Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

L'excusivité nécessaire?pour un romantisme revisité.

Romantisme
#
Profil

cyranova

le lundi 06 juillet 2009 à 08h48

je suis au début de ma réflexion sur ce théme des amours pluriels. force est de constater que dans ma vie les histoires se sont succédées et que je m'efforcais à chaque fois de m"engager sans compter avec exclusivité. je ne me posais pas de question alors car quelque soit la forme des amours que je rencontrais, passions;amitié amoureuse,tendresse,je vivais chaque histoire jusqu'a l'extréme avec ses hauts ses bas ses ruptures ses deuils.
aussi séduisant que cela paraisse,il y a un aspect peu dévellopé dans le polyamour: le romantisme.
car si aimer est une nécessité, se donner comme exigence un choix unique un etre qui occupe tout l'espace qui dynamise ,permet une mise en projet et donc de contriure ensemble cela reste un objectif vital pour un etre humain. alors évidemment on peut contruire seul et avoir en périphérie, sans engagement , avec une implication diffuse des amours mais qu'en est il de ce plaisir immense de vivre de belles histoires? pas de celles ou tout va biien,celles ou on se protége au mieux des blessures narcissiques en se tournant vers d'autres pour minimiser sa douleur non je parle de ces histoires qui ne supposent pas de compromis mais qui nous poussent a aller au dela de nous méme voire se remettre en question et avancer dans l'individuation;
sans épreuves en serions nous a refléchir sur les amours pluriels? sans lassitude des éternels recommencemts en serions nous à se donner un nouveau cadre pour ne plus les subir?? il faut etre lucide cette idée de polyamour peut tre tout simplement une conséqence du manque de courage et du confort sentimental auquel on aspire dans notre société si confortable.
sans etre cyrano ni casanova on peut etre a la frontiere de ces deux personnages aimants. oui des" aimants" qui mettent leur energie, créatrice, sexuelle, sentimentale au service de l'amour.
alors comment concilier cet engagement total avec le soupoudrage du lutin qui d'ailleurs n'est pas absent lors d'une histoire d'amour exclusive? on continue a aimer son ex, ses amis, ses enfants ect...
il n'y a pas que la morale qui est une difficulté dans le théme qui nous interesse mais la nature humaine et ce qui en fait sa spécificité:la capacité du choix se donner à soi meme des contraintes; n'est ce pas la définition de la liberté?

#
Profil

Leonidas

le lundi 06 juillet 2009 à 10h37

MErci de soulever la question. Juste rapidement, je dirais que je ne me reconnais pas dans le polyamour que tu sous-entends (parce qu'il n'y a pas qu'une façon d'être polyamoureux) et que dans mes expériences concrètes (je ne parle donc pas de théorie) j'ai eu des relations plurielles, avec beaucoup de romantisme, en me plongeant complètement dans chacune de ces relations et finalement, je constate que j'étais bien loin d'une "fuite" comme tu l'évoque, du style "si ça va mal je vais voir ailleurs". J'ai plutôt multiplié les "épreuves" comme tu dis en les afrontant de pleine face et c'est ce qui est, pour moi en tous cas, l'essence de l'amour.

A mon point de vue (mais ça n'engage que moi) ce que tu décris est davantage un individualisme avec une liberté totale qui te permet d'agir selon "si ça me gonfle, je prends le large", ce n'est pas ainsi que je vis mon polyamour, c'est même plutôt l'ionverse, je m'investis à fond pour que les relations puissent s'épanouïr, en ce sens, je trouve beaucoup plus de complexité de vivre des amours plurielles ... mais c'est comme ça que je ressens les choses.

L'exclusivité, ou plutot une période monogame (telle que je vis d'ailleurs aujourd'hui) n'est pas exclue, et parfois nécessaire ...

