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Discussion : Ouverture débutante d'une relation monogame
Topper
le mardi 06 janvier 2026 à 14h49
Bonjour @Sepharis,
Sepharis
J’essaie désormais de me rappeler l’essentiel : ne pas me demander si je suis “poly” ou “mono”, ou si je veux l'être, mais expérimenter et aimer.
Selon-moi n'y a pas à se torturer avec ça. Je n'aime pas l'idée qu'il y ait de bon ou mauvais poly ou qu'il y ait un poly légitime ou non.
Il y a une définition claire. Pour moi, si philosophiquement tu adhères à la pensée poly et que tu mets des actions en oeuvre pour adopter ce mode relationnel, tu es poly. Si tu multiplies les partenaires en gardant ton mode de pensée et tes mécanismes monogames, tu n'es pas poly.
Il y a forcément une période de transition durant laquelle la pratique se confronte à une construction monogame. Ce n'est pas évident. On peut se considérer incompétent mais ça n'a rien de définitif. Cela ne fait pas non plus que l'on est pas poly puisque la transparence, et la non-exclusivité sexuelle et amoureuse n'est plus en vigueur.
Sepharis
Je me suis demandé si je devais changer quelque chose dans ma manière d’être avec elle : ne plus la penser comme “l’unique”, adopter une vision plus rationnelle. Mais pourquoi faudrait-il changer cela ? Est-ce qu’une ouverture implique forcément de renoncer à cette façon d’aimer ?
Oui. C'est forcément quelque chose à changer dans ta considération de la relation. Tu n'es plus l'unique. Elle n'est plus l'unique pour toi. Cette vision romantisée du couple est très fragile lorsqu'on la met face à la réalité. L'unique depuis quand ? Pour combien de temps ? Est-ce que durant une vie de couple il ne peut pas y avoir des coups de coeurs ? D'autres personnes que le ou la conjointe qui occupent les pensées ? Le plus important est d'être heureux ensemble le temps que ça dure ou le plus important est d'être ensemble même si l'on est malheureux ?
Il faut aussi se rendre compte en tant que monogame, que l'on peut avoir cette perception de l'unique ou de l'âme-soeur à chaque nouvelle histoire. Ainsi ce caractère spécial est totalement annihilé par la relation suivante qui prend le même statut. Est-ce que le ressenti lors de la relation précédente était faux pour autant ? Non. En règle générale, les gens s'imaginent sincèrement être tout pour l'autre et inversement et que ça durera jusqu'à la fin. Pourtant, c'est une illusion. Il suffit de regarder autour de soi.
Même en rejetant cette sacralisation de la relation, le caractère unique de celle-ci perdure d'une autre manière. La complexité d'une personne est telle qu'elle est unique et le lien que tu crées avec elle l'est tout autant. C'est concret et c'est ce qu'il faut valoriser.
Sepharis
Il y a cette peur de perdre le caractère “sacré” de notre relation intime.
Je comprends cette peur. C'est assez naturel lorsque l'on sort de la monogamie. Dans ce mode relationnel, la sexualité est sacralisée. On y met une symbolique extraordinaire. Forcément, puisqu'il n'est possible de s'adonner au sexe qu'avec une seule personne.
Pourtant, le sexe est la rencontre intime de deux personnes qui ont chacune leur histoire, leur personnalité, leurs fantasmes, leur sensibilité, leur façon de prendre du plaisir. On peut ajouter à cela la représentation que l'on se fait de la personne, puis le lien émotionnel. Ainsi ce lien physique, issu de ce qu'on apporte et ce que l'autre apporte, est chaque fois unique.
De ce fait, le sexe avec une personne ne remplace pas le sexe avec une autre. C'est moins flagrant lorsqu'on est monogame car la temporalité n'est pas la même mais on peut néanmoins se rendre compte (expérience mise à part) que le sexe est toujours différent d'un partenaire à l'autre.
Si ta compagne partage du sexe avec Quentin, cela n'aura rien à voir avec Anthony, et rien à voir avec toi.
C'est quelque chose qu'il est difficile à concevoir lorsqu'on ne le pratique pas. C'est pourquoi ça peut être très difficile lorsqu'un couple s'ouvre et une des deux personnes a du mal à faire des rencontres alors que l'autre est déjà engagée dans une histoire. Expérimenter soi-même que faire du sexe avec Sophie a beau être génial, cela ne remplace pas le sexe avec sa conjointe. Se rendre compte de ça aide à relativiser que celle-ci puisse avoir d'autres partenaires sexuels.
Sepharis
Notre histoire à ce niveau a été tellement complexe et l’intimité est tellement difficile pour elle, que j’ai parfois l’impression que, si elle parvenait à vivre quelque chose avec un autre homme, elle pourrait m’oublier, que “il” deviendrait “l’élu”, et qu’elle partirait avec.
Considérer qu'un homme deviendrait "l'élu" uniquement grâce au sexe et qu'elle te quitterait pour ça, c'est donner bien peu de valeur à tout ce que représente votre relation. C'est aussi très réducteur sur ce que ta compagne considère comme important dans une relation.
En outre, elle dit rechercher en priorité une connexion émotionnelle, alors que dans ton cas la priorité est axée sur du sexe avec une dynamique de domination. Ne penses-tu pas qu'elle devrait être bien plus inquiète que toi en ce qui concerne la qualité de la sexualité avec une autre personne ?
