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Réactions à l'événement

Café polybertin Dijonnais - découverte en club sauna libertin

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Lili-Lutine

le dimanche 27 avril 2014 à 14h34

Siestacorta
Hm, on diffuserait pas, parce que ça peut construire des conflits... mais si tu fais ces captures, envoie les aux modos, qu'on sache à quoi s'en tenir avec un profil et qu'on puisse filtrer. Ca aura le mérite de pas laisser les gens prendre de risque d'être inopportunément alpagués à cause de leur inscription au groupe.

Oups oui bien sûr, j'avais pas trop réfléchi à ça ... no soucis je ferai comme cela (+)

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LuLutine

le vendredi 02 mai 2014 à 15h16

Lili-Lutine
Et bien voilà une charmante invitation, je pense pouvoir venir avec mon amoureux à cette soirée découverte en vos compagnies.

bouquetfleuri
Moi aussi, je pense venir avec mon amoureuse...

Donc là, ça fait 4 personnes ? :P

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Sauge21

le vendredi 02 mai 2014 à 18h12

LuLutine

Donc là, ça fait 4 personnes ? :P

MDR ... c'est ça qui est trop rigolo avec les "chaines de polyamoureux" c'est qu'on réinvente l'arithmétique !! :-) :-)

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Anarchamory

le mercredi 07 mai 2014 à 03h15

Compte-rendu d'une première expérience effectuée d'un club-sauna libertin.

Suite à une suggestion de Lili-Lutine, j'ai entrepris de faire ce petit compte-rendu de ma première expérience dans un club-sauna libertin, à usage notamment des personnes qui ne connaissent pas du tout ce genre d'endroit, qui, peut-être, aimeraient bien essayer, mais qui n'osent pas en franchir les portes, de peur de se retrouver transportés dans l'enfer de Dante et de se voir imposé d'emblée la vue d'un gigantesque gang bang où tout le monde baiserait avec tout le monde... J'avoue que j'avais moi-même, pour d'autres raisons, quelques hésitations à venir. En témoignent mes précédentes interventions sur ce thème. Je ne suis pas du genre à être facilement choqué. La nudité et le sexe me semblent des choses naturelles. Je craignais plutôt de ne pas y trouver mon compte, de me sentir un peu comme un chien dans un jeu de quilles. Le tarif abordable du club où nous nous sommes rendus à achevé de me convaincre de suivre le petit groupe de potes... A ce sujet, l'expérience «  entre amis » était nouvelle pour tout le monde. D'habitude, mes petits camarades, qui avaient tous déjà expérimenté le milieu du libertinage, mais qui pour la plupart n'avaient jamais testé ce club (seule une personne du groupe s'y était déjà rendue), vont seuls ou en couple dans ce genre d'endroit, si j'ai bien compris. Toutefois, quelques discussions subséquentes m'ont permis de réaliser que le «  libertinage entre potes » n'était pas si exceptionnel que ça, et en tout cas qu'on n'avait pas inventé un nouveau concept...

Donc, disais-je, je craignais de ne pas me sentir à ma place. Or, la première chose qui m'a frappé, en entrant dans le club, c'est à quel point tout y était «  normal ». Un bar, dans une ambiance tamisée, avec quelques personnes en train de boire un verre et de discuter, autour de petites tables, assises sur des chaises, des tabourets... Jusque là, à part que tout le monde est vêtu d'une serviette, on se croirait dans un bar relativement «  classique ». On peut demander à boire un verre (le café et le thé étaient à volonté et compris dans le prix d'entrée) exactement comme on le ferait dans un bar traditionnel.

Voyant que je n'étais pas un habitué, le barman m'a proposé de me faire visiter la structure. Un buffet gratuit pour les petits creux (je n'aurais pas eu besoin de manger avant de venir, du coup). Un hammam à l'étage. Un grand spa dans la pièce attenante au bar, entouré de deux saunas et d'un écran projetant un film érotique (je ne sais plus trop dans quel coin exactement, j'ai également découvert une petite pièce plus discrète où des films érotiques étaient projetés également). Dans le prolongement, un couloir donnant accès aux fameux coins câlins, lesquels sont de différents types : coins qu'on peut fermer pour plus d'intimité, coins ouverts, coins où on peut juste regarder ce qui se passe, table de massage. Et bien sûr, des douches un peu partout. Disons le clair et net : si ce n'était les films projetés et les coins câlins, on jurerait qu'on est dans un club-sauna naturiste des plus classiques, et d'ailleurs la structure peut être parfaitement utilisée comme telle, ce qui fait qu'il y a toujours moyen de s'occuper, même si on ne peut pas ou ne veut pas «  libertiner ». Ces installations ne sont pas juste des «  prétextes » pour baiser, mais bien de véritables saunas, hammams, spas, que l'on peut apprécier pour eux-mêmes. D'ailleurs, en principe, les choses sont bien séparées : les câlins, c'est dans les coins câlins, pas dans les autres endroits.

