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Amours pluriels ou manques pluriels ?

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Drya

le samedi 09 octobre 2010 à 17h51

Mais je ne veux pas mourir! Je voudrais juste pouvoir espérer être heureuse, pouvoir compter sur ceux qui m'aiment, faire des projets, mais pas me méfier sans arrêt, risquer de mourir à nouveau pour tout recommencer. Un jour je ne me relèverai plus parce que c'est trop dur.

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LuLutine

le dimanche 10 octobre 2010 à 01h02

Drya
pouvoir espérer être heureuse,

Ca dépend de toi et pas des autres.

Drya
pouvoir compter sur ceux qui m'aiment,

On ne peut pas toujours compter sur les gens, même ceux qui nous aiment...
Il y a une personne sur qui on peut compter, c'est nous-même.

Drya
faire des projets,

Qu'est-ce qui t'en empêche ?

Drya
mais pas me méfier sans arrêt,

On ne peut pas se méfier sans arrêt. Alors la plupart du temps, on fait confiance, et parfois on se plante. C'est comme ca.

Drya
[...] Un jour je ne me relèverai plus parce que c'est trop dur.

Je crois qu'on est nombreux à se dire ca souvent....
Et au final, on se rend compte qu'on a survécu la précédente fois. Alors, pourquoi pas la prochaine ?

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titane

le dimanche 10 octobre 2010 à 08h04

Les gens qui nous aiment ne sont pas là forcément pour pouvoir compter sur eux... s'ils le font c'est avec plaisir et spontanéité ou alors...

Parfois c'est la méfiance qui engendre le mal être et le mal aimer... le cercle vicieux... nous n'avons pas le choix d'aimer avec confiance... pas facile, insoutenable parfois, mais vraiment! penses-y! vois-tu une autre façon d'aimer?

On se relève, en touchant le fond, on laisse au fond un bagage devenu lourd car "obsolète" (un passé, un amour qui n'en était pas un, un espoir "égoïste"...)

Et hop on remonte... en sentant cette libération et cette renaissance (sans gloire no extase... juste la jauge d'énergie qui remonte)

Enfin le bonheur n'est pas un espoir "extérieur"... Nietzsche disait que c'est justement l'espoir notre pire poison... l'espoir notre projète dans un futur et dans un idéal... le bonheur est ici et maintenant... en ce demandant ce que l'on pourrait faire afin d'accepter de revivre ce moment éternellement (sans regret)

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LuLutine

le dimanche 10 octobre 2010 à 12h41

titane
... le bonheur est ici et maintenant...

Exactement.

Ca me fait repenser à un de mes amis qui se plaignait récemment en se demandant quand est-ce qu'il serai heureux.
J'avais envie de lui répondre : "Ben maintenant, banane !" ^^

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Drya

le lundi 11 octobre 2010 à 10h09

Merci pour vos bonnes paroles, même si je connais bien ces principes, et c'est facile à dire quand on se sent aimé et rassuré. Mais je dois avouer qu'elles me dépriment totalement à ce jour, je suis simplement incapable de retrouver une quelconque confiance pour l'instant, il me semble plutôt que tomber amoureuse est une arnaque, surtout si on me laisse tomber juste par lâcheté à la première difficulté. Le pire c'est que je sais que je retomberai dans le panneau un jour... Je suis pourtant plutôt optimiste et confiante en temps normal, mais là je n'ai plus rien, même mon autre "amour" me semble très pauvre.

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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Goffio

le lundi 11 octobre 2010 à 16h30

Bonjour Drya,

J’ai peut-être un tuyau à te donner… Même si nos vécus diffèrent, nous avons un point commun qui touche pleinement ce fil, que tu as réactivé : le deuil d’une relation fusionnelle, je crois savoir. Je suis en plein dedans, depuis cet été !

Evidemment, je suis marié, j’ai 3 enfants : j’ai donc déjà toute une notion d’accomplissement personnel, qui pèse dans la balance de l’existence. Mais quand j’ai eu ce le coup-de-foudre pour une femme, il y a plus de 3 ans maintenant, tel que je l’ai déjà raconté : ma vie émotionnelle a été bouleversée. Voilà une personne avec qui je n’ai jamais vécu ni même fait l’amour, mais dans l’énergie de la vie : c’est une histoire qui est allée très très loin, à travers nos échanges… Allant assez rapidement à évoquer le besoin d’un enfant à naître entre nous, le thème ayant rebondi à plusieurs reprises par la suite. A tel point que j’ai maintenant bien réalisé à quel point ce projet avait pu prendre corps en moi-même, me préparant à l’assumer et surtout avec l’envie, de savoir reconstruite avec et pour cette femme…