C'est moins le cas aujourd'hui, mais ma compagne rencontrait beaucoup d'hommes. Disons que c'était par période. Quand elle me parlait de ses multiples rencontres, j'ai réalisé que je devais faire le deuil d'une phase passionnelle dans laquelle j'étais resté figé dans ma tête. Elle ne peut plus vivre avec moi ce qu'elle vit avec d'autres. Plus jamais il y aura ce premier contact physique, le premier baiser, la découverte du corps, de l'odeur, de la peau, de la façon de se mouvoir. Il n'y aura plus ce premier frisson, cette première étreinte, cette vulnérabilité. C'est excitant et grisant.
Cela a débloqué quelque chose de réaliser ça. Ce ne sont pas ces autres hommes qui me retirent ça. C'était déjà plus là, plus possible. Notre relation en est à un autre stade. C'est quelque chose que je ne suis plus en mesure de lui apporter. Je ne serais jamais ce nouvel homme.
Et c'est pareil pour le reste. Tout ce qui peut l'attirer chez l'un ou chez l'autre, je ne serai jamais ça. Je ne serai jamais ce jeune homme soumis. Je ne serai jamais cet homme beaucoup plus âgé avec de l'embonpoint. Je ne serai jamais cet homme avec qui elle n'a échangé aucun mot. Je ne serai jamais cet homme qu'elle a rencontré dans une voiture. Je ne serai jamais cet homme très grand et massif. Je ne serai jamais cette femme.
Je serai toujours celui qu'elle a rencontré à 20 ans, avec qui elle a eu un enfant, qui l'accompagne au quotidien, qui lui permet de vivre toutes les histoires qu'elle a envie de vivre. Cette place, aucune autre personne ne pourra l'avoir car elle est unique.
Sepharis
Mais comment savoir quand nous sommes prêts ?
Vous ne serez jamais parfaitement préparés. Et c'est pour tout le monde pareil. Vous avez discuté longuement de vos peurs, vos règles, vos envies. Il n'y a rien d'autre à faire.
Ensuite, c'est le grand saut. Pour moi, c'est principalement une histoire de confiance en la personne qui nous accompagne dans cette aventure.
L'apprentissage ne peut se faire que par la pratique.
C'est comme apprendre le code de la route. Vous ne saurez pas conduire même si vous étudiez le code de la route pendant 5 ans. A un moment donné, il faut prendre le volant et appuyer sur l'accélérateur. De la même manière, vous pouvez commencer doucement pour ne pas finir dans le fossé.
Discussion : Ouverture débutante d'une relation monogame
Topper
le lundi 05 janvier 2026 à 13h07
Ame-lune
Une autre question me vient, elle concerne la gestion de la jalousie. Mon mari est plus enclin à ressentir ce sentiment vis-à-vis de mon ouverture. Cela vient parfois en bouffées d'angoisse. Nous travaillons sur les générateurs, notamment en thérapie, mais cela reste difficile. Avez-vous des conseils?
Conseils d'urgence :
- Prendre des respirations lentes et profondes. Si c'est possible, marcher, faire un tour dehors. Ou alors avoir une activité manuelle ou physique (le ménage n'a jamais été aussi bien fait que quand je devais gérer ma jalousie).
- Accepter la sensation physique désagréable, la ressentir pleinement et se détendre pour la laisser partir. Il faut le vivre comme quelque chose qui n'est que passager.
- Prévoir quelqu'un à qui se confier ou pour simplement s'occuper la tête à autre chose.
Conseils à long terme :
- Déconstruire la monogamie et la représentation du couple, notamment en ce qui concerne la propriété de l'autre. Accepter que l'autre nous appartient pas et est libre. La captivité obtenue par le contrat monogame est relative et illusoire. Même dans ce cadre, les gens peuvent tromper leur partenaire et le quitter à tout moment. C'est un très long travail. Il ne suffit pas de se dire que "la propriété c'est nul, collectivisons les moyens de production et d'amour". On intègre énormément de façons de penser et mécanismes sans le savoir lors de notre construction. Cela influe sur toutes les réactions que l'on peut avoir. Déconstruire tout ça, ça prend du temps. Et quand on pense qu'on a fait le gros du boulot, il y en a encore. Il faut savoir être patient. Petit pas, par petit pas.
- Intégrer le fait qu'une personne ne remplace pas l'autre. Chacun a sa personnalité, ses qualités, ses défauts. Même la sexualité est singulière selon la personne avec qui on la partage.
- Apprendre à vivre et à se rassurer sans l'autre, en particulier chez les personnes fusionnelles et/ou qui ont une peur de l'abandon.
- Travailler à être une meilleure personne. En prenant conscience de ses propres lacunes et en faisant en sorte de les corriger, on améliore la confiance en soi. On réalise que l'on a de la valeur et que l'on mérite d'être aimé. Si notre partenaire s'éloigne ou nous quitte, c'est lui ou elle qui perd quelque chose.
- Intégrer le consentement à l'existence même de la relation : si l'autre veut partir, qu'il en soit ainsi. On doit valoriser l'envie de la personne d'être avec soi. Si elle devait rester par loyauté, obligation matérielle, devoir conjugale, pour les enfants, ce ne serait pas une relation désirable et qui mérite d'être poursuivie.
- Accepter la fin pour ne plus être dans l'angoisse qu'elle arrive. En se projetant dans une vie seul, on se prépare mentalement à cette perspective qui devient moins vertigineuse.
- Privilégier le bonheur de l'autre. Sans oublier ses propres besoins et envies, on doit avoir envie que l'autre soit heureux et épanoui même si ça passe par d'autres amours.
