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Y a-t-il asymétrie entre femmes & hommes dans le polyamour ?

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bonheur

le dimanche 13 septembre 2015 à 09h49

OOO
Je t'aurai volontiers envoyé un mp mais comme tu es en invité... c'est pas possible.

Moi, actuellement, je suis accroc au film d'animation récent sur "la vie de Maya l'abeille" (c'est pas shrek, mm si j'aime bien ce personnage qui me rappelle quelqu'un que j'adore, qui rote quand il le désire, parce que c'est naturel de roter,... ce n'est qu'un exemple qui lui vaut les foudres des nanas qui le juge trop "dégueulasse"... moi je l'aime avec ainsi). La vie de ce petit insecte (Maya), j'ai l'impression que c'est la mienne... impossible de rester confiné à un rôle rébarbatif et normatif au sein d'une structure figée et confinée. J'ai besoin de l'humain et de contacts... même si je suis loin de sauver la prairie à chaque "épisode".

Donc tu vois, on peut être différent et s'apprécier. L'important est déjà de s'aimer soi, mais s'aimer vraiment, pas juste dire "j'ai une bonne estime de moi". Si j'ai bien compris tu as une image dégradante de toi et tu penses que ça ne se ressentira pas dans tes rapports avec autrui.

Perso, la libido n'est pas mon ambition première (je suis monosexuelle, lire mon profil ici en cliquant sur mon pseudo). Il me parait évident qu'une personne qui s'inscrit sur un site de rencontre, juste pour satisfaire ce point précis, sera considéré comme un pervers... surtout s'il est attiré par des personnes qui elles, désirent avant tout un contact affectif vrai. Si une personne veut juste du cul, elle doit simplement dire "je veux juste du cul". Sauf que voilà, un site de rencontre n'a pas cette vocation. Après, tu vas libertiner. Au moins c'est clairement affiché.

Vouloir que du cul, c'est passé à côté d'une grande partie de la beauté de l'autre. Que ce soit un mal-élevé qui rote quand il en ressent le besoin ou un costard-cravate trop propre sur lui qui sent un peu trop le parfum (entre les deux il y a tout un panel d'individus merveilleux), il y a un individu intérieur qui ne peut pas être mauvais.

Tu te résumes à un stéréotype du mec mal dans sa peau, limite opprimé, alors que je suppose que tu as beaucoup mieux à offrir. Après, on est qui l'on décide d'être. On reste enfermé dans son cliché de type à plaindre si on le désire.

Je t'invite à m'indiquer ce que tu considéreras comme des qualités, car on en a tous. Ton discours sera sans doute plus court, mais ce sera un bon début pour te considérer comme quelqu'un qui vaut la peine que l'on s'intéresse à lui réellement. Attention, je parle de ce que tu as en toi, de la partie authentique de toi, pas d'une vitrine au moment des soldes.

Chiche ???

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oO0 (invité)

le dimanche 13 septembre 2015 à 12h41

Salut Bonheur,

je vais faire court.

Ce n'est pas l'image que j'ai de moi, c'est l'image avec laquelle - structurellement - je dois vivre de ma condition masculine : c'est l'image par défaut de cette condition, un homme qui n'y correspond pas n'est pas un homme comme les autres.

Pour ce qui est du cul, j'y suis ouvert, mais ce n'est pas ce que je recherche spécifiquement, je suis simplement ouvert à vivre ce qui est possible de part et d'autre le mieux possible. C'est comme s'ajuster au corps de l'autre, sauf qu'il s'agit de s'ajuster à ses attentes, une autre manière de faire connaissance. En fait, ta lecture de mon propos en termes de cul active juste les structures dont je parle, leurs rôles. Je ne sais pas si tu en as conscience, mais lorsque je te lis, pour ma part, je te vois juste glisser sur les préjugés les plus communs. Je ne t'en veux pas, loin de là, je vois que tu es bienveillante, mais lorsque j'écrivais que le pire n'est pas d'être ou de rester seul, mais ces rôles (structurels), à mon sens, les propos que tu tiens sur le cul n'avaient pas lieu d'être.