Il y a eu quelques bugs quand même cela dit, genre un couple qui faisait l'amour dans le sauna sec juste à droite en entrant dans la pièce du spa. Mais bon, un club libertin, ce n'est pas un club de bridge, a priori on ne s'y attend pas à voir des gens jouer aux cartes... Quand on y va, a priori on sait quand même à quoi s'attendre : des gens qui ont des relations plus ou moins sexuelles entre eux. Donc ce n'est pas choquant. Ce couple m'a surtout fait sourire. On ne fait pas tant d'histoire quand on voit un taureau qui monte sur une vache dans un pré, après tout. Hé bien là, ce n'est juste pas la même espèce d'animal. A dire cela comme ça, on pourrait penser que c'est bestial. En fait non, absolument pas. Le respect, la politesse, le consentement mutuel, et même l'hygiène sont de règle : sprays désinfectants et quantité de préservatifs sont à disposition dans les coins câlins. Il y a eu d'autres moments cocasses, comme par exemple lorsqu'une jeune femme, qui venait de copuler avec un mec, s'est retournée et s'est exclamée : «  Eh bien, il y en a du monde derrière ! », ce à quoi je lui ai répondu : «  On peut s'en aller si vous voulez ».

Il faut essayer (ce n'est pas facile), d'enlever les « lunettes » des a priori instillés par plusieurs siècles de contrôle voire de répression de la sexualité, honnie ou adorée, mais jamais considérée pour ce qu'elle est : juste un phénomène biologique à l'instar de l'alimentation (on ne regarde pas les repas entre amis comme de honteuses et malsaines orgies à cacher). Les relations sexuelles, ce ne sont jamais que des parties du corps en interaction mécanique avec d'autres parties du corps... ^^ un peu comme des danses dans un bal. La différence étant que ce ne sont pas tout à fait les mêmes parties du corps qui sont impliquées et que leur mode d'interaction diffère quelque peu. Je pense qu'il y a pas mal de formatage culturel dans le dégoût éprouvé parfois à l'idée du libertinage. Ça peut être très beau, si on y regarde sans a priori. Un peu comme une danse en somme, et la comparaison me semble tenir la route plus avant. Dans une danse, au bal, on ne connaît pas toujours sa/son partenaire. Le fait qu'il n'y a pas un véritable amour au sens d'une amitié profonde (mais il peut y en avoir sous une autre forme) ne fait pas de la danse une perversion, une débauche, un acte avilissant. C'est la même chose pour le libertinage.

Par rapport à certaines de mes pré-représentations, j'ai eu quelques bonnes surprises :
- Première surprise, il y avait toutes sortes de physiques : «  vieux » et «  jeunes », «  beaux » et «  moches » (selon les standards «  classiques »).
- Deuxième surprise : Je n'ai pas eu l'impression que les «  vieux » et les «  moches » «  libertinaient » moins que les autres.

Par conséquent, et je m'adresse à celles et ceux qui complexent au sujet de leur corps, que cela ne soit surtout pas un obstacle pour vous, si vous voulez tenter l'expérience. Vous verrez, les plis, les rondeurs, la cellulite, etc. n'y sont pas rares ! Les gens rencontrés en ces lieux sont des gens ordinaires que vous pouvez croiser en faisant vos courses ou en allant à la messe (euh, non peut-être pas en allant à la messe, tout bien réfléchi ^^ ).

