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Discussion : Nouvelles rencontres
Siestacorta
le jeudi 15 février 2024 à 17h44
Suze
Plutôt que de se perdre dans des théories et des interprétations de part et d'autre, peut-être serait-il bon d'en revenir purement et simplement aux chiffres.
Pour 1 "like" reçu par un homme, la femme en aurait reçu 100.
Je vous laisse déduire par vous-même ce que cela signifie en terme d'égalité des genres.
C'est sans doute un chiffre et un fait totalement exceptionnel, si, à la différence des autres faits, il existe et prend sens totalement en dehors de tout cadre.
Imaginons une société où le mariage serait obligatoire... Des likes partout pour tout le monde. Mais ça n'aurait pas de rapport avec l'obligation, ce serait le chiffre des likes qui parlerait ?
Ben là, pareil : dans une société où la rencontre homme-femme a plus de risques de mal finir pour les femmes, et où ce que les mecs cherchent de "bien" n'est pas forcément une relation riche, peut-être que le déséquilibre demande interprétation.
Un chiffre tout seul ça dit que dalle, si tu penses rien du contexte. 100% des gagnants du loto ont joué. Bah... oué. Donc ya beaucoup de chances de gagner ? On déduit ça par nous-même.
Un phénomène social dit que dalle, si tu penses rien du contexte. Les conducteurs se tuent sur les platanes, c'est la faute des platanes, si on déduit par nous-même ? Ou bien de comment est tracée, limitée, éclairée la route, et de la vitesse max autorisée, non ?
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Nouvelles rencontres
Siestacorta
le jeudi 15 février 2024 à 00h22
Si le marché de la séduction est déséquilibré, c'est
- que l'offre masculine est quand même vachement flippante
- ne voir qu'un marché, c'est à dire une lecture des rapports humains d'homo economicus... qui tient déjà pas pour expliquer le reste de la vie sociale. Les bonnes rencontres, pour la plupart, se racontent pas comme la somme d'options pour modèles de bagnole.
Je dirai pas qu'il y a de la justice dans les recherches amoureuses, la séduction, notre environnement social.
Mais si ya une solidarité à chercher là-dedans, c'est pas en mettant les mecs dans une catégorie d'opprimé concurrente à celle des femmes. D'abord parce que la dose d'aveuglement est pas recommandée pour les esprits en bonne santé. Ensuite parce que ça marche pas, on se sent pas du tout plus fort de regarder les autres à travers ce prisme de "redpill" à la con.
Le côté incel, ça va, on commence à voir les mecs qu'en ressortent et qui disent "j'ai tellement perdu mon temps, et je me suis encore plus mal considéré qu'à l'époque où je chouinais juste après une rupture, en fait on haïssait les gens et nous-mêmes, au lieu de prendre soin de soi et des autres".
S'il y a une solidarité à chercher, elle va pas passer par une course à la séduction ; c'est pas un sport, c'est une rando.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Sentiment de honte et de culpabilité
Siestacorta
le mardi 13 février 2024 à 09h55
Noli
C'est vrai que je m'estime souvent pleine de tords et de manquements, et ça doit jouer avec le fait que j'ai l'impression de ne pas avoir le droit de profiter au bonheur.
On a tous un petit Juge intérieur très bavard sur ce qu'on devrait faire, être ou pas.
C'est tout un taf de faire le tri de nos valeurs, de savoir comment bien recycler la part du discours hérité de nos éducateurs. Celle qu'on veut pas mais qu'on a... on peut rarement faire table rase, il faut faire avec.
Donc : devenir plus adulte que le Juge, pourquoi pas en s'occupant de lui comme un parent vieillissant qu'on aide et vient voir, en l'aimant malgré les radotages, sans faire sa vie autour de lui.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Sentiment de honte et de culpabilité
Siestacorta
le lundi 12 février 2024 à 20h50
Souvent, une émotion qui nous est coutumière vient en masquer d'autres, un peu comme l'eau préfère suivre un sillon que la pente qui se présente.
Donc une possibilité c'est que tu aies un petit nœud névrotique qui tire sur tes émotions.
Il peut aussi y avoir ce que tu pourrais dire de ta relation socle. La culpabilité pourrait être un reflet déformé, non pas de la non-exclusivité, mais de ce que tu estimes comme un tort fait
- à un nouvel amoureux à qui tu ne te promet pas "assez" ?