Pour ma part, l'érotisme (c'est l'expression que je préfère de loin à cul, sexe, etc.) n'est pas un besoin, mais un plaisir qui ne répond pas à une logique de nécessité comme les besoins. Ici, la volonté se substitue à la nécessité et donne lieu à la rencontre d'une autre volonté que la sienne et c'est justement cela qui est génial. Là, encore une fois, c'est l'occasion de faire connaissance avec l'autre, de rencontrer sa personne non plus simplement dans ce qu'elle est, mais ce qu'elle veut être. En dehors même de l'érotisme, ce qu'une personne veut être est plus intime/personnel que ce qu'elle est malgré elle et qu'elle n'a pas choisi d'être. Cela n'a rien avoir avec un égoïsme sexuel assumé qui a le mérite d'être assumé - merci pour le préjugé de coincé au passage ;) - puisque le principal plaisir est dans la rencontre de l'autre. Fondamentalement, je n'ai pas de problème d'estime de moi de ce point de vue là, simplement parce que cette manière de voir et de vivre - parmi d'autres - maintient chez moi un certain goût de vivre où je me retrouve et me reconnais moi-même avec plaisir sans avoir à me soucier du regard des autres à la fin du jour. Cependant, si le principal plaisir est dans la rencontre de l'autre, il s'agit d'une manière de voir - ne parlons pas de vivre - que je n'ai pour ainsi dire jamais l'occasion d'échanger parce que - vie réelle ou virtuelle - cela glisse le plus souvent comme tu viens de glisser - selon moi - sur des préjugés.

Victime ? Ce qui me met le plus mal à l'aise, c'est le malaise de l'autre pour que ce genre de préjugés surgissent. C'est pénible de se manger des préjugés, mais c'est encore plus pénible d'être juste capable de susciter le malaise qui les génère, non pas en termes d'estime de soi, mais de conséquences pour l'autre. Si c'est tout ce que tu as à lui offrir, l'envie de plier bagages, et de lever le camp est immense et d'abandonner.

Je n'ai pas fait court, une fois de plus, c'est une bonne raison d'en rester là pour moi. De toute façon, cette question ne concerne pas que moi et cela n'a pas à tourner autour de moi. Ce n'est que le point de vue d'une expérience qui vaut ce qu'elle vaut, probablement pas grand chose vu sa propension à la logorrhée.

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bonheur

le dimanche 13 septembre 2015 à 19h14

Je crois en effet que tu interprètes beaucoup à ta manière. Merci de me percevoir comme bienveillante. Sincèrement, oui, il vaut mieux en rester là. Sur ce point je suis d'accord.

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oO0 (invité)

le lundi 14 septembre 2015 à 08h50

L'asymétrie qui ne me va pas, elle est là. Clairement, l'image que j'ai de moi affectera mes rapports à autrui, mais cela ne veut pas dire qu'elle ne vient que de moi. Si pour une femme, ce genre d'image vient d'autres hommes et qu'il est légitime que cela l'affecte négativement, pourquoi cela ne peut-il pas affecter des hommes, simplement parce que cette image va affecter les rapports entre femmes et hommes ? Si pour une femme, cela peut venir d'autres hommes, pourquoi pas aussi pour les hommes ? Non, il faut que ce soit mon entière responsabilité et si ce n'était pas moi, ce serait celle d'un autre. Je me fous d'une quelconque pitié mis à part de l'effet de culpabilité qui l'accompagne parce que la situation dérive vers de la manipulation. Sinon, je me fous de la pitié parce que ce n'est pas une question de charité, mais simplement d'égalité de traitement par rapports aux effets négatifs de certains comportements.

Sinon, la libido n'est pas ton ambition tout court dans le cadre du polyamory puisque tu es monosexuelle. Moi, je peux dire qu'elle n'est pas mon ambition première, la première chose que j'attends, ce n'est pas ma satisfaction sexuelle, juste une certaine convivialité où le moindre intérêt ne devienne pas l'agenda caché d'une instrumentalisation sexuelle ou d'une manipulation (senti)mentale. Je sais que ce n'est pas évident pour les femmes, c'est justement bien pour cela que je n'ai pas envie que le moindre signe d'intérêt génère ce genre de malaise - b... de c... ! Parfois, j'ai l'impression que l'idéal, ce serait que les hommes n'aient pas de sexualité, cela éviterait toutes les questions gênantes, voire même d'affectivité, les sentiments sont parfois aussi gênant que le sexe.

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bonheur

le lundi 14 septembre 2015 à 10h46

OOO
Ce post est beaucoup plus explicite et concis. J'ignore si tu fais allusion aux femmes impliquées sur les sites de rencontre ou dans la vie en général. En ce qui concerne les sites de rencontre, sans faire de généralité, ce sont les personnes qui n'osent pas dans la vie, qui ont eu de mauvaises expériences et qui s'inscrivent en désespoir de cause, comme un dernier recourt. Des personnes qui ont donc beaucoup de doutes, de craintes, une estime personnelle au raz des pâquerettes...

