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Je suis sa drogue

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lafille (invité)

le lundi 05 décembre 2011 à 22h12

je ne me sens pas "harceler", ;), je me demande quel est le but d'une telle démarche.

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Siestacorta

le lundi 05 décembre 2011 à 22h25

lafille
ma position est claire, je veux me reconstruire, sans lui.

Ton choix est "logique", clair.

Mais ton attitude dit autre chose :
- quand tu renvoies l'ascenceur en prévenant sa conjointe (le côté vindicatif, ça crée un épisode de plus à l'histoire)
- par la peine et la colère que tu exprimes ici.

Tu grattes ta plaie, en sachant parfaitement que le faire ne va pas t'aider à te soigner, mais sans pouvoir vraiment t'en empêcher.
Encore une fois, je ne te dis pas que c'est bien ou mal, on ne fait pas exprès d'avoir de la peine, que les sentiments bougent encore même quand on a mis fin à la relation.

Par contre, entretenir le dialogue avec cet homme et entretenir un débat à son propos, c'est aussi ne pas finir la relation. Une façon de faire vivre le passé. Même si c'est pour dire que tu n'en veux plus, que tu en as souffert... Il y a des couples qui ne font plus que s'engueuler, mais qui continuent à le faire, parce qu'ils préfèrent vivre une mauvais relation que pas de relation du tout.

Que cet homme essaie de revenir par amour ou par d'autres attachements, ou compulsivement... Je crois que ça joue peu. Si tu as décidé de ne pas continuer, qu'est ce que ça changera de connaitre les motivations de l'autre ?

Ce qui compte, c'est est-ce que tes sentiments amoureux sont blessés mais vivaces, ça fait mal mais toi non plus tu ne peux pas t'empêcher d'y revenir, ou est-ce que tu as d'autres ressentis, comme l'autopréservation ou le désir de passer à autre chose, assez forts pour décider que ça ferait trop mal de continuer.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le lundi 05 décembre 2011 à 22h30

Siestacorta
Par contre, entretenir le dialogue avec cet homme et entretenir un débat à son propos, c'est aussi ne pas finir la relation.

Oui, ça me semble très vrai ça.
Le jour où j'ai voulu rayer quelqu'un de ma vie, je ne lui ai plus parlé, je ne suis pas venue sur un forum ou voir des amis pour en parler...j'ai rayé cette personne de ma vie, coupé le contact, point barre. Je n'ai pas répondu aux relances, et elles ont fini par cesser, tout simplement.

Si tu ne te sens pas harcelée, le silence peut être une bonne réponse pour lui faire comprendre que oui, ta décision est prise, et que non, tu ne reviendras pas auprès de lui.

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lafille (invité)

le lundi 05 décembre 2011 à 22h30

Je crois que je m en veux en fait de ne pas etre assez forte pour ne plus en parler justement. Je suis en colere contre moi parce que je n'arrive pas à gérer tout ca, j'ai pris une décision, celle qui me semble etre la meilleure, dans ma logique je ne devrais plus souffrir mais je souffre quand même, parce que je n'arrive pas â prendre ce recul que j'envie tellement.

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LuLutine

le lundi 05 décembre 2011 à 22h41

lafille
dans ma logique je ne devrais plus souffrir mais je souffre quand même

Ben ça, ça me choque pas, pour le coup.
Prendre du recul (ce dont tu parles), ça prend du temps.
Moi non plus ça ne m'a pas empêchée d'y repenser, mais c'était de moins en moins, et de façon de moins en moins douloureuse. Forcément quand quelqu'un te traite comme quantité négligeable (c'est un peu le sentiment que j'ai à te lire), c'est blessant. La blessure ne peut pas cicatriser en une fois. Mais il vaut mieux peut-être t'occuper seule de cette blessure, sans lui parler ni trop ressasser cette histoire.
Quand ça te revient à l'esprit, tu peux peut-être repenser aux raisons qui t'ont fait prendre la décision de couper les ponts, et te rappeler que c'est pour toi le meilleur choix, que ta blessure va guérir, et en attendant, tu devrais prendre soin de toi...non ?

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lafille (invité)

le lundi 05 décembre 2011 à 22h45

Tout å fait, c'est ce que je faisais m occuper de moi, y penser de moins en moins, me rappeler les raisons de ma décision, jusqu à ce qui refasse surface...je vais persister dans ma demarche tu as raison, Ça marchait pas mal.

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lafille (invité)

le lundi 05 décembre 2011 à 22h58

Merci siestacorta pour ta reponse, elle fait echo á beaucoup de choses. Merci lulutine pr ce regard plus féminin posé sur cette histoire.