- Intégrer le fait que si l'autre est libre d'aller, venir (d'une relation à l'autre), partir, et qu'elle revient toujours, alors c'est la meilleure preuve d'amour et qu'elle se sent bien avec nous.
Ame-lune
Sommes-nous réellement moins sensibles avec le temps? j'ai personnellement l'impression que si tout se passe bien entre lui et sa relation, que je vois qu'il est heureux, qu'il respecte nos conditions, j'en viendrais à avoir un sentiment de reconnaissance envers elle, voire même à être capable de la rencontrer. Lui pas. La durée d'une potentielle relation lui fait peur. Il ne semble pas apaisé par la constance.
Non. Si on ne fait pas évoluer notre façon de penser, la jalousie perdurera indéfiniment. Même chose si on ne travaille pas sur ses insécurités.
Le temps qui passe peut avoir un effet apaisant car il peut faire en sorte qu'on réalise que la relation évolue mais que l'amour, l'affection, l'intérêt, le désir, perdure dans un contexte non-exclusif.
Ce dont tu parles (être heureux pour l'autre et reconnaissant qu'une autre personne rend notre partenaire heureux), c'est de la compersion. C'est souvent présentée comme l'opposé de la jalousie car conceptuellement, la jalousie est plutôt associée à de la défiance, de l'animosité ou de l'hostilité. Tandis que la compersion est associée à de la bienveillance et de la compréhension.
Toutefois ce n'est pas un curseur avec d'un côté la jalousie et la compersion. Il faut imaginer que chaque sentiment à son propre curseur et il est tout à fait possible de ressentir à la fois de la jalousie et de la compersion, ce qui est déroutant pour les personnes qui expérimentent ça. C'est aussi possible de passer de l'un à l'autre très rapidement en fonction des pensées qui nous traversent, ou selon notre humeur ou notre fatigue.
Comme la jalousie, la compersion ne se commande pas. C'est souvent considéré comme le graal chez les polyamoureux. Il est vrai que c'est très agréable et euphorisant à ressentir. Cela arrive sans prévenir (ou pas) et ça peut surprendre. Ce n'est pas nécessaire pour vivre le polyamour de manière épanouie.
Discussion : Ma femme en aime un autre après 19 ans passées ensemble.
Topper
le dimanche 04 janvier 2026 à 20h04
Perdu63
Et j'ai décidé aussi de...je ne peux pas dire aller voir ailleurs, mais en tout cas de sortir davantage et si une occasion se présente, et bien...de m'y intéresser, peut-être ? C'est quand même flou dans ma tête. Mais ce qui est sûr c'est que je ne veux pas être la troisième roue du carrosse, je ne veux pas non plus faire d'autres rencontres par vengeance. Je veux exister et je veux le faire debout, et pas à genoux.
Je trouve ton approche par rapport à ça réfléchie et saine.
Discussion : Ouverture débutante d'une relation monogame
Topper
le dimanche 04 janvier 2026 à 20h02
Bonjour @Ame-lune,
Déjà, vous semblez placer de bonnes bases pour ouvrir votre couple à l'exploration des relations multiples : vous analysez vos ressentis, vous réfléchissez à vos envies, vous communiquez et prenez votre temps.
Ame-lune
Je serais très preneuse de vos retours d’expérience, conseils ou mises en garde, notamment sur :
1. La gestion de la ‘NRE’ quand le couple de base est très fusionnel, et quand on sait que si on mène chacun une recherche de nouvelle relation (ce que nous devrons faire activement via des sites de rencontre), en tant que femme je serai beaucoup plus plébiscitée que lui à priori…
La NRE est par définition incontrôlable, mais avons-nous un certain contrôle sur son envahissement ? L’auto-discipline et l’amour du couple socle suffit-il ?
La NRE n'est pas incontrôlable. C'est un état émotionnel qui résulte de bouleversements chimiques dans le cerveau : euphorie, enthousiasme, énergie, plénitude, sérénité, attachement.
Ce n'est pas propre aux relations polyamoureuses. Les monogames expérimentent ça lors d'une nouvelle relation. Toutefois ce n'est pas un sujet, alors que ça en est un dans les relations polyamoureuses. Mal gérée, la NRE peut créer des bouleversements provoquant de sérieux dommages dans les relations préexistantes.
Là où c'est problématique c'est lorsqu'une personne est en pleine NRE et n'en a pas conscience. Comme elle ne sait pas que son état altère sa perception de la réalité, elle peut chercher à favoriser les situations qui lui provoquent du plaisir et alimentent la NRE.
Par exemple, ça va être la personne qui devient particulièrement égoïste, veut voir de plus en plus un nouveau partenaire à une fréquence totalement déraisonnable, elle va se détourner de sa vie conjugale et/ou familiale, ne supporte pas les critiques ou alertes qui pourraient entraver cette recherche de plaisir, perd patience quant aux souffrances d'autres partenaires, fuit les conflits. Il peut y avoir d'autres conséquences comme le manque de sommeil, perte d'appétit, difficultés à se concentrer dans le travail ou d'autres tâches de la vie quotidienne.
Cela passe par une idéalisation de la nouvelle relation car elle provoque beaucoup de bien. Elle fait voir ce qu'on a envie de voir et cache ce qu'on n'a pas envie de voir comme des comportements problématiques ou toxiques. Cela peut faire en sorte qu'on se projette exagérément dans une relation car on a le sentiment de très bien connaitre la nouvelle personne alors que ce n'est pas le cas.
En d'autres termes, ça peut faire prendre des choix complètement pourris alors qu'on baigne dans une réalité alternative.