Donc on met en relation des personnes mal dans leur peau, qui se "choisissent" en fonction de "critères" avec l'idée préconçue que l'on doit avoir au maximum un profil identique. Et je crois que c'est une erreur... Pour ce qui est de se sentir à l'aise dans le relationnel, il me parait évident que si tu ne l'es pas et que tu contactes essentiellement des personnes qui auront cette particularité, ben ça ne collera pas. Idem si tu es mal dans ta peau et que l'autre aussi. Et puis apprendre à connaitre réellement quelqu'un, ça demande du temps et de l'attention. Ca ne se fait pas en quelques clics.

Tu te fous de l'idée que les autres ont de toi... là je te rejoins complètement. Leur opinion ne doit avoir de valeur qu'à leurs yeux. Par contre, se découvrir soi, en profondeur, en qualité, en émotions, pour s'aimer réellement, c'est important. On peut difficilement aimer autrui sans avoir fait cette démarche importante. Cela permet d'être authentique. Authentique ne signifie pas fragile, et les manipulateurs-trices auront vite fait de te fuir, car ils ne pourront pas t'atteindre (au pire c'est toi qui déteindra sur eux).

Question libido et sexualité. Monosexuelle ne veut pas dire sans vie sexuelle. Je suis très attachée à la mienne d'autant que je me sens privilégiée. Juste, impossible pour moi de passer "d'un pénis à l'autre". Beaucoup d'entre nous ont des impossibilités viscérales, des situations que l'on ne pourrait vivre bien sans s'auto-détruire. Pour moi, s'en est une. Même si j'étais célibataire, je n'y arriverai pas. Ma vie sexuelle serait en permanence pourrie et intérieurement conflictuelle.

Par contre, comme toi, j'adore l'érotisme. Je suis à la fois voyeuse et exhib. Je connais le milieu libertin à travers ce biais (il n'y est pas indispensable de consommer du sexe pour être bien intégrer) et j'y ai rencontré de magnifiques personnes, bien dans leur peau, pas perverses du tout, juste elles-mêmes et heureuses.

Nos émotions, y compris celles qui relèvent de l'affectif et/ou du sexuel, ne devrait pas être une gêne. Elles sont on ne peut plus naturelle, nous en avons tous ressentis. Mais oui, je reconnais qu'il est difficile de les exprimer. Et c'est encore plus difficile si on met notre intellect en action, car lui ira chercher dans la mémoire "est-ce que j'ai déjà vécu cela ?" et il influencera l'expression des sentiments suivant tes expériences...

Il faut exprimer nos émotions avec notre intérieur profond (enfin essayer au mieux) et non laisser notre cerveau nous mettre des barrières. Et puis, celle qui se fout de ta gueule parce qu'il n'y a pas de réciprocité, ben comme tu l'as dit, tu t'en fous.

La beauté de notre vie affective, comme la beauté de notre sexuelle, n'est qu'affaire individuelle et personnelle, même si l'on offre et que l'on reçoit, l'autre reçoit et offre d'une autre manière, à sa manière. Deux personnes qui s'aiment ne vivent pas, ne ressentent pas la même chose. Alors, tout en "partageant", savoir prendre sa part, c'est déjà merveilleux. Après, on peut faire le choix de remettre cela entre les mains de critères ou se tourner vers les autres pour que chacun découvre ce qu'il y a de meilleur en nous... pour ce faire, il faut tout d'abord apprendre à se connaitre et à s'aimer... et en ce domaine, nous avons à apprendre indéfiniment.

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LuLutine

le lundi 14 septembre 2015 à 14h50

bonheur
En ce qui concerne les sites de rencontre, sans faire de généralité, ce sont les personnes qui n'osent pas dans la vie, qui ont eu de mauvaises expériences et qui s'inscrivent en désespoir de cause, comme un dernier recourt. Des personnes qui ont donc beaucoup de doutes, de craintes, une estime personnelle au raz des pâquerettes...

Dire "sans faire de généralité" et écrire juste après "ce sont les personnes"....
Ce n'est pas un peu contradictoire ?

Disons plutôt qu'il y a de tout sur les sites de rencontres !

Moi j'ose dans la vie et je me suis quand même inscrite sur OkC (et il fut un temps, sur AdopteUnMec...) parce qu'on m'en avait vanté les mérites.
Je dois dire que sur OkCupid j'ai fait plusieurs rencontres amicales - dont une "internationale" que je suis loin de regretter (et avec qui je suis toujours en contact !).
Presque pas de rencontre romantique ou sexuelle.