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Siestacorta

le lundi 05 décembre 2011 à 23h05

lafille
Je crois que je m en veux en fait de ne pas etre assez forte pour ne plus en parler justement. Je suis en colere contre moi parce que je n'arrive pas à gérer tout ca, j'ai pris une décision, celle qui me semble etre la meilleure, dans ma logique je ne devrais plus souffrir mais je souffre quand même, parce que je n'arrive pas â prendre ce recul que j'envie tellement.

Ya pas à envier : ce recul, c'est rare de l'avoir, on décrète pas que nos sentiments vivent ou meurent à volonté...
T'as donc pas à t'en vouloir, juste à passer le cap.

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oO0

le mardi 06 décembre 2011 à 16h35

Je vais me contenter du titre : "Je suis sa drogue." Pourquoi ? Parce que cela peut répondre à la question du pourquoi il revient.

Je n'ai pas connu cela à chaque rupture ou, plutôt, je ne l'ai pas vécu de la même manière à chaque rupture. Lors de ma première rupture, ce dont je ne m'étais pas rendu compte, c'est d'un attachement libidinale proche de la dépendance. Il y a quelque chose de beau, c'est ce sentiment d'avoir l'autre sous la peau et quelque chose d'horrible, c'est que ce n'est plus l'autre d'aujourd'hui, mais d'hier. Enfin, horrible, ce qui est horrible c'est le manque de souci de l'autre dans ce manque charnel. Il n'y a pas vraiment de désir ou de manque de l'autre, mais des pulsions insatisfaites, des frustrations.

Je ne sais pas si ton sentiment d'une dépendance charnel de son côté à ton égard est fondée, je dis juste que c'est probable. Cette probabilité ne réduit pas pour autant ce qu'il éprouve à cette dépendance, mais peut par contre bel et bien occulté tout souci de toi. Pour ma part, je me suis vite rendu compte qu'il s'agissait d'un sentiment de dépendance, que si je me le cachais, non seulement j'allais me mentir, mais mentir et au-delà d'une tentative malsaine de renouer sur ces mensonge, non seulement passer à côté d'elle, mais surtout ne pas tenir compte d'elle. Qu'il y avait encore ou pas une possibilité d'avenir, il me semblait évident que cela se passait entre moi et moi, qu'il n'appartenait qu'à moi de retrouver une autonomie et une indépendance affective, seule base saine pour vivre autant une rupture qu'une "seconde chance". Et il y en a eu une, de seconde chance, pour des raisons qui appartenaient davantage à elle qu'à moi. Reste que c'est malheureusement revenu dans d'autres circonstances où, à cause de mon caractère extrêmement conciliant, j'avais l'impression que ce que je pouvais ressentir ne méritait aucune attention. Ce n'est pas parce que j'étais prêt à accepter à peu près tout que rien ne me touchait et le langage de cette frustration qui n'avait plus rien avoir avec la situation n'était certainement pas la manière appropriée de l'exprimer, sinon par mauvais goût pour la provoc à un âge où on aime bien crâner - maudite fausse pudeur !

Voilà, j'en resterai là car, actuellement, je n'ai plus envie de consacrer de temps ici. Je n'ai aucune idée de ce que tu dois en penser, mais dans la situation, ici, j'ai juste le sentiment que ce fil passait à côté d'un pressentiment qui me semble être le coeur du sujet : la dépendance charnelle. Je n'ai aucune idée de ce qu'il éprouve réellement, mais c'est ce que me semble exprimer ton pressentiment et ton ressentiment à son égard. Je peux bien évidement me tromper, cela n'en reste pas moins une réalité gênante, extrêmement gênante au point que le besoin de s'en cacher devient l'occasion de moultes et moultes mensonges, quitte à se perdre en déclarations tout aussi mielleuses que fiévreuses : mièvres, aux antipodes de leur réalité.

Juste, ici, d'un point de vue psychologique, réside probablement l'un des obstacles majeurs à la transparence. La honte de cette dépendance, honte d'autant plus importante que son exposition est source d'encore plus d'humiliation et donc de honte, ce qui enfonce encore plus. Chacun à sa part de responsabilité, autant pour la fuite dans le mensonge que sa stigmatisation.

Quoi qu'il en soit je te souhaite beaucoup de plaisir à te reconstruire. Ne t'attends pas à l'excitation des parcs d'attraction, mais plutôt à de petites surprises à tous les carrefours des méandres de l'apparente banalité du quotidien. Autrement dit, ce ne sera certainement pas Disneyland Paris et ses contes de fées, mais peut être un quotidien qui ressemble davantage à un lieu de vie qu'une prison qui n'inspire que besoin d'évasion.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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