Sachant ça, il n'est pas si compliqué de faire la part des choses entre ce qu'on ressent et la réalité. Ainsi, rien n'empêche de profiter de ce qui est agréable dans la NRE sans se laisser entrainer négativement. Enfin, être toujours à l'écoute des alertes de son ou ses partenaires historiques.
Ame-lune
2. L’ouverture avec des besoins émotionnels un peu différents
La non-exclusivité est sexuelle et émotionnelle. A partir de là, chacun va trouver dans d'autres relations des choses qui lui plaisent. Il n'est pas nécessaire que les deux membres d'un couple aient des relations similaires.
Par rapport à ça, il faut avoir conscience que selon les types de relations, cela peut demander des choses différentes. Par exemple, quelqu'un qui a une relation amoureuse très prenante va avoir des envies particulières comme des séjours plus long. Quelqu'un qui multiplie les relations légères aura peut être plus besoin de faire des rencontres et de temps de discussion pour se faire de nouvelles connexions.
Vous ne pouvez pas prévoir en avance ce que sera une rencontre. On rencontre une personne et on ne peut pas calquer une envie dessus. On peut s'accorder sur le fait que ce sera un plan-cul et ça donne une relation amoureuse très intense.
Notez que vos situations ne seront jamais équilibrées. C'est quelque chose que vous devrez accepter, en particulier pour ton conjoint qui aura bien plus de difficultés à faire des rencontres.
Ame-lune
3. Vos expériences et connaissance éventuelle des erreurs fréquentes à éviter dans ce type de configuration
Ayez conscience que vos règles sont faites à un moment précis avec le vous d'aujourd'hui. C'est à dire avec vos connaissances actuelles, vos insécurités et le contexte relationnel dans lequel vous vous trouvez.
Vous allez évoluer très rapidement et ce que vous pensez aujourd'hui et les règles que vous avez dictées vous paraitront complètement caduque.
Soyez donc souples et ayez conscience que la plupart de vos règles vont sauter ou changer.
Selon le rythme de chacun, cela pourrait être toujours la même personne qui va vouloir supprimer des règles tandis que l'autre sera en résistance. Il va falloir faire preuve à ce moment là de compréhension des deux côtés, sur l'envie de l'une à vouloir plus de liberté, et l'autre à vouloir ralentir au maximum les changements.
Les règles est quelque chose de très casse-gueule car chacun peut y mettre une symbolique particulière. Lorsqu'une règle est dictée elle répond aussi à des besoins et/ou des insécurités profondes. Une règle implique aussi une attention particulière à ce qu'elle soit respectée. Cela peut amener à des comportements de contrôle sur l'autre malsains.
Lorsqu'il n'y a pas de règles, il n'y a pas de risque de les enfreindre et donc pas de problèmes. Je ne dis pas de n'avoir aucune règle pour autant, mais gardez ça en tête. Car à l'inverse, multiplier les règles augmentera les frustrations tôt ou tard, les difficultés et les causes potentielles de trahison et de rupture de confiance.
Choisissez donc bien vos règles, demandez-vous pourquoi vous les dictez (cela vous protège de quoi ?), formulez-les correctement et de manière précise afin qu'elles soient parfaitement comprises, évitez les règles trop complexes ou soumises à interprétation.
Discussion : Ma femme en aime un autre après 19 ans passées ensemble.
Topper
le samedi 03 janvier 2026 à 15h16
Perdu63
Je lui ai demandé si elle voulait coucher avec lui, et elle m'a dit que ça serait la suite logique, sans répondre oui ou non.
Peut-être que c'est une mauvaise retranscription de la conversation mais elle ne répond pas à la question.
Ce n'est pas est-ce que vous allez coucher ensemble mais est-ce que tu veux. C'est simple comme question, facile d'y répondre et ne concerne que elle.
Admettons que la question soit plus générale et concerne la projection commune de coucher ensemble. Il n'y a pas de suite logique.
On ne choisit pas de développer des sentiments pour quelqu'un par contre on choisit ce qu'on en fait. Il n'y a absolument aucune nécessité d'être intime sexuellement et encore moins de suivre des étapes obligatoires.
C'est problématique à plein de niveaux, notamment l'écoute de ses envies et le consentement que ce soit le sien ou celui d'autrui.
En outre, si après s'embrasser le sexe est une suite logique, il serait intéressant de savoir qu'elle est la suite logique après le sexe.
Discussion : Violence, rejet, humiliation, trahison : comment un homme se perd… et cherche à se réparer (témoignage sans réserve)
Topper
le mardi 25 novembre 2025 à 10h23
Jojodabro
elle a d ailleurs eu un date il y a quelques jours, et je l ai bien vecu, j en ai profite pour passer du temps avec ma fille et elle a kiffe, et j etais serein
Tu as transformé un moment potentiellement difficile en te concentrant sur quelque chose de positif avec ta fille. Tu peux être fier de ça. Comme tu dis, il y a du chemin. Tu dois absolument t'attacher à ces petites victoires. Petit pas par petit pas.
Jojodabro
Je pense que @Topper a certaienement mis le doigt sur le bon point, j etais tellement bas dans ce qu un etre bon peut etre, que si elle avait vu d autres personnes, elle saurait le nase que j etais.. au lieu de m elever moi, je rabaisse les autres (mon pere faisait ca)
A la question "pourquoi tu vas chez le psy" la réponse est bien souvent "parce que mes parents n'y sont pas allé".
Jojodabro
Je recherche des temoignages, des conseils, des tips, meme des ouvrages, podcast ..