- Troisième surprise : la clientèle était plutôt sympa et ne se prenait pas au sérieux. Pas de cas psychiatriques notoires, que des gens souhaitant passer un bon moment, s'amuser, se changer les idées, etc. (et s'excusant quand ils vous bousculent malencontreusement) exactement comme on irait en boîte. Sauf qu'aller en boîte, avec du recul, ça me paraît bien plus malsain : musique assourdissante, mecs lourds qui draguent tout ce qui bouge, bagarres à la sortie, mecs et nanas bourrées, culte de l'apparence, etc. Rien de tout cela n'était présent dans le club-sauna libertin que j'ai expérimenté ! L'ambiance y était bien plus monastique... en dépit de ce qu'on pourrait penser.
- D'ailleurs, quatrième surprise : il n'y a pas eu de crevards ou de personnes justes là pour se vider les couilles. Il y a même un petit groupe qui a fait quelque chose que j'ai trouvé très esthétique et recherché à base de massages tantriques si je ne m'abuse. Je pense que le préjugé qui est le plus difficile à évacuer c'est l'association entre le libertinage, d'une part, l'obsession sexuelle et la tension libidinale, d'autre part. Je n'ai pas le sentiment que les libertins que j'ai vu étaient des obsédés sexuels ou avaient des besoins sexuels supérieurs à la normale. Ils n'étaient pas là pour se soulager (pour se soulager, une main suffit). Ils étaient en recherche de quelque chose de différent, voilà tout. D'autres sensations, un autre contexte, d'autres gens, d'autres situations, etc. Il y a la même différence entre l'obsession sexuelle et le libertinage qu'entre la boulimie et la gastronomie. Il y a la même différence entre se soulager sexuellement et «  libertiner » qu'entre manger par faim et manger par plaisir.

Au final, bah c'était plutôt sympa, ça m'a permis de démystifier le truc. Je n'ai certes pas «  libertiné », mais en même temps, je ne m'étais pas fixé ce but. J'ai fait sauna, hammam et spa et j'ai regardé tranquillement quelques ébats. Je conseille à tout le monde d'aller voir comment ça se passe, au moins une fois, ne serait-ce que par curiosité intellectuelle. On a beau écouter les discours de celles et ceux qui connaissent, c'est en expérimentant un club libertin soi-même pour de vrai qu'on prend bien conscience de ce que c'est vraiment. Sinon on reste quand même dans le «  fantasme ». Pour ma première, apparemment, j'ai eu droit à un bon club (au dire de mes compagnons de «  débauche » qui avaient des éléments de comparaison) et à une soirée où la clientèle était particulièrement agréable (au dire du barman). Y aller avec des potes, des amis, ça me semble une riche idée. J'ai eu la chance d'être accompagné par quelques très chouettes personnes, qui savent mettre à l'aise sans brusquer, et qui se reconnaîtront. Ceci, ainsi que les discussions préalables au resto sur nos attentes et limites, ça a contribué à ce que cette expérience se déroule bien, de façon positive et me motive à retourner dans ce genre d'endroit à l'occasion.

Ceci dit, si je n'ai été absolument pas choqué par rien de ce que j'ai vu (et j'en ai été d'ailleurs surpris), et si je me suis senti parfaitement à mon aise et décomplexé dans cet univers un peu particulier, en revanche, je repère en moi une certaine résistance (hygiéniste ?) à l'idée de «  libertiner activement » (si, par «  libertiner activement », on entend : en mettant en contact fluides et muqueuses...), avec des inconnues : ce sont les IST/MST. Les préservatifs sont bien sûr une précaution nécessaire, mais pas toujours suffisante car ils ne constituent pas une barrière absolue (entretemps, j'ai appris que des gants gynécologiques pouvaient aussi être utilisés et devraient l'être : néanmoins, je n'en ai pas vu, donc il y a probablement quelques règles d'hygiène supplémentaires autour desquelles il conviendrait de faire de l'information, pour ne pas dire de la pédagogie...). Alors, il est vrai que le fait que je sois non-exclusif dans mes relations intimes apparaît également comme un risque, mais ce risque peut être considérablement réduit par la connaissance approfondie de l'autre, la confiance en lui consécutive (et cette confiance est renforcée par l'accord de principe sur la non-exclusivité puisqu'elle rend inutile l'adultère au sens de tromperie sexuelle ; et il ne faut pas se voiler la face : l'adultère est fréquent en monogamie). Mais voilà, c'est précisément cette connaissance de l'autre qui manque, par définition, avec des inconnues... D'où il s'ensuit que si je suis amené un jour à «  libertiner activement », je pense que ça ne sera qu'avec des personnes que je connais bien et en qui j'ai confiance... et que je me contenterai d'un «  libertinage sensuel » (caresses, etc.) avec les autres. Et après tout, je ne vais pas partager avec des inconnus des choses intimes concernant ma vie, mes pensées, mes sentiments, donc si je ne partage pas avec eux des choses intimes concernant mon corps (fluides, muqueuses...), ça participe d'une même cohérence d'ensemble, non ? Copuler avec une femme que je viendrais de rencontrer 5 minutes auparavant et dont je ne sais quasiment rien, ne serait-ce pas comme lui confier tout sur moi ? Ne serait-ce pas, dans les deux cas, comme me rendre vulnérable à des atteintes : physiques dans le 1er cas (ex. : contamination par une IST/MST) ; morales dans le 2nd cas (ex. : utiliser des confidences contre moi) ?