Je connais aussi pas mal d'inscrits d'OkC et je peux te dire qu'ils sont à l'opposé de ce que tu décris !

Donc oui il y a des personnes "désespérées" mais rien ne dit que c'est la majorité (je n'ai pas fait de statistiques cela dit, mais toi non plus je pense). En tous les cas, je comprends ce que tu as voulu dire mais la formulation est maladroite.

Peut-être plutôt écrire "parmi les membres des sites de rencontre, il y a des personnes..." ?

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lam

le mardi 15 septembre 2015 à 09h48

Salut.
Pour moi la réponse est "oui". Comme il a y asymétrie entre les femmes et les hommes socialement, il y a donc asymétrie dans le polyamour. Une asymétrie qui se retrouve partout, par exemple dans l'homosexualité, dans les facteurs de mortalité et de violence, dans la taches reproductives domestiques...

Le truc intéressant à mon avis c'est "pourquoi donc y-a-t-il asymétrie et comment se manifeste-t-elle dans le polyamour-hétérosexuel?"
et là le premier truc qui me vient en tête c'est la différence de socialisation à la sexualité entre les femmes et les hommes. C'est pas pareil ton rapport au sexe et à ton corps quand on t'explique que:
- tu es une proie et que tu dois être vertueuse (pas baiser n'importe qui n'importe comment) mais quand même être jolie à regarder et féminine
- ou que tu as des besoins irrépressibles d'avoir une activité sexuelle à cause de ton niveau interne de testostérone supérieur à celui des femmes, et que en fait elles sont prudes en apparence mais tu te questionnes sur le fait que peut-être qu'elles mentent puisque tu as déjà vu des chaudasses dans les films porno, en fait ptêt que quand elles disent "non" ça veut dire "oui"?

Ne pas oublier que les femmes jouissent beaucoup moins que les hommes et qu'il leur arrive souvent de simuler le fait d'avoir un orgasme. Le bilan de la contrainte à l'hétérosexualité n'est pas en faveur des femmes. Je pense que l'asymétrie entre femmes et hommes dans le polyamour ne peut vraiment pas être résumée à "c'est plus facile pour les femmes de trouver des partenaires..."

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 10h46

Pour ma part, je suis tellement à 1000 lieues de ce que les uns et les autres expliquent et expriment de leurs ressentis, que je ne peux pas comprendre. A mes yeux, l'amour ne consiste à trouver quoi que ce soit, mais à se laisser submerger par un chamboulement intérieur unique, qui rend la personne que l'on a en face de soi spéciale... Je ne vois ni critères, ni concepts là-dedans.

Le sexe, il est égalitaire si les deux partenaires désirent réellement le plaisir de l'autre. La "simulation" n'a pas sa place. Le jour où ça ne vient pas, il suffit de se concentrer sur le plaisir de l'autre et on obtient au moins cette satisfaction. Ce n'est pas dramatique de ne pas être dans les conditions favorables. Femme comme homme, ça arrive, ne pas se voiler la face. Personne n'indique que l'on doit faire preuve de performance. Bon évidemment, j'ai cette faiblesse de ne pas associer émotions et libido, car on peut avoir des émotions fortes lors d'un rapport sexuel sans une jouissance obligatoire (ou orgasmes).

Les tâches domestiques : un homme n'est pas plus gauche qu'une femme et inversement. Faire chacun-e suivant ce qu'il fait sans se forcer (d'où l'intérêt d'être complémentaire et non semblable). Et puis, si on commence à compter les points... moi j'ai fait ceci, moi j'ai fait cela, et toi t'as rien fait, autant se séparer tout de suite.

Et d'ailleurs, pourquoi vouloir comparer hommes et femmes. Une personne bien dans sa peau, bien avec son intérieur, bien dans sa vie (par contre, c'est du boulot, ça tombe pas du ciel), ne verra pas l'intérêt d'un tel débat.

Et puis pour reprendre ce qui est cher aux statisticiens qui veulent tout compter et calculer : sur quoi se baser pour dire qu'il y a une quelconque "asymétrie" majoritairement ressentie et majoritairement mal vécue.

