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Rompre et rester en contact

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Vancen34

le mardi 21 juillet 2020 à 12h13

alinea7
En voyant sa prise de distance comme un suicide tu es encore centré sur toi. Elle est vivante, elle continue sans toi. De son point de vue ce serait plutôt un meurtre. Et ce n'est pas toi qu'elle a assassiné c'est votre relation. Avoir des contacts même épisodiques reste une relation, même si ce n'est plus une relation romantique. Ce qu'elle ne souhaite plus, au moins temporairement.
Et que tu ne peux lui imposer sans basculer par définition dans du harcèlement.

Mille fois merci. Le meilleur avis, et je vais lui rapporter.
Et respecter.

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Vancen34

le mardi 21 juillet 2020 à 12h14

Merci à toutes et tous.

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alinea7

le mardi 21 juillet 2020 à 13h50

Je ne suis pas sûre qu'on se soit compris.
Surtout quand je vois que tu vas la contacter.

Pourquoi as-tu besoin qu'elle sache ce que tu en penses ?

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Henriette34

le mardi 21 juillet 2020 à 15h09

@Vancen34, je pense que ce lien peut t'apprendre beaucoup de choses
https://lamouravecplusieursa.com/2016/01/

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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coquelicot

le mardi 21 juillet 2020 à 16h25

Bloquer c est se suicider aux yeux de l autre ???

peut etre que tu le vois comme ca mais avant tout bloquer veut surtout dire
je ne veut plus avoir a faire a toi de quelque maniere que ce soit !

On a ici qu un son de cloche , elle a ses raisons que nous ne conaissons pas
et a la limite on s en fou
ce qui ressort de tout ca c est que au nom de sois disant etre poly
elle se devrait de ne pas t evincer ......
Foutaise , elle ne te doit rien , et tu ne dois pas la harceler d aucune maniere que ce soit !

Les relations poly n ont pas plus a perdirer que les relations fermées , c est tout un etat d esprit qu a mon avis tu n a pas !

Ca me fait surtout penser a un Gourou Lyonnais qui avait un tas d amoureuses , qui avait acces a tous leurs comptes quels que ce soit et qui exigeait un appel de chacune tous les soirs !

La liberté monsieur , c est a ca que nous avons droit , uniquement ca !

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Mark

le mardi 21 juillet 2020 à 17h07

Surréaliste cette discussion...
On voudrait troller qu'on ne s'y prendrait pas mieux..

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Vancen34

le mardi 21 juillet 2020 à 18h35

N’importe quoi.
Il y a autant de variante de poly que de personnes.
Donc je ne relève pas depuis le message @alinea7
Le seul qui soit en ligne avec ce qu’elle pense et ce que je pense.

alinea7
Pourquoi as-tu besoin qu'elle sache ce que tu en penses ?

Georgia, ai-je vraiment à me justifier à vos yeux ?
Elle me croit toujours amoureux d’elle.
Alors que je ne veux que son amitié.

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coquelicot

le mardi 21 juillet 2020 à 19h01

JE JE JE JE !

Pour ma part j en ai assez lu , je crois qu il y a des personnes en vacances qui ne savent pas quoi faire de leurs 10 doigts !

Du troll de Juillet , c est une race a part !

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Siestacorta

le mardi 21 juillet 2020 à 20h24

Vancen34
Elle me croit toujours amoureux d’elle.
Alors que je ne veux que son amitié.

Je vois pas pourquoi quelqu'un serait obligé d'accepter mon amitié, encore moins après une rupture ou une fin de non-recevoir amoureuse.

Je suis comme toi au départ, émotionnellement. Je prend le coupage de ponts comme très violent, peut-être injuste... Quelque chose d'aussi dur que la rupture, avec en plus ce côté total et définitif revendiqué.
Moijepersonnellement je crois que je suis un type excellent que personne ne devrait chasser de sa vie et que la fidélité (= loyauté , pas exclusivité ici) compte plus que beaucoup d'autres aspects d'une relation.
Mais c'est comme ça, il y a plein de raisons pour que ça suffise pas à compenser l'état d'esprit de la personne qui ferme toutes ses portes : je suis qu'humain, elles aussi (pour parler de mon expérience...), alors on fait avec des trucs imparfaits, loin de nos certitudes et idéaux sur les liens affectifs. Et pour pas faire pire, on respecte les limites de l'autre même si on douille, même si elles sont trop imperméables, même si cépajuss, même si les poly sont des saints qui doivent toujours aimer à l'infini et même au delà, même si l'amitié c'est innocent et gentil et même si avec moi ça devrait être obligatoire !!! O_O

Ce respect malgré ce qu'on ressent d'excessif dans cette rupture totale, c'est peut-être à considérer comme une façon d'aimer encore et malgré tout, qui ne nous rapporte rien d'autre que savoir qu'on fait les choses bien puisqu'elle ne sera pas reconnue.
La vie n'est pas un jardin de roses, et après le beau temps la nuit, et c'est au pied du mur qu'on voit vachement bien le mur... je veux dire : un chagrin d'amour, même un chagrin amical, c'est banal comme ces proverbes, ça fait partie des choses qu'on doit apprendre à vivre.