Tu peux écouter le podcast "Se sentir bien" d'Esther Taillifet qui peut t'aider à mieux gérer tes émotions, mieux communiquer et faire de l'introspection. Il faut écouter du tout début car il y a des notions qui sont utilisées par la suite.
Discussion : Violence, rejet, humiliation, trahison : comment un homme se perd… et cherche à se réparer (témoignage sans réserve)
Topper
le mardi 25 novembre 2025 à 10h12
Jojodabro
la fidelite est dans l esprit pour elle, pas dans le sexe
C'est une déformation typiquement monogame de ce que représente la fidélité. Dire que pour untel la fidélité c'est ci, et pour untel la fidélité c'est ça, n'a aucun sens.
La fidélité, c'est le respect du contrat moral conclut entre vous.
Si vous décidez d'être exclusifs sentimentalement, alimenter des sentiments amoureux envers quelqu'un d'autre, c'est être infidèle.
Si vous décidez d'être exclusifs sexuellement, avoir des interactions sexuelles avec quelqu'un d'autre, c'est être infidèle.
Si vous décidez que vous ne pouvez manger des choux de Bruxelles qu'ensemble, manger des choux de Bruxelles avec quelqu'un d'autre, c'est être infidèle.
C'est important de bien comprendre qu'être fidèle ou infidèle n'est pas une appréciation personnelle, ni lié à un ordre moral dicté par la société. Cela signifie trois choses :
- Vous définissez vous-même le cadre de ce qui est possible dans votre relation. Vous n'avez pas à vous baser sur ce qui est soi-disant acceptable ou moral, de ce que le voisin considère être fidèle ou non. Cela ne concerne que vous.
- Si vous êtes précis dans votre cadre, ce n'est pas soumis à interprétation. Vous n'avez pas à tenter d'imaginer selon ce que vous pensez de l'échelle de valeur de l'autre si vous êtes bien dans le cadre ou pas. Il n'y a pas non plus à avoir de considération personnelle du type "moi, je considère que ça c'est être fidèle" pour dépasser les limites fixées en ayant bonne conscience.
- Si vous avez plusieurs partenaires, le cadre peut être différent dans chaque relation et ce que représente la fidélité également.
Discussion : Monogame marié en dilemme
Topper
le lundi 24 novembre 2025 à 10h08
Bonjour @Roki,
J'arrive après la bataille mais je vais commenter pour apporter un autre point de vue par rapport à ce qui a été dit.
Pour commencer, tu ne rends pas ta femme malheureuse. Ta femme s'est mise dans une situation qui la rend malheureuse. C'est complètement différent et ça change drastiquement la manière de considérer les responsabilités de chacun.
Vous êtes un couple monogame, implicitement vous vous devez donc une exclusivité sexuelle et amoureuse, car c'est la règle normative du couple. C'est votre contrat moral.
En déviant des règles fondamentales de ce mode relationnel, ta femme souhaite, ni plus, ni moins, casser ce contrat. Ce n'est pas une faute. C'est un choix personnel tout à fait légitime. Il faut simplement garder en tête qu'il y a des conséquences, peu importe le choix qui est fait. Choisir, c'est renoncer.
Dans la vie d'un couple, il peut y avoir des divergences, des évolutions différentes, des choix de vie, qui font que la compatibilité initiale n'est plus. Dans ce cas, il y a deux possibilités : se séparer et que chacun suive ses aspirations, se forcer à rester ensemble et être malheureux à deux. C'est généralement la seconde possibilité qui est choisie, sous le prétexte de "oui mais on s'aime". Souvent cela cache aussi une dépendance affective, une dépendance financière ou matérielle, une peur de l'abandon, une peur du célibat, un manque de confiance en soi, un égo brisé, un sentiment d'échec, une dévalorisation sociale.
Il est possible que vous soyez à ce moment de votre relation. Il faut que vous preniez en considération la possibilité que vous ne soyez plus compatible, même si vous vous aimez encore (cela ne change rien).
Attention à une psychologisation de l'envie de non-monogamie. Elle a un passé difficile, soit. Cependant, des envies de liberté, de plaire, d'exploration, d'amour, ce n'est pas nécessairement une aspiration de personne abîmée par la vie. Ce n'est pas ce qui est explicitement dit, mais le raccourci peut être vite fait. Il ne faut pas attendre d'une thérapie que ça la remette dans le droit chemin de la monogamie.
Il me parait important de creuser ce qui motive ta femme dans le fait d'avoir d'autres relations. Est-ce que c'est une fuite de sa vie ? Est-ce qu'elle se sent enfermée dans le couple exclusif ? Est-ce qu'elle veut profiter de la vie de cette manière ? Selon les réponses, cela change radicalement l'approche à avoir de cette situation. Il y a déjà eu de l'adultère, et elle semble à l'aise avec l'idée d'avoir plusieurs relations, alors c'est possible que ce soit nécessaire à son épanouissement. Je crains que, si passé cette crise, vous enfouissez ça comme un petit problème mineur, ça ressorte tôt ou tard, éventuellement sous forme d'adultère car en prônant la transparence ça a été un échec.
Le fait que tu ne conçoives pas le fait d'avoir plusieurs amoureux soulève des questions intéressantes que tu peux travailler de ton côté. Est-ce que tu ne comprends pas comment c'est possible ? Est-ce que tu ne considères pas ça viable ? Est-ce que c'est simplement que tu n'as jamais vécu ça ? Est-ce que c'est immoral pour toi ? Pourquoi tu le conçois pas non plus pour ta femme ? Elle a sa propre perception des choses. Ce n'est pas à toi de juger de ce qu'elle peut penser ou non. Si vous n'êtes pas en accord sur vos valeurs, c'est peut-être un signe d'incompatibilité.