Je comprends qu'avec la description du mode polyamoureux que tu décris tu te demandes à juste raison si l'exclusivité n'est pas plus "responsable, c'est selon moi légitime et logique mais beaucoup de "monoamour3ux" fuient quand même les épreuves, de mille et une façons, et pas forcément uniquement en "couchant ailleurs" (regarde les matchs de foots à la télé, formidable outil de fuite :D lol )

J'espère que j'ai pu t'apporter quelques éléments à ta réflexion même si je ne me situe pas tout à fait dans le cadre que tu décris ;)

#
Profil

titane

le lundi 06 juillet 2009 à 10h43

Bonjour Cyranova, Je te poserai en préliminaire une seule question: pourquoi faire un choix entre le mono ou le poly? entre le romantisme littéraire et le romantisme réelle c'est à dire au pluriel? des amitiés multiples, des rencontres multiples et qu'on le veuille ou pas des amours multiples... Le choix du monoamour romantique est un choix non pas dans les sentiments mais dans l'action. Le romantisme est certainement un modèle artificiel qui s'est construit récemment tout au long des années où l'individualisme progressait. Ce n'est pas un hasard... il apparait également alors que l'individu s'inquiète de sa propre liberté et surtout de celle de l'autre qu'il prétend défendre universellement. Et en amour la liberté c'est hyper flippant!! Alors on encense le romantisme pour se "lier" l'un à l'autre voir même "s'appartenir" et fusionner ! On s'est construit un univers féérique, un discours allégorique, une morale à toute épreuve... qui est devenu un rêve auquel nous nous identifions toujours... et c'est si dur de s'en défaire !

Je ne crois pas pourtant qu'il fasse se défaire de tout ce que fait le "romantisme" mais plutôt de sa construction. En reprenant tous les ingrédients on peut s'apercevoir qu'on peut les vivre aussi et même parfois mieux dans les amours pluriels...D'après Alberoni, l'amitié serait bien plus vertueuse que l'amour passion (il réduit l'amour à l'amour-passion, mais bon, trop latin peut-être)... Et rien ne nous empêche d'avoir plusieurs véritables amis!

Tout ce que tu mentionnes dans ton message tu peux le vivre dans tes amours multiples. Même "construire" ! Qui n'a rien à voir avec l'amour proprement dit mais juste un besoin social complémentaire. La plupart de nous avons des amours "centraux" avec qui nous combinons l'amour à un projet social, professionnel et ou familial... l'un n'empêche pas l'autre. Faut lire ou voir la vidéo de Françoise Simpère, elle illustre bien tout ça aussi.

Je crois que dans ton message il y a un combat interne entre se séparer d'un modèle qui n'est pas tout mauvais et le désir d'explorer un autre... une sorte de deuil et de renaissance... le cheminement normal je crois... je crois que nous sommes tous passé par là...

Il ne s'agit pas d'abandonner quoi que ce soit, mais de recombiner...

#

(compte clôturé)

le lundi 06 juillet 2009 à 13h39

Une liberté bien pensée se donne des contraintes... pourquoi pas, mais je préfère y rajouter la capacité à les faire fluctuer, la solidité pour les redéfinir, bref une adaptabilité extrême dans les contours. Ce qui permet de s'approcher de soi-même au plus vif: plus le noyau dur de la personne est connu d'elle-même, plus la personne est "consciente"... plus la souplesse est possible.
En tout état de cause, je me perçois comme un être qui dit "non" sur certaines choses fondamentales, pour pouvoir me donner plus de libertés dans les différents "oui"; y compris de les faire passer dans les "non" par moments.

La voie par laquelle chacun contacte le polyamour est personnelle, impossible à généraliser; pour certains, l'amour débarque en premier... pour d'autres, c'est sous les auspices de la séparation que la réflexion se met en branle. Après... pour se permettre le luxe de la fugacité, l'impermanence et la plasticité de certains liens, la richesse de la relation à soi-même donne beaucoup de moyens.

#
Profil

LuLutine

le lundi 06 juillet 2009 à 13h48

Je rejoins les réponses données, et je pense qu'aimer au pluriel, ce n'est pas s'engager moins, mais s'engager plus...tout comme le fait d'avoir plusieurs amis, effectivement...

