Participation aux discussions
Discussion : Petit témoignage <3
Topper
le jeudi 21 mars 2024 à 09h24
Bonjour @Thryluna et merci pour ton témoignage. C'est chouette que tu puisses vivre tes relations comme tu as envie et que tu sois acceptée et soutenue. :-) <3
Discussion : Polyamour après 7ans de relation mono
Topper
le mardi 19 mars 2024 à 17h04
Bonjour @Hokam,
Ta partenaire vient avec une envie d'explorer une autre relation. Elle a notamment eu le temps de se questionner sur le polyamour et avoir une réflexion autour de ça.
Toi, tu prends tout ça d'un coup. Tu n'as eu aucun temps pour t'informer sur d'autres formes relationnelles que la monogamie, te projeter, te demander si ça pourrait t'intéresser, etc.
Tu as un train de retard par rapport à elle. Elle doit le prendre en compte et être patiente.
Hokam
Ce soir j'ai été catégorique sur le fait que je n'accepterais jamais qu'elle couche avec quelqu'un d'autre et que je préférais dans ce cas qu'on se sépare, mais elle me reproche de ne pas suffisamment l'aimer pour la partager...
Laisser sa liberté à l'autre peut être considéré comme un acte d'amour (mais non une preuve). Que ce soit tourné comme un reproche si tu ne le fais pas, ce n'est pas acceptable.
Le chantage affectif est une forme de manipulation qui consiste à se servir des faiblesses, de la sensibilité ou de la culpabilité d'une personne pour obtenir ce que l'on veut d'elle.
Je ne sais pas si c'est une parole maladroite sous le coup de la colère et la frustration. Ce serait quelque chose à éclaircir car dans le cas contraire, ça mettrait en évidence un comportement toxique.
Hokam
suis je strictement monoamoureux ou moi qui ait toujours été possessif dans mes relations (j'y travaille, j'ai beaucoup progressé) puis je devenir polyamoureux?
J'étais jaloux et extrêmement possessif au moment où j'ai ouvert mon couple. A la différence de toi, c'est une décision longuement réfléchie et avec laquelle j'étais en accord. Etre d'accord avec la théorie, ça ne fait pas tout, mais ça facilite quand même la démarche.
Je ne pense pas que la jalousie et la possessivité soient des choses qui t'empêchent d'être polyamoureux. Ce sont des choses qui se travaillent, des façons de penser à faire évoluer, un changement dans la perception de ce que peut être un couple.
Par contre, je ne pense pas que tu puisses devenir polyamoureux sous la contrainte. Tu dois être intimement convaincu que c'est un chemin que tu as envie de prendre. Cela demande des efforts, des remises en question, de se confronter à ses peurs, de lutter contre des angoisses. C'est un chemin long et difficile. Si il n'y a pas cette envie derrière, tu vas juste subir la situation.
Deux choses :
- Pour savoir si tu en as envie, tu as besoin de temps. Vraiment. Ce n'est pas une décision à prendre dans la confusion et sous la pression.
- Tu as besoin de soutien de ta partenaire et c'est certainement pas en te forçant la main. Elle va avoir des choses à travailler, à apprendre, dont la patience et la gestion de la frustration.
Discussion : Couple libre/poly doutes
Topper
le dimanche 17 mars 2024 à 16h16
Bonjour Grilliard.
Grilliard
Je suis en couple libre et poly mono depuis 2 ans avec ma compagne.
Qu'est-ce que c'est "poly mono" ?
Grilliard
Je discute et souhaite rencontrer une partenaire qui clairement m'a montrer son côté safe, et en accord avec mes limites ect, mais il y a 2 jours, j'ai eu une discussion rude avec ma compagne, qui me dit ne pas "sentir" cette personne, et ne souhaite pas que je la rencontre.
Est-ce qu'elle ne "sent" pas cette personne parce qu'elle la considère menaçante et malveillante à son encontre ?
Ou est-ce que le problème vient de ce que toi tu projettes avec cette personne ?
Grilliard
Les arguments mis explicitement sur la table sont que j'agis de façon différente avec elle qu'avec ma compagne (ex: sexto), et n'aime pas que je fasse ce type de choses que ne réalise pas/peu avec elle et ou de façon différente.
L'approche que j'aurais pas rapport à ça est de demander pourquoi elle n'aime pas, qu'est-ce qui lui fait peur, est-ce que ça signifie qu'il faut une exclusivité sur certaines pratiques, et si oui lesquels.
A partir des réponses :
- tu peux mieux comprendre ce qui se joue en elle et ce qu'elle ressent. Cela aide à être davantage dans la compassion.
- tu peux la rassurer précisément sur les points qui lui font peur.
- tu peux discuter d'éventuelles solutions alternatives qui pourraient vous satisfaire.
- tu peux savoir quelle est ta marge de manœuvre. Peu importe ses limites, tu dois savoir précisément quel est le cadre. Sinon, tu agis comme si tu n'avais pas de contraintes et tu te confrontes fatalement à un "stop" ce qui induit de la frustration. Cela génère aussi un sentiment d'injustice si les contraintes sont deséquilibrées. Tu dois savoir quel est le problème, sinon tu seras potentiellement toujours confronté à la même chose. Là, dans ton récit, ce n'est pas clair.
Grilliard
Je lui ai donc expliqué calmement que c'était normal, chaque relation est différente, et que certaines choses que je faisais avec des partenaires était dû au fait, que je vis avec elle et donc, sexter un peu plus avec des partenaires était normal, car je nous ne nous voyait pas s'envoyer des messages alors que nous sommes côte à côte.
Avec ma compagne, on s'envoie des messages d'une pièce à l'autre, même dans la même pièce. Je ne vois pas en quoi c'est un argument solide.
Est-ce que vous êtes toujours ensemble ? Parce que vous pouvez aussi vous envoyer des messages lorsque vous êtes séparés.
Enfin, je ne vois pas non plus en quoi la dynamique avec ta compagne est affectée par le fait de ne pas avoir de communication par messages.
Grilliard
une soirée sauna libertin entre personnes AFAB a lieux ce soir, ma compagne m'as dit ne pas y aller, et finalement, j'apprends qu'elle y est, certe en soi ça me dérange pas, ce qui me gêne personnellement, c'est le fait qu'elle m'a interdit en amont de faire une chose que je souhaitais, c'est à dire rencontrer cette fameuse possible partenaire, ou autre personne.