Nous ne sommes pas des produits à vendre ou à consommer... ou alors j'ai rien compris (sans doute). Nous sommes des êtres vivants, humains, avec une unicité et une complexité inouïe, et en plus nous ne sommes pas statiques puisque nous évoluons. Il faut commencer par être bien avec soi-même et ne pas hésiter à offrir notre paix et notre accord intérieur avant de désirer recevoir quoi que ce soit de qui que ce soit. Pour cela, ne plus se considérer comme un produit commercialisable me parait indispensable.

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 14h55

Ah oui, un petit mot juste pour remercier Lulutine d'avoir décodé l'aspect principal de ce que je voulais indiqué. La "maladresse" est l'une de mes particularités... aussi je pense que ma manière générale de m'exprimer peut sembler peu commune et donc incompréhensible. Je suis ainsi ! :-D

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calinou696

le mardi 15 septembre 2015 à 15h09

Aucune idée si il y a asymétrie "IRL", mais le petit monde du polyamour me semble tellement restreint que de toute facon ca doit être assez dur de trouver que ca soit d'un côté comme de l'autre...

Via internet pour ce qui est des rencontres polyamoureures (étant un homme) pour moi l'offre est proche du ... néant.
Pour ce qui est de tirer son coup, il y a un peu + de possibilités... mais là il y a clairement asymétrie, on doit être proche du 1 nana pour 50 mecs.
Du coup pour les polyamoureuses qui cherchent un polyamoureux ideal, ben ca doit être bien galère... mais elles ont, au moins, un minimum d'espoir ;p

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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luna_mi

le mardi 15 septembre 2015 à 15h15

calinou696

Du coup pour les polyamoureuses qui cherchent un polyamoureux ideal,

pour ma part, si on retombe dans ce cliché de la recherche de l'idéal ...on ne se situe plus bien dans le polyamour tel que je le comprends ; il ne s agit pas de "rechercher", d être en quêete, de chasser...que sais je encore, mais d avoir la capacité affective d'accueillir toute nouvelle affection sans rejeter celles qui ont déjà place dans notre vie.

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 15h20

Avant de me plonger dans un livre, j'en parcours les titres principaux, histoire de ma "familiariser" avec la structure de l'ouvrage et donc de m'en débarrasser afin de me concentrer sur le contenu (certainement encore un truc bien à moi). Enfin bref, mon attention a été attirée par ce titre en particulier, et donc comme nous sommes ici dans une discussion sur "homme et femme", j'ai fait ce que je fais rarement : j'ai lu en profondeur ce passage bien précis.

J'ai intégré dans le texte les notes de bas de page qui me semblaient impératives entre [ ] et en italique.

Extrait donc du livre "les amours impossibles : accepter d'aimer et d'être aimé" aux éditions Eyrolles - collection "les chemins de l'inconscient" (17,20 € 9782212552577)

chapitre : femmes, hommes des idées préconçues

"Qu'ils soient jeunes ou vieux, certaines hommes ne savent plus où ils en sont avec les femmes, pas plus qu'ils ne s'y retrouvent vraiment dans leur existence. D'ailleurs, si beaucoup d'hommes de tous âges restent marqués par un modèle matchiste [Dans ce type de système, l'homme est considéré - à tort - comme "supérieur" à la femme, ce qui devient un prétexte facile pour assurer sa domination sur elle], de nombreux hommes sont plutôt enfermés dans un schéma inverse : timides, dociles, voir soumis, ils ont très peur de déplaire aux femmes, sont prêts à tout faire pour être choisis ou acceptés, à moins que, découragés ou déçus par de nombreuses ruptures, ils n'arrivent plus à croire qu'une relation amoureuse leur soit possible.

La presse féminine a beaucoup fait pour l'émancipation de la femme, et les idées qu'elles véhiculent sont encore nécessaires pour aboutir à une véritable parité entre les femmes et les hommes... Dans le domaine privé, même si la parité et surtout le respect, est particulièrement souhaitable, il est impossible de nier que les hommes et les femmes, sur certaines points, présentent des différences. Il n'est donc pas envisageable de créer un modèle d'humanité unique, où toute disparité serait artificiellement exclue. D'autant qu'il existe mille et une façons d'être femme et d'être homme. Poussée à l'extrême l'idéologie phallocrate [régulation familiale, sociale et politique qui accorde le pouvoir aux hommes, du seul fait de leur sexuation et des croyances qui en découlent] engendre la misogynie : la femme est méprisable, seul l'homme est valeureux ; aucun amour n'est donc possible entre un homme et une femme. De la même façon, certains raisonnements ultra-féministes risquent de faire des hommes soit des compagnons encombrants et inutiles, soit des bêtas dont il peut être loisible de se servir de temps en temps (pour l'argent, la position sociale ou la sexualité), soit de terribles monstres dont il est impératif de se protéger ou auxquels vouer une haine vengeresse sans fin. Ces positions radicales ne peuvent qu'empêcher le développement de relations sereines et fécondes entre les femmes et les hommes"

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 15h24

luna_mi, nous avons posté simultanément : je te rejoins complètement. La capacité d'être poly (je parle affectivement), je crois que tout le monde n'en n'est pas naturellement doté. Par contre, oui, pour moi être poly c'est cela avant tout. Merci de ton post qui me rassure, je ne suis pas seule y compris ici.