Ce dernier paragraphe n'est pas incompatible avec celui qui le précède. Certes, le libertinage est esthétique et moral. Mais pour des raisons émotionnelles qui me sont propres, et par crainte des IST/MST, je pense néanmoins m'imposer à l'avenir quelques règles personnelles, afin que cela reste un moment émotionnellement et sanitairement sécurisant. J'ai cependant bien envie de continuer mon exploration... le temps qu'il me plaira, et en fonction de l'état de mes finances.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bouquetfleuri

le mercredi 07 mai 2014 à 09h24

J'aime bien ce compte-rendu, nom de Dieu !
Il m'apparaît comme un manifeste, un constat qui fait le lit de tous les avantages ou bénéfices à fréquenter ces endroits dits de perdition.

Si je fouille un peu plus, en essayant de lier les différentes constatations et en les mariant à mes expériences, je perçois ces lieux et cette activité, le libertinage, comme un outil pour examiner un peu de sa culpabilité (une aire de sa culpabilité, celle qui prend forme sur l'absence de mots autour de l'événement sexuel). Tu le dis bien, en énumérant les obstacles liés à la représentation, intégrés ou non.

L'institution du respect entre les personnes qui viennent libertiner, formelle ou essentielle, permet de réduire ou du moins de masquer les rapports de domination, jusqu'à les faire émerger à nouveau, parfois, autrement, dans des jeux dits justement de domination.
Ne nous leurrons pas, il reste des hommes et des femmes qui importent dans ces lieux le pouvoir délétère dont ils usent à l'extérieur, de force ou de séduction. Ils sont nombreux par exemple à consommer quelque médication leur permettant d'apparaître puissants, ou à monnayer la présence de leur conjoint pour s'imposer comme le seul sujet à satisfaire, mais la nudité aide beaucoup à les ligoter dans leur seule impuissance, leur égalité de mammifères.
Dans cet endroit, il paraît normal d'exister comme un être de désir, il devient possible de l'exprimer sans que la représentation soit guidée par des pulsions non dites ou non "avouées". Petit bonheur expérimental.

Pour cette soirée, nous avions décidé avec mon amoureuse d'adopter une attitude réservée, comme une façon de faire le lien entre des habitués et des néophytes, entre une situation inédite et d'autres plus connues.
Mais j'ai traversé cette soirée comme toutes les autres fois. Le libertinage n'est pas seulement inscrit dans la friction des chairs. Il se construit d'abord avec la liberté que l'on éprouve avec son corps et son esprit.

À ce titre, Dieu, tu as été aussi libertin que de vieux briscards...

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coquelicot

le mercredi 07 mai 2014 à 09h42

Non seulement Dieu l a fait , mais en plus Dieu en parle ;

Et de plus il résume parfaitement les raisons pour lesquelles Marco et Moi meme avions voulu organiser cette sortie .

Donc je n ai rien a rajouter a part un grand merci a ceux qui nous ont accompagné , qui ont fait que cette sortie soit si agreable !

Merci Dieu pour cette jolie synthese !

(+) <3

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bouquetfleuri

le mercredi 07 mai 2014 à 10h19

M-e-t-a-Z-e-t en rêvait, Dieu l'a fait !

HAHAHA

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bohwaz

le mercredi 07 mai 2014 à 13h06

Chouette CR, merci.

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Lili-Lutine

le mercredi 07 mai 2014 à 13h15

Ce café poly-libertin en après-midi à Dijon, pour discuter sur le libertinage, a réuni plus de 20 participants !

Un grand groupe ne peut pas aller aussi loin dans les échanges qu’un plus petit, mais ce fut pour moi un bon moment, premièrement je retrouve des amis que j’aime beaucoup, deuxièmement je découvre de nouvelles personnes, et troisièmement cela me touche toujours autant de partager quelques expériences de vies.

Chacun a pu s’exprimer sur le sujet des pratiques libertines en générale, sur « la définition » du libertinage qui variait de l’un à l’autre, nous avons abordé aussi la place de la femme dans notre société et notamment celle en club libertin.