- à l'amoureux historique parce que tu estimes ne pas faire son bonheur ? Pas via l'exclusivité, mais par d'autres "manquements" ?
- à ta famille, pour qui tu ne dois pas être heureuse telle que tu es ?
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : L'art subtil du détachement
Siestacorta
le vendredi 09 février 2024 à 12h48
oh putain je viens de misclick et effacer un pavé alors qu'on est sur un sujet central pour moi.
Bref, vite mais je reviens ensuite :
derrière la norme du couple et derrière la question de la non-monogamie, se cache la question d'un spectre des besoin affectifs variés.
Et ce spectre est chassé par un exorciste normatif qui, nous noyant dans les litanies amoureuses, nous empêche de penser des façons plus diverses de faire lien.
Quand on a besoin de peu, on a besoin quand même, et on a seulement les préceptes inscrits dans le dogme de la micro-religion à deux du Kouple pour chercher comment entretenir nos liens.
J'ai voulu aussi évoquer la théorie de l'attachement, le fait qu'être en réflexion sur ses besoins est pas une posture de consommateur, et la question de fabriquer artisanalement ses propres habitudes pour cultiver et donner vie au lien. Bon je repasserai, là le misclick m'a vraiment frustré.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : TW: suicide / Différentiel d'approche dans le remontage de moral
Siestacorta
le mardi 06 février 2024 à 17h36
Tuya énervée sans ses codes
Là j'ai pas besoin de lire des généralités sur comment donner un coup de mains à ma copine mais de savoir comment la sortir définitivement de là et je sais que c'est possible même si ça prend du temps.
Sur un forum, dans le meilleur des cas t'as de l'empathie et de l'écho qui t'aide à creuser ta réflexion, mais des solutions précises, surtout sur une situation sensible comme ça, c'est plus incertain.
Et risque de répliques expéditives, dans le pire des cas, people are people.
Désolé pour ma part de pas pouvoir être plus aidant.
Discussion : TW: suicide / Différentiel d'approche dans le remontage de moral
Siestacorta
le mardi 06 février 2024 à 14h10
Beh là tel quel, c'est une amie de Tuya.
Toute personne ayant tenté une TS risque un triangle dramatique enfermant, mais ne le cherche pas.
Assez d'accord que le mieux semble d'ajouter une suggestion de soins à l'écoute.
Discussion : Perte libido
Siestacorta
le lundi 05 février 2024 à 23h27
Oué sauf qu'une érection sans désir c'est pas bien mieux que pas de désir.
Ça peut même être stressant...
Discussion : Perte libido
Siestacorta
le dimanche 04 février 2024 à 21h26
Maldo
Pour un psy, pourquoi pas, mais je crois déjà comprendre l'enchaînement des événements et les causes.
Comprendre les causes et accepter dans un dialogue thérapeutique où tu te reconnais, c'est différent. Dire les choses à quelqu'un, jusqu'au bout de ce que ça t'a fait, c'est constructif...
Après, si ça se trouve ça reviendra tout seul... mais avec ton contexte, je vois une chance de te démêler, grandir...
Discussion : Perte libido
Siestacorta
le dimanche 04 février 2024 à 17h57
Trop de virgules chui dans le métro je relis moins... 😅
Discussion : Perte libido
Siestacorta
le dimanche 04 février 2024 à 17h56
Ben ta réponse à ces insécurités s'est vue confrontée à des conséquences désagréables, donc peut-être que ça ajouté une culpabilité à ces insécurités.
Donc peut-être, voir si les insécurités sont maintenant résolues, stadire, si que ça a réveillé chez toi peut être encore sensible, et si surtout après la période la confiance en toi et dans les relations ont été assez consolidées, et si non, ce que tu peux faire pour ça, de ton côté avec un psy, ou avec tes partenaires si ça tient à vos relations.
Discussion : Perte libido
Siestacorta
le dimanche 04 février 2024 à 16h47
Hm...
La compulsion sexuelle qui a précédé, elle était précédée de quoi ?
En libido ou en relationnel ?
Ton parcours libidinal 😅, avant le PA, c'était heureux ?
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Et quand ça se passe bien :-)
Siestacorta
le samedi 03 février 2024 à 15h53
lau93
Merci a vous @artichaut et @Lili-Lutine pour ces échanges. Je n'avais pas pensé au côté possiblement heurtant des propos "tout va bien" pour ceux qui souffrent. Je le voyais plutôt comme une perspective de lumière au bout du tunnel.
