si bien sûr j'entends qu'il nous faut savoir sur quel pied danser, ne pas se faire sans cesse ballader, ne pas se faire manipuler affectivement, etc. Avoir un peu de terre ferme dans le lien et pas que des sables mouvants.
Mais qu'avons-nous besoin, chacun chacune, pour ressentir cette terre ferme ?
-> Je ne vois pas comment je peux ressentir une "terre ferme" comme tu dis si l'autre peut révoquer ce dont on avait convenu pour un oui ou pour un non. Où elle est cette terre quand l'autre néglige ses engagements "parce que tu comprends je gère pas mes énergies/organisation"?! Ou qu'il/elle oublie? Ou qu'il/elle a besoin de revoir noté noir sur blanc ce dont on a déjà parlé à l'oral?!
Je préfère encore que la personne me dise "écoute, je risque d'être assez débordé à telle période, est-ce que je peux te redire tel jour/tel moment et j'aviserai selon mon énergie" plutôt que me dire qu'on va faire telle activité/ quelque chose pour ensuite l'annuler au dernier moment. Encore plus si c'est lui/elle qui l'avait proposé. Je trouve que c'est un manque de respect flagrant. Surtout si encore une fois il/elle a eu la motivation/l'énergie de le proposer à d'autres. ça veut dire que ma personne ne compte pas tant que ça, je suis remplacable, moins bien que etc. En tout cas c'est comme ça que je me sens.
Que ça arrive une fois de temps en temps, ça peut être ok mais si c'est trop souvent, non. Là on touche à une limite. Elle est où la prise en compte de l'autre, le respect de l'autre si tu peux annuler quelque chose au dernier moment pour n'importe quel motif?! La moindre des choses est soit de se tenir à ce qu'on a dit, soit de le dire le plus vite possible et reproposer quelque chose dans le futur.
J'ai besoin qu'on se tienne à ce qu'on dise. Je vois pas où est la prise de pouvoir là dedans vu que l'autre peut l'annuler. A moins d'aller l'enlever et de le séquestrer chez moi, j'avoue ne pas comprendre où est le pouvoir... Si l'autre décide de faire autrement, je ne peux que subir son revirement...
Et là en ce moment j'en ai marre de subir les engagements non tenus, non respectés (et on peut pas dire que les explications reçues excusent la plupart). En ce moment j'en ai marre d'être celle qu'on néglige par rapport aux autres. En ce moment j'en ai marre de devoir faire le premier pas, voir le second, voir les 3/4 de la marche. D'être en attente. D'avoir le sentiment que c'est moi qui nourris plus la relation que l'autre. J'en ai marre de devoir me mettre à la place de mais que personne n'ait l'air de faire l'inverse. J'ai trop fait ça ces dernières années. J'ai trop fait ça ces dernières décennies. Là je craque. Là je deviens de plus en plus intransigeante parce que je me rends compte que mes besoins sont étouffés et piétinés par une partie des gens qui m'entourent...
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : C'est quoi l'engagement ?
Tiao88
le jeudi 02 octobre 2025 à 10h26
Assez d'accord aussi avec @Artichaud sur le fait de ne pas se forcer à faire les choses et ne pas aimer l'autre plus que nous-mêmes (mais à quoi reconnaît-on qu'on est en train de faire ça?) .
Et surtout quand on l'observe chez quelqu'un, on fait quoi on dit quoi?! Parce qu'on est d'accord que ce type de fonctionnement va forcément tourner à l'épuisement...
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Sortie du film Constellations Amoureuses
Tiao88
le jeudi 18 septembre 2025 à 14h50
Je pense que pas mal de personnes de plus de 50/60 ans ne connaissent pas ou du moins pas depuis longtemps le mot "polyamour" ou "non-exclusivité" et donc pratiquent ou pratiquaient déjà plus ou moins ça mais sans beaucoup en parler ni nommer cela.
Discussion : Réflexions sur la sexualité exclusive, ou relation sexuelle unique.
Tiao88
le lundi 28 juillet 2025 à 01h42
Je pense que dans la décision d'exclusivité sexuelle y a une peur que l'autre nous préfère quelqu'un et ne se barre avec et donc ce serait de la sécurité affective. Ou de confiance en soi ou d'amour propre qui viennent jouer et peut-être potentiellement appuyer sur des soucis/blessures mal cicatrisées ou pansées.
Si on est déjà précaire dans certains domaines, je peux comprendre que ça soit compliqué d'avoir potentiellement le sentiment d'être "en compétition" avec d'autres en plus (merci le monde capitaliste).
Et même sans ça, se faire juger par un ou des partenaires sur nos "savoir-faire" ou nos gouts, ça peut être sacrément destructeur. Comme dit plus haut, c'est quand même un domaine où on peut avoir rapidement l'impression de devoir "performer" par peur du jugement / rejet. Et cette impression, je trouve dans mon cas personnel est très longue, potentiellement à éjecter.
ça plus d'autres conditions/exigences comme beaucoup de tactile avant du sexe ou après ou les deux, le fait de connaître la personne (dans 80% des cas, la première fois que je rencontre une personne je ne la trouve pas désirable), qu'il n'y ait pas insistance en cas de refus d'avance (là par contre je vais clairement avoir du mal à avoir envie de sexer avec le quelqu'un), qu'il y ait autre chose dans la relation/lien que du sexe...
ça ne fait pas de moi une personne exclusive sexuellement mais ça exclut bcp de personnes dans un premier temps, j'ai l'impression.
Discussion : [Lexique] Votre terminologie perso (termes et étiquettes pour définir une relation, un·e partenaire)
Tiao88
le lundi 28 juillet 2025 à 01h11
J'aime bien les termes :
- d'amoureux.se
- relation
- ami.e/ pote /cop(a)in(e) (qu'il y ait du sexe ou non) -> mais la fracture entre ces 3 étiquettes est un peu floue pour moi.
- amant/amante même si ça ne dit pas grand chose de la relation, juste qu'il y a sensualité/sexualité, donc forcément accolé (si j'ai envie ou ressens l'obligation de le préciser) à l'étiquette "ami.e/pote/copaine/amoureux.se".
- "relation amireuse" ou "amireux.se" tout court (Pour les relations justement entre amour amical et amoureux).
-Histoire d'un soir ("coup d'un soir" je trouve hyper réducteur)
- non-exclusivité (c'est une négation mais ça englobe plusieurs courants de pensé/vision des choses)
- ex : pour moi c'est pas forcément quelque chose de précisé si je dois parler de la personne ou la présenter. ça signifie qu'on a été en relation dite de couple ou amants mais peut y avoir une relation au présent
Je ne supporte ni le mot ni le concept de "plan cul". Mais je crois que c'est à peu près le seul mot qui m'insuporte et me ferait bondir.