Plusieurs femmes présentes ont pu témoigner de leur libertinage, seule ou accompagnée, ainsi que quelques hommes.
Cette belle liberté exprimée et vécue, a peut-être pu permettre, à ceux qui ne connaissaient pas ou n’ont jamais libertiné, une vision différente des croyances qui diabolisent les clubs libertins et plus généralement les pratiques libertines.

Puis en fin d’après-midi nous nous sommes quittés.

Seuls ceux qui avaient prévu d’aller en club sauna libertin ont pu se rejoindre pour dîner afin de préparer ensemble cette sortie.

Le dîner a réuni 7 hommes et 4 femmes. Durant ce repas ceux qui avaient des demandes à faire au groupe ont pu s’exprimer librement. Personnellement je me suis sentie respectée dans ma demande, et il me semble que le groupe a bien joué le jeu avec chacun.

Une seule personne parmi ceux présents n’était jamais allée en club libertin.

Passé 21H il y avait une effervescence bien visible d’une partie du groupe, nous avons donc rejoint le club où nous sommes rentrés ensemble tous les 11, il me semble que nous avons du doubler le nombre de clients déjà présents !

Une partie du groupe a disparu assez vite à l’étage des coins câlins.
L’autre partie a fait le pari de vivre cette soirée ensemble, et sans sexe entre eux, en profitant simplement du hammam, du sauna, du jacuzzi et de l’espace bar.

J’ai beaucoup aimé vivre cette expérience en club avec des personnes que je connaissais et avec qui je n’ai jamais eu de désir sexuel, c’est la première fois que je vais dans un club libertin sans coquiner !

Ce fut une soirée libertine pour moi particulière car ayant choisi ce soir là de ne pas être actrice j’ai eu tout loisir de regarder et d’étudier les clients : les jeux qui se jouent de loin, les regards, les exhibitions de certaines personnes, et j’ai remarqué encore une fois combien les femmes dans ces clubs sont tranquilles et apaisées sous le regard des autres personnes et notamment des hommes.
Quand une femme en boîte de nuit, et même parfois en soirée chez des amis, danse, ou se trémousse, souvent quelques « mâles » la rejoignent assez vite, et assez vite aussi ils se permettent de la toucher ou de lui parler sans façon …
En club libertin, ou chez des libertins, je n’ai jamais vu ni vécu cela.
Une femme peut danser nue, se trémousser frénétiquement même, jamais aucun homme ne s’autorisera un geste ou une parole qui puisse l’incommoder. C’est juste beau.

Et comme Dieu je trouve les corps entrelacés dans les coins câlins souvent magnifiques, je suis même parfois émue quand ils dansent ensemble à 3 ou 4 ou plus, cette chorégraphie lente des corps de ceux qui aiment le slow sexe et sa mélodie multi- sensorielle, où le souffle doux de leurs respirations scande et rythme la progression de leurs plaisirs.

C’est ce que j’aime vivre en club, cette rencontre avec plusieurs corps qui se comprennent et s’acceptent. Cette lenteur dans les massages où nous sommes entrelacés, parfois entortillés, généreusement enrobés d’huile de massage.
Des corps bien éloignés de la performance et des violentes frictions.

Merci à tous ceux qui ont partagé avec moi cette soirée , j’ai encore en moi plein des tendresses que nous nous sommes offertes <3

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le jeudi 08 mai 2014 à 00h58

Dieu
D'ailleurs, en principe, les choses sont bien séparées : les câlins, c'est dans les coins câlins, pas dans les autres endroits.

...et celui qui fait des câlins trop poussés dans le jacuzzi devra le nettoyer à l'épuisette après la fermeture ! :P
(Comprenne qui pourra)
(Non, je n'ai pas fait partie de l'expédition...j'avais quelques jours d'avance et "quelques" kilomètres de distance ! ;) )

Dieu
Il faut essayer (ce n'est pas facile), d'enlever les « lunettes » des a priori

Je dirais même qu'être un(e) habitué(e) (disons en tout cas, ne pas en être à sa première visite en club) n'empêche peut-être pas les a priori.
Par exemple, que des gens soient bruyants en faisant l'amour ne me choque pas.
Or j'ai l'impression (peut-être fausse, cela dit, car c'est juste mon impression) que certaines personnes peuvent réagir comme si elles trouvaient ça "de trop" (même si ce n'est pas dit comme ça bien sûr).