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luna_mi

le mardi 15 septembre 2015 à 15h31

bonheur
luna_mi, nous avons posté simultanément : je te rejoins complètement. La capacité d'être poly (je parle affectivement), je crois que tout le monde n'en n'est pas naturellement doté. Par contre, oui, pour moi être poly c'est cela avant tout. Merci de ton post qui me rassure, je ne suis pas seule y compris ici.

:-)

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Nicolas_Fox

le mardi 15 septembre 2015 à 15h33

luna_mi
pour ma part, si on retombe dans ce cliché de la recherche de l'idéal ...on ne se situe plus bien dans le polyamour tel que je le comprends ; il ne s agit pas de "rechercher", d être en quêete, de chasser...que sais je encore, mais d avoir la capacité affective d'accueillir toute nouvelle affection sans rejeter celles qui ont déjà place dans notre vie.

Il m'a fallu du temps pour comprendre cela.

Je remarque d'ailleurs que beaucoup de personnes que j'ai rencontré ayant cette capacité passent d'abord par une phase de recherche, de quête.

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 15h35

Concernant l'extrait de livre ci-dessus.

Je retiens que homme et femme sont différents mais suivant différents degrés qui est propre à chaque individu. Car oui, il y a mille et une façons d'être femme et d'être homme. A titre personnel, qu'est ce qui fait que je me sois toujours senti intégrée parmi la population masculine et pas souvent en accord avec les personnes du même sexe que moi ? La raison je m'en fous, c'est ainsi et c'est tout simplement naturel chez moi.

Je retiens que le passé a fait de gros dégâts (empêchant le bien être de l'homme, le bien être de la femme, et le développement d'un relation "égalitaire") et que c'est à nous de faire en sorte que la tendance s'inverse, sans, comme l'explique l'auteur, tombé dans un excès inverse qui serait destructeur.

Ma conviction, et ce n'est que la mienne, est que si chacun-e arrive à se sentir bien dans son costume et à l'assumer, alors chacun-e aura sa juste place. Les hommes-hommes ; les femmes-femmes ; les hommes-femmes ; les femmes-hommes et tous ceux qui sont encore différents. Savoir faire la démarche de se connaitre est indispensable pour "s'expliquer", tout en suivant notre évolution propre et unique.

Notre société est structurée, c'est indispensable pour une vie en communauté. Mais individuellement, soyons ce que nous sommes.

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 15h41

Nicolas0207
Je remarque d'ailleurs que beaucoup de personnes que j'ai rencontré ayant cette capacité passent d'abord par une phase de recherche, de quête.

C'est ce que j'appelle le réveil, puis retrousser ses manches. Le mot quête est un peu "fort" à mon goût, mais oui, c'est important. Juste savoir que ça ne se fait pas tout seul. Certaines personnes trouvent leurs sources dans de nombreux domaines (films, arts, ...). Pour ma part, ben je lis, sans suivre une ligne directrice unique (ce qui reviendrait à s'enfermer dans un moule). Ainsi, je varie les auteurs, les sujets,... Je fais le tri et je m'approprie ce qui fait résonance en moi. Ca me permet également d'évoluer et donc de ne pas rester figée.

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 15h43

A Luna_mi : :-) :-D tu as mis des mots sur le fondement de mon bonheur (+)

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luna_mi

le mardi 15 septembre 2015 à 15h52

bonheur
A Luna_mi : :-) :-D tu as mis des mots sur le fondement de mon bonheur (+)

(+) :-)

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bonheur

le mardi 15 septembre 2015 à 17h00

A Luna_mi : tu as un message de ma part sur ta messagerie perso. Attention celui-ci peut se trouver dans les spams ou indésirables.

pour répondre, il suffit de cliquer sur mon pseudo et je conseille de cocher la case pour recevoir une copie de ta réponse (à nouveau sur ta messagerie)

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