Je pense pas, à l'inverse de ce que croient beaucoup de gens, qu'il n'y ait qu'une et une seule réaction saine, fermeture des portes (souvent chez les monos) ou maintien de contact (souvent chez des poly et des gens ayant un peu vécu).
Mais si j'aime - quel que soit le sens qu'on donne au verbe... - quelqu'un qui a besoin de ne plus m'avoir dans son collimateur, même si je suis blessé (je l'ai été, bien fortement), elle ne me doit rien ; et pour son bien je prend sur moi, même quand j'aurais espéré qu'elle-même veuille mon bien plus expressivement que dans le secret de son âme.
A ce jeu c'est pas qui fait du mal à l'autre, mais qui décide de bien faire quoi que fasse l'autre.
J'ai bien une opinion sur ce côté jusqu'au-boutiste de la rupture. Je pense que c'est quelque fois mal avisé, quelques fois rancunier, quelques fois lâche. Mais au fond, j'en sais rien, il y a d'autres choses prises en compte, je suis pas à sa place, et mon opinion compte de toutes manières moins que ce que mes ex veulent pour elles-même.

Ne pas faire de mal, c'est pas un truc "chacun fait autant d'effort que l'autre". Ça ne dépend pas de l'autre du tout, ni de ce qu'il nous fait ressentir, mais de pas activement faire de mal, aucun mal à l'autre, encore plus quand il a bien clairement précisé ses limites. C'est donc une question de choisir des actes, c'est à dire ici de choisir de ne plus rien faire (en revanche tu ressens ce que tu veux, tu le travailles comme tu peux, ce qui peut être questionné c'est ton rapport à l'autre, pas ton rapport à toi).

Ne plus accepter le contact est passif : on peut le faire en ne répondant pas et en ne laissant pas de porte ouverte.
Demander le contact (nouvelles, annif), c'est actif, on fait quelque chose à l'autre. Qu'il ne veut pas.
Alors on le fait pas, voilà.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Paul (invité)

le vendredi 14 août 2020 à 22h36

euh... je ne sais pas dans ce cas, mais l'indifférence, le refus du dialogue, ça peut aussi être parfois une forme de violence, tout de même...

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Siestacorta

le samedi 15 août 2020 à 03h18

Paul
euh... je ne sais pas dans ce cas, mais l'indifférence, le refus du dialogue, ça peut aussi être parfois une forme de violence, tout de même...

On peut très certainement les ressentir violemment.
Mais dans ce cas ici, et dans pas mal d'autres, c'est parfois ce qu'on est capable de faire de moins pire, et l'intention de violence n'y est alors pas plus que l'intention de dialogue.

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Paul (invité)

le samedi 15 août 2020 à 11h42

J'ai l'impression que dans ce cas, une prise de recul est une bonne chose, laisser l'eau passer sous les ponts, etc... Même si au fond on ne sait pas grand-chose de la situation, et c'est presque plus une intuition en voyant le ton des messages.

Mais d'une manière plus théorique, je trouve que la question se pose...
En tous cas cela fait écho en moi à une rupture qui m'a été imposée. Je ne pouvais rien dire sur la rupture (consentement), et j'acceptais, bien que c'était éprouvant. Par contre cela s'est passée de manière un peu "radicale", et j'ai beaucoup souffert, pas tant de couper les ponts du jour au lendemain, mais de le faire sans excuse, sans empathie, sans pincette... (par exemple pour faire court, il y avait des projets communs, des engagements qui se sont annulés, et j'ai dû tout assumer seul)
Cette fin m'a tellement déçu que je garde un souvenir assez mauvais de cette personne, alors que tous les moments que nous avons vécu ensemble étaient plutôt agréables.

Tout cela pour dire que, certes, le consentement est important, on ne peut rien imposer, mais il peut y avoir aussi pas mal de violence dans des comportements quelque part "égoïstes" (indifférence, refus de dialogue, revenir sur ses engagements, etc), et on ne peut pas toujours accepter de se remettre en question jusqu'à s'oublier et se faire du mal. Oui, parfois c'est l'autre qui n'est pas tendre avec nous, et c'est SA responsabilité, pas la nôtre.