C'en reste, quand même !
Le forum aura tendance à noyer ça dans les échanges plus "HELPOSKOUR/soutien", d'autant que même en répondant, on va s'étendre moins longuement sur la connivence du bon-moment que sur l'entraide face à quelqu'un qui peine.
Je crois pas que ça heurte de raconter un peu son bonheur, faut juste choisir le moment et le cadre.
Mais un fil ou un post où tu racontes solutions, après-crises, confiances... Ça sert aussi, à d'autres moments. Ou même un petit article récit-témoignage...
Discussion : Quand le polyamour devient un échappatoire
Siestacorta
le samedi 03 février 2024 à 15h41
Bonjour Pluiefine
Je rejoins @Topper sur l'intérêt de formaliser du temps spécial, pour vous.
J'irai même jusqu'à dire que face à un extérieur (temporairement ?) plus mouvant, la sécurité c'est plus dans consolider le commun que chercher un contrôle sur l'externe.
Pour ne pas être noyée dans la masse, vous pouvez valoriser ce que vous chérissez dans vos échanges à vous. Soit avec vos propre évasions, soit avec vos pratiques et goûts communs, des projets à moyen ou long terme...
Par ailleurs, s'il ne communique plus sur ce qu'il vit, tu peux peut-être garantir que tant que votre relation perdure, tu saurais y faire de la place ?
Rupture et difficultés pros ont entamé sa confiance, donc je comprend qu'il soit moins ouvert, c'est humain. L'offre d'un dialogue sans jugement sur ses recherches amoureuses et soutenant sur ce qu'il est fait partie de ce qui peut l'aider à s'ouvrir...
C'est normal de vouloir savoir ce qu'il vit, après, ça dépend à quel point ce que tu demandes est exhaustif, urgent, et si derrière il y a des limites pas dites ici ou entre vous, qui lui font penser qu'il y a des choses à cacher.
Bon, c'est aussi très possible, comme je le disais, qu'y rien de moche, mais que lui se sentant pas si beau, se lâche et ayant peur de se lâcher... donc sans l'afficher auprès de quelqu'un pour qui il voudrait se montrer une garantie de stabilité.
Discussion : Grossesse et relation ouverte
Siestacorta
le jeudi 01 février 2024 à 23h22
personneendoute
Je suis partie, rien s'est passée, mais je suis toujours bouleversée. Il arrive à avoir un effet sur moi que ce ne m'est jamais arrivé avant.
Il faut savoir que les gens qui sont capables de ce genre d'embrouilles amènent une certaine intensité.
Le côté caché fait du moindre rendez-vous et coup de tel une aventure, le danger d'être découverts, on en fait un jeu romanesque, on a le rôle de l'évasion et de la confidence, ça plus le désir de séduction, la confiance creuse du menteur... ça marche, ça électrise.
Mais faut bien se rendre compte que ces émotions pendant et entre les entrevues, c'est moins l'autre qui fait de l'effet, que le théâtre.
A toi de voir si t'as envie de vivre ces aventures pour te sentir vivante par les nerfs ou si tu préfères chercher des façons de te sentir aimer et aimée plus tenables.
Et bon, comme déjà dit, cet homme ne fait rien qui ressemble au polyamour.
Couple libre, probablement pas, c'est trop compliqué son truc.
Il est au mieux dans l'infidélité moitié-consentie.
Cadre idéal pour que toi et son épouse en baviez sans moyen de faire quoi que ce soit de bon.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Changer de paradigme (relationnel)
Siestacorta
le jeudi 01 février 2024 à 10h20
Nan mais j'vois un peu le positionnement et je le trouve pas du tout con, hein. Même probablement "désirable" 😏
Mais bon, ya un côté un peu plus stoïcien qu'hédoniste, et moi j'veux gagner sur ces deux tableaux 😆
(Ça va mal finir pour moi mais tant pis 😎)
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Changer de paradigme (relationnel)
Siestacorta
le jeudi 01 février 2024 à 00h32
Des oiseaux ayant passé leur vie en cage pourraient bien croire que voler est une maladie, pour dire ça comme ça (et paraphraser Vaneigem).
J'adhère pas au côté informel de la recherche d'artichaut, pour moi les relations ont des consistances et des horizons (culturels ou psycho ou whatever) qui obligent.
J'adhère en revanche à l'ouverture conceptuelle qu'elle permet, de ne pas chercher à ne vivre que ci ou ça bien classifié, mais en fonction de ce qui est possible, de ce qui se passe dans la rencontre.