#

(compte clôturé)

le lundi 06 juillet 2009 à 14h10

Que le pataquès soit délibéré, ou l’usage du mot romantisme fait sans se douter de ce qu’il peut cacher, voici ce que j’ai trouvé comme définition ou explication, dans le sens « courant littéraire » :
« Le romantisme s'esquisse par la revendication des poètes du « je » et du « moi », qui veulent faire connaître leurs expériences personnelles et faire cesser cet aspect fictif attribué aux poèmes et aux romans. Le romantisme se caractérise par une volonté d'explorer toutes les possibilités de l'art afin d'exprimer les extases et les tourments du cœur et de l'âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé. »

Il me semble que nous cherchons précisément à explorer à la fois les confins de l’amour, et nos individualités de polyamoureux (qui ne se sont rejointes qu’à cause du concept –même, pour la plupart d’entre nous).

Le polyamoureux serait donc un être multiple, et follement romantique…

#
Profil

titane

le lundi 06 juillet 2009 à 15h31

Il y a quand même un bémol dans " exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé."... non...

Il me semble quand même que l'amoureux multiple doit et est fondamentalement "lucide", conscient de ses identités amoureuses afin de les faire épanouir chacune pour elle-même au sein d'un bouquet complexe et dynamique qui est "soi".

Sans cette lucidité et conscience, le multiamoureux se perdrait ou jouerait à saute mouton d'amour en d'amour et bientôt de drame en drame...

Je serai plutôt platonicien: aimer au pluriel exige de nous de nous délier pour mieux se relier jouant de nos parties appétitives (désir), parties ardente (courage ou colère) et de nos parties rationnelles (lucidité selon nos contextes personnels et ceux des autres)...

Je ne sais pas si je laisserai trop de place au "fantastique", à "l'évasion" au "ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé"... aussi beau que cela pourrait paraître.

Du mystère bien sûr ! Du ravissement aussi à chaque rencontre et chaque instant partagé et même dans sa solitude... mais point trop s'en faut... au risque de décevoir ou de se construire d'autres idoles...

#
Profil

titane

le lundi 06 juillet 2009 à 15h33

Je trouve quand même que ce que l'on appelle "romantisme" vulgairement s'est éloigné de cette définition fascinante ! Dans la plupart de nos têtes on a quand même une image bien stéréotypée de ce que devrait être le romantisme... une recette bien connue et bien rodée !

Non?

#
Profil

LuLutine

le lundi 06 juillet 2009 à 15h53

titane
Je trouve quand même que ce que l'on appelle "romantisme" vulgairement s'est éloigné de cette définition fascinante ! Dans la plupart de nos têtes on a quand même une image bien stéréotypée de ce que devrait être le romantisme... une recette bien connue et bien rodée !

Non?

Oui je trouve aussi.

#

(compte clôturé)

le lundi 06 juillet 2009 à 17h03

Quel est ce stéréotype?

#
Profil

titane

le lundi 06 juillet 2009 à 18h29

celui véhiculé dans la plupart de nos films à l'eau de rose et dans la plupart de nos romans où "l'amour est le plus fort" ou encore où l'amour "mono" arrive à vaincre toutes les embuches pour enfin s'imposer comme une évidence... mêmes les histoires qui ont essayé de parler de l'amour multiple comme Jules et Jim ou autre doivent mal se terminer...

pourtant oui je crois que le "romantisme" n'est pas tellement dans l'histoire que dans la sincérité de nos émotions multiples chacune pour ce qu'elles sont... et sans forcément en choisir une plus "noble" que les autres...

Non?

#

françoise (invité)

le lundi 06 juillet 2009 à 23h08

J'ai plutôt l'impression que les amours que j'ai connues ont développé ma capacité à ressentir des sentiments et des émotions fortes- différemment selon les hommes rencontrés- tout en sachant, avec le temps, ce que signifient ces ressentis. La lucidité n'exclut pas la passion ni le romantisme, heureusement, mais elle permet de ne pas les transformer en drames ou en tragédies. Et comme disait qqn sur cette question, cela multiplie les engagements, ça ne les diminue pas. Il se pose juste une question de temps et d'énergie pour vivre tout ça! Ceci étant, je pense que si un personne se sent profondément monogame, il n'y a aucune raison pour qu'elle devienne poly, et dans une vie de Lutin, il y a aussi des périodes où on se centre davantage sur une personne... pas toujours la même.