Si ça te dérange pas, ça ne te dérange pas. Ce sont deux contextes différents et il n'y a pas lieu de les comparer.
Si elle te dit que relationner avec une personne la dérange et que tu ne le fais pas car tu prends ses émotions en compte, très bien.
Si toi tu lui dis que ça te dérange qu'elle aille en sauna libertin de son côté et qu'elle ne prend pas ça en compte, alors tu as toutes les raisons de ne pas trouver ça correct et injuste.
Si tu ne lui dis pas que ça te pose problème, il n'y a pas d'injustice. C'est ce que tu ressens parce que tu es frustré par la situation, ce qui est parfaitement entendable.
Grilliard
qu'en pensez vous ? j'ai personnellement l'impression que ma compagne a pris une place ou elle contrôle qui je vois, quand je vois (je dois toujours la prévenir et avoir validation pour rencontrer), et elle cadre tout.
C'est généralement mal perçu lorsque je dis ça, pourtant je pense que à partir du moment où on fixe des règles, quelles soient générales ou circonstancielles, c'est pour avoir du contrôle sur l'autre.
Je ne considère pas que c'est un gros mot, et vouloir fixer des règles ne fait pas de soi une mauvaise personne non-monogame.
Les règles peuvent être nécessaire pour que ça se passe bien. Elles permettent de se rassurer, à modérer ce qu'il se passe, et s'habituer à certaines situations par étapes en faisant évoluer les règles au fur et à mesure.
Tout dépend dans quelles conditions sont fixées ces règles et comment elles sont perçues. Si tu les vois comme un moyen de te contraindre, tu vas forcément mal le vivre. Si tu les vois comme un moyen de ménager ses insécurités et rendre la non-monogamie possible, tu vas les voir comme un outil.
Forcément, si tu n'as pas de mal à faire de rencontre, tu as une bonne confiance en toi, tu n'as pas d'insécurités, tu n'as aucune raison de fixer des règles. Si c'est l'inverse pour ta compagne, alors elle fixe des règles et tu as l'impression que seule elle applique une contrainte et pas toi.
Oui, c'est le cas. Elle en a besoin. Toi, non.
Si tu ressens une injustice trop forte par rapport au déséquilibre que ça engendre, je t'invite à en discuter avec elle.
Discussion : Pensées polluantes
Topper
le vendredi 15 mars 2024 à 19h37
Peace-Shark
Mais, la notion de couple n'est elle juste pas devenue obsolète avec la non-monogmie ?
Personnellement, je n'arrive plus à parler de couple quand je dois nous qualifier (mon et mon amie).
Cela doit dépendre du contexte relationnel. On peut être non-monogame et se sentir en couple dès lors que l'on a une relation qui a une certaine importance (dans le quotidien, dans des projets de vie, selon un lien de codépendance particulier) et/ou qui a un affichage social spécifique. C'est à dire si c'est une partenaire que tu présentes en tant que partenaire "officiel".
Les personnes polyamoureuses qui disent avoir une relation primaire (ou socle), sont à la fois non-monogames et en couple. C'est mon cas, et la notion de couple reste importante pour moi car c'est quelque chose de central dans ma vie.
Je trouve qu'il y a une dimension relativement figée dans la notion de couple. D'ailleurs, dans certains cas qui gardent cette aspect de cohésion persistante, le mot couple est étendu à trouple (couple à 3), quad (couple à 4), etc.
Pour d'autres configurations, la notion de couple à deux peut sembler obsolète ou inadaptée lorsque les relations sont moins définies, plus fluides, plus mouvantes, moins hiérarchisées.
@Topper, j'apprécie tes interventions et ton franc parlé. Je monte régulièrement à Reims et c'est ton coin il me semble (je suis dans le train actuellement 😁).
Un de ces 4, il faudrait se prendre un verre.
Tu peux m'envoyer un message en privé. 🙂
Discussion : Pensées polluantes
Topper
le vendredi 15 mars 2024 à 11h40
De passage aussi ...
Les pensées intrusives sont liées à la peur de la perte, au fonctionnement effréné de l'imagination de celui qui reste seul avec sa peine et ses peurs.
Pas forcément. On peut avoir des pensées intrusives en ayant aucune peur de perdre l'autre.
Cela peut-être une difficulté à imaginer sa/son partenaire intime avec une autre personne, parce qu'on n'est absolument pas habitué à cette éventualité. Dans la monogamie, on a des mécanismes de possessivité du corps de l'autre. L'intimité physique nous est exclusive. En ayant pensé ainsi depuis au moins l'adolescence, c'est un réflexe de ressentir un stress intense à l'idée que ça puisse être autrement. Il faut remettre en question que pour faire couple, l'autre doit être notre propriété et le sexe doit être sacralisé et réservé à sa/son partenaire. Ce processus n'a rien d'évident et est plus ou moins aisé selon les personnes.
De passage aussi ...
Si le/la partenaire lorsqu'elle revient a une caractère aimant et rassurant, ces pensées peuvent devenir de moins en moins fortes et la peur de l'abandon moins prégnante.
Cela peut être apaisant car cela peut rassurer sur le fait que l'expérience vécue en dehors du couple n'a pas d'impact négatif sur l'attachement de l'autre.
Néanmoins, je pense que l'effet calmant n'est que temporaire. Si il n'y a aucun changement de mode de pensée sur le rapport au couple et au sexe, les angoisses seront les mêmes, les pensées intrusives seront toujours là. Le caractère aimant et rassurant de l'autre n'y fera rien.
De passage aussi ...
Si le partenaire à son retour est distant, peu empathique, son prochain départ sera vécu de façon encore plus angoissée.
Evidemment.
De passage aussi ...
Tu viens de faire un long post détaillé sur les méthodes à employer pour supporter les crises d'angoisse sans toucher un seul mot sur ce que fait ou pourrait faire ta compagne pour t'aider à passer ces crises d'angoisse.
Oui, j'ai répondu précisément à la question posée. Il n'a pas été demandé : Que pourrait faire ma partenaire pour m'aider" ?
De passage aussi ...
J'en conclue donc que même pour toi qui en a souffert manifestement, les efforts à faire sont pour le poly-acceptant.
Non. Je ne suis absolument pas d'accord avec cette affirmation.