Il y a un an, je me suis engagé à savoir construire avec elle, mais elle culpabilisait à l’idée de me voir quitter ma famille « pour elle »… Tout en sachant bien que mon mariage, implose depuis longtemps déjà, sans besoin d’elle-même ! Elle m’a alors fait part d’une nouvelle rencontre, intéressante me disait-elle… Dans mon état d’esprit PA, je l’ai encouragée à découvrir cet homme, pour qu’elle sache comment elle voulait construire avec lui. Au milieu de quelques prises-de-têtes mutuelles, notre profonde connivence s’est entretenue régulièrement pendant l’année, jusqu’au printemps où elle me confiait, alors qu’elle vivait encore en célibataire chez elle : « Je suis bien avec lui, mais je ne suis pas amoureuse… ».

Je lui ai alors dit que cet été j’allais prendre mon propre appart’, lui faisant comprendre que j’aurais besoin d’elle pour finaliser le projet, dans la durée… Depuis lors elle m’a laissé sans nouvelle, jusqu’au courant de l’été ou elle m’a appris finalement, qu’elle venait d’emménager avec l’autre. Pourquoi pas ? Je lui ai toujours laissé le choix… Mais pourquoi me mettre devant le fait accompli ? Je comprends surtout que dans sa quête de l’autre, il y a un besoin fusionnel avec lui-même et depuis son couple finalement avec cet homme, qui l’oblige à inhiber ses sentiments pour ma personne… Elle n’assume pas, de pouvoir aimer 2 hommes à la fois. Alors elle me sacrifie mais sans vouloir l’avouer, essayant en quelque sorte de me garder en rêve. Notre relation est devenue interdite, par besoin d’exclusivité de leur couple.

Je crois qu’il existe des relations qui par essence, sont faîtes pour être vécues jusqu’au bout. Avec cette femme, c’est de cet ordre. Mais c’est quoi, le jusqu’au-boutisme ? Jamais auparavant, je n’avais eu le sentiment et le ressenti, d’avoir quelqu’un dans la peau comme ça !!! Une relation fusionnelle malgré la distance, mais par l’intensité de nos échanges : c’est toute une vie, qui s’est installée entre nous.

Depuis lors cet été, j’ai compris que l’on avait fait le tour de la question ensemble et que finalement, elle ne savait pas qui être, avec moi-même : ni l’amoureuse, ni même l’amie simple, dans sa démarche… Alors son attitude en définitive, s’apparente à une nouvelle fuite comme les précédentes : pour pouvoir construire dans l’exclusivité, avec son mec. Je sais que je la perçois bien oui, mais je l’ai rêvée dans une certaine dimension de la vie, dont elle ne veut pas faire preuve avec moi-même : l’authenticité.

Alors je comprends et mets en pratique pour elle-même, le besoin de la laisser aller… Mais dans les faits spirituels de la relation, depuis juillet : la relation garde toute une part de fusion encore, dans la distance !!! Je ressens sa présence, tous les jours auprès de moi, même si je la perçois plus lointaine qu’avant. J’ai eu récemment 2 rêves nocturnes assez nets d’elle-même venant me parler, ce qui est une grande première. Par moments encore, je me surprends à réfléchir ou à écrire avec sa voix…

Ce n’est pas moi qui veux tout ça !!! Je souffre oui, du gâchis concernant notre relation, qui mériterait beaucoup mieux, eu égard au potentiel engagé par chacun… Mais toujours aucune nouvelle comme de bien entendu, dans la réalité des faits. Donc je suis confronté au deuil de la fusion : c’est ce que je vis encore, en ce moment. Il y a quelques semaines, toute une part de moi-même ne pouvait pas imaginer abandonner, le projet amoureux avec cette femme : c’était comme mourir moi-même, en énergie.

Alors en méditation et face au phénomène des 2 rêves, je lui ai parlé dans la distance, de cœur à cœur : lui demandant d’être authentique avec moi-même, ou bien de d’accepter de me laisser, mais véritablement… Depuis lors dans mon cœur, je ressens progressivement la relation changer, comme un lâchage sans précédent… Et il y a bel-et-bien une peur, dans l’énergie de la vie : qu’est-ce qu’il saurait y avoir après, une telle expérience fusionnelle ?

