Participation aux discussions
Discussion : Le trouple
Topper
le lundi 13 mai 2024 à 11h39
Bonjour. Oui, cela reste du polyamour. Le polycule (les personnes qui sont connectées par les relations entre chaque personne) est dans ce cas dit "fermé".
Discussion : Changement de vie
Topper
le lundi 13 mai 2024 à 09h17
Le polyamour ne règle pas des problèmes de couple. Cela a plutôt tendance à accentuer des problèmes existants.
Il faudrait analyser pourquoi tu veux quitter la "vie normale de couple", ce qui ne te va pas dans la "vie normale de couple", voir si cela a un sens de rester ensemble et si c'est possible d'améliorer la situation.
Discussion : Choisir sa relation socle
Topper
le mercredi 08 mai 2024 à 11h54
Bonjour, qu'est-ce que tu entends par "devenir trop importante" ? Si la problématique revient plusieurs fois, c'est que c'est peut-être là qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
Discussion : Compagne polyamoureuse
Topper
le mercredi 08 mai 2024 à 10h03
benhur
L'intervention de Topper est sidérante!
J'avais dit EXACTEMENT la même chose à propos de deux autres hommes dans la même situation, à qui j'avais proposé de quitter leur compagne car ils allaient vivre l'enfer. Il m'est tombé dessus à bras raccourcis, soulignant que le conseil de quitter leur compagne est un drôle de conseil. Et quel conseil disait-il!
Enfin il n'est pas interdit de changer d'opinion et même d'orientation d'idée..
Tu vas vivre un enfer (Dixit Topper):
EXACTEMENT et dans les termes ce que j'avais dis.
Quitte là EXACTEMENT ce que j'avais dis.
On est pas dans le cas où la personne accepte la situation mais demande des conseils pour gérer la jalousie. Déjà, les contextes ne sont pas les mêmes.
Ensuite, je ne dis pas qu'il doit quitter sa compagne. Je comprends que tu aies pu lire mon message d'une autre façon car ma position donne l'impression que ça va dans ton sens, mais ce n'est pas le cas.
Je parle de séparation comme d'une option possible et surtout pour démontrer que le sentiment qu'on lui "impose" quelque chose n'est pas tout à fait vrai. Cette impression est complètement entendable dans une telle situation mais je pense qu'elle est délétère car elle donne aussi une impression que l'on ne peut que subir et qu'on a aucune marge d'action.
Et justement, toute la seconde partie de mon message s'appuie sur cette marge d'action pour proposer d'autres alternatives.
Comme @Siestacorta, je pense ceci :
Siestacorta
Et je contredis pas, en l'occurrence, sur les redflags importants ici.
Une rupture sera rarement mon premier conseil, mais évidemment que c'est parfois le choix le plus sain.
Pour l'instant la situation est encore à un point où il existe un bon nombre de possibles entre rompre et devenir une triade du jour au lendemain.
Discussion : Compagne polyamoureuse
Topper
le mardi 07 mai 2024 à 20h46
Bonjour @Nicovds,
Je suis d'accord avec les avis précédents.
A part que ta femme te demande d'accepter qu'elle puisse être amoureuse d'une autre personne, il n'y a rien qui va. Qu'elle soit amoureuse de quelqu'un d'autre, ok. C'est de toute façon quelque chose qui n'appartient qu'à elle et contre duquel tu ne peux rien faire. Par contre, ce qu'elle fait de ce sentiment, c'est autre chose.
Elle se dit polyamoureuse ? Permets-moi d'en douter. Les personnes qui soudainement se disent polyamoureuses juste parce que c'est une solution qui permet de régler un problème insoluble dans un contexte monogame, ne le sont pas forcément. Des personnes en couple monogame qui tombent amoureuses d'une autre personne, ça arrive tout le temps. Le polyamour, est donc la solution clef en main pour légitimer et concrétiser cette envie. En plus de ça, cela ressemble simplement à une ancienne relation dont elle n'aurait jamais fait le deuil.
Pourquoi se dit-elle polyamoureuse ? Est-ce qu'elle se sent enfermée dans la monogamie ? Est-ce que si il n'y avait pas cet ex, elle voudrait être polyamoureuse ? Est-ce qu'elle a (au moins commencé) déconstruit la monogamie ? Est-ce que si tu la quittais, elle se mettrait en couple monogame avec son ex ?
Voilà des questions pertinentes pour savoir ce qu'il en est vraiment.
Tu dis que tu as l'impression qu'on t'impose cette situation, mais on ne t'impose rien. On t'inflige cette situation, ce qui est différent. Tu peux la quitter ou dire que tu n'es pas d'accord.
Si tu choisis la seconde option, est-ce qu'elle est prête à mettre dans la balance la vie de couple qu'elle a construit avec toi pour une aventure sans certitude avec son ex ? Au moins, tu seras vite fixé sur l'intérêt qu'elle porte à votre relation. Et je comprends que tu aies peur de la perdre, mais est-ce que tu aurais vraiment envie de partager la vie de quelqu'un qui ne te porterait pas tant d'importance que ça dans sa vie ?
Selon ton récit, tu semble subir et être dans une position soumise par rapport à ce qu'il se passe. Or, selon-moi tu as une position de force que tu peux exploiter. Je m'explique...
Elle veut vraisemblablement rester en couple avec toi et elle veut en même temps vivre une autre relation amoureuse. Si elle veut vraiment ça, on peut supposer qu'elle soit prête à faire selon tes exigences pour que ce soit possible.
Là, le seul truc qu'elle demande, c'est que tu sois poly-acceptant sans aucune compensation ou aspect positif pour toi. Qu'est-ce que ça t'apporte ? Rien. Il s'agirait d'y voir ton intérêt dans la situation car accepter par amour, l'amour a bon dos.
Par exemple, tu peux demander à tester d'abord ce que ça te fait de vivre une autre relation et si tu es toi-même intéressé par le polyamour. Tu peux déjà y trouver un intérêt, et voir aussi si elle est vraiment prête à vivre une relation polyamoureuse. Cela peut-être une condition pour envisager la suite. Je sais que tu n'as aucune envie de ça pour le moment et que tu dois avoir une chute de confiance en toi actuellement. C'est quand même une option à réfléchir et qui a le bénéfice de te laisser du temps.
Je ne compte plus le nombre de témoignages de femmes qui se lancent dans le polyamour pour une personne spécifique, qui entrainent leur conjoint dedans, l'aventure se termine, le conjoint se lance finalement dans une nouvelle relation, et ça déchante. Finalement, le polyamour ce ne serait plus si bien que ça. C'est facile de voir ça comme quelque chose de positif quand ça ne concerne que soi, que le conjoint reste sagement à la maison, qu'il n'y a aucune confrontation à la jalousie et aux insécurités.
Tu peux aussi imposer le fait que vous ne viviez pas ensemble. Que tu acceptes que cette relation vive, c'est déjà énorme. Que vous soyez à trois sous le même toit, c'est juste un enfer. Cela signifierait que tu n'aurais plus d'espace à toi où tu peux te ressourcer sans la présence de l'autre. C'est aussi une intrusion dans ton intimité qui est très difficile à vivre. Beaucoup de polyamoureux débutants font d'ailleurs du domicile un lieu sanctuaire réservé au couple.
Selon-moi, le trouple est la configuration polyamoureuse la plus compliquée à vivre. Il faut au minimum que tout le monde soit enthousiaste à l'idée de vivre ensemble, or ce n'est pas ton cas. Les difficultés liées au polyamour sont accentuées en raison de la promiscuité, l'absence de moments de répit, et l'organisation du quotidien extrêmement lourde et potentiellement conflictuelle. Il faut rajouter à ça les difficultés liées à la vie en communauté, ce qui est loin d'être anodin. En bref, le trouple c'est cumuler les difficultés à un niveau considérable. Je ne conseillerais pas ça à des personnes qui débutent.
Tu ne veux pas ça ? Ils veulent vivre leur relation ? Tu as le droit de dire "non". Qu'ils se débrouillent autrement. Qu'ils trouvent une alternative qui te convienne. Ce n'est pas ton problème.
Je pense que tout le monde serait d'accord pour dire que conserver le projet d'enfant serait une erreur en l'état, et même pour plusieurs années le temps que ça se stabilise et que vous soyez vraiment sûrs de là où vous allez. Une fois que que l'enfant est là, ce n'est pas possible de revenir en arrière, quelle que soit l'issue du couple.
Ta santé mentale est un bon indicateur de ce qui est acceptable ou pas pour toi et si tu vas au-delà de tes limites. Tu es ta priorité car si tu es sûr d'une chose, c'est que tu vas vivre avec toi tout le reste de ta vie. Les anxiolytiques, ça peut t'aider à passer une période d'anxiété intense mais ce n'est pas la solution pour survivre. Prends soin de toi.
Discussion : Petit gros conseils !? Help
Topper
le vendredi 03 mai 2024 à 17h16
Il est possible que les moments que vous avez ensemble, le fait qu'ils soient ponctuels et limités, accentuent l'intensité que vous ressentez.
Si vous aimez cette intensité alimentée par la frustration, profitez de ce que vous vivez déjà comme c'est.
Discussion : Entre couple et ???
Topper
le jeudi 02 mai 2024 à 20h46
Bonjour @Se183,
Tu as vécu une expérience stimulante et qui a été avortée. Cela s'est compliqué par la suite. Tu as doucement essayé de reproduire ce moment mais on peut dire que les planètes ne se sont pas alignées.
Tu as probablement un goût d'inachevé. Comme si tu avais touché du doigt quelque chose que tu n'as pas expérimenté pleinement. De là, tu ressens une grosse frustration et c'est normal.
Est-ce que dans ton esprit, tu en es pas à rendre ta compagne fautive de la non réalisation de ce plan à quatre ? Est-ce que ce n'est pas en partie pour ça que tu te mets à questionner ton couple ? Et notamment le fait qu'elle soit moins téméraire que toi, ce qui pourrait être considéré comme un frein ?
Pourtant, lorsque ça a dérapé avec le couple, ta compagne et toi étiez dans un cadre monogame, donc exclusifs sexuellement et sentimentalement. Tu as merdé complètement ce qui ne met pas en confiance.
Ce n'est quand même pas rien ce qu'il s'est passé. C'est surprenant que ta compagne soit passée là-dessus et ait envisagé finalement de faire cette expérience à quatre.
Je pense qu'il ne faut pas forcer les choses et patienter le temps que tout le monde soit disposé à vivre ça.
Toi et ta compagne pouvez peut-être envisager d'autres expériences en attendant (voyeurisme, mélangisme, libertinage, événements sexpo).
Discussion : Petit gros conseils !? Help
Topper
le jeudi 02 mai 2024 à 15h20
Vous n'êtes pas ridicules.
Vous kiffez ressentir cette attirance entre vous et c'est normal.
Cela arrive qu'une connexion particulière fasse perdre tout discernement. C'est tellement fou, tellement intense, que rien d'autre n'a d'importance, et certainement pas les conséquences négatives possibles.
Tu sembles avoir une certaine lucidité de la situation.
En ce qui te concerne, tu n'as pas grand chose à perdre.
Pour elle, c'est plus compliqué. Elle veut vivre son idylle avec toi tout en ménageant sa relation historique. C'est un apprentissage et c'est très demandeur en temps et énergie.
Elle doit sérieusement se demander si elle veut conserver les deux relations ou si elle veut garder l'ancienne dans un souci de loyauté. A elle de voir si la non-monogamie est un choix pertinent.
Si c'est le cas, tu peux être un soutien dans le processus en étant dans une écoute bienveillante par rapport aux doutes, questionnements et insécurités de chacun. Aussi et surtout en leur laissant du temps pour avancer à leur rythme.
Par rapport à ce qu'il se passe entre lui et elle, je te conseillerais de ne pas t'en mêler et ne pas prendre parti dans les conflits qu'ils pourraient avoir. C'est leur histoire. C'est elle qui doit gérer ce qu'elle fait dans son couple.
Discussion : Petit gros conseils !? Help
Topper
le mercredi 01 mai 2024 à 16h30
Bonjour @Duper22,
Déjà t'ouvrir à d'autres relations serait une bonne chose. Cela te rendrait moins dépendant d'elle au niveau affectif. En plus, elle est déjà en couple, et a priori elle est dans une situation où elle ne peux pas te donner une exclusivité.
Qu'elle ait plusieurs relations, et toi plusieurs relations, cela permettra déjà d'assainir un peu cette histoire.
Ensuite, je n'ai pas bien compris votre délire, mais j'ai l'impression qu'il y a une sorte d'euphorie dévorante et romantisée. Il y a peut-être quelque chose à contrôler à ce niveau là. Cela peut être sympa et exaltant, mais cela peut aussi accentuer le sentiment de dépendance et des pulsions de vivre l'instant présent sans réfléchir.
Il n'y a pas à se séparer et se remettre ensemble sur des coups de tête. C'est limite manipulatoire et toxique.
Si vous tenez l'un à l'autre, modérez-vous. Faîtes en sorte de menager l'autre partenaire afin qu'il ne voit pas votre relation comme une menace. Continuez à vous voir, moins souvent. Trouvez un équilibre qui convienne à tout le monde pour le moment.
Une fois dans une certaine stabilité, il sera possible de faire évoluer les choses.
Discussion : Pleins des questions, trop de questions
Topper
le mardi 30 avril 2024 à 18h13
Bonjour @Rumike, pour ce qui est d'un déséquilibre au niveau des opportunités de rencontres (hétérosexuelles) entre hommes et femmes, c'est une réalité.
Tu dois le prendre comme un contexte sur lequel tu n'as pas prise et qui n'est pas relatif à toi mais à n'importe quelle personne qui cherche à rencontrer des femmes.
A noter que les femmes ont aussi des difficultés à rencontrer des femmes.
Tout réside dans la recherche et il faut garder ça en tête pour relativiser le sentiment initial.
Si tu veux avoir autant d'opportunités de rencontre que ta femme, installe et crée un profil sur Grindr. Tu auras un date avec un mec pour du sexe en moins de 5 minutes.
Si ça ne te fait pas envie, c'est ok. Toutefois, ce sera la majorité des propositions qu'aura ta femme alors si tu n'as pas envie de ça, il n'y a pas lieu de jalouser sa situation et encore moins de comparer.
Si tu as envie de développer une relation suivie sexuelle/sentimentale avec une femme, malgré le nombre d'opportunités considérablement plus faible, les femmes rencontrées seront proportionnellement plus disposées à correspondre à ta recherche.
Si tu veux juste explorer du sexe avec des femmes, c'est possible mais ce ne sera pas aussi simple que d'être sur Tinder. Pour cela, tu peux faire des événements sexpo (ce qui peut être pertinent pour prendre de la confiance en soi), ou aller dans des lieux libertins.
Discussion : À mon cher amour
Topper
le jeudi 25 avril 2024 à 13h42
louluna
Cette réfléxion (la violence du texte) me fait rire, si ça c'est "violent", un texte à l'assemblée nationale contre l'immigration c'est quoi? C'est quoi la violence si cette lettre est violente ??
Je sais pas, faut vivre dans du coton, être calé dans de la ouate, pour voir ça comme de la violence,bref, ça en est carrément risible.
Ton propos est quant à lui dédaigneux et absolument pas risible.
Je ne vois pas en quoi cette relativisation de la violence a quelque chose de pertinent. C'est quoi l'étape d'après ? Tu trouves qu'un texte à l'assemblée nationale contre l'immigration c'est violent alors que des enfants se font bombarder en Palestine ? Non seulement ce n'est pas un argument mais en plus c'est applicable à n'importe quoi.
En faisant comme toi, je pourrais aussi répondre au message initial : "La descente aux enfers fut rude, t'exagères pas un peu ? T'es encore vivant et t'as vécu qu'une rupture, un peu de dignité quand même." Tu trouverais ça correct ?
Si j'étais la femme qui est la cible de cette soit disant lettre d'amour, je trouverais ça très violent. Si tout ce qu'on retenait de moi, c'est un mépris de tout ce qui est ma personne et mon identité, je trouverais ça violent. Si au milieu de ça, on ne retiendrait aucune qualité que je pourrais avoir, et qu'au lieu de ça on me ramènerait à mes plus jeunes années lorsque j'étais docile et que j'avais une joie enfantine, je trouverais ça violent. Je me dirais qu'on ne m'a jamais aimée pour ce que je suis mais pour une image idéalisée de ce que j'étais.
Donc, oui je rejoins les personnes qui trouvent ce texte violent. Que la personne lise ou pas le texte qui la concerne ne change rien à sa teneur. Je ne vois pas une once d'amour là dedans.
Intermittent
S'insurger contre "la violence du texte" sans se poser une seule question sur le comportement de celle, qui l'a inspiré, c'est plutôt ça qui est chaud ....
Parce que tu te poses des questions sur son comportement à lui ? Quelqu'un qui est dans une abnégation totale et qui juge négativement à ce point les engagements de l'autre, ses activités, ses idéaux, ses relations, son évolution, tu crois que ça donne quoi concrètement comme relation ? Tu penses vraiment que ça donne un rapport sain ? Selon-moi, c'est le meilleur terreau pour une relation toxique.
Discussion : Ça veut dire quoi hétéro ?
Topper
le mardi 23 avril 2024 à 18h33
artichaut
Alors comment apelle t-on une personne qui est attirée par des personne de son genre (quelque soit son sexe) ?
Réponse d'une IA : Les personnes attirées par le même genre, peu importe le sexe, sont appelées pansexuelles. Elles ne posent pas la question de l’objet de leur désir en fonction du genre ou de l’orientation sexuelle. Une personne pansexuelle peut développer une attirance sexuelle pour n’importe quel genre de personne, que ce soit un homme, une femme, ou une personne transgenre.
artichaut
Oui, c'est ainsi que je me suis vu fonctionner. Je suis hétéro-de-fait (comme j'ai été mono-de-fait).
Et je ne veux pas usurper une place qui n'est pas la mienne, donc j'ai tendance à me dire hétéro, vu que je n'ai partagé de la sexualité quasi qu'avec des femmes.
Je vois. Tu ne t'es jamais questionné sur ta sexualité, par exemple à l'adolescence ?
Ceci dit, je me suis jamais questionné sur ma sexualité mais ça a fait que j'ai pu explorer sans me contraindre.
artichaut
Honnêtement, je n'en sais rien. J'ai le sentiment que c'est ce qu'on m'a inculqué, ce que la culture m'a transmis en intraveineuse.
Mais ça t'oppresse ? Tu te sens enfermé dans un rôle ? Des attentes ?
artichaut
De même qu'il y a un système_monogame, il y a un système_hétéro, et donc a minima on est mono-construit et hétéro-construit, de fait et avant toute chose.
Oui, il y a clairement un conditionnement à être hétéro. D'où l'importance d'une représentativité d'autres formes de sexualités et amours dans les oeuvres culturelles.
artichaut
Surtout si je me dis que : si cette personne — avec les mêmes paramètres dont tu parle — était un homme, je ne serais alors pas attiré par lui !
Peut-être que serais-tu attiré amicalement, peut-être romantiquement, peut-être sexuellement...
artichaut
Serait-ce pour sa performativité de genre mieux appuyée (plus magnifiquement "femme") qu'une autre ?
Je pense que ça, cela dépend des personnes. Il y a une grande variété de manières d'être une femme ou un homme. Il y a des personnes qui vont aimer les hommes qui ont des caractéristiques spécifiques comme une stature massive, des muscles, de la barbe, sportif, etc. Il y a des personnes qui vont aimer les hommes fins, secs, qui dégage une sensibilité particulière. Pareil pour les femmes. Tu en as qui sont en jean et t-shirt, d'autres en jogging, d'autres en tailleur avec chemisier, d'autres en robe. Certaines vont se maquiller, d'autres pas. Certaines vont s'épiler, d'autres pas. Certaines vont avoir les cheveux longs, d'autres courts.
Si tu préfères une femme qui est très apprêtée, toujours maquillée et talons haut, alors oui, c'est pour son style. A toi de voir si c'est une manière performative de coller à ses stéréotypes de genre.
Ensuite, plus magnifiquement "femme", c'est subjectif. En ce qui me concerne, c'est pas le genre de femme qui va m'attirer et je ne vais pas trouver qu'elles fassent magnifiquement "femme". Et je peux comprendre que ce soit le cas d'autres personnes.
Discussion : Ça veut dire quoi hétéro ?
Topper
le mardi 23 avril 2024 à 14h38
Pour moi l'orientation sexuelle, c'est lié au sexe et non au genre. Je ne connais pas de personnes hétérosexuelles et qui sont attirées par des personnes du genre opposé mais de même sexe. On est donc vraiment dans des considérations purement liées aux parties génitales. Ainsi :
- hétérosexuel : attiré sexuellement par les personnes de l'autre sexe.
- homosexuel : attiré sexuellement par les personnes de même sexe.
- bisexuel : attiré sexuellement par les personnes des deux sexes.
- pansexuel : attiré sexuellement par les personnes sont distinction de sexe et de genre.
artichaut
Perso je me suis toujours considéré comme hétéro, car attirée par des femmes. Mais par des femmes, pas par les femmes. Il y a des femmes qui ne m'attirent pas (mais alors pas du tout).
Comme tout le monde. On est pas forcément attiré par les personnes qui correspondent à notre orientation sexuelle.
artichaut
Si j'ai de la curiosité pour quelqu'un (et j'en ai clairement pour des personnes, indépendamment de leur sexe génital ou de leur genre), ne suis-je pas attiré ?
Il y a des dénominations spécifiques qui permettent de se présenter dans ce cas là. Si on a une curiosité pour l'autre sexe, alors on peut se dire :
- hétérosexuel bicurieux
- homosexuel bicurieux
De la même manière, si selon des circonstances particulières (situation ou personne) on est ouvert à partager du sexe avec quelqu'un qui ne correspond pas à notre orientation sexuelle principale, alors on peut se dire :
- hétéroflexible
- homoflexible
artichaut
Mais alors serait-ce uniquement une attirance sexuelle ? et/ou amoureuse ?
C'est uniquement sexuel. Pour désigner des orientations sentimentales, on utilise d'autres mots. Ainsi :
- hétéroromantique
- biromantique
- homoromantique
- panromantisme
On peut donc être bisexuel et hétéroromantique.
artichaut
Et qu'est-ce qu'une femme "hétéro" va aimer chez moi, qu'elle ne pourrait aimer chez une autre ?
Ai-je envie d'être aimé par une personne qui aimerait de moi de simples artefacs culturels ?
Là comme ça, ça ne me fait pas du tout envie.
Pourtant plus haut, tu dis t'être considéré comme hétéro, car attirée par des femmes. C'est ce qui te plait, ta préférence. Si tu est attiré par une femme pour tout un tas de paramètres dont le fait d'être une femme, est-ce que ça rendrait ton attirance sans pertinence ou légitimité ?
Discussion : Aide suite et fin d’une relation impossible
Topper
le mardi 23 avril 2024 à 13h37
Vraichoix8
Bonjour à tous,
Je me permets de poster sur ce forum car j’ai beaucoup de mal à comprendre la pensée polyamoureuse, et espère avoir des retours qui m’aident à éclaircir la situation et à faire des choix en conscience.
Bonjour, j'aimerais déjà évoquer le fait que tu n'as qu'une expérience avec une personne polyamoureuse. Tu as peut-être du mal à comprendre comment être dans une relation satisfaisante avec cette personne en particulier. Les gens sont tous différents, sont dans des situations complètement différentes, et ton expérience aurait pu être également très différente avec quelqu'un d'autre.
Ensuite, être monogame et vouloir relationner avec une personne qui ne l'est pas, c'est aller droit dans le mur si chacun reste dans son mode relationnel.
Soit la personne qui est non-monogame se résout à devenir exclusive. Soit la personne monogame trouve le mode relationnel polyamoureux intéressant et veut tenter cette expérience.
Dans le second cas, cela signifie un long travail pour déconstruire la monogamie, modifier peu à peu ses modes de pensées et changer son rapport au couple (et aux relations en général).
Est-ce que tu as fait ce travail sur toi ? Est-ce que ton partenaire t'a accompagné dans cette démarche ? Est-ce qu'il t'a aidé à voir les choses autrement ?
Vraichoix8
dans le fond je désirais un homme qui n’aime que moi.
Tu aurais peut-être dû arrêter là. Pourquoi continuer cette relation dans ce cas ?
Vraichoix8
Il ne prenait pas de temps pour venir me voir. Ou très peu en regard de mes attentes et de ce que j’aurais voulu.
Est-ce que tu as exprimé clairement tes attentes ? Est-ce que tes attentes étaient compatibles avec son mode relationnel ? Et si ce n'est pas le cas, pourquoi continuer ?
Vraichoix8
Il me dit que je dois rencontrer qqn d’autre et cela me blesse également d’entendre ces mots sortir de sa bouche.
Il est possible qu'il t'invite à nouer d'autres relations car il sent une trop forte dépendance vis-à-vis de lui, en sachant qu'il ne t'apportera jamais une relation exclusive.
Vraichoix8
-comment faire confiance à qqn qui m’a tellement blessée ?
Je ne comprends pas cette histoire de rupture de confiance dans ton récit.
Vraichoix8
-comment supporter de le voir avec d’autre femmes tout en sachant que je n’étais pas assez bien pour lui et qu’il ne m’aimait pas ?
Il t'a dit que tu n'étais pas assez bien pour lui et qu'il ne t'aimait pas ou c'est une interprétation que tu fais ?
Est-ce que tu crois que tu es assez bien pour lui uniquement à partir du moment où il te sera exclusif ? Parce que ça c'est un mode de pensée monogame et lorsqu'on est polyamoureux cela n'a strictement aucun rapport.
Si tu penses vraiment qu'il ne t'aime pas, pourquoi continuer ta relation avec lui ? Est-ce que tu as envie de mettre du temps et de l'énergie dans une relation avec quelqu'un qui ne t'aime pas ?
Vraichoix8
-je n’en suis pas fière mais j’ai aussi des envies de vengeance. J’ai été si mal. Je me suis sentie si nulle. Je me dis : il ne t’a rien offert, ne lui offre plus rien. Il n’aura pas ton amitié.
Cela me semble incompatible avec de làmitie où l’on se soucie de ce que l’autre peut ressentir et de la façon dont il vit les choses.
Vu comment tu as vécu cette histoire, et étant donné ton état d'esprit, ce serait selon-moi la pire chose à faire que de rester en lien avec lui, même amical.
Discussion : Libertinage, polyamour et jalousie
Topper
le lundi 22 avril 2024 à 11h39
Bonjour @Enayli,
Enayli
Mon copain a envie de faire d'autres rencontres à présent. Et... Luigi est jaloux !
Ce qui me crée un conflit pas agréable du tout !
Luigi est blessé si je vais voir ailleurs, il a peur que je craque plus pour quelqu'un d'autre et que j'arrête de le voir, ça lui fait mal tout court de m'imaginer avec quelqu'un d'autre.
Pourtant, tu vois bien quelqu'un d'autre : ton copain.
Ensuite, sa peur est entendable. Il projette une intensité que vous avez tous les deux, et que tu pourrais avoir avec quelqu'un d'autre. Et ça, ça le met en insécurité car il imagine que ton intérêt va se tourner sur la prochaine nouvelle personne et qu'il va passer à la trappe. C'est sur ce point que tu dois le rassurer.
EnayliPour le contexte on s'est rencontrés sur un site libertin, mais c'était la première fois qu'il faisait du libertinage, donc a part sa copine je suis seulement la deuxième femme qu'il ait connu.
Le problème est qu'il n'a absolument aucune expérience. Il n'a pas l'air d'avoir déconstruit les relations monogames et il ne s'est pas protégé.
Une erreur dans ce contexte a été d'aller trop loin dans l'intensité. Je comprends tout à fait que ça ait pu être difficile à réfréner mais se voir en moyenne une fois tous les cinq jours c'est beaucoup et ça alimente un attachement et une dépendance forte pour quelqu'un qui n'a pas les outils pour gérer ça.
EnayliEt mon copain est blessé que je me bloque pour Luigi, il me dit que je me fais manipuler, que ce n'est pas aider Luigi de rentrer dans son jeu et me bloquer pour lui, que si je cède à ses caprices il n'avancera pas dans la vie. Il me dit aussi que je suis bien cruelle de le laisser tomber amoureux de moi, car le jour où nous partirons de la région (on bouge souvent) il sera dévasté. Et surtout que je ne me bloque pas pour mon copain mais je veux bien me bloquer pour Luigi, il trouve ça injuste.
Sans te faire manipuler, tu peux juste avoir de l'empathie et ce n'est pas une mauvaise chose. Luigi est en insécurité et tu le ménages. C'est plutôt louable de ta part.
A l'inverse, de ce que tu en dis, ton copain est attristé de ne plus faire du libertinage avec toi, mais il n'est pas en insécurité pour autant (à vérifier néanmoins). Il est donc normal que spontanément tu décides de privilégier le soin apporté à ta relation avec Luigi.
Cependant, ton copain n'a pas tort sur une chose, c'est que si il ne se confronte pas au fait que tu peux avoir d'autres partenaires, il ne va pas avancer. Il va falloir que tu trouves un équilibre entre réassurance et indépendance.
Enayli
Donc mon copain y va tout seul, il me propose à chaque fois et à chaque fois je refuse, je sens bien que ça l'embête à la longue. Surtout car il se dit que je fais ça pour Luigi.
Ici, cela me semble être un problème de communication. Si tu lui dis que tu préfères passer du temps avec Luigi plutôt qu'avec l'autre gars, c'est entendable. Tu ne vas pas non plus te forcer pour faire plaisir. Et dans ce cas là, il n'est pas censé penser que tu fais ça pour Luigi mais pour toi.
EnayliC'est dur de dire je t'aime à quelqu'un, et après de douter... Est ce qu'on est vraiment fait pour passer sur temps ensemble ? Peut être que c'est juste la situation actuelle qui met trop de pression.
Il est possible que la situation crée de la tension et fausse les comportements. C'est aussi une bonne façon de connaitre la personne sous tous ses aspects. Tant qu'il n'y a aucun enjeu, il est facile de toujours se montrer sous le meilleur jour. Lorsqu'il y a des conflits, c'est là que les personnes se révèlent le plus et que l'on sait que l'on va pouvoir passer ensemble des périodes difficiles ou non.
Enayli
Je suis déjà allée voir quelqu'un d'autre avec mon copain une fois, et Luigi était terriblement mal tout le weekend. Ça m'a beaucoup embêtée.
Je comprends que ça t'affecte. Par contre, tu ne dois pas t'empêcher de vivre. Tu n'as pas à te forcer pour voir d'autres personnes, mais tu n'as pas non plus à ne plus suivre tes envies en raison de la pression que tu ressens.
Enayli
Le truc c'est que je m'en fiche un peu d'aller voir d'autres gens.
Possible. Tu dois aussi te demander si voir d'autres personnes est devenu tellement désagréable en raison de la pression que tu ressens de Luigi, que ça te coupe l'envie.
Enayli
Auriez vous des idées de comment je pourrais gérer cette situation ?
Je pense que pour trouver la bonne direction, tu dois surtout t'écouter toi plutôt que de rester focalisée sur les autres. Tu ne vas pas trouver une solution magique qui va satisfaire pleinement les deux.
Cela ne veut pas dire que tu ne dois pas prendre en compte les sensibilités de chacun, cependant, tu dois garder en tête ce que tu veux et le communiquer.
En outre, les deux doivent évoluer dans leur perception des choses. Ton copain doit arrêter de prendre les choses personnellement, et ne voir que son intérêt. Il doit faire aussi en fonction de tes envies et ce n'est pas en te mettant la pression que tu vas avoir plus envie. Luigi doit apprendre ce que c'est de vivre une relation non-monogame. Tu ne vas pas être exclusive pour lui. Soit il travaille là dessus pour le gérer correctement, soit ce n'est pas un mode relationnel pour lui. Il se peut d'ailleurs que si il n'évolue pas dans le futur, tu en viennes à mettre un terme à la relation car ça ne viendra certainement pas de lui.
Discussion : À mon cher amour
Topper
le dimanche 21 avril 2024 à 12h38
Topper
Il faudrait quand même se remettre en question sur cette façon d'aimer qui consiste à faire des choses pour l'autre avec un retour sur investissement.
LeGrandStyle
N’est-ce pas la définition même d’une relation que d’apporter de manière réciproque quelque chose à l’autre?
Si on attend rien de l’autre, alors pourquoi relationner avec cette personne?
Je parle d'aimer. Et tu me parles de relationner. Ce sont justement deux choses bien différentes pour moi.
J'aime une personne pour ce qu'elle est dans son ensemble. Cela peut être des attitudes, une personnalité qui m'attire, des qualités que je valorise, une histoire qui me fascine, un état d'esprit qui me stimule, des valeurs communes, etc.
J'aime la personne pour ce qu'elle est, indépendamment de moi. Ce qui fait que être en relation ou pas ne change pas mon attrait et mes sentiments pour elle. Je peux tout à fait aimer quelqu'un sans que ce soit réciproque.
Je n'aime pas la personne pour ce qu'elle m'apporte, ou les bénéfices hypothétiques que je peux en tirer comme de l'écoute, de l'attention, de l'affection, du sexe, du soutien, de la sécurité, etc.
Il y a des personnes qui étaient disposées à m'offrir ça, je ne les aimaient pas plus pour autant. Elles auraient pu me payer tout ce que je veux, m'emmener en voyage, me faire un massage tous les soirs, être dans une abnégation et servitude totale que ça ne changerait rien.
Ceux qui pensent (et je genre volontairement au masculin ici) que pour être aimé il faut être "gentil" et cocher un certain nombre de bénéfices qu'ils peuvent apporter à l'autre se plantent. Cela donne des incels qui pigent pas pourquoi ils n'attirent personne et en viennent à haïr les femmes pour ça.
Pour ce qui est de relationner, je vais avoir des attentes. La première est d'aimer la personne. Je n'ai pas envie d'être avec quelqu'un que je n'aime pas. Ensuite mes attentes vont être variables selon mes besoins relationnels, ce que peut m'apporter l'autre en fonction de ce qu'elle est et ce qui est possible.
A partir de ça, je vais mettre l'énergie que je veux dans cette relation dans une sorte d'équilibre qui me convient et me parait sain. Une relation, c'est du temps (qui ne sera jamais rattrapé), de l'énergie, de l'engagement, de l'attention, éventuellement de l'argent. Je ne vais pas donner sans compter à quelqu'un qui ne m'apporte rien ou si peu. Et si je venais à faire ça, je le ferais parce que je le voulais bien. Je ne viendrais pas me plaindre ensuite.
Il y a un terme que j'ai utilisé qui semble avoir été mal compris. J'ai parlé de "retour sur investissement", c'est à dire donner de manière totalement déséquilibrée par rapport à ce qu'on reçoit de l'autre, dans la perspective d'en tirer les bénéfices plus tard, notamment une loyauté indéfectible.
C'est complètement différent d'une relation équilibrée où chacun s'apporte des choses.
Discussion : À mon cher amour
Topper
le jeudi 18 avril 2024 à 16h39
On ne doit pas lire les mêmes mots car je ne vois pas une lettre d'amour mais une lettre de regret, d'amertume et de rancœur.
Il n'y a que de la critique, du jugement, du kink-shaming, et de l'infantilisation. C'est à croire que cette femme n'a aucune qualité à apporter.
Oui, il y a une souffrance qui transparaît et c'est triste. Il faudrait quand même se remettre en question sur cette façon d'aimer qui consiste à faire des choses pour l'autre avec un retour sur investissement.
Soutenir la personne qu'on aime, c'est la plus basique des attentions lorsqu'on veut le bonheur de l'autre. Ce n'est pas quelque chose pour lequel on doit être redevable à vie, notamment par une loyauté inconditionnelle et une obligation de se conformer aux envies de l'autre. Au secours.
Discussion : Polyamour après 7ans de relation mono
Topper
le mardi 09 avril 2024 à 19h51
Hokam
Avez vous des pistes pour m'aider à comprendre cette peur lié au partage du corps de sa partenaire?
Je pense que c'est simplement dû à la sacralisation de l'acte sexuel comme quelque chose de réservé à l'être aimé. Beaucoup d'éléments peuvent expliquer ça.
Le sexe est la manière de procréer, et de perpétuer ses gênes. Il faut donc que la femme ait des rapports sexuels avec soi et pas un autre.
Il y a la sexualité qui est considérée comme de la vulnérabilité et un relâchement total à l'autre. Penser que notre partenaire puisse être dans cet état émotionnel avec quelqu'un d'autre peut être difficile à accepter. On se sent alors moins spécial en étant plus la seule personne à pouvoir faire jouir. On pense perdre alors le côté indispensable pour obtenir du sexe. Cela crée une insécurité qui se travaille.