Passer de la monogamie à la non-monogamie, c'est revoir toute sa conception du couple. Cela n'a absolument rien d'anodin. Croire qu'il n'y a pas d'effort à faire pour effectuer cette transition est extrêmement naïf.
Donc, est-ce qu'il y a des efforts à faire pour la personne monogame qui se confronte à la non-monogamie ? Oui, et ils sont énormes, en particulier pour les personnes qui ont toujours considéré l'exclusivité comme étant le coeur de ce qui est le couple. Cela fait beaucoup de choses à reconsidérer, à désapprendre, des émotions à comprendre, à décortiquer, des mécanismes à analyser, etc.
C'est un travail qui me semble absolument indispensable. C'est une évolution de soi que l'on a entre le main, et sur laquelle on peut agir soi-même et concrètement pour bien vivre la situation.
Est-ce que l'autre partenaire n'a pas d'effort à faire ? Non. Je n'ai jamais dit ça et je mets souvent en garde les personnes concernées sur l'attention qui doit être portée à l'accompagnement, la réassurance et la gestion de la NRE qui peut faire perdre tout discernement.
En outre, dans les cas où il y a une ouverture de couple avec un déséquilibre entre les deux partenaires, je répète régulièrement que le travail de déconstruction de la monogamie doit être fait par les deux. Je sais pertinemment que je parle dans le vide lorsque je dis ça. La personne qui profite de sa liberté est plus occupée à profiter de sa nouvelle vie que de faire un travail sur elle-même.
Pourtant, dans ce contexte là, c'est trop souvent le même schéma qui se répète. Lorsque c'est au tour de l'autre partenaire de profiter de sa liberté, c'est le drame.
Rétropédalage, jalousie, finalement le polyamour c'est plus aussi bien que ça. Oui, c'est ce qu'il se passe quand tu restes monogame dans ta tête, que tu profites de ton côté, et que soudainement tu te prends l'autre face de la non-monogamie de plein fouet . Pourtant il y avait bien souvent des mois pour s'y préparer (pas complètement mais au moins) un minimum.
De passage aussi ...
Ca frôle le masochisme parfois ....
Comme je le dis plus haut, cela n'a rien d'anodin. Je n'ai jamais caché les difficultés. Je n'ai jamais enjolivé le polyamour. Je n'ai jamais fait de prosélytisme, mais plutôt le contraire.
Pour certaines personnes, la transition se passe de manière fluide. Pour d'autres, ça demande de se faire violence pour sortir de la zone de confort de la monogamie. Lorsque c'est le cas, cela ne se fait pas sans douleur.
Pour autant, je ne considère pas que c'est du masochisme. Il n'y a pas une volonté de souffrir et surtout de rester dans un état de souffrance. Il peut y avoir une multitude de bénéfices à passer par cette étape difficile : comprendre pourquoi on pense d'une certaine façon et le remettre en question, analyser certains mauvais mécanismes, les comprendre et les changer, questionner notre construction de genre et l'influence de la société sur nos aspirations, questionner ses envies, apprendre sur l'autre, améliorer la communication dans le couple, avoir un rapport à l'autre plus sain et moins dépendant, également découvrir ce que le polyamour peut nous apporter.
Discussion : Doutes - couple libre
Topper
le mardi 12 mars 2024 à 18h34
Bonjour @Elisade,
N'ayant aucune confiance en toi, ni en lui, ce serait effectivement pas opportun d'ouvrir ton couple. Cependant, dans ces conditions de rapport à l'autre, est-ce que votre vie de couple est épanouissante ? Est-ce que ça vous fait vraiment du bien d'être l'un avec l'autre ?
Si tu ne te sens pas sereine, aimée et sécurisée dans cette relation, si lui de son côté se sent oppressé par ta jalousie et contraint par la monogamie, cela questionne la pertinence de rester ensemble. Est-ce que vous en avez discuté ?
Tu trouves que votre couple manque de projets communs, mais qu'est ce que tu voudrais toi ? Il ne suffit d'avoir des projets pour avoir des projets. Il faut une volonté d'atteindre un objectif spécifique (avoir un enfant, faire un voyage, un achat immobilier, un projet professionnel, etc.).
C'est une manière très monogame de penser les relations que d'avoir besoin de projets pour "faire couple" et se sécuriser dans une construction de vie à deux, notamment par le biais de l'escalator relationnel. Comme si avoir un projet commun permettait de jauger un engagement dans la relation ou la bonne santé d'un couple.
Est-ce que profiter de la vie à deux, du quotidien ensemble, de ce que vous partagez, n'est pas suffisant ? Si ce n'est pas le cas, pourquoi ?
Cela me semble une question importante à se poser car même si il y a des projets de couple, il y a un moment où ces projets sont réalisés et il n'y en a pas d'autres qui suivent. Si ces projets ont caché des lacunes dans le couple, elles ressurgiront 10, 20, 30 ans plus tard.
Si c'est à ce moment là qu'on se rend compte qu'on n'a rien partagé d'autre que ces projets, cela fait beaucoup de temps perdu pour réaliser que l'on a rien à faire ensemble.
Discussion : Pensées polluantes
Topper
le mardi 12 mars 2024 à 14h48
De passage aussi ...
Ce qu'on peut noter quand même, c'est que c'est toujours à celui (ou celle, mais c'est nettement plus rare sur ce site) qui n'est pas à l'origine du polyamour de s'adapter, de faire des efforts , d'accepter, d'être aux petits soins bref de s'enferrer encore plus dans la dépendance affective.
C'est surtout que, là encore, c'est hors sujet. La question initiale c'est : quels sont vos moyens pour gérer de genre de pensées polluantes ?
L'autre partenaire peut être la plus aimante, attentionnée, et rassurante possible, ça ne changera absolument rien aux pensées intrusives.
Siestacorta
Ça joue un tout petit peu que ce soit à un.e partenaire sur une phase d'ouverture qu'on suggère des conseils... quand c'est à la fois la personne qui demande conseil et celle qu'on a sous la main.
Ya une certaine logique qu'on parle de ce que cette personne peut faire.
Quand à ne pas lire aussi les nombreuses occasions où on exprime que c'est au partenaire pivot que reviennent les plus fortes responsabilités, je sais pas si c'est un biais ou un choix ?
Exactement.
On ne peut pas non plus écrire un bouquin personnalisé pour chaque personne qui vient demander conseil en traitant de tous les points pour une relation polyamoureuse réussie. On se base sur ce qui est dit.
Si il y a des éléments qui font penser que la relation est malsaine, voire toxique, c'est dit. Il est aussi rappelé que chacun des partenaires doit fournir des efforts lorsque c'est nécessaire.
Discussion : Jalousie et déroulement couple libre
Topper
le samedi 09 mars 2024 à 16h48
Alinea7
Et je trouve que les choses évoluent dans le bon sens avec de plus en plus le message que ce n'est pas parce qu'on est poly qu'on ne ressent pas de jalousie.
Je suis d'accord et c'est tant mieux. Le discours culpabilisant du "bon poly pas jaloux" est désormais contesté.
Je trouve qu'il demeure cependant chez certaines personnes qui utilisent l'effet de culpabilisation pour imposer à la personne jalouse la gestion intégrale de ses ressentis.
Discussion : Jalousie et déroulement couple libre
Topper
le samedi 09 mars 2024 à 14h25
Intermittent
C'est faux dans la plupart des cas.
Quand on entend dire autour de soi qu'une personne est "jalouse ou pire "super jalouse", ce n'est absolument pas un compliment et on plaint généralement la personne en couple avec ce type de personnalité.
Les personnes "super jalouses" c'est pas la plupart des cas.
On appelle ça la jalousie maladive. Ce qui démontre bien qu'il y a une jalousie qu'on considère "normale" et une autre non.
Intermittent
Même chez les polyamoureux, cette attitude n'est pas valorisée...
J'ai parlé du rapport à la jalousie dans la monogamie. C'est hors-sujet.
Discussion : Mon partenaire vit une crise amoureuse
Topper
le samedi 09 mars 2024 à 14h04
Je plussoie tout ce que dit @Siestacorta.
Je rajouterais qu'à distance tu peux au moins être confident-e et soutenant-e dans ses préoccupations. Cela permet de se sentir plus proche et alimente le lien.
Également, est-ce que l'attention qu'il te porte te convient ? Car si ce n'est pas le cas, cela remet en question la pertinence de cette relation pour toi.
Discussion : Les sentiments envers la meilleure amie de ma femme deviennent forts.
Topper
le jeudi 07 mars 2024 à 18h06
xX-Dude-Xx
Comme beaucoup de monde sur cette planète, elle est certaine que l'Homme doit vivre en couple à deux. Que chaque être humain n'est capable que d'aimer une personne et qu'il est impossible de nourrir un amour pour plusieurs personnes avec la même intensité.
Oui, c'est une pensée monogame tout à fait classique. Nous sommes nombreux à avoir pensé ça avant de changer de mode de pensée.
xX-Dude-Xx
Je pense que l'éventualité de tenter quoi que ce soit avec une autre femme déclenche en elle la peur que je préfère être avec cette autre femme et que je me rende compte que je ne veux plus partager sa vie.
Oui, et c'est quelque chose de normal pour quelqu'un de monogame. Cela crée forcément une insécurité immédiate. Il s'agit d'être dans la réassurance et d'expliquer que ça ne change rien de tes sentiments pour elle ni des envies de passer ta vie avec elle.
xX-Dude-Xx
Pour ce qui est de l'exploration d'autres relations, elle n'est pas comme ça.
Moui, moui, moui... en admettant qu'elle est hétérosexuelle (donc pas intéressée par un trouple) et que toi tu peux avoir des relations intimes avec elle et son amie, il est possible qu'elle reconsidère la question.
xX-Dude-Xx
Le but n'est pas ici d'avoir des relations avec un(e) tierce personne sans que le conjoint soit présent. J'aime ma femme et je souhaite que si l'un de nous fait l'amour avec un(e) autre, l'autre soit présent et y participe. Je ne me sens pas à l'aise avec l'idée d'un couple libre.
Est-ce que tu trouves ça juste de venir avec une exigence de relation non-exclusive et que tu décides absolument tout des règles de cette relation ?
Si jamais il y a une non-exclusivité qui est discutée entre vous, pourquoi déciderais-tu que personne ne pourrais avoir une relation avec une personne extérieure ? Pourquoi tu déciderais que chacun doit être présent pour du sexe ? Ne penses-tu pas que ta future femme et la meilleure amie puissent voir les choses autrement et avoir d'autres envies que les tiennes ?
D'ailleurs sur cette volonté de faire du sexe obligatoirement à trois, est-ce que tu crois vraiment que c'est quelque chose d'envisageable ? Qu'est-ce qui se passe si quelqu'un n'est pas à l'aise de faire du sexe en présence de l'autre ? Plus personne ne fait de sexe ? Et puis les envies sont variables selon les personnes ? Que se passe-t-il si deux personnes veulent du sexe mais pas la troisième ? Tout le monde est frustré en attendant que les planètes soient alignées ?
Tu sembles avoir une image très précise de ce que tu souhaites qui ne laisse peu/pas de place à d'autres éventualités.
L'éventualité que ta future femme et la meilleure amie soient partantes pour tenter une relation multiple est déjà faible. Si en plus, tu viens avec un cadre hyper restrictif et unilatéral, tu te donnes toutes les chances que ce soit refusé en bloc. Prépare-toi à ce qu'elles aient leurs propres exigences, que ça ne corresponde pas du tout à ton fantasme, voire même que ça ne te fasse pas plaisir et que tu vas aussi avoir ton lot d'insécurités à gérer.
Discussion : Les sentiments envers la meilleure amie de ma femme deviennent forts.
Topper
le jeudi 07 mars 2024 à 12h53
xX-Dude-Xx
Je la connais vraiment bien et il me semble malheureusement qu'elle soit fermée à tout contact ambigu avec une autre femme. [...] Si j'avais tenté un tel contact en réel je pense que ma femme aurait été jalouse. [...] j'ai le pressentiment que ça serait très mal pris
Tes choix de mots sont intéressants. "Il me semble", "je pense que", "j'ai le pressentiment que"... cela illustre parfaitement l'incertitude.
Tu dis bien connaitre la personne qui partage ta vie depuis trois ans. Je comprends ton sentiment. Je pensais bien connaitre ma compagne au bout de trois ans, pourtant m'a perception a changé au bout de cinq ans, puis dix ans. Même aujourd'hui, je me dis que je ne la connaissais pas si bien que ça il y a cinq ans tellement on en apprend toujours sur l'autre.
Autre chose, les personnes évoluent. Dans le quotidien, c'est pas forcément perceptible mais c'est constant. On a tendance à être figé dans notre perception des autres, comme si ils étaient immuables. Les positions, les réflexions, les envies changent.
Si on se base sur ce qui a été dit il y a deux ans, six mois, trois mois, on peut être dans l'erreur. Si tu veux vraiment connaitre l'avis de quelqu'un maintenant, il faut lui demander aujourd'hui. Il peut être différent de celui d'hier et de celui de demain.
xX-Dude-Xx
Je n'en suis pas certain. On a déjà abordé, dans diverses discussions, le sujet du trouple. Ce qui ressort de ces discussions? Il est inenvisageable pour ma femme de me partager avec une autre.
Le trouple est une configuration très compliquée. Cela implique souvent une vie commune à trois et c'est vraiment pas ce que je conseillerais à des personnes qui veulent débuter dans le polyamour. Bref, passons là dessus.
Il faut bien différencier nos réactions lors des discussions légères et des discussions sérieuses.
Dans les discussions légères, les avis sont spontanés, hâtifs, uniquement lié à notre point de vue et ne se basent sur aucune situation concrète.
Dans les discussions sérieuses, il y a un contexte qui a son importance, il y a un enjeu, il y a une réflexion profonde sur les implications possible, l'envie de l'autre a aussi son importance, etc.
Rigoler à propos de l'éventualité d'un plan à trois et évoquer ses sentiments à propos d'une autre personne, cela n'a strictement rien à voir.
Il est inenvisageable pour ta femme de te partager avec une autre. D'accord. Qu'est-ce qu'il en est si c'est toi qui exprime cette envie ? Est-ce que ça change quelque chose si c'est cette amie ou si c'est une inconnue ? Quelles sont ses peurs ? Qu'est-ce qu'elle penserait d'une vie familiale à plusieurs ? Est-ce que ça fait beaucoup de différence par rapport à la situation actuelle ? Est-ce que ça change quelque chose si elle a la liberté d'explorer d'autres relations de son côté ? Est-ce que si elles débutent une relation charnelle uniquement toutes les deux serait une bonne manière de tester ?
Ce genre de discussion où on creuse vraiment peut permettre de mieux connaitre les positions de l'autre et surtout plus précisément. Les arguments de l'autre aident à définir ce qui est bloquant. Même si elle peut sembler fermé, ce qui est normal au premier abord, cela peut donner matière à réflexion et mûrir dans son esprit. C'est vraiment dans une situation concrète qu'on se met à réfléchir sérieusement aux choses. Sa position pourra rester la même, ou changer.
Discussion : Les sentiments envers la meilleure amie de ma femme deviennent forts.
Topper
le jeudi 07 mars 2024 à 11h03
Bonjour @xX-Dude-Xx,
Un problème de la monogamie est que comme c'est la norme, les règles sont implicites même si le cadre est variable d'une personne à l'autre. Ce qui pourrait être intéressant, ce serait déjà de mettre au clair le cadre monogame de votre couple. Cela n'est jamais fait parce que ça va de soi, mais l'expérience des gens montre bien que ça n'est pas le cas.
Est-ce que toucher quelqu'un d'autre c'est acceptable ? Lui faire de très longs câlins pendant des heures ? Etre très affectueux ? Etre tactile ? Se faire des bisous ? Jusqu'où ? Quelles parties du corps ne sont pas acceptables ? Est-ce qu'il est possible de passer du temps à deux avec une personne de l'autre sexe ? Pour quelle activité ? Quelle activité n'est pas acceptable ?
Déjà, parler de ça permettrait à chacun de bien comprendre quel est le cadre de fidélité de votre couple. Plutôt utile avant de vous marier.
Ensuite, cela te ce permettrait de déterminer ce que pourrait être une relation platonique qui rentre dans le cadre de votre couple. Dès lors que tu dépasses ce cadre, tu trompes ta femme. C'est aussi simple que ça. Il faudra assumer et là tu risqueras vraiment de tout perdre.
Tu peux aimer cette autre femme pour ce qu'elle est, avoir de l'affection, de l'attention pour elle, sans que ce soit préjudiciable pour quiconque. Tu n'a même pas besoin que cette autre femme soit au courant et qu'elle partage tes sentiments. Intérioriser tes sentiments est quelque chose de tout à fait possible.
Je trouve juste dommage que tu ne partages pas ça avec ta future femme. Lorsque nous étions monogames, avec ma compagne on a toujours dit à l'autre quand on était attiré par quelqu'un. Cela n'avait aucune importance et il n'y avait pas de conséquences. C'est juste partager ce qu'on ressent, et oui, on croise dans notre vie des personnes qui nous attirent. Trouver quelqu'un d'attirant, ce n'est pas grave. Ce qui compte, ce sont les actes.
Tu peux expliquer ce que tu ressens par rapport à cette autre femme, mais attention à la manière de le dire. A quelques mois d'un mariage, je t'invite à faire preuve de tact.
Si tu veux en parler, dans un soucis d'honnêteté, je serais plutôt d'avis de le dire avant le mariage (et le plus tôt possible) plutôt qu'après. C'est ce que je ferais instinctivement mais d'autres personnes auront peut-être d'autres avis plus argumentés là dessus.
Au lieu de dire quelque chose comme "je crois que j'aime (prénom)" ce qui serait direct et violent à entendre, tu peux dire : "je ressens beaucoup d'empathie et d'affection pour (prénom) et je trouve ça perturbant. Cela me met mal à l'aise de ressentir ça alors que je t'aime et que je veux faire ma vie avec toi. Qu'est-ce que tu penses de ce lien que nous avons tissé tous les trois ?"
Ce serait une autre façon d'aborder le sujet en se focalisant sur ton ressenti, sur ta culpabilité par rapport à ta future femme, tout en la rassurant sur sa vie future avec toi, et en l'incluant et lui demandant son avis sur la situation. A partir de là, vous pourrez développer une discussion à propos de sa perception de tout ça, de ce que vous ressentez tous les deux, ce qui est possible ou non.
Tu as deux choix, le dire, ou ne pas le dire.
Ne pas en parler peut sembler la solution la plus raisonnable à court terme. Mais comment tu vas réussir à gérer la frustration et le côté obsessionnel d'un amour rendu impossible par la monogamie ? Toi-même, tu ne peux pas être certain de comment la situation avec cette autre femme va évoluer et les choix que tu vas faire dans 6 mois ou un an. Que se passera-t-il si cette femme exprime des sentiments amoureux pour toi ? Est-ce que tu seras vraiment capable de résister ? Cela peut être très casse-gueule selon ta capacité à gérer les choses.
En parler ouvertement alors qu'il ne s'est rien passé peut éventuellement faire quelques remous. Cela peut aussi ouvrir un dialogue et te permettre de te fixer sur l'attitude que tu dois avoir et les perspectives. Il n'est cependant pas possible de prédire la réaction de ta future femme. Il y a donc un risque.
Le choix final t'appartient et tu es le mieux placé pour le faire. Bon courage.
Discussion : Pensées polluantes
Topper
le jeudi 07 mars 2024 à 10h20
benhur
Ces affirmations sont tout à fait injustifiées.
Elles le sont. Il suffit de te lire.
benhur
Faut-il être émotionnellement correct pour donner son avis? Si oui, quelle est alors la norme?
Aucun rapport.
benhur
A moins de considérer que la norme sur ce forum est la complaisance et l'acceptation inconditionnelle des égarements d'autrui (J'entends d'ici les grincements de dents).
Non.
benhur
Quand à parler de responsabilité de mes propos dans la vie des autres, vous semblez donner à cet avis une force de persuasion qu'il n'a pas et qu'il n' a jamais prétendu avoir
CA N'EST QU'UN AVIS.
Ce n'est pas qu'un avis. Les gens se font influencer par les avis des autres. Et en particulier lorsqu'ils sont dans une période de confusion, de stress et/ou de souffrance, ils sont d'autant plus influençables. Il convient donc de faire très attention à l'impact que l'on peut avoir dans ce genre de circonstances.
benhur
<<Vous n'êtes plus sur la même longueur d'onde sentimentale, il vaut mieux en finir avec cette liaison qui risque de devenir toxique à l'excès et elle finira par t'emporter vers les abysses đes sentiments.>>
Ma pensée est toute incluse dans mon post:
Cette relation RISQUE de devenir toxique!
Pas que cette relation EST toxique. Tu n'as raté aucun épisode, pas plus que Topper non plus.
Alors projection? de ma part?
Oui. Tu affirmes qu'ils ne sont plus sur la même longueur d'onde sentimentale. Tu n'en sais rien. C'est un couple monogame. Elle a juste exprimé son désir de vie polyamoureuse. C'est tout ce qu'on sait. Une personne qui demande à ouvrir le couple dans un contexte de couple monogame, cela n'a rien d'exceptionnel et ça n'a rien de potentiellement toxique. Absolument rien.
Donc, oui tu projettes car rien ne te permet de dire que cette relation risque de devenir toxique et qu'elle finira "par l'emporter vers les abysses des sentiments". Je ne comprends pas ce que c'est les abysses des sentiments mais ça n'a pas l'air super cool.
benhur
Qui suis-je pour utiliser un ton péremptoire?
Rien sinon un intervenant qui donne un avis tranché qui visiblement déplait à une partie des intervenants.
Tu as un avis. Comme tout le monde. Il ne tranche rien. Même pas le pain.
benhur
Quand à cet histoire de projection, je ne projette rien du tout.
Je me suis contenté de lire Polygui
Tu as lu Polygui et à partir de ça, tu as projeté une situation qui n'est basée sur aucun élément concret. A partir de ce que tu as imaginé, tu prophétises une fin funeste. Et je ne dis pas que ça ne peut pas arriver, mais en l'état rien ne permet d'aller dans cette direction et encore moins inciter quelqu'un à mettre un terme à une relation de 9 ans (dont on ne sait rien, je rappelle) sur une supposition.
benhur
Si cela n'est pas le purgatoire pour certains, tant mieux pour eux.
A l'évidence, ce n'est pas le cas de Polygui.
C'est une manifestation de la jalousie. Cela n'a absolument rien d'extraordinaire et c'est commun lorsqu'un couple passe de la monogamie à la non-monogamie.
Discussion : Symboles du polyamour
Topper
le jeudi 07 mars 2024 à 09h40
Wipi
A mon bureau j’ai collé un petit autocollant du drapeau poly, parfois des personnes me demande quel est le pays correspondant au drapeau 😅😂.
C'est la polyamorie. Un tout petit pays. 😂
Discussion : Jalousie et déroulement couple libre
Topper
le mercredi 06 mars 2024 à 17h13
Est-ce que tu peux expliquer un peu plus en détail ta situation ?
Tu es en couple libre avec une femme ? Tu te sens délaissé alors qu'elle donne beaucoup d'attention à ses amis et amants ? C'est cette différence d'attention qui te rend jaloux ? As-tu d'autres relations de ton côté ?
Discussion : Pensées polluantes
Topper
le mercredi 06 mars 2024 à 12h14
ame
En te lisant je me suis dis que j'avais loupé un post de Polygui qui précisait que sa relation était toxique... mais non. Tout ce que l'on sait de sa vie c'est que sa compagne lui a fait part d'un besoin incongru et qui touche à l'intimité du couple, et ce après des années de vie commune. On sait que lui ça lui fait du mal, qu'il est perdu, et qu'il angoisse à fond du futur.
Tout le reste c'est toi qui le projette ! Et tes considérations péremptoires sur les émotions, je pense qu'on peut s'en passer...
Merci @ame ! C'est un rappel que l'on pourrait mettre en réponse de beaucoup d'interventions qui sont totalement hors sujet.
Vous ne savez rien.
Vous projetez.
Vous vous permettez de donner un avis non-sollicité.
Et en plus, quel avis ? Quitte ta compagne ? Vous vous rendez-compte de la responsabilité de vos propos dans la vie des autres ?
Polygui
Quels sont vos moyens pour gérer de genre de pensées polluantes ?
Est-ce qu'il a demandé un avis sur sa relation ? Non. La demande est plutôt claire et précise.
Discussion : Pensées polluantes
Topper
le mardi 05 mars 2024 à 12h14
Polygui
Quels sont vos moyens pour gérer de genre de pensées polluantes ?
Bonjour, alors pour commencer, cela n'a rien d'inhabituel. Même si c'est désagréable et te met en alerte sur ta capacité à bien vivre l'ouverture du couple, ce n'est pas forcément bloquant pour le futur.
J'ai bien connu ces pensées qui surviennent avec des bouffées d'angoisse qui me submergent.
La méthode qui a fonctionné pour moi est la suivante :
- Repousser la pensée dans certaines circonstances. Cela peut être lorsque je ne suis pas seul, en famille, au moment du coucher, ou que ma compagne est justement avec l'autre personne. Le plus important à ce moment là est de gérer la montée d'angoisse. Ce ne sont pas tes pensées le problème. Tu penses tout au long de la journée. Ce qui est à gérer, c'est l'angoisse qui est associée. Partir en crise d'angoisse, c'est ce qui rend la situation difficile et donne le sentiment que c'est insurmontable (surtout si ça se reproduit régulièrement). Tu peux te concentrer sur autre chose, comme l'environnement (le paysage, le vent, le soleil, les oiseaux qui passent), ou sur une activité si possible manuelle. Prendre de grandes et lentes respirations peut aider à se calmer.
Chaque angoisse que tu auras géré, chaque fois que tu auras réussi à te calmer, ce sera une petite victoire et un progrès que tu dois garder en tête. Si il y a un échec, ce n'est pas grave. Les progrès sont en dent de scie.
- Accepter ces pensées dans des circonstances favorables. Les pensées que tu as repoussées précédemment, tu vas t'en souvenir. Si tu ne t'en souviens pas, alors c'est que c'est une pensée qui n'était pas si importante et tu l'as gérée : bravo. Privilégie un moment où tu es seul et tu te sens serein pour accueillir des pensées désagréables.
Comme le dit justement @Piochon : observe-les. Par exemple, tu évoques de BDSM. Tu dois donc avoir des pensées par rapport à ça. Replonge-toi dedans. Demande-toi pourquoi tu ressens ça et ça doit aller au-delà de "je suis jaloux". Cela peut-être : "j'ai peur de ne plus être spécial", "j'aimerais expérimenter ça avec elle", "j'aurais voulu qu'elle me demande ça", etc.
Je n'ai pas fait ça parce que j'ai découvert cette façon de faire plus tard : tu peux faire un flux de pensées (voir podcast Se sentir bien d'Esther Taillifet). Le mieux est de l'écrire sur papier mais tu peux faire ça avec un bloc-note de téléphone. Admettons que tu as une pensée intrusive liée à ta compagne qui fait du BDSM avec un autre. Note tout ce que ça te fait ressentir, en vrac, sans essayer de l'organiser. En te relisant, tu vas pouvoir penser à chaque élément et ressentir les émotions associées. Cela peut t'aider à déterminer qu'est-ce qui provoque quoi en toi. Egalement, qu'est-ce qui te provoque des émotions faibles et fortes. Cette manière de subdiviser la pensée aide à y réfléchir dans des moments où tout semble confus.
- Après avoir identifié les peurs, il faut les questionner. Par exemple, "pourquoi j'ai peur de ne plus être spécial parce que ce n'est pas avec moi qu'elle expérimente le BDSM". "Est-ce que j'ai un besoin qu'elle découvre tout avec moi ? Qu'est-ce que ça dit de notre relation ? Est-ce que c'est une position que j'ai toujours eu dans la relation ? Est-ce que j'ai peur de perdre cette position et ne plus avoir d'intérêt ? Est-ce que j'ai peur de paraître fade ? Est-ce que j'ai peur d'être juste le conjoint et l'autre quelque chose de passionnel ? Etc."
- Tenter de rationnaliser, prendre du recul sur ces peurs et adopter d'autres modes de pensée. "Elle n'aurait peut-être pas eu l'occasion de découvrir cette autre sexualité si elle n'avait pas développé cette relation. Elle peut s'éveiller à de nouvelles choses et je peux profiter d'une confiance entre nous pour qu'elle explore certaines pratiques plutôt avec moi. Ce qui compte le plus pour moi, c'est qu'elle soit heureuse et épanouie. Je peux être la personne qui lui permet de vivre ça."
- Trouver des contournements de valorisation et de sécurisation dans la relation. Par exemple en étant plus démonstratif et actif pour créer des moments de qualité. Cela peut être en surprenant sa partenaire, en lui faisant des petites attentions, en organisant des moments spéciaux. Il faut rester dans quelque chose de sain. C'est à dire en ne rentrant pas dans une compétition avec l'autre homme, mais plutôt en mettant en valeur ta singularité et en travaillant sur tes lacunes.
(En pensée rassurante que j'ai toujours eu et qui m'aide beaucoup est : "Je ne peux pas être parfait et être meilleur en tout. Par contre, je peux faire en sorte de toujours m'améliorer et être le meilleur chéri possible. En offrant à ma compagne la possibilité de vivre ce qu'elle veut tout en partageant sa vie avec moi, elle n'a pas de raison de partir. Si elle me quitte malgré qu'elle soit libre, c'est que le problème vient de notre relation et pas des autres.")
Cela peut être aussi en améliorant la communication dans le couple, notamment en ce qui concerne les ressentis, les envies, les doutes.
Voilà. Ensuite, le temps a joué énormément dans l'apaisement. Si semaine après semaine, mois après mois, la relation reste la même, alors tout va bien. Les autres histoires que peut vivre ta compagne, c'est comme un univers parallèle à côté de votre histoire à deux et c'est votre vie de couple qui importe.
Au-delà de la jalousie, j'ai découvert pour moi que beaucoup des angoisses venaient de l'incertitude de ce que cela allait provoquer dans le futur. De la même manière que "comment faire pour que je puisse lui refaire l'amour ensuite", tu te projettes dans une peur qui concrètement n'existe pas. Par anticipation, tu crées un problème et si tu te focalises là dessus, effectivement cela en sera un. On appelle ça la prophétie auto-réalisatrice. Au lieu d'être dans un moment de connexion avec ta partenaire ou même ressentir une excitation, tu seras dans l'angoisse que ce que tu as imaginé arrive.
Tu ne peux pas anticiper le futur. Peu importe ce que tu imagines, il se passera quelque chose de différent. Devant toutes les éventualités, ce n'est pas utile d'encombrer ton esprit pour des suppositions qui ont peu de chances d'arriver. Comment faire pour lui refaire l'amour ensuite n'est pas une question pertinente. Tu verras dans le moment présent. Quoi qu'il arrive, il n'y aura rien de dramatique et insurmontable, sauf si tu en fais toi même quelque chose de dramatique et insurmontable.
Pour finir, attention au niveau de détail des confidences intimes et sexuelles. Dans mon couple, on avait à coeur d'avoir une transparence totale et tout se dire en toutes circonstances. Autant c'est quelque chose d'envisageable quand chacun est serein, autant pour débuter une relation libre cela a été une erreur.
Forcément, avoir des détails c'est potentiellement donner du carburant aux pensées intrusives.
Si il y a un besoin de partage et de transparence, je vous conseille de le différer dans le temps. En retour de date, on voulait avoir un rapport détaillé de tout ce qui s'était passé. Ne faites pas ça. Demandez-vous si ça s'est bien passé. Restez en surface. Reconnectez-vous et reprenez le cours de votre vie normale.
Ensuite, dans les jours qui suivent et dans un moment où vous serez apaisé, vous pourrez revenir sur la dernière rencontre et poser des questions si vous en ressentez le besoin.
Discussion : Jalousie et déroulement couple libre
Topper
le mardi 05 mars 2024 à 10h16
Siestacorta
Ce qui est construit, c'est pas l'émotion elle-même, c'est sa perception.
Voilà.
Intermittent
Definition Wikipédia :
La jalousie est une émotion secondaire qui représente des pensées et sentiments d'insécurité, de peur et d'anxiété concernant la perte anticipée ou pas d'un statut, d'un objet ou d'un lien affectif ayant une importante valeur personnelle.
La jalousie est un mélange d'émotions comme la colère, la tristesse, la frustration et le dégoût.
Et donc ceci ne démontre absolument rien par rapport à ce que je dis.
Je ne pensais même pas que c'était nécessaire d'argumenter que pour les monogames la jalousie est valorisée et considérée comme une preuve d'amour tellement c'est un mode de pensée intégré et diffusé dans toute la société. C'est une position qui revient tout le temps lorsqu'il s'agit de jalousie dans les relations amoureuses monogames. Qui n'a jamais vu quelqu'un qui essaie de rendre jaloux l'autre pour se prouver un amour ou un désamour ? La jalousie de l'autre est vue comme quelque chose de réconfortant. "Si je provoque de la jalousie, c'est qu'on a peur de me perdre, donc on tient à moi, donc on m'aime."
Dans la conception monogame, quelqu'un qui n'est pas jaloux suscite de la méfiance, voire de l'insécurité. "Si je me fais convoiter, draguer, toucher, etc. et que ça ne ne provoque pas de jalousie, alors il y a un problème. On ne m'aime pas, ou pas suffisamment."
La jalousie est dans la littérature, les films, les chansons, les séries... Et quelles meilleures illustrations que les oeuvres culturelles. La jalousie n'y est jamais remise en cause. C'est considéré comme quelque chose d'inhérent à la relation amoureuse. Jamais dans une oeuvre, on voit une personne se poser des questions sur ses insécurités ou ce qui se joue en interne et éventuellement communiquer avec l'autre là dessus. La jalousie est considérée comme quelque chose d'incontrôlable et primal. Elle provoque des émotions fortes comme de la colère, de la violence, de la tristesse, de la détresse, mais elle est aussi et surtout exploitée positivement. C'est ce qui donne l'impulsion de se battre pour une personne, la séduire, la reconquérir ou protéger ce qu'on possède (c'est à dire l'autre). La jalousie est alors le moteur et une preuve de la détermination à vouloir une relation amoureuse.
Même si dans le droit français actuel le crime passionnel n'existe pas, la jalousie peut être considérée dans certains cas comme une circonstance atténuante. Et si elle ne s'applique pas nécessairement lors d'un jugement, elle l'est au moins socialement dans son traitement médiatique. La jalousie permet d'excuser ou atténuer certains actes qui ne le seraient pas dans d'autres circonstances.
En tant que monogames, nous ne sommes pas éduqués pour comprendre, gérer et lutter contre la jalousie amoureuse. Elle est légitime et c'est une bonne chose. Elle participe à la cohésion et préservation du couple. Tandis que pour d'autres formes de jalousies, lorsqu'elle concerne les biens, des situations sociales ou de richesse, c'est considéré comme quelque chose de négatif et qu'il ne faut pas ressentir.
Discussion : Jalousie et déroulement couple libre
Topper
le dimanche 03 mars 2024 à 18h43
Bonjour @Christophedlg,
Les personnes en couple libre ou polyamoureuse peuvent être jalouses. Même si la non-exclusivité est acceptée, cela n'empêche pas de mal vivre certaines situations. Il n'y a pas de règle et tout le monde peut être jaloux pour des raisons différentes et à des niveaux d'intensité variables.
La jalousie est une difficulté de la non-monogamie, en partie parce qu'elle est valorisée dans notre construction monogame. Ainsi, on a jamais à la remettre en question et à travailler dessus. Etre jaloux en tant que monogame, c'est normal et c'est censé être une preuve d'amour.
Pour bien vivre le couple libre, il y a une déconstruction des mécanismes monogames à faire et une modification de notre rapport à l'autre et notre façon de penser le couple. Néanmoins, pour chacun, ce sera plus ou moins difficile.
Et malgré le travail qui est fait sur la jalousie, la possessivité et la dépendance affective, des personnes polyamoureuses de longue date peuvent ressentir de la jalousie. C'est quelque chose que l'on peut apprendre à gérer et à désamorcer.
Etre en couple libre ne signifie pas être en recherche intense et perpétuelle de partenaires. Chaque personne peut vivre les relations libres différemment. Certaines personnes vont rechercher une multiplicité de partenaires sexuels qui changent tout le temps, d'autres vont vouloir se limiter à quelques relations amoureuses. Certaines personnes sont dans une recherche active, d'autres prennent les occasions qui se présentent.
Au début, il peut y avoir une sorte de frénésie avec l'euphorie qu'apporte cette liberté. Selon-moi, il est préférable de se modérer au maximum car c'est une période où certaines personnes se crament les ailes et crament leur couple par la même occasion.