#
Profil

Siestacorta

le mardi 07 juillet 2009 à 00h30

Ca me rappelle une étude littéraire, mais où je l'ai choppée...
En fait, notre conception romantique actuelle de l'amour se fonde sur l'amour galant.
Un amour qui se développe dans la difficulté, puisque hors mariage, et voué à ne connaître aucune satisfaction concrète.
(on trouve ça partout, du romantisme du 19ème jusqu'à Bollywood)

L'étude portait sur Tristan et Yseult, moule parfait pour cette conception : en fait, à chaque fois que l'amour est sans contrainte, les deux personnages s'aiment moins.
Ainsi, la difficulté sublimerait le sentiment... comme l'exclusivité. On sacrifie une part de soi, de ses possibles, et le sentiment est plus fort.

Ce n'est pas faux, je crois. L'amour exclusif se nourrit de la vie qu'on ne met pas ailleurs, comme lorsqu'on coupe certaines branches des arbres pour qu'ils poussent plus vite. Mais dans un sens, c'est une perception égocentrique de l'amour. On mesure l'amour à ce qu'on ressent, pas à la qualité de la relation. Le sentiment amoureux peut être renforcé, intensifié, au détriment de chacun.

Et on peut ne plus distinguer le sentiment amoureux de la force affective qui est l'effet de la contrainte.

(et, ce qui n'aide toujours pas, c'est qu'on appelle amour à la fois le sentiment ressenti et la relation)

#
Profil

lutevain

le mardi 07 juillet 2009 à 08h25

Pour te rejoindre, le romantisme est dans l'espoir de l'impossible conquête, dans le parfum d'interdit, dans la souffrance… dès lors que la conquête est accomplie l'intérêt diminue, il faut passer à autre chose, d'autres conquêtes…
Je me veux provocateur, mais le romantisme ne serait-il pas qu'un instantané de donjuanisme?
Les peuples heureux n'ont pas d'Histoire…

#
Profil

titane

le mardi 07 juillet 2009 à 09h06

Il me semble qu'on va un peu vite en besogne !! Et cela ressemble davantage à des "projections stéréotypées de chasseurs casanoviens"... rien ne nous dit dans les contes de fées ou dans nos classiques romantiques que l'amour s'éteint une fois qu'on lit "... ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants!"... au contraire !! Cette phrase est un condensé de "Bonheur"... je ne partage pas vos points de vue.

Et j'ose même y voir une pointe nostalgique de romantisme dans vos propos: auriez vous besoin de vous priver de quoi que ce soit pour apprécier ou aimer? Ou pire encore, auriez vous besoin qu'elle se prive pour vous prouver son amour et exciter le vôtre un fois rassuré ?

Non, je ne ressens pas du tout ni n'éprouve rien de ce que vous semblez si bien exprimer: l'arbre élagué reste un arbre domestiqué et il n'est ni plus beau ni plus moche qu'un arbre qui a poussé librement. Je n'aime pas mes amours pour leurs "sacrifices" pour moi ni pour leurs séances d'auto flagellation... je les aime pour ce qu'on partage ensemble dans leur "totalité" et leur "diversité"...

Décidément Françoise je me sens très proche de ton vécu et ressenti et je suis toujours étonné comment les gens autour cherchent à compliquer des relations si simples (les problèmes de logistique et de planning sont quand même vite oubliés)...

Encore une fois toutes ces notions de "sacrifices", "d'élagage", de "parfum d'interdit", de "sublimation dans la souffrance" me paraissent si lointaines d'un amour libre, spontané et gratuit... et équanime...