Je comprends pour ma part qu’il existe des connections entre les êtres, qui s’installent par intensité relationnelle mais perdurent parfois bien au-delà, du phénomène apparent de la rupture. Parce que l’on a semé des projets ensemble, au sujet desquels on se fait planter, finalement… Alors dans le plan spirituel occulté : la relation continue ! C’est un lien d’énergie, que celui ou celle qui a fui, tient bien valide dans un certain degré de conscience, depuis son esprit. Parce qu’il ou elle se sent et se sait véritablement aimé(e) de toi, sans surtout vouloir le reconnaître : parce que son besoin est ailleurs, dans la société… Alors il ou elle préfère t’occulter, pour continuer de te drainer en énergie de vie, dans la distance.

Ce que je raconte là est éminemment intime ! Mais je suis convaincu de l’expérience pour moi-même, à travers ce que j’écris…

Nous sommes rendus à une époque de malades, celle de la fin prévisible de notre civilisation telle que nous la connaissons : parce que la majorité ne sait plus ce que c’est qu’aimer, de manière authentique. Alors quand on sait encore véritablement faire pour soi-même, comme de pour les autres : on se retrouve être une cible privilégiée, à notre époque. Celle de la confrontation avec des êtres venant s’essayer en amour auprès de nous, mais prenant la fuite de la facilité avec d’autres beaucoup plus exclusifs que nous-mêmes, et faisant valoir intérieurement leur victoire sur l’Amour… C’est hallucinant, mais c’est véridique.

C’est ça qui peut déprimer, user, et donner à croire que l’on ne se relèvera pas, après le deuil du fusionnel vécu. Notre société a littéralement inversé les valeurs de l’Amour. Aussi quand on comprend que l’on fonctionne bien soi-même, faut-il encore le faire valoir jusqu’au bout, pour bien identifier ou se situe le besoin dans le deuil.

J’ai admis pour ma part, avec tristesse mais lucidité : que ma vie actuelle comme depuis quelques années, est une affaire de guerre d’états toute intérieure, dans la confrontation.

Peut-être devrais-tu Drya, procéder comme je l’ai fait moi-même, de cœur à cœur dans la distance : en t’adressant alors à cet homme, tel qu’il s’est enfui. Peut-être devrais-tu prendre le temps comme en méditation, de lui demander de te délier véritablement de vos projets en commun, tels qu’il a pu les emporter dans sa fuite… C’est toi qui sais, ça. Si c’est un garçon honnête et que ta demande est légitime : tu peux obtenir des résultats surprenants, et comprendre que tu es bel-et-bien en train d’avancer.

De mon côté, il n’y a pas photo ! Alors si ça peut t’aider…

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titane

le lundi 11 octobre 2010 à 17h58

ce n'est pas un tuyau! c'est une autoroute !!

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Goffio

le lundi 11 octobre 2010 à 18h04

Bon, appelez-moi "Goffio les longs tuyaux" :-)

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LuLutine

le mardi 12 octobre 2010 à 00h02

Drya
c'est facile à dire quand on se sent aimé et rassuré.

Lorsque tu dis ça, tu supposes implicitement un certain nombre de choses sur moi et ma vie...alors que tu ne me connais pas.

Oui, c'est possible de le faire aussi lorsqu'on est seul et qu'on doit s'aimer et se rassurer tout seul parce qu'il n'y a personne d'autre pour le faire. J'ai eu des moments comme ça.

(Je n'ai pas prétendu que c'était facile, ni que les résultats étaient immédiats et spectaculaires, ni qu'il n'y avait pas de rechutes !)

Et puis, tu n'es pas vraiment seule puisque tu es venue chercher notre aide ; et que nous sommes là.

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titane

le mardi 12 octobre 2010 à 06h46

Oui c'est facile de le dire lorsqu'on est aimé... mais c'est plus utile de se le répéter lordsqu'on se sent pas aimé... et comme dit Lulutine, personne ne dit que c'est facile, en effet. Il faut parfois toucher un fond pour rebondir. La souffrance est bien réelle, même si elle n'est que de passage... dès que tu aimeras ou que tu seras aimée de nouveau tout cela sera un souvenir...

courage et j'aurais envie de dire..; "détends toi"..; et cherche un petit bout de confiance en toi comme point de départ

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Drya

le mardi 12 octobre 2010 à 13h06

Je vous suis à tous infiniment reconnaissante pour votre soutien et vos conseils, là n'est pas la question. Je ne prétends pas non plus vous connaître exactement. Je dis seulement que beaucoup d'entre vous vivez des amours sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour évoluer ensemble et garder une relation épanouissante, qui favorise beaucoup la confiance en soi. Je suis jalouse de voir que vous réussissez là où visiblement j'échoue, et en même temps je trouve ça très encourageant, et il semblerait que c'est moi qui suis incapable. En ce qui me concerne (et d'ailleurs je me suis déjà trop étendue sur mes propres difficultés dans d'autres fils), voir une relation très longue et un amour réciproque en lesquels j'avais toute confiance remis en question parce que je demande à l'autre de m'aider à résoudre une difficulté, oui, ça signifie pour moi que mes qualités et tout ce qui nous lie n'a finalement pas assez d'importance pour donner envie d'évoluer, comme si je devais tout régler seule et que j'étais responsable du problème. Alors, oui, je me sens abandonnée parce que je ne vaux pas tellement le coup. Mais je ne vous demande pas de solution miracle, je ne sais même pas vraiment pourquoi j'ai relancé le sujet, si ce n'est pour dire que multiplier les amours, c'est effectivement aussi multiplier les fins, et cette fin est pour moi si douloureuse, que je me sens mourir avec elle, en même temps que ma confiance en les relations, aussi durables qu'elles puissent paraître. C'est un fait, et ça me semble très déprimant de m'entendre dire que je suis malheureuse parce que je suis incapable de vouloir mourir. Personne ne veut mourir :(
Dans la vie, j'aimerais avoir des enfants, à force de patience et de confiance malgré tout, j'ai quasiment laissé passer l'âge, et finalement je constate qu'aucune relation semble assez durable pour ça. Je n'ai aucune envie que mes enfants se trouvent confrontés à une séparations de leurs parents alors qu'ils sont très jeunes. Alors pour moi, voir mourir une relation aussi solide, c'est renoncer à ce genre de projets, car je ne peux plus avoir confiance en personne, même quelqu'un qui m'aime.
Enfin, tout ça ne regarde que moi, juste pour expliquer pourquoi je me sens en train de me noyer et incapable de refaire surface, à moins d'être inconsciente. La confiance me semble illusoire, le comble pour quelqu'un d'aussi optimiste que je l'étais.

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titane

le mardi 12 octobre 2010 à 18h28

C'est un fait, et ça me semble très déprimant de m'entendre dire que je suis malheureuse parce que je suis incapable de vouloir mourir. Personne ne veut mourir :(

Qui t'a rentré dans la tête que mourrir est une fin? C'est incroyable ça !!

Mourrir comme naître est un passage... mourri serait même revenir dans le même non-être qu'avant la naissance... on ne fait pas un plat de son non-être avabnt la naissance, si? alors pourquoi on en ferait un plat après la mort?

Mourrir c'est revenir à un état de "non-être" ou tout devient possible à nouveau: comme une re-naissance...

Si tu accepte de nourrir, ce n'est pas eccepter une "fin" mais aucontraire un autre "début" !

Mourrir serait comme "pardonner": pardonner c'est se donner une nouvelle chance d'aimer à nouveau... une "nouvelle chance"...

faire son deuil d'amours finissantes, et éventuellement pardonner et SE pardonner, serait de se redonner une chance d'aimer et d'être aimée... et cela n'a RIEN AVOIR avec des "capacités" ou des "incapacités"...

pourquoi il y aurait-il des "échecs" et des "réussites" en amour?... il y a des expériences... comme on expérimente sa vie, on expérimente l'amour...

Détend toi et évite ce genre de discours polluant de "capacités", de "je n'en vaux pas la peine"... laisse toi aller dans ta tristesse, dans ta colère, dans ta révolte... ce ne sont que des passages, ce n'est pas toi... toi, tu es celle qui passera au travers...

Ne te pollues pas... par estime de toi... par amour de toi...

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Drya

le mardi 12 octobre 2010 à 18h56

Je ne crois pas à la résurrection ^^ la fin, c'est la fin: on déconnecte les circuits, il n'y a plus conscience ni avenir.
Et, non, je ne peux pas accepter une fin sans me battre, non pas parce qu'il ne m'aime plus (ce dont je doute) mais par peur de coopérer!
Bon, j'arrête là, je ne pense pas manquer d'estime de moi, c'est sûrement même le contraire puisque je ne peux pas accepter d'être traitée comme un mouchoir...

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Siestacorta

le mardi 12 octobre 2010 à 19h04

Ben c'est pas le non-être qui pose problème, c'est le "n'être plus". C'est qu'on s'attache à ce qu'on est, hein, exister, on s'y fait finalement, entre les vides d'avant la naissance et d'après la mort.

Titane
mourri serait même revenir dans le même non-être qu'avant la naissance... on ne fait pas un plat de son non-être avabnt la naissance, si ? alors pourquoi on en ferait un plat après la mort ?