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Siestacorta

le dimanche 16 août 2020 à 10h44

Paul
le consentement est important, on ne peut rien imposer, mais il peut y avoir aussi pas mal de violence dans des comportements quelque part "égoïstes" (indifférence, refus de dialogue, revenir sur ses engagements, etc), et on ne peut pas toujours accepter de se remettre en question jusqu'à s'oublier et se faire du mal. Oui, parfois c'est l'autre qui n'est pas tendre avec nous, et c'est SA responsabilité, pas la nôtre.

Bien que chaud partisan d'amitiés post-ruptures et de ruptures bienveillantes et dialoguées, et qu'ayant moi même vécu des ruptures à portes claquées bien fort à ma figure, je crois que cette violence là d'un silence définitif (par ailleurs partiellement imputable à la culture sentimentale mono et romantique) est bien souvent, toute injuste qu'elle soit, le moins pire que la personne se sente capable de faire.
Qu'elle en ait conscience ou pas.

Le respect de quelqu'un de proche et d'un passé commun justifierait sans doute d'autres attitudes, mais je crois au fond que quelqu'un qui se sent capable de ce genre de fermeture ne saurait pas faire autre chose et peut-être, selon ce qu'attend la personne quittée, ne le pourrait pas.
Soit parce qu'elle ne saurait pas faire avec l'amour déçu et les espoirs de l'autre, soit qu'elle ne parvient pas à mettre en perspective ses propres changements sentimentaux (et donc encore moins en parler à la personne quittée-déçue-blessée-espérante). Il faudrait le courage de rompre, la certitude de faire ce qu'il faut et en plus, l'autre courage de re-dialoguer plus ou moins longtemps ensuite avec la personne quitté-blessée-etc. (bon, le faire au moins une fois, pas faire ça par sms, ça peut se concevoir, mais je veux dire que même pour cette "dernière discussion" minimale, on ne peut qu'être modeste dans nos attentes). Je ne crois pas que tant de gens que ça ont toutes ces qualités, ni qu'elles paraissent spontanément dans l'Hamour.

La justice et la civilité n'entrent pas particulièrement dans la définition de l'amour, alors dans la rupture...
S'il n'y avait pas derrière cette rencontre et ce temps de vie, en plus de la passion et l'attirance, d'amitié possible, la personne qui désaime ne trouvera sans doute plus en elle de bonne raison d'être là.
Et même si elle le voulait, sans autre lien, elle n'aurait à offrir qu'un soin de transition... qui a toute chance de faire souffrir tout le monde dans ce contexte.

Je crois qu'une rupture "juste", bienveillante, comme la construction d'un lien ultérieur sont des choses qu'on peut désirer, qui peuvent se faire parfois et qui, dans une société un peu revenue du mythe de l'Hamour Passion Parfait Hunique et Héternel, devraient se pratiquer plus couramment ; mais je crois aussi qu'il ne faut pas les attendre comme si c'était simple et valable dans toutes les histoires amoureuses.

C'est très exigeant si on regarde bien, une attente de rupture bienveillante. Cela demande à chacun une maturité sentimentale rare, sans rapport avec la qualité de l'amour partagé jusqu'alors - si tous les gens qui se sont sincèrement aimés devenaient des anges de bienveillance par cette expérience, ça se saurait.

Enfin, je crois que parfois, s'accrocher à cette attente c'est s'accrocher à une forme de l'étape "marchandage" du deuil de la relation. Nous-mêmes, au moment d'être rejetés et quittés, serions nous assez mûrs pour savoir acter cette rupture qui serait à la fois définitive sur le changement de régime relationnel et en douceur sur sa forme ?
Encore une fois, je crois pas que ce soit toujours et pour tout le monde impossible ; mais pour l'autre comme pour soi, il y a souvent un côté quadrature du cercle entre la puissance des émotions amoureuses concernées (et parfois dramatiquement disparues) et la douceur d'une sagesse espérée.

Quitte à aller vers l'angélisme, dans ce genre de cas, je le ferais (le fais, le ferai... :-/ ) seul : pendant et après la cicatrisation des blessures, malgré le sentiment d'injustice, encore aimer sincèrement. Nostalgiquement ou plus simplement, sans attentes ni demandes, parce que sous forme de douleur ou/et de gratitude, quelque chose vit encore en nous. Si l'autre a définitivement quitté notre univers accessible, cet amour vécu et sans but nous appartient encore.
C'est notre porte qui reste ouverte.
Au pire, ça sentira moins le renfermé quand d'autres passeront chez nous.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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