Bon après, je dois dire que si chez moi, j'entendais mes voisins faire l'amour...je pense que je serais contente pour eux :) . Peut-être que ça m'énerverait si j'essaye de dormir, et encore, c'est sympa comme berceuse (même si ça n'endort pas beaucoup :P ).
Donc déjà à la base, c'est une situation qui ne me fait pas réagir plus que cela, quand d'autres feraient des remarques.

Dieu
(euh, non peut-être pas en allant à la messe, tout bien réfléchi ^^ ).

Peut-être que si ^^ !

Il y a bien des monogames "fidèles" (sic) mais adultères. Pourquoi pas de fervents croyants...mais libertins ? ;)

Dieu
il n'y a pas eu de crevards ou de personnes justes là pour se vider les couilles

Là-dessus, je te dirais : tu penses bien que si quelqu'un se comportait en crevard, il se ferait virer manu militari !
Non ? Alors je doute que ceux qui seraient tentés de le faire (et le font peut-être) dans un autre contexte se le permettent dans celui-là...
Et selon moi, ça explique qu'il n'y ait pas de "crevard" : il se ferait éjecter tout de suite. Mais ce n'est que ma théorie...

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Green-Man-Outside

le jeudi 08 mai 2014 à 03h07

Lili-Lutine
Je rencontre autant de misères humaines dans un club libertin que partout ailleurs il me semble, pas plus, pas moins.

J'aime cette remarque. Et je ne parle pas en tant que libertin (ce que je ne suis point), seulement en tant qu'amoureux de l'intelligence.

Lili-Lutine
Après pour moi la sexualité en club reste «  une sexualité de surface » => je ne garde pas en moi les effets plaisirs comme ceux que j’éprouve quand je fais l’amour avec des personnes que je connais et avec qui je partage de l’amour ou une profonde amitié.

Illustration de la différence entre ce qu'on appelle "activité" et "intimité" en analyse transactionnelle. ;-)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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coquelicot

le mercredi 08 juin 2016 à 19h15

je fait remonter cette discussion pour que ceux qui hesitent encore a venir a la soiree prevue a Toulouse se fassent une idee !

Si dieu le dis !!!!

Ce fut effectivement une belle soiree ou personne n en est revenu traumatisé...

Bonne lecture

Merci encore a Dieu et Lililutine d avoir si bien synthetisé cet événement

<3 :-)

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kill-your-idols

le jeudi 09 juin 2016 à 15h54

J'ai été un des organisateurs du café polybertin dijonnais (même si à l'époque j'étais plutôt un prince), et je suis content qu'il y ait une deuxième édition! Dommage seulement que Toulouse soit un peu trop loin de chez moi (c'est exactement l'autre côté de la France), sinon j'aurai volontiers participé à cette deuxième édition! :)

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coquelicot

le jeudi 09 juin 2016 à 16h12

Oui effectivement belle princesse ...

mais ne dit on pas : jamais deux sans trois ...

Organise le suivant , et on verras bien ...
contente de te revoir par ici !

:-) <3

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swingr (invité)

le mardi 26 juillet 2016 à 16h27

Message modéré pour la raison suivante : Spam.

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Nicolas_ (invité)

le mardi 26 juillet 2016 à 22h58

Nouvel arrivant à Dijon, je suis curieux de découvrir cette expérience. Je me tiendrai au courant si elle est réitérée.

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TrioBulle

le mardi 26 juillet 2016 à 23h36

Mince, en voyant le sujet, je me suis dit que ça serait sympa de participer... Toulouse est définitivement trop loin mais si une prochaine soirée s'organisait à Dijon, je serais partante !

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Anarchamory

le vendredi 29 juillet 2016 à 00h14

coquelicot
Merci encore a Dieu et Lililutine d avoir si bien synthetisé cet événement

<3 :-)

Mais de rien ! Ce fut un plaisir pour moi de coucher tout cela à l'écrit pour garder une trace de mes premières impressions. Je m'en sers encore de temps en temps lorsque des béotien-ne-s me parlent de libertinage, qu'iels aimeraient bien essayer, qu'iels hésitent...

<3

Dieu qui veille :P

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coquelicot

le vendredi 29 juillet 2016 à 09h40

Ce texte vas rester dans les annales
Je m en suis servie récemment lors de sorties sur Toulouse ou il a été organisée une sortie similaire.
Alors oui Dieu est omniprésent.....
Et ça nous a bien aidé à rassurer les hésitants...
Ça nous a aidé à dédramatiser dediaboliser....

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