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Goffio

le mardi 12 octobre 2010 à 19h24

Hé les gars&filles... Vous êtes des fatalistes, ou quoi ? Moi, je suis un fumeur de moquettes : on ne fait que passer ici, comme depuis peut-être la nuit des temps...
(+)

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LuLutine

le mardi 12 octobre 2010 à 22h07

Drya
vous réussissez là où visiblement j'échoue

Avant de réussir, beaucoup échouent pendant des années.
Il n'y a pas de raison que tu ne réussisses pas un jour toi aussi.
Mais il faut peut-être y croire un peu ? ;)

Et puis, notre "réussite" est très relative, nous avons nous aussi notre lot de problèmes même si nous n'en faisons pas étalage. En ce qui me concerne, j'ai cru de nombreuses fois voir mon monde s'écrouler d'un seul coup. Maintenant, je relativise...

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(compte clôturé)

le mardi 12 octobre 2010 à 22h52

Excusez-moi, mais les problèmes que vous avez ne semblent pas être suffisamment graves pour n'avoir que ce forum pour les exprimer et espérer trouver quelqu'un qui les comprenne ou vous avez des gens autour de vous qui vous aident à les résoudre. Ce n'est pas le cas de tout le monde. J'ai senti un petit reproche dans le "même si nous n'en faisons pas étalage". Pour certains il n'y a que ce forum pour essayer de dépatouiller une situation insupportable.

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titane

le mercredi 13 octobre 2010 à 07h03

Je ne comprends pas cette peur du "deuil" ou cette croyance dans une "FIN"... un deuil n'est pas une fin, c'est l'acceptation d'une réalité face à une crispation qui nous fait souffrir... un choix... ce n'est pas une FIN, mais une libération pour se battre lucidement et non contre des moulins à vent idéalistes et névrotiques...

Quelqu'un ne nous aime plus. C'est une vérité qui nous fait mal face aux espoirs et aux rêves de plaisirs anticipés... les moments de plaisir déjà vécus sont déjà vécus dans le bonheur et personne ne peut nous les reprendre... ceux anticipés n'ont jamais été vécus sinon dans nos fantasmes...contre quelle "réalité" veut-on se battre?

Accepter une fin (en tant que passage, non en tant que fon absolue) c'est s'offir une chance d'aimer à nouveau, donc de passer d'un vide à un plein... on peut se lamenter aussi longtemps que l'on veut dans le creux... et en blamer la terre entière ou s'auto-flagéler allègrement... soit!... un moment donné on se fera face... face à un autre choix... et c'est comme cela que l'on s'en sort...

Attention! je ne dis pas qu'il faut refouler ou refuser sa souffrance, sa colère, sa déprime... au contraire, mais les vivre comme passages, non comme états en soi en se disant: ah! tu vois que je suis nulle !! Tu vois bien que le monde est nul !! alors qu'on disait l'inverse dans ses bras avant !

Il y aura d'autres bras ! encore faut-il faire le deuil des bras qui ne veulent plkus nous serrer... non comme une fatalité mais comme une liberté... un jour ce sera nous qui refuserons de serrer quelqu'un dans nos bras...

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LuLutine

le dimanche 17 octobre 2010 à 13h04

Charlotte
J'ai senti un petit reproche dans le "même si nous n'en faisons pas étalage".

Merci de ne pas interpréter les choses comme cela arrange...

Il n'y avait rien à "sentir", et ce n'était absolument pas un reproche, bien au contraire !
Simplement, je dis que j'ai aussi des problèmes, ainsi que d'autres personnes ici.
Et pour éviter qu'on me réponde que mes problèmes ne sont pas si grands (parce qu'on aura lu ceux dont j'ai pu parler sur le forum, sans imaginer que je peux en avoir bien d'autres), je précise que je n'en fais pas forcément étalage...c'est tout.

Je n'ai jamais reproché à qui que ce soit de venir chercher de l'aide où que ce soit, bien au contraire, dans le message qui précédait, je signalais même implicitement que c'était loin d'être une mauvaise idée de venir chercher de l'aide ici ! Le site est même fait pour ça !
(Ok, c'était sans doute très très implicite ^^)

Je rajoute une chose :

Charlotte
les problèmes que vous avez ne semblent pas être suffisamment graves

Voilà justement qu'on tombe dans le panneau dont je parlais plus haut (croire que je n'ai jamais eu de problèmes "suffisamment graves").
Quand on ne me connaît pas, j'aimerais bien qu'on ne me juge pas, étant donné que de mon côté je m'abstiens de juger les autres.

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titane

le dimanche 17 octobre 2010 à 14h55

si on te juges sans te connaître, alors ce n'est pas trop grave... ce n'est pas toi qu'on juge, mais une fausse interprétation... plus facile à pardonner, non?

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