Je te conseillerais de beaucoup discuter de ce que vous ressentez, de vos frustrations et de vos envies dans la vie. Ecoutez vos points de vue, sans enjeux, réfléchissez, débattez.
Enfin, si vous vous dirigez vers la non-monogamie, tu dois en avoir envie, pour elle, pour toi. Si tu te forces pour ne pas la perdre, ça ne fonctionnera pas.
Discussion : Suis-je polyamoureux ?
Topper
le dimanche 23 novembre 2025 à 18h27
Tu l'as mise au courant de ta réflexion. C'est une première étape.
Sa réaction n'a rien de surprenant. Ça lui fait peur. Ce sont tous ses repères qui vacillent. Elle va possiblement passer par différents états émotionnels. Parfois sembler vouloir te dissuader, parfois être plus compréhensive.
C'est nouveau pour elle. A toi d'être patient et lui laisser le temps de digérer et surtout se projeter avec cette nouvelle donne.
Elle va pouvoir poser de nombreuses questions ou avoir des réflexions parfois pertinentes, parfois à côté de la plaque.
Comprends bien qu'elle n'est pas dans ta tête et ne comprends pas ce que tu ressens et ce que tu peux lui exprimer sera toujours en décalage avec ta réalité, comme ce qu'elle interprète.
Même chose pour toi. Tu n'es pas dans sa tête et ce qu'elle peut te dire vient de ce qu'elle ressent et une appréciation extérieure. Sois compréhensif par rapport à ça et ne t'offusque pas à la moindre contrariété.
N'en fais pas un sujet quotidien car cela risque d'être oppressant pour elle.
Laisse une porte ouverte si elle veut en parler.
Inclue la dans cette aventure, que ce ne soit pas ton aventure et elle qui s'adapte. Demande lui son avis sur chaque point. "Est-ce que c'est avoir une deuxième femme avec une relation aussi suivi que la nôtre ?" A cette question, tu pourrais lui demander ce qu'elle en penserait si c'était le cas, ou quelle formule lui conviendrait mieux, ou est-ce qu'elle voudrait elle profiter de cette liberté.
Si vous ne savez pas répondre à une question, dites "je vais réfléchir" et relancez le sujet un autre jour. Ne répondez pas n'importe quoi avec précipitation.
Discussion : Violence, rejet, humiliation, trahison : comment un homme se perd… et cherche à se réparer (témoignage sans réserve)
Topper
le samedi 15 novembre 2025 à 09h47
Bonjour @Jojodabro,
Tu peux consulter psychologue et psychiatre au Centre Médico-Psychologique (CMP) le plus proche de chez toi. C'est totalement gratuit. Par contre, la liste d'attente est longue. Tu auras un premier rendez-vous où tu expliqueras ta situation. On jugera alors du degré d'urgence pour te proposer un suivi plus ou moins rapidement. Cela peut être dans le mois qui suit, ou dans l'année. Cela dépend aussi de si d'autres patients libère leur créneau. Cela dépend aussi de ta disponibilité. Si tu peux te libérer en journée dans la semaine, cela facilite. Ce ne sont pas des sous-professionnels et à la différence du privé, ils ne sont pas là pour faire du fric. Je trouve que ça change pas mal le rapport humain dans le processus. Comme dans le privé, tu peux tomber sur une personne avec qui ça ne passera pas. Ce qui n'empêche pas de changer de psychologue si c'est le cas.
Maintenant, tu voulais un retour sincère : un psychologue parait effectivement une démarche nécessaire. Il est là pour remuer la merde sur ton passé et te faire te regarder dans le miroir. Tu sembles avoir déjà fait des liens entre ton enfance et la personne qui tu es devenue. Cela explique sans doute une partie du problème mais il y a probablement à creuser ailleurs. Par exemple, que tu en viens à dénigrer ta femme avec ton amante, cette dernière a une influence négative qui ne vient pas de tes parents. Il y a une composante patriarcale qui me parait assez marquée aussi.
Pour répondre à ta question : seul toi peut savoir pourquoi tu agis ainsi. J'ai ma petite idée selon ton récit, mais ce ne serait pas aidant. Si tu veux que ça débloque quelque chose chez toi, il faut que ce soit toi qui le réalise (et avec un psychologue ce sera pareil).
Comprendre le pourquoi, c'est une chose qui peux aider à casser des comportements conduits par des traumatismes passés. Cela peut aider à faire la "paix" avec le passé et amener à avoir des rapports sociaux plus sains.
La thérapie pose un diagnostique. Il n'y a pas de "réparation". Cela ne changera rien à la construction de ta personne.
Tu es une personne extrêmement toxique. Tu a l'air de comprendre aujourd'hui à quel point ton comportement est néfaste et irrespectueux. Tu es aussi égoïste car lorsqu'elle veut se séparer de ton emprise, tu la supplies de rester. Tu fais du chantage affectif alors que tu ne l'aimes pas comme tu devrais. Tu sais pertinemment que ta femme serait plus heureuse et respectée avec une autre personne que toi. Tu n'as pas à chercher très loin pour comprendre pourquoi tu vis mal le fait qu'elle relationne avec d'autres personnes. Tu as peur que ça révèle tous tes défauts et toutes tes lacunes. Alors tu l'écrases davantage pour réduire un peu plus sa confiance en elle, la culpabiliser, et que même le petit bonheur qu'elle peut s'octroyer loin de toi et sa vie de maman soit entaché. Tu fais tout pour la détruire, en toutes circonstances.
Donc oui, il arrivera forcément un moment, si ce n'est pas encore le cas, où elle se rendra compte que d'autres hommes sont gentils, respectueux (sincèrement), ne la manipulent pas, ne la méprisent pas, la chérissent, et veulent en premier lieu son bonheur et son épanouissement.
Avec toi en face, la barre peut difficilement être plus basse. Il ne tient qu'à toi de relever le niveau. T'es pas le seul à avoir eu une enfance pourrie, violente, toxique et des parents qui ne sont pas aimants. Tu es conscient de ce qui ne va pas dans ton comportement et ton mode de pensée. C'est déjà une bonne base pour changer.
Fais en sorte d'imaginer le conjoint et le père que tu veux être. Fais en sorte que ta femme et tes enfants apprécient ta compagnie. Adopte les comportements en conséquence. Refuse d'être celui que tu ne veux pas être. C'est une rigueur et contrôle que tu dois avoir. Tu dois supprimer totalement le mépris, l'humiliation, la manipulation, le mensonge, l'agressivité, la violence, etc. Je ne dis pas que c'est une évolution facile, d'autant plus que c'est un changement qui peut être long et en dent de scie.
Si tu opères ces changements, tu seras fier du chemin accompli, tu gagneras en confiance, tu sauras que ta femme ne rentre pas à la maison la boule au ventre, et ta jalousie s'effacera.
Discussion : Désamour
Topper
le jeudi 13 novembre 2025 à 13h00
Bonjour @Murgien,
La NRE n'est qu'un état émotionnel qui n'est pas relatif à ce que constitue la relation en elle-même.
Lors d'un début de relation, il y a forcément une projection plus ou moins exagérément positive par rapport à la réalité. C'est propre à n'importe quelle relation, monogame ou non.
Le cerveau fonctionne comme ça. Il a tendance à rechercher ce qui plait ou ce qui rapproche en premier lieu, et ignorer ce qui pourrait entraver l'attirance. Avec le temps, ce mécanisme s'efface, puis la personne apparait moins parfaite que ce qu'elle était imaginée. Certains défauts qui étaient bien présents au départ peuvent également apparaitre.
La NRE peut amplifier l'idéalisation de la relation. Ce qui peut rendre la dégringolade beaucoup plus sévère. C'est d'ailleurs assez courant qu'une fois la NRE passée, le lien se distende ou que les personnes se séparent.
De la même manière, le contexte relationnel, par exemple l'ouverture d'un couple monogame, peut ajouter une composante particulièrement excitante et euphorisante qui amplifie le sentiment de plaisir, de bonheur et d'amour. En réalité, ce n'est pas lié à la personne mais la situation et le sentiment de liberté et d'épanouissement que cela procure. Lorsque ce moment exceptionnel passe, la manière dont on considère la relation peut changer.
Il est tout à fait possible que pour toi, sortie de la situation initiale, cet homme, même sans défauts rédhibitoires apparents, ne suscite pas d'envie de passer du temps avec lui et développer la relation. Si ce n'est pas là, ça ne viendra pas par magie. Ce n'est pas grave. Cela arrive.
La meilleure chose à faire dans ce cas, est d'expliquer clairement et rapidement ce qu'il en est pour toi et que tu souhaites mettre un terme à la relation. Si tu ne fais pas ça, tu vas maintenir l'autre dans l'illusion que votre histoire peut continuer ainsi. Cela l'empêche aussi de clôturer cette histoire et utiliser son énergie à aller vers d'autres personnes.
Discussion : Concours de la réplique la plus naze/torchée du cinéma
Topper
le mardi 11 novembre 2025 à 19h45
Kuroneko
"Tu dis ça parce que t'es en colère."
Siestacorta
tu dis ça parce que t'es énervé
Ça vient de quel film ?
Discussion : Suis-je polyamoureux ?
Topper
le mardi 11 novembre 2025 à 09h44
Caellan
Il est légitime de vouloir comprendre et se renseigner d'abord mais avancer sur le chemin des relations multiples sans que ta compagne soit au courant et d'accord pour le faire n'entre pas dans un schéma polyamoureux.
Je rajouterais à ce sujet que d'intégrer l'autre dans ce processus de réflexion, même avant que la moindre décision soit prise, est un avantage certain sur le succès futur d'un tel changement.
Le fait de faire ce chemin seul, résulte de plusieurs peurs, notamment celle d'être jugé, ou celle de perdre le contrôle sur la situation.
Pourtant, en parler, y réfléchir ensemble, n'engage à rien. Cela ne veut pas dire que ça doit se faire et à cette étape, c'est toujours possible de revenir en arrière (ce qui est moins vrai ensuite).
Plusieurs avantages...
Réfléchir et échanger à deux, c'est beaucoup plus constructif que faire ça seul dans son coin où on a toutes les chances d'arriver à des conclusions foireuses.
Il est aussi précieux de découvrir comment elle voit le couple, ce qui est important pour elle, ce à quoi elle aspire dans le futur, ce qui peut la faire flipper. Dans les couples longue durée, on a tendance à croire que l'on connaît très bien l'autre. On se base souvent sur des choses dites à une époque révolue. Notre image de l'autre est sujette à interprétation et a toutes les chances d'être obsolète.
On voit souvent des personnes ici dire "je pense que ma femme serait (pas) d'accord", ben pense pas et demande.