Et non, c'est pas tout à fait la question de la hiérarchie qui est posée. Les anarels (partisans d'une anarchie relationnelle, sans hiérarchie des relations entre elles) la posent. J'y crois... si je le vois. Rarement, parce que la revendication et la responsabilité de ce genre se rencontrent pas facilement, que ce soit conscient ou non.
C'est une question de nature de la multiplicité relationnelle. Multiple dans le sens où les liens sont pas juste toi, MAFAM, toi MONAMANTE, toi UNPLANKU, toi UNAMIEDOUCE et si on déborde c'est mal. Non. On fait ce qu'on peut, selon ce que chacun peut, à tel moment.
Multiple, donc, dans le sens "protéïforme" de ce qui peut être vécu entre deux personnes.
Là où l'artidigme me convainc pas, c'est qu'on désire pas que ce qu'on peut, et que ne pas nommer ce qu'on désire ne rend pas forcément ce qu'on fait plus libre. Enfin ça peut, peut-être pour certains, mais c'est une question de croyance en sa propre façon d'aimer et dans une facilité de cadre... que je n'ai pas. Un genre de panthéisme du lien qui ne me nourrit pas de sens ni ne s'ajuste à mes penchants. Tant pis, c'est pas grave, je comprend quand même qu'on puisse chercher dans ce sens-là, c'est sans doute plus simple que de se buter dans des attentes jamais satisfaites... mais là encore on retombe sur un rapport au désir (relationnel, hein, au sens très large).
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Vos plus belles ruptures, séparations, etc.
Siestacorta
le mercredi 31 janvier 2024 à 10h52
On est tous les deux lourds et HS sur le sujet, même si ça m'intéresse sur le fond.
Mais non, multiplicité affective =/= accumulation materielle et richesse relationnelle =/= captation de valeur par contrats de subordination.
Discussion : Vos plus belles ruptures, séparations, etc.
Siestacorta
le mardi 30 janvier 2024 à 23h55
Tuya
Bah oui les gens ne sont pas des objets.
Et le patron donne aussi de plus en plus de richesses selon qu'il a son nombre d'ouvriers qui augmentent et qu'il ressoit de plus en plus de richesses.
Oui mais il ne donnera pas proportionnellemnnt plus de sa force de travail par rapport aux nombres de gens qui bossent pour qu'il accumule la valeur : c'est bien le capital, la propriété, qui augmentera vraiment, plus que son travail à lui.
Alors que si tu fais pas plus d' efforts /don de toi pour plus de relations, le liens ne pourront pas se développer.
La différence, c'est comme tu dis : les gens ne sont pas des objets.
Donc ils s’accumulent pas pareil, c'est pas la même forme de richesse, donc pas ordinairement résumable comme un capitalisme ou une consumérisme.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.
Discussion : Vos plus belles ruptures, séparations, etc.
Siestacorta
le mardi 30 janvier 2024 à 23h29
Tuya
J'ai jamais bien compris ce qu'était le capitalisme. De ce que je comprends c'est l'accumulation de biens au service d'une personne donc les relations polys sont en plein dedans non ?
C'est peut-être que je rebondisse sur "consommer" qui t'a gêné ? T'aurais pu mettre un autre terme : je parlais surtout "avec moins de regrets"
J'ai augmenté mon raisonnement pendant que tu publiais, tu me diras si ça te parle.
Le capitalisme traite de l'accumulation de richesses.
Ce que je dis, c'est que plus tu multiplies les liens, plus tu donnes aussi de toi, les gens n'étant des ressources que d'un point de vue de patron, pas d'amoureux.
L'enrichissement n'est pas prévu en PA pour n'être qu'individuel ; si on prête de l'importance au fait que c'est plutôt la non-exclusivité de l'autre qui définit qu'on est bien avec la non-exclusivité, et à ce que les relations ne s’arrêtent pas au moment où elles nous demandent du travail (le capitalisme c'est notemment le moment où tu tires et accumule la richesse à partir de la valeur du travail des autres : l'accumulation permettant d'en acheter beaucoup sans travailler soi, et d'en acheter encore plus après).
Je dis donc que j'aimerais apprendre à rompre bien moins pour moins regretter que pour reconnaitre tout ce qui est plus vécu que perdu - rupture comprise.
Message modifié par son auteur il y a 2 ans.