L'histoire de Tristan et Yseult a été manipulée par les différents transcripteurs selon les angoisses du temps et la plus vieille version ne parle que de l'amour-passion (ou éros ou encore la partie apétitive toujours insatiable) qui se termine au bout de trois ans, puisque l'élixir ne durait que trois ans... donc on ne parle pas de l'amour mais d'une de ses manifestation et la plus "furtive" et "égoïste"... avec "... ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants!" d'autres manifestation d'amour apparaissent et rien ne nous dit que l'amour multiple n'y est pour rien dans leur bonheur... vu ce qui se passait dans les châteaux !

:-D

#
Profil

Leonidas

le mardi 07 juillet 2009 à 10h06

... et on ne dit pas forcément de qui sont les enfants et s'ils se sont mariés entre eux ou (aussi) avec d'autres ... :P
(désolé pour ce petit "poly-joke", j'ai pas pu m'empêcher :D lol)

#

(compte clôturé)

le mardi 07 juillet 2009 à 10h48

Siestacorta
... en fait, à chaque fois que l'amour est sans contrainte, les deux personnages s'aiment moins.

Ainsi, la difficulté sublimerait le sentiment... comme l'exclusivité. On sacrifie une part de soi, de ses possibles, et le sentiment est plus fort.

[...] Mais dans un sens, c'est une perception égocentrique de l'amour. On mesure l'amour à ce qu'on ressent, pas à la qualité de la relation. Le sentiment amoureux peut être renforcé, intensifié, au détriment de chacun.

Et on peut ne plus distinguer le sentiment amoureux de la force affective qui est l'effet de la contrainte.

[...]

Là, c'est le bordel complet. Imaginez ça... si après des années où on croit avoir pris soin de la relation, en fait il s'avère que l'on a pris soin de la projection idéale qu'on en avait soi-même... et que ce qu'on a amené, c'est en somme une sorte de sacrifice de sa propre personne... et que l'autre vous traite d'égoïste parce qu'il n'a pas pu faire ce qu'il voulait, alors que vous avez cru de bonne foi, honnêtement, la tête à couper, que vous avez tout fait pour lui ménager sa place... il y a de quoi s'écrouler.

#
Profil

Leonidas

le mardi 07 juillet 2009 à 11h08

Clementine

C'est malheureusement souvent le cas mais ça ne s'exprime que très rarement, nombre de personnes s'écroulent quelques instants avant leur mort en réalisant à quel point ils se sont "sacrifiés pour rien / à tort" ...

#

(compte clôturé)

le mardi 07 juillet 2009 à 11h21

Ha, je voyais ça plutôt du côté des femmes au foyer, côté génération de ma mère et ma grand-mère... Les muses inspiratrices du foyer, les filles qui se perdent de vue, et perdent ainsi de la consistance qui était si attirante au début de la relation...

Je pense en particulier à deux personnes proches de moi, qui ont dû apprendre, après divorce donc paupérisation notoire, à défendre le territoire dont elles avaient laissé la garde à leur bonhomme; à passer du "je bosse pour mon argent de poche", à "je dois augmenter mon tarif-horaire, parce que l'Oréal"; et de l'économie de ménage axée sur le développement harmonieux des enfants, à la considération que, fouchtra, faudrait voir pour se compter aussi dans ceux qui ont besoin de se faire du bien. Sinon, une fois les petits hors du nid, c'est la déprime complète. Ce que savent super-bien faire ces filles, c'est de la relation d'aide et de soutien non-rémunérée, en somme... c'est de l'acquis qui ne sera plus validé, et dont on ne peut pas faire grand'chose parce qu'il n'y a pas de diplôme pour couronner la monoparentalité qui en chie.

Gloups...

#
Profil

Leonidas

le mardi 07 juillet 2009 à 11h43

Well, situation tritement courante ... celà étant, je crois que, aisance matérielle mise à part (qui reste malheureusement l'apanage de ces Messieurs en majorité lors d'une rupture) le sentiment d'avoir "bossé pour préserver la relation en s'oubliant" peut être ressenti par les deux partenaires ...
;)

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion