Polyamour.info

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Soissons (France)

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Discussion : Vos plus belles ruptures, séparations, etc.

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Topper

le mardi 30 janvier 2024 à 15h45

Merci @artichaut d'avoir lancé ce sujet. C'est très intéressant et c'est quelque chose auquel je réfléchi beaucoup et sur lequel on ne devrait pas faire l'impasse lorsqu'on parle des relations polyamoureuses. Ce n'est pas quelque chose qui est propre au polyamour et aux autres types de relations non-monogames. Les monogames expérimentent la même chose à un rythme beaucoup moins régulier. D'ailleurs, est-ce que la volonté d'être monogame n'est pas en partie une manière de se protéger au maximum des ruptures ?

Lorsqu'on se lance dans les relations non-monogames, nous questionnons de nombreuses difficultés qui nous paraissent évidentes et nous déconstruisons les mécanismes qui nous viennent de la monogamie : la jalousie, la possessivité, la dépendance affective, l'organisation dans le couple, la sacralisation de lieux ou d'activités, etc.

Finalement, la rupture n'est pas un sujet. Cela peut être parce qu'on ne se projette pas du tout là dedans. Ce n'est clairement pas la partie la plus fun. L'ambition est de vivre de jolies rencontres, pas de jolies ruptures. C'est peut être aussi parce que ce n'est pas l'évènement qui arrive en premier et qu'il faut apprendre à gérer dans l'urgence. Probablement qu'on se dit aussi qu'une rupture, c'est une rupture. On en a connu avant et on sait ce que c'est. Enfin, il y a un a priori assez récurent qui est de croire que lorsqu'on a plusieurs relations, en perdre une ce n'est pas si grave. La rupture est alors minimisée et considérée comme "un problème de riche". Pour la personne qui est en train de la vivre, cela rend la détresse encore plus difficile car elle est incomprise.

Je ne me suis rarement senti aussi seul (dans ma tête) que lors de ruptures en étant polyamoureux. J'avais tellement besoin d'extérioriser des pensées et ressentis que personne n'étaient en mesure de comprendre. Je pense que ça a rendu le deuil encore plus long, plus difficile, plus impactant.

LeGrandStyle
Ma plus douleureuse rupture fut, aussi ironiquement, une rupture où il y avait eu qu’une étincelle. On s’était (fortement) embrassé sans aller plus loin. Sa personnalité était «   unique » à mes yeux, et ne jamais pouvoir vraiment la connaître fut un deuil difficile.

Je te comprends tout à fait et merci de mettre le doigt là dessus.

Une de mes ruptures les plus difficiles n'était pas vraiment une rupture. Nous n'étions pas ensemble. Nous étions tous les deux en couple monogame. Nous nous sommes rencontrés un mois avant que je déménage à 500 kilomètres. C'était un coup de coeur, un début de quelque chose, mais avorté aussi vite. Cette histoire n'avait pas d'avenir. Pourtant, je l'ai vécu comme un déchirement intérieur. Nous sommes restés en contact et finalement, elle a tout fait pour venir me retrouver (motivée la fille) et nous sommes en couple depuis.

Une autre rupture difficile concerne une relation qui ne me paraissait pas particulièrement différente des autres dans les premiers mois. Puis, c'est devenu compliqué avec d'un côté une pression pour me voir, de l'autre de la jalousie, moi au milieu qui tente de ménager la chèvre et le chou. Une situation qui n'a rien d'exceptionnel. Là où je veux en venir c'est que j'ai vécu cette relation comme étant maintenue pendant de longs mois dans un statu quo en espérant que ça se débloque. Je me projetais beaucoup dans l'après (aussi pour l'autre) et ce que pouvait donner cette relation. Au final, une dernière crise à tout fait voler en éclats. Là encore, je l'ai vécu comme un déchirement intérieur.

Dans les deux cas, c'était une séparation que je ne voulais pas et que l'autre ne voulait pas non plus. Je pense que c'est un élément important, si ce n'est le plus important, qui fait que je les ai très mal vécues. Il y a une frustration tellement forte que l'acceptation est particulièrement difficile à faire.

A l'inverse, si une personne me dit qu'elle n'a pas/plus envie d'être avec moi, ça passe beaucoup mieux. Je ressens des émotions négatives, mais comme je veux qu'on passe du temps avec moi par envie, si l'envie n'est plus là, moi non plus j'en ai plus envie. Cela me rend la situation plus facile à accepter.

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Discussion : Questions

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Topper

le mercredi 24 janvier 2024 à 10h52

Intermittent
Je crois que tu prends tes désirs pour des réalités ...

Je n'ai pas de désirs particuliers. Je ne fais pas de prosélytisme, bien au contraire.

Est-ce que tu peux être plus désagréable dans tes interventions ou t'es à ton maximum ?

Intermittent
Je ne vois pas autour de moi chez les jeunes

La société est un peu plus large que "autour de toi".

En outre, au lieu de regarder les jeunes, il est plus instructif de les lire et les écouter.

Ensuite, je n'ai pas parlé des jeunes en général. Il ne faut pas sortir les mots de leur contexte. Dans ce cas là, tu peux faire dire tout et n'importe quoi et tu peux surtout penser des choses qui n'ont pas lieu d'être.

Il y a des phrases avant qui créent un contexte et qui est : les raisons d'une popularité actuelle du polyamour. (Ce sur quoi tu n'es pas d'accord, on a compris.)

Et alors, je donne des éléments de réponse qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes ont fait un autre choix que le couple monogame exclusif. Je précise que chez les plus jeunes (qui ont fait le choix d'être polyamoureux donc), les raisons ne sont pas les mêmes que celleux qui ont déjà eu une expérience de vie plus longue de 20, 30 ou 40 ans.

Tu remarqueras que c'est volontairement succinct. Je n'ai pas la prétention de faire tenir en trois phrases la diversité des raisons qui expliqueraient l'attrait pour le polyamour.

Intermittent
une explosion de polyamoureux ...

Je n'ai jamais parlé d'une explosion. Tu dois avoir des biais cognitifs très forts que tu inventes des propos qui n'existent pas.

Intermittent
Pour tout dire je n'en connais aucun même s'ils ne sont pas obligés de s'afficher.

Ok. C'est bien.

Intermittent
Le Polyamour, je pense qu'on en parle moins qu'il y a dix ans, et "Aimer plusieurs hommes" à 20 ans cette année.

Tu as le droit de penser ça.

Moi, j'observe ceci : Google Trends : Polyamour

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Discussion : Questions

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Topper

le mardi 23 janvier 2024 à 15h19

Fri
Questions en vrac à la lecture de ce forum

A moi ! 🥳

Fri
Mais où sont passés tous les soixante huitards ?

Pour la plupart, ils ont abandonné leurs utopies et ont embrassé la société de consommation mise à disposition par leurs parents. Quelques-uns résistent encore et gardent des modes de pensée libertaires et divergents, et ça touche aussi à leur vie amoureuse. D'ailleurs, si le polyamour est aujourd'hui adopté par les générations suivantes, c'est parce que les personnes ayant vécu cette periode ont essuyé les plâtres et transmis leurs experiences.

Fri
Pourquoi n'ont-ils pas continué leur modèle si pertinent une fois arrivés aux commandes ?

Pour ce qui est de "l'amour libre", il est possible que ce soit arrivé trop vite. Sans modèle existant, sans éthique communément admise, et dans la précipitation, difficile de faire quelque chose de pérenne.

Ce serait comme aujourd'hui se lancer dans la non-monogamie en y connaissant rien, en ne déconstruisant pas la monogamie, en n'étant pas alerte de nos comportements monogames ou à nos modes de pensée. Ce serait le drame assuré.

C'est d'ailleurs pour une grande part la raison des demandes d'aides ici. Cela s'intéresse au polyamour parce que c'est ce qui rend possible une situation incompatible avec la monogamie. C'est alors souvent du "damage control". Mais passer de la monogamie à la non-monogamie peut prendre des années.

Fri
Pourquoi n'ont-ils pas profité de leur position de cadre sup ou politicien pour modifier en profondeur le modèle ?

Il faut leur demander. Le capitalisme est toujours le modèle dominant.

Fri
Pourquoi si peu de polyamoureux malgré une décennie d'expérimentation ?

J'ai déjà répondu plus haut.

Fri
Auraient-ils été refroidis par les complications sentimentales et les MST ?

Sans doute que le VIH a mis un gros coup de frein.

Fri
Existe-t-il un lien entre explosion du libéralisme et le retour à la mode du polyamour ?

Ne pas confondre libéralisme, libertins du XVIIe, libertaires, néo-libéralisme, libertins contemporains et polyamour.

Si il y a des origines qui peuvent être communes ou similaires, tous ces modes de pensée sont très différents.

La société a toujours fonctionné par courants et contre-courants dominants qui s'alternent.

Il y a une courant de conservatisme, puis un courant de progressisme, en réaction un nouveau courant de conservatisme, et ainsi de suite...

Je suppose que nous sommes dans une période ou la remise en cause du couple et de la famille traditionnelle est remise en cause. (On a d'ailleurs en même temps une montée du conservatisme en réaction qui nous est extrêmement hostile.)

Pour les plus jeunes, il y a un rejet complet de ce modèle qui est un investissement long et dépendant d'un environnement stable. Ils ne voient absolument pas l'avenir avec sérénité.

L'envie de vivre, expérimenter, profiter, domine l'envie de faire des projets de vie comme on pu le faire les générations précédentes.

Fri
Pourquoi lire autant de témoignages sur ce forum de personnes en souffrance qui défendent le polyamour si c'est si merveilleux ?

Celleux qui le vivent bien sont occupés à profiter.

FriPourquoi employer des termes de marketing pour opposer le monogame au polyamour ? Pourquoi ne pas parler alors de monoamour ? Opposer monogame à polyamour ne comporte-t-il pas un biais dès le départ qui facilité l'imaginaire en bonne vieille technique de com' ?

Il y a plein de mots et ils ont une signification spécifique. Ce n'est pas du marketing. Il n'y a rien à vendre.

Fri
Pourquoi davantage d'hommes que de femmes sont acteurs actifs et réguliers de ce forum ?

Cela dépend des périodes. Les femmes sont par moments plus actives que les hommes.

Fri
Pourquoi affirmer que l'un des objectifs du polyamour dans sa version anarchique est l'absence de relations de domination en niant que toutes les relations sont faites de domination a minima temporaires et conjoncturelles ?

Qui affirme ça ? Les anarchistes relationnels ne hiérarchisent pas les relations, donc aucune relation est censée dominer les autres.

Fri
Pourquoi ne pas parler du fait que dans les communautés polys, beaucoup se sentent en marge de la société et tentent de compenser leur mal-être par des drogues ou une tentative d'appartenir à une communauté où s'identifier ?

Parce que c'est une idée reçue complètement à côté de la plaque.

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Discussion : Y a-t-il un âge pour le polyamour ?

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Topper

le dimanche 21 janvier 2024 à 14h52

Marisa
Je me demande aussi si les adeptes de la première heure du polyamour sont toujours aussi vaillants après 30 ou 40 ou 50 ans de pratique, à l’instar de Françoise Simpere.

Oui, ce serait effectivement intéressant. 😌

Marisa
Le passif d’un «   vieux » couple demande à être digéré de manière adulte pour laisser la place à une évolution responsable.

C'est clair que l'âge d'un couple peut rendre l'évolution vers autre chose compliquée. C'est complètement différent que d'aborder directement le polyamour dès le début de la relation. Il n'y a pas d'habitudes à perdre, un sentiment de sécurité à mettre en péril, le deuil d'une relation monogame.

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Discussion : Y a-t-il un âge pour le polyamour ?

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Topper

le dimanche 21 janvier 2024 à 10h30

Je pense que c'est plutôt dépendant de l'histoire de chacun qui va donner ou non une importance à l'âge.

J'ai commencé ma vie amoureuse en étant convaincu que la monogamie est le seul modèle valable, adoptant tous les mécanismes qui lui sont liés. En étant également romantique à l'extrême.

J'ai suivi l'escalator relationnel avec l'objectif traditionnel de la famille, le travail, la maison, la voiture, les enfants.

Vers 28 ans, j'étais déjà très critique de ce modèle mais j'avais encore les pieds dedans. Je n'avais pas d'autres représentations, alors j'ai continué dans cette voie en prenant un certain recul. J'étais très déçu de ce miroir aux alouettes. J'ai envoyé valser pas mal de choses dans ma vie, notamment au niveau professionnel. J'étais moins romantique, plus frileux à l'idée de m'engager dans une relation, dans une démarche d'ouverture concernant la non-exclusivité sexuelle.

Quelques années plus tard, nouveau revirement, je quitte le salariat, pars m'installer en pleine campagne, puis débute une vie polyamoureuse à quatre pendant deux ans.

Six ans passent à deux, un pacs, une maison achetée, un enfant, on décide d'ouvrir le couple. Beaucoup d'évolutions sur notre façon de penser le couple. C'est véritablement à ce moment là qu'a lieu une déconstruction profonde de la monogamie.

Pour moi, le cheminement a été long et par étapes. Ma génération n'avait pas d'autres modèles que la monogamie et le seul autre exemple qu'il y avait était les communautés hippies des années 70 moquées dans la culture populaire. La libération sexuelle appartenait au passé. Le VIH est passé par là. Difficile alors de penser "outside the box".

J'ai retrouvé dans beaucoup de témoignages un parcours similaire : a fond dans le modèle monogame et le schéma couple-boulot-famille, puis rejet de tout ça à des moments charnière de la vie.

L'âge peut alors avoir son importance avec les fameuses crises de la trentaine, quarantaine, cinquantaine, où on fait le point sur sa vie, le chemin parcouru et la direction prise.

Cela peut aussi être une séparation qui bouscule tout, incite à faire une introspection et amène à se questionner sur ce que l'on souhaite pour la suite.

Je vois dans les générations suivantes que ce processus se fait beaucoup plus tôt. Elles débutent leur vie amoureuse en étant monogame mais remettent en question ce modèle bien avant d'avoir quarante ans.

Chez celleux qui commencent leur vie d'adulte, la relation libre, le couple libre et le polyamour sont des choix relationnels qui existent. Ils y adhérent ou non, mais ils savent que c'est une option et c'est discuté.

J'ai tendance à penser que l'on évolue tous à peu près en même temps quelle que soit la génération. La société change progressivement et nous influence. Selon-moi, plus que l'âge en tant que maturité nécessaire pour remettre en question la monogamie, ce serait plutôt l'âge que nous avons lors de ce changement dans la société et qui est variable selon les générations.

Il y a quinze ans le polyamour était inconnu. Il y a 10 ans, des petites communautés se formaient, le sujet se diffusait à travers quelques publications. Il y a 5 ans, le polyamour et les relations non-monogames est traité dans des médias grand public. Aujourd'hui, c'est intégré dans la culture populaire.

Si on a démarré sa vie d'adulte il y a 30 ans, 15 ans, 10 ans ou 5 ans, cela change beaucoup de choses sur notre construction et vécu monogame, le temps nécessaire pour remettre tout ça en question et croire qu'il y a d'autres alternatives.

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Discussion : Amoureux de la Meta de mon Meta, ça coince.

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Topper

le samedi 20 janvier 2024 à 22h31

Très intéressante réflexion de @artichaut.

Je ne serais pas surpris que ce qui est bloquant ce soit une intimité physique et/ou la concrétisation d'une relation amoureuse. J'imagine que Barbara et Jules craignent les implications pour l'équilibre de leur trouple. A voir si c'est possible de rassurer là dessus peu importe la teneur de ta relation avec Rose.

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Discussion : Relation libre unilatérale

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Topper

le vendredi 19 janvier 2024 à 09h10

Siestacorta
And it's really ok...

Voui.

Tuya
Ce qui m'avait beaucoup aidé à l'époque de la découverte, c'était de savoir que j'avais davantage d'amants. Dès qu'une inquiétude se présentait, elle était comblée temporairement. Je me sentais forte et puissante.

Oui, je comprends bien ce mécanisme et l'effet bénéfique que ça peut avoir. Je suis à l'inverse de ça justement.

Tuya
Est-ce qu'un rééquilibrage te serait profitable le temps de te réarmer correctement ?

Je suis à 0 alors ce serait rude comme rééquilibrage.

Intermittent
Bienvenue dans le monde réel, noyé dans la masses des hommes adultères ou célibataires ...

C'est une réalité.

Intermittent
Et puis, il faut comprendre que les femmes sont extrêmement sélectives et pas simplement parce qu'elles ont du choix.

C'est sujet à débat ou chacun y va de sa petite théorie pour se victimiser d'un côté ou d'un autre. Il y a énormément de paramètres pour expliquer les inégalités de genre en terme de rencontres. Il faut les prendre dans leur globalité, ce qui n'est jamais fait. A cela, il faut rajouter les facteurs personnels.

Suze
Attention aux articles de Mazaurette et aux généralités complètement pétées qu'elle fait. Son objectif est de vendre et pour vendre il faut savoir provoquer. Elle a bien compris le principe.

J'ai le même avis. Je suis sa carrière depuis ses débuts et chaque fois que je l'écoute, je soupire fort. Elle prend des sujets racoleurs, généralise au maximum, ce qui va à l'encontre de l'image d'ouverture qu'elle prône, est réducteur, source d'injonctions et mène à des théories bancales.

Merci pour votre intérêt, mais le sujet n'est pas moi ici. Revenons aux propos de @Sallyco24. Désolé pour cette digression.

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Discussion : Relation libre unilatérale

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Topper

le jeudi 18 janvier 2024 à 13h13

Intermittent
Et si tu n'avais pas voulu te taper ce "chemin de croix", ta compagne l'aurait elle accepté ?

Oui.

Intermittent
En d'autres termes, si tu voulais continuer ta relation avec elle, était-il obligatoire que tu acceptes la situation ?

Non.

Intermittent
Parce que j'ai quand même l'impression en filigrane de tes écrits, que tu douilles encore régulièrement, cinq ans après ....

Pas du tout. C'est sans commune mesure avec le début de l'ouverture du couple. Ouverture dont j'étais pleinement consentant et issu d'un accord commun. Je dirais même que j'en étais plutôt l'initiateur pour offrir plus de liberté à ma compagne. J'ai beaucoup pris sur moi pour ne pas la restreindre dans ses histoires. J'aurais pu me ménager et exiger des pauses, ce que elle a fait à plusieurs reprises. Cela n'a pas été mon choix. Je ne voulais pas être source d'interférence dans ses relations. J'ai préféré encaisser. Je ne regrette pas. Cela m'a fait évoluer très vite.

Aujourd'hui, il m'arrive d'avoir des moments difficiles mais c'est finalement assez récent. Elle a beaucoup d'opportunités, moi non. J'ai eu une rupture difficile. Ce contexte me rend envieux et vulnérable.

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Discussion : Mon compagnon et sa nouvelle rencontre

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Topper

le mercredi 17 janvier 2024 à 17h26

Je n'aurais pas dit mieux que @Hawkeye.

Notons que beaucoup de personnes découvrent le polyamour en débutant une relation avec une personne polyamoureuse.

C'est potentiellement partir avec plus de difficultés mais pas forcément. Tout dépend de l'autre personne et de ses attentes. Si celle-ci n'y voit qu'une histoire sans implications particulières, que ton compagnon soit monogame, en couple libre, libertin ou polyamoureux n'a guère d'importance.

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Discussion : Relation libre unilatérale

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Topper

le mercredi 17 janvier 2024 à 13h52

Sallyco24
Où est la limite entre la déconstruction et le mal qu'on peut se faire ?

La déconstruction, c'est un cheminement intellectuel. Cela se fait sur le temps long, au gré de nos réflexions, nos remises en question. Cela te permet de penser autrement les choses. C'est un processus important pour bien vivre les choses mais ça ne fait pas tout. Il faut le dissocier du reste.

Tu peux déconstruire la monogamie, adhérer totalement à un mode relationnel polyamoureux, ça ne t'empêche pas de pouvoir souffrir.

Tu peux mal vivre une situation en raison d'insécurités qui te sont propre et sans que ce soit des luttes internes qui viennent de la pensée monogame. Tu peux ressentir de la jalousie en raison de l'attitude d'un partenaire ou de son indifférence, ou si l'autre est particulièrement instable.

En ce qui me concerne, j'ai besoin de me confronter aux choses pour me faire avancer. En fonction de ce que je ressens, je peux analyser et travailler sur ce qui me fait du mal. Cela peut être des insécurités personnelles ou des mécanismes de pensée monogame. Sans être dans la situation, je ne me rends pas compte de ce sur quoi je dois travailler.

On a ouvert le couple alors que j'étais extrêmement jaloux et possessif. Avancer sur ces points a pris du temps. J'ai bien dû me faire violence. Si il avait fallu qu'on attende que je me sente prêt on serait au même point 5 ans après. Je n'aurais jamais fait le même chemin.

En outre, pour réaliser que ma relation n'allait pas changer négativement, il fallait bien que je me confronte au changement.

C'est ma façon de fonctionner mais d'autres personnes fonctionnent autrement.

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Discussion : Besoin de conseils , débutante en polyamour

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Topper

le mardi 16 janvier 2024 à 12h40

Bonjour @Rachelle, est-ce que tu ressens de la culpabilité quand tu passes du temps avec l'un plutôt qu'avec l'autre ?

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Discussion : Relation libre unilatérale

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Topper

le lundi 15 janvier 2024 à 19h18

Il y a plein de façons de prendre de la confiance. Il y en a plus adaptées à certaines insécurités, certaines situations et certaines personnalités.

Moi, je suis du genre à serrer les dents, souffrir en silence, et constater qu'une fois le mauvais moment passé tout va bien. Lorsque la même situation est amenée à se reproduire, je me souviens que je suis passé par là et j'ai survécu. Chaque épreuve passée me donne confiance. Me débrouiller seul et ne pas faire porter le poids à l'autre me fait du bien à l'ego. Parce que ça ne règle rien, en parallèle, je fais en sorte de relativiser les choses, travailler à penser autrement, ce qui m'aide à rendre les émotions moins intenses.

La réassurance peut être verbale. Par exemple lorsque ton partenaire te complimente, te dit des choses valorisantes, te rassure sur son attachement ou ses sentiments. C'est quelque chose qui n'a aucun effet sur moi.

Par contre la réassurance peut aussi être obtenue par l'action. Soit par des actes physiques (câlins, caresses, sexe), soit par des actes d'intention comme la volonté de ton partenaire à prendre soin de toi, organiser des moments privilégiés, passer du temps de qualité. C'est quelque chose qui peut avoir un effet même si ce n'est pas miraculeux.

A toi de trouver les solutions qui peuvent fonctionner pour toi et les combiner selon les besoins.

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Discussion : Relation libre unilatérale

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Topper

le lundi 15 janvier 2024 à 13h18

Bonjour, tu es pour une relation libre et rien que l'idée d'une relation monogame t'angoisse.

Tu es dans une relation libre non-monogame. J'ai envie de dire : tout va bien. C'est en accord avec tes envies.

Il y a des personnes polyamoureuses qui n'ont pas d'autres relations que leur partenaire de vie et ça ne leur manque pas. Certaines sont simplement poly-acceptantes, d'autres sont dans une période où elles n'en ressentent pas le besoin.

Tu sembles être dans le deuxième cas. Tu as cette liberté mais tu ne l'utilises pas aujourd'hui. Ce n'est pas la même chose qu'être monogame. Tu sais que si tu en as le désir, tu peux te lier à d'autres. Et puis parfois, une rencontre peut susciter ce désir. Dans votre mode relationnel tu auras l'opportunité d'explorer ça et ce n'est pas rien.

Pour ce qui est de la jalousie, c'est quelque chose qui se travaille. Il y a des personnes polyamoureuses de longue date qui ressentent de la jalousie. Nous ne sommes pas immunisés. C'est aussi quelque chose de fluctuant selon notre vulnérabilité ou la relation concernée. Donc, pas d'inquiétude cela n'a rien de bloquant. Il faut réussir à prendre confiance en soi et régler ses insécurités les plus importantes.

Tu peux essayer d'identifier ce qui te met le plus en insécurité, décortiquer tes ressentis, comprendre ce qui se joue en toi, pour enfin agir dessus.

Tu peux agir sur tes insécurités en changeant de mode de pensée, en relativisant, en te rassurant sur certains points, en demandant de la réassurance, en t'améliorant, en ménageant la situation autrement, en donnant un cadre plus restrictif à votre liberté, en faisant des activités qui te valorisent.

Il est possible que le déséquilibre entre vous crée de l'anxiété et révèle des insécurités ou leur donne plus d'ampleur.

Si tu ne te sens pas sereine dans ton couple, cela peut jouer dans ton absence d'envie de vivre d'autres relations. C'est un cercle vicieux car si tu avais d'autres histoires satisfaisantes, ça améliorerait au moins en partie ta confiance en toi, ton état d'esprit, et le problème d'équilibre.

Il y a peut être quelque chose à faire pour casser ce cercle vicieux.

Quoi qu'il en soit, sans rendre le couple exclusif, il y a possiblement des aménagements à faire pour rendre la situation plus gérable pour toi. Cela peut être limiter le nombre de partenaires, la fréquence des sorties, leur durée, limiter le niveau de détails que tu reçois des autres relations, etc.

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Discussion : Passer de relation libre à polyamour

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Topper

le mercredi 10 janvier 2024 à 11h37

Sowan.
Pour ce qui est de la hiérarchie, je n’ai rien contre, car je sais que ce qu’on appelle l’anarchie relationnelle n’est pas envisagée dans ce contexte. je me pose juste la question de comment ça peut s’organiser dans les autres couples.

La hiérarchie, c'est simplement que tu priorises une ou des relations par rapport à d'autres.

Pour moi, c'est à la fois un fonctionnement personnel, un investissement et une organisation.

Pour le fonctionnement personnel, j'ai tendance à m'investir énormément dans une relation et à tourner toute mon attention autour d'une partenaire peu importe le type de relation. C'est ce que je fais avec ma compagne mais comme je vis avec elle au quotidien, ce n'est pas un problème. Si j'ai une autre partenaire, je vais vouloir m'investir de la même manière et ça va déjà se heurter à une infaisabilité qui est que je ne peux pas être présent à n'importe quel moment. Si je rajoute encore une autre partenaire, ça va être pire, et ainsi de suite. Je ne suis pas omnipotent et je ne vais pas disposer de temps et d'énergie suffisante. Et au-delà de ça, mon cerveau va complètement saturer.

Hiérarchiser me permet de déterminer le niveau d'implication que je vais avoir dans la vie de chaque partenaire. Cela m'aide à m'auto-modérer dans mes actions et ça me tranquillise sur la pression que je me mets à propos du soin que je donne à mes relations.

Pour ce qui est de l'investissement des relations, on peut imaginer que tu as un sac de 10 billes. Ces billes représentent le temps et l'énergie que tu mets dans une relation. La façon dont tu places ces billes dans chaque relation vient d'un tas de paramètres. Cela peut être l'historique de la relation, l'attachement lié au vécu commun, les projets de vie, la complicité, les activités partagées, etc. Egalement, le niveau de sécurité et pérennité que tu as dans la relation.

Par exemple, dans une relation tu vas mettre 6 billes parce que c'est ta relation la plus ancienne que tu as déjà une vie en commun, des enfants, des projets en cours. Dans une autre relation, tu vas mettre 3 billes parce que tu t'entends super bien va avec, tu passes de très bon moments mais tu sais pertinemment que tu ne pourrais pas vivre avec. Dans un autre relation, tu vas mettre 1 bille parce que cette personne est formidable et tu veux la garder dans ta vie car tu passes toujours des moments extraordinaires avec, mais elle habite loin, a beaucoup de partenaires et peu de temps à t'accorder.

Et voilà, tu as ta hiérarchie avec une relation 1, 2 et 3 en fonction de l'investissement. On peut voir ici que cette hiérarchie n'est pas qu'un choix personnel. Elle est aussi tributaire de ce que les autres peuvent t'offrir.

Pour ce qui est de l'organisation, je décide avec ma compagne quand je vais voir une autre relation. Elle peut alors me dire si ça lui va ou si ça lui pose problème, éventuellement on peut voir si il y a moyen d'organiser les choses autrement pour que ce soit plus confortable. Comme c'est ma partenaire de vie, elle a une influence importante sur l'organisation de mes sorties. Pour une relation 2, je vais m'organiser pour la voir assez régulièrement mais ce sera en fonction des contraintes de la relation 1. Pour une relation 3, je vais m'organiser pour la voir occasionnellement en fonction des contraintes de la relation 1 mais aussi de la relation 2.

Cela peut permettre de définir plus précisément ce qui est atteignable en terme d'attentes pour chaque relation et éviter au mieux les frustrations.

Je te donne des exemples totalement hypothétiques et très schématiques pour que ce soit compréhensible. En plus, je donne des valeurs numériques à des relations alors j'imagine qu'il y en a qui sont en train de s'arracher les yeux derrière leur écran. Déjà que les notions de relation primaire et secondaire sont déjà insupportables pour certaine personnes. En ce qui me concerne, je n'ai jamais eu de problème à être une relation secondaire et je n'ai jamais trouvé ça péjoratif.

Bref, dans la vraie vie, ce n'est pas aussi rigide que ça. Si on a une relation qui n'est pas bien, c'est un moment où beaucoup d'attention sera dirigé vers elle, peu importe sa place dans la hiérarchie. Il y a aussi des exceptions en fonction des aléas de la vie.

Certaines personnes pensent que la hiérarchie empêche le développement d'une relation. Je ne suis pas de cet avis. Déjà la hiérarchie peut être mouvante en fonction de ce qu'il se passe dans chaque histoire. Et si une histoire ne se développe pas, c'est que l'autre personne n'a pas envie de mettre plus de bille dans la relation. Il faut simplement l'accepter. Le temps et l'énergie sont limités et il faut bien faire des choix.

Tout ce qui précède, c'est ma façon de voir les choses. C'est un sujet qui m'a beaucoup questionné pendant un moment.

Pour finir, chaque relation hiérarchique va avoir son fonctionnement propre, avec ses lignes de conduite, ses règles, ses privilèges. Cela peut concerner certaines pratiques sexuelles réservées, une sexualité sans protection, des vacances, des projets, des limitations de durée, des droits de véto, etc. Chacun est libre d'y mettre ce qu'il veut et cela peut être autant très libre que très coercitif.

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Discussion : Passer de relation libre à polyamour

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Topper

le mardi 09 janvier 2024 à 16h47

Bonjour Sowan, vous êtes dans un cadre de relations multiples et vous êtes sexuellement non-exclusifs. Désormais, la question des sentiments se pose.

Pour moi, cela ne change absolument rien. Mais ça, c'est pour moi et c'est peut-être parce que je l'ai décidé ainsi.

J'ai toujours eu des relations qui étaient au départ indéfinies. Je me suis jamais lancé dans une histoire en me disant que ce serait de telle façon ou telle autre. J'ai simplement laissé faire les choses et parfois des sentiments amoureux se développaient, parfois non. Néanmoins, j'ai toujours adopté un fonctionnement polyamoureux dans mes relations.

J'ai pu constater que lorsque ça devenait une relation amoureuse, ça ne changeait rien. La relation demeurait inchangée, simplement on se disait qu'on s'aimait et on exprimait différemment notre attachement.

J'ai pu constater aussi que pour certaines personnes, rien que d'être en relation, les besoins et attentes étaient très importantes. Il fallait qu'on se voit très souvent mais aussi de manière totalement spontanée. Je ne pouvais pas combler ça. On devait alors se rendre à l'évidence : nous n'étions pas compatibles et devions mettre un terme à la relation.

Il y a des personnes pour qui tomber amoureux, n'implique rien de particulier. Il y en a d'autres pour qui cela signifie une implication particulière dans la vie de l'autre, des attentes, ou un escalator relationnel.

Il faut composer avec ce que tu peux offrir en temps et énergie, et les besoins et attentes de tes partenaires.

Je suis hiérarchique, je n'ai pas de conseil à donner sur le fonctionnement des anarchistes relationnels.

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Discussion : Besoin de comprendre

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Topper

le mardi 09 janvier 2024 à 14h42

Inconnu
Une autre question qui se rajoute.

Vous qui le vivez, qu'es-ce que ca représente de partager ses sentiments ? Si elle "aime" quelqu'un d'autre, peut-elle m'aimer ? Autant qu'avant ? Quel est mon avenir ?

Je ne comprends pas bien

Cela ne représente rien de plus que de s'autoriser à aimer plusieurs personnes en même temps. Là, il s'agit de déconstruire la monogamie et c'est la première étape d'un énorme chantier.

Aimer plusieurs personnes n'a rien d'extraordinaire. Cela arrive tout le temps en toutes circonstances. Simplement, lorsqu'on est monogame c'est un drame car ça va à l'encontre de ce mode relationnel.

Certains polyamoureux aiment bien utiliser l'exemple des enfants pour expliquer ça. Si tu as plusieurs enfants, tu les aimes indifféremment. Ce n'est pas parce qu'un second enfant arrive que tu aimes moins le premier.

Personnellement, je n'aime pas trop cet exemple car je ne le trouve pas très universel et ceux qui ne sont pas parent ne peuvent pas comprendre. En outre, l'amour parental est quelque chose de très particulier et n'est pas comparable. Cela donne quand même une base sur l'amour qui n'est pas quelque chose de limité qu'il faut partager.

Je préfère parler des amitiés que l'on peut avoir. On ne va pas aimer moins un ami parce qu'on a un nouvel ami. Chaque ami a ses spécificités et on les apprécie pour ça. On peut aimer faire une activité l'un et faire une autre activité avec l'autre. On peut aimer une activité avec l'un ou l'autre mais l'expérience sera différente selon la personne, car chacun va apporter sa propre personnalité, sensibilité, expérience. On s'apporte ainsi chacun quelque chose ce qui donne une grande richesse.

Je ressens le polyamour ainsi. Chaque relation est unique. Elle ne sont pas remplaçables. Aucune partenaire ne peut remplacer ma compagne et inversement. Chaque relation est un enrichissement.

On peut comprendre cet aspect si on a été plusieurs fois en couple monogame. Chaque relation est complètement différente, notamment parce qu'il s'agit de personnes différentes. Les dynamiques changent. On peut aimer chaque partenaire et se rendre compte que c'est chaque fois autrement.

Cela peut être très compliqué à appréhender si on ne le vit pas soi-même. C'est une des raisons pour laquelle j'invite les personnes dont le ou la conjointe vit une autre histoire amoureuse d'expérimenter la même chose. Lorsque ça arrive tout s'éclaire. On se rend compte qu'on peut aimer une autre personne que sa conjointe et que ça ne change rien. Mieux, on se sent encore plus amoureux et plein de gratitude de pouvoir vivre ça grâce à l'autre.

Dans notre société, on est conditionné pour penser le couple selon le schéma monogame. On développe tout un tas de pensées, de mécanismes conscients et inconscients.

Par exemple, on nous rabâche depuis toujours que si on tombe amoureux d'une nouvelle personne, c'est une preuve qu'on aime plus la précédente.

C'est faux, mais à force d'entendre toujours la même chose on le croit comme si c'était une vérité scientifique. On est alors tellement convaincu par ça que cela nous empêche de penser autrement. C'est intégré dans notre mode de pensée et on l'adopte même comme étant notre propre fonctionnement.

De la même manière, le sexe est sacré et il ne doit être pratiqué qu'en couple. Le faire avec une autre personne revient à tromper son partenaire.

En ayant fait le choix de partager du sexe avec d'autres personnes, vous êtes déjà sorti de la norme et avez pensé les choses autrement.

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Discussion : Cette relation est elle viable ?

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Topper

le mardi 09 janvier 2024 à 11h31

Inconnu
"Je rajoute que tu n'as pas à culpabiliser de ne pas être prêt, ne pas pouvoir ou même ne pas vouloir une relation polyamoureuse. Tu peux vouloir une vie monogame, avec une non-exclusivité sexuelle comme vous l'aviez prévu initialement. Tu as le droit de ne pas vouloir plus que ça pour le moment. Ça ne vous empêcherait pas d'être heureux." - Un peu quand même non ?

Vous étiez heureux avant l'épisode avec cette homme, non ? Pourquoi cela ne le serait pas dans le futur ? Il suffit de faire comme avant et éviter que cette situation se reproduise.

Si vous revenez au cadre initial et que vous sentez qu'il y a une différence, un malaise, une perte d'enthousiasme, c'est que quelque chose ne va pas. Et ce quelque chose sera certainement une frustration à ne pas être libre de se laisser aller à vivre une relation sentimentale.

Inconnu
Lors de nos récentes discussion elle m'explique qu'en définitive elle ne souhaiterais peut-être que s'amuser et prendre du plaisir, mais que si les relations sont suivies et que lors de nos rencontres il y a de la tendresse et du partage au delà du sexe, elle souhaite en profiter.

Le "peut-être" m'interpelle. Cela me paraît pas très franc du collier.

Je comprends que l'on puisse vouloir de la tendresse et de la complicité pour partager du sexe. Par contre, il s'agit d'une attention et un comportement qui peut être limité au moment précédent, pendant et suivant le sexe. Pour moi, cela ne justifie pas le besoin d'entretenir une correspondance hors de ces rencontres.

Inconnu
C'est une personne qui est capable de ce mettre de coté pour ne pas me faire du mal, je doute par conséquent de son entière sincérité et je me demande si elle n'essaie pas " de maquiller " ce qu'elle ressent pour ne pas franchir mon seuil de tolérence et ne pas me faire souffrir. Je suis également capable de faire cela pour elle.

C'est possible qu'elle fasse quelques pas en arrière si elle ressent ton anxiété et qu'elle veut te rassurer.

Elle est néanmoins dans une position de compromis puisqu'elle te dit qu'en cas de relation suivie, elle veut de la tendresse et du partage au delà du sexe.

Cela signifie une chose, que ce qu'elle a ressenti avec cet homme lui a plu et que si ça se représente, elle veut ressentir ça à nouveau.

Inconnu
Dans ce contexte, vous semblez dire que cela ne fonctionnera pas, que la suite sera forcément différente. Je peux le lire mais dans ce cas, ou allons nous ?

Comme je disais, tu ne peux pas prévoir le futur.

Même dans un contexte monogame, rencontrer des gens c'est un risque de découvrir quelqu'un qui nous plaît, qui nous fascine, que l'on admire, que l'on désire et pour qui on développe des sentiments. Cela arrive tout le temps. Parfois les gens gardent ça pour eux et vivent avec la frustration de ne jamais concrétiser cette attirance. D'autres trompent leur partenaire. D'autres quittent leur partenaire.

Partager du sexe, une intimité, des fantasmes, une vulnérabilité, cela n'a rien d'anodin. Cela augmente les opportunités qu'un lien particulier se crée.

Faire ça avec des partenaires réguliers augmente encore le risque.

Vous pouvez faire du sexe avec des dizaines et dizaines de partenaires sans que ça change quoi que ce soit. Et parfois il suffit d'une personne pour que tout bascule.

Dans le milieu polyamoureux, on parle du "game changer". C'est la personne que l'on rencontre et qui va modifier les règles du jeu. C'est une image bien sûr, il ne va pas agir directement sur les règles que vous avez mises en place dans votre couple. Par contre, toutes les certitudes que vous aviez vont voler en éclat.

Il y a ce que te dit ta femme aujourd'hui. Peut-être que c'est exactement ce qu'elle pense. Peut-être qu'elle a une petite voix qui lui dit qu'elle aimerait plus de liberté mais que ce n'est pas raisonnable. Peut-être qu'elle se met dans le déni de ce qu'elle veut vraiment.

Quoi qu'il en soit, ça ne vaut que pour aujourd'hui et ce n'est pas immuable.

Je pense que tu dois de toute façon te préparer à ce que ça change avec le temps.

Inconnu
Pour les personnes l'ayant vécu, dois-je me forcer à vivre quelque chose que je ne souhaite pas au plus profond de moi même ?

En ce qui me concerne, j'ai beaucoup forcé mais j'étais au moins philosophiquement en accord avec le couple libre et le polyamour. J'avais donc un objectif même si cela impliquait de me faire violence.

J'étais si jaloux et possessif que ça pouvait sembler une démarche complètement absurde et suicidaire.

J'en ai chié, c'était éprouvant, ça peut l'être encore parfois mais le chemin parcouru est incroyable et je ne regrette rien. J'aurais voulu que ça arrive plus tôt dans ma vie.

Ça c'est mon expérience.

Je pense qu'il faut le vouloir et être motivé. Si tu es dans la résistance et que tu y vas parce que tu te sens obligé, ce sera encore plus difficile et je doute que tu tiennes sur la durée.

Il faut le vouloir car c'est un gros travail de déconstruction de la monogamie, un apprentissage du polyamour, un travail sur soi, sur ses insécurités, un travail de communication dans le couple aussi.

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Discussion : Cette relation est elle viable ?

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Topper

le lundi 08 janvier 2024 à 22h51

Topper
Les règles que tu as mis en place te permettent d'avoir du temps pour te préparer à l'étape qui suit, à savoir qu'elle vive une relation polyamoureuse.

Tu ne sauras pas pour autant si ça arrivera et de combien de temps tu disposeras.

Je pense qu'il faut déjà être suffisamment prêt à envisager les conséquences les moins confortables.

Si à l'inverse, on sait que dans ce cas là on va droit dans le mur, il est plus sage de ne pas laisser la possibilité que ça arrive. Cela me paraît casse-gueule de compter uniquement sur l'éventualité que ça n'arrivera jamais. Je pense alors qu'il vaut mieux tuer dans l'oeuf cette histoire naissante plutôt que quand des sentiments forts ce seront installés.

Si tu en viens à briser cette histoire une fois qu'elle aura pris de l'ampleur, cela provoquera possiblement des dégâts conséquents pour elle et lui, mais aussi pour votre couple.

Je rajoute que tu n'as pas à culpabiliser de ne pas être prêt, ne pas pouvoir ou même ne pas vouloir une relation polyamoureuse. Tu peux vouloir une vie monogame, avec une non-exclusivité sexuelle comme vous l'aviez prévu initialement. Tu as le droit de ne pas vouloir plus que ça pour le moment. Ça ne vous empêcherait pas d'être heureux.

Ça ne ferme pas la porte définitivement au polyamour. Laissez-vous du temps. Prenez confiance en votre couple. Informez-vous sur le sujet avant de vous lancer si vous souhaitez vivre cette aventure.

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Discussion : Besoin de comprendre

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Topper

le lundi 08 janvier 2024 à 20h38

Inconnu
"En lui demandant de ne pas laisser les papillons dans le ventre l'empêcher d'avoir la tête sur les épaules." - êtes vous capables de développer cela ? Je saisi plus ou moins le sens mais le développement m'intéresse.

Je me permets de répondre à la place de @Siestacorta. Dans le milieu polyamoureux, on a l'habitude de parler de NRE (ou ENR pour Énergie de la Nouvelle Relation). Ce n'est pas propre au polyamour mais on en parle beaucoup dans ce cadre là car c'est une période connue pour être difficile à gérer, en particulier pour les personnes qui ne sont pas dans la relation concernée.

La NRE est un état d'euphorie et de bien être dû à la découverte de l'autre. Cela peut durer quelques semaines ou plusieurs mois. On peut aussi appeler ça la passion des débuts.

Durant cette période, les gens ont tendance être très égocentrés, à consacrer énormément de temps et énergie à la nouvelle relation, et prendre de mauvaises décisions. Dans des cas extrêmes, ils peuvent se désintéresser de tout ce qui compose leur vie habituelle (partenaires historiques, famille, vie professionnelle, amis, hobbies).

C'est bien d'en avoir conscience pour être attentif à ses propres comportements et s'auto-modérer. Il convient aussi de dire à l'autre qu'il ou elle se laisse emporter par sa NRE et doit faire attention à ça.

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Discussion : Cette relation est elle viable ?

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Topper

le lundi 08 janvier 2024 à 17h38

Inconnu
Je suis prêt a ouvrir mon coeur et mon ame, a vouloir le bonheur de tous, mais je ne suis pas capable de passé une soirée seul chez moi à m'occuper des enfants pendant que j'imagine ma femme qui couche avec cet homme sans que nous partagions de plaisir à cet instant. Je ne comprends pas, j'ai éssayé, mais j'en fais des crises de panique.

Siestacorta
Bon bref là c'est probablement ma faute si je comprends pas.

Je pense que le problème est le suivant :

D'un côté, il y a le sexe partagé en couple. Les autres personnes participantes sont interchangeables. Elles sont objectifiées. Ce qui donne un intérêt à l'expérience est le vécu d'une situation ou d'un fantasme, et le fait que ce soit partagé. L'autre partenaire participe directement ou indirectement.

De l'autre, il s'agit d'un attrait spécifique pour la personne. L'autre n'est pas un inconnu. Il y a une attirance et un désir qui donne envie de sexe avec cette personne. En outre, la connexion lors de l'acte est beaucoup plus émotionnelle.

On peut être à l'aise avec l'un mais pas avec l'autre car on réserve cette intimité au couple.

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