Il y a la notion de possession de l'autre dans le couple monogame. Une femme possède son mari et (surtout) le mari possède sa femme. Si sa partenaire a des relations sexuelles avec quelqu'un d'autre, cela va en confrontation avec cette façon de penser.
Au-delà de la possession de la personne en général, il y a le fait de donner au sexe un caractère spécifique de l'intimité. On parle d'ailleurs de "s'offrir à l'autre". L'action d'offrir cette part de soi à l'extérieur du couple fait perdre le côté réservé et privilégié du sexe dans le couple.
Discussion : Ouverture d'un couple marié, envisager le divorce ?
Topper
le vendredi 05 avril 2024 à 10h04
Bonjour, j'ai l'impression que tu es tiraillé dans cette période que tu es en train de vivre. Est-ce que tu ne serais pas en crise de la quarantaine ? Est-ce que tu penses souvent au temps passé, celui qui reste, ton besoin de vivre des choses tant qu'il en est encore temps ? Cela pourrait expliquer la confusion et le bouleversement que tu ressens.
Tu as d'un côté un mariage avec une femme vanille et deux enfants, le schéma familial, on ne peut plus classique et traditionnel.
De l'autre, tu as une relation polyamoureuse, renouant probablement avec une liberté, une stimulation et un non-conformisme passé.
C'est comme deux vies diamétralement opposées sur le papier.
Etre dans une relation polyamoureuse peut drastiquement changer ton rapport aux relations et te faire remettre en question de nombreux mécanismes que tu as intégré dans un contexte monogame. Cette période transitoire peut être perturbante car on ne se sent plus en accord avec ce qui a fait notre vie pendant des années, voire depuis le début de notre vie amoureuse.
Il peut y avoir beaucoup de dissonance, et une envie de rejet total de ce qui représente la vie monogame car on ne voit qu'une opposition et une impossibilité d'harmoniser les deux.
Pourtant, tu sembles déjà avoir concilié deux choses, ta vie avec ta femme et ta famille, et à côté une relation polyamoureuse. Ce n'était peut-être pas parfait, mais il faut du temps pour trouver l'équilibre qui te convient.
Le fait d'être marié n'est absolument pas un obstacle à quoi que ce soit. De nombreux personnes préalablement mariées deviennent polyamoureuses sans que ce soit un problème. Des personnes initialement non-monogames et polyamoureuses peuvent en venir à se marier pour se protéger mutuellement.
Si tu vois le mariage comme un obstacle à ta liberté, cela résulte de ce qu'il représente symboliquement pour toi et non du contrat de mariage en tant que tel. Votre mariage, vous en faites ce que vous voulez.
Disposer de ton libre arbitre vient de ta relation avec ta femme et non de l'appellation officielle apposée sur votre lien. Divorcer juste pour rompre le contrat de mariage, ne changera rien à ta liberté. Cela mettra par contre potentiellement ta femme en insécurité qui sera possiblement moins encline à accepter la situation non-monogame, et plus disposée à prendre ses distances et se projeter dans une autre histoire plus sécurisante.
Selon-moi, les questions que tu devrais te poser sont :
- En quoi la relation avec ta femme te donne le sentiment de ne pas vivre ce que tu souhaites ?
- Quelle relation veux-tu avoir avec ta femme et ta famille ?
- Quelles sont précisément tes aspirations et en quoi seraient-elles contraintes par ta vie de couple ?
Discussion : Comment gérer les moments à trois sur des événements dans une relation en V
Topper
le mardi 26 mars 2024 à 16h30
Bonjour PatateDouce, selon ton récit, j'ai l'impression qu'il y a une jalousie entre vous qui amène à être dans une rivalité malsaine.
Tel que vous le vivez, vous ne semblez pas mal vivre que Cerise passe du temps avec d'autres personnes que vous deux, mais vous le vivez mal lorsque c'est l'autre (toi ou Pêche).
Vous devriez donc questionner ce qui se joue en vous à ce moment là. Je pense que ce serait intéressant et pertinent que toi et Pêche (sans Cerise) échangiez sur ce que vous ressentez. Si vous avez du mal à le définir, c'est justement l'occasion de tâtonner et chercher ensemble ce qui ne vas pas. Vous le vivez mal, c'est un fait. Ce qui est le plus important est le "pourquoi". Sans savoir pourquoi, vous ne pouvez pas travailler sur le problème ou trouver des solutions. En discutant, vous pourriez avancer sur le sujet à deux en faisant des suppositions, en réfléchissant à voix haute et en vous disant parfois "ah oui, ça me parle". Cela pourrait mettre en avant des problématiques de logistique ou des insécurités.
Si vous vivez la même chose, et même si les raisons sont différentes, en vous offrant l'un et l'autre du support et de l'écoute, vous pourriez être dans la compassion lorsque vous êtes avec Cerise, et mieux vivre les choses lorsque c'est l'autre qui est avec Cerise.
Au-delà de ça, selon comment vous êtes entré dans la non-monogamie, il y a peut-être des mécanismes monogames qui n'ont pas été déconstruits.
Vous seriez alors en insécurité car vous avez besoin de certains éléments sécurisants que ne vous offre pas la non-monogamie (rapport de possession, exclusivité, position hiérarchique, temps passé ensemble important, etc.).
Dans ce cas, vous devrez modifier vos modes de pensée et trouver d'autres moyen de réassurance dans la relation (la participation de Cerise sera importante pour ça) pour ne plus vous sentir menacé et en insécurité.