Ta partenaire de vie est aussi censée être la personne qui te connaît le mieux. Elle a donc un regard forcément intéressant sur ta capacité ou non de prendre soin de plusieurs relations en même temps, si tu dois absolument travailler certaines choses pour y arriver, etc.
Aussi, ta partenaire de vie sera directement impactée au quotidien et il ne s'agit pas uniquement de jalousie et d'aller partager du sexe avec une autre femme. Une relation occupe du temps et bien supérieur au temps passé ensemble. Cela fait du temps en moins à la maison. Du temps de qualité de couple en moins. Du temps de charge ménagère prise en charge en moins. Elle a donc son avis à donner sur le sujet et comment cela peut être compensé.
Enfin, c'est récurrent dans les témoignages, lorsqu'une personne d'un couple fait ce processus de réflexion seul, lorsque la décision tombe, c'est un choc violent pour l'autre. Pendant que l'un a eu des mois pour se faire à l'idée, se renseigner, déconstruire des choses, pour l'autre ça lui tombe dessus du jour au lendemain. Il ou elle doit rattraper son retard dans un contexte d'urgence qui est loin d'être favorable où se mêle panique et perte de repères.
Discussion : Polyamour et ambivalence
Topper
le lundi 03 novembre 2025 à 14h40
Bonjour @Ma_douce_de_nuit,
Ma_douce_de_nuit
Comment gérer le fait que l’autre ne donne plus de nouvelles du jour au lendemain, puis revienne ensuite ? Est-ce le signe d’une relation saine ?
Pour moi, c'est le signe de rien du tout. Il n'y a pas un comportement qui serait sain et un comportement qui serait malsain. Tout dépend des circonstances : c'est à dire la dynamique habituelle de la relation, ce qui est convenu et les évènements ponctuels qui peuvent survenir.
Si le don et la prise de nouvelles régulières n'est pas une obligation dans la relation, alors ce n'est pas censé être un problème. Dans le cas inverse, alors le fait que cela s'arrête par moment peut être source d'inquiétude, d'incompréhension, d'angoisse, d'insécurité.
Encore faut-il exprimer clairement ses besoins en la matière. Evidemment, on ne peut pas anticiper toutes les situations. Lorsque des difficultés surviennent, c'est l'occasion d'en discuter et d'adapter le fonctionnement relationnel.
Il faut garder en tête que ce n'est pas parce qu'un comportement parait logique, évident et naturel, qu'il en est de même pour l'autre personne qui a forcément une perception différente.
Si il y a des comportements qui dérangent, il faut l'exprimer afin de faire évoluer cet aspect dans la relation. Si l'autre ne souhaite opérer aucun changement, il faut alors se questionner si c'est acceptable pour soi (éventuellement adapter sa propre implication) ou rendre à l'évidence qu'il y a une incompatibilité.
Discussion : Perdu dans cette vie
Topper
le lundi 27 octobre 2025 à 17h33
Aki
@Topper : c'est peut-être un préjugé de ma part, mais je pense que, pour une femme, "obtenir du sexe sans rencontres ni discussions" ça n'est pas très compliqué de nos jours.
Cela dépend de ce qu'on entend par "pas très compliqué".
On a tendance à comparer ça aux hommes et donc cela parait facile pour les femmes.
Si tu es une femme et que tu vas dans des lieux où la sexualité se pratique librement (clubs échangistes, lieux de cruising et d'exhibition), tu peux effectivement pratiquer des activités sexuelles facilement. Par contre, tu es soumise au tout-venant ce qui n'est pas forcément gage de qualité ou de sécurité. Si cela correspond à un fantasme alors ça peut très bien faire l'affaire. Dans le cas contraire, ça risque d'être rapidement lassant et pas du tout épanouissant. Il y a éventuellement les évènements sexpo qui peuvent être un moyen de pratiquer avec une attention particulière sur le consentement. L'organisation est néanmoins contraignante et il faut apprécier le sexe de groupe.
Dès lors que tu veux faire simplement du sexe à deux dans un endroit privé, il faut passer par de la rencontre aussi furtive soit-elle. Entre les plans annulés à la dernière minute (fantasmeurs, infidèles) et les hommes qui n'ont que faire de tes envies, de ton plaisir ou ton consentement, tu deviens fatalement de plus en plus sélective. Cela demande beaucoup de temps et d'énergie, ce qui devient rapidement disproportionné pour un coup d'un soir.
Non seulement tu en viens à discuter de plus en plus pour connaitre la personne et savoir à qui tu as affaire et donc créer un lien, mais en plus qu'en tu en choppes un qui vaut le coup, tu n'as pas envie de le laisser filer et repartir dans le processus de recherche d'un mec potable.
Il suffit de demander aux femmes qui souhaitent faire des rencontres avec le minimum d'attente et en ayant pas plus d'ambition que du sexe, même dans ce cas, elles disent toute la même chose : le tri à faire est énorme et c'est pas l'assurance de passer un bon moment.
Discussion : Relation polyamour non consenti
Topper
le vendredi 17 octobre 2025 à 09h35
Bonjour @Ilevenuss,
Est-ce que ton sentiment est exagéré ? Difficile à dire comme ça. On ne sait pas comment s'articule vraiment votre relation, le niveau d'implication dans la vie de l'autre, ce que vous partagez de votre vie, le lien que vous avez, etc.
Tu dis que votre relation pourrait s'apparenter à du sex-friend. Cela n'a même pas l'air d'être très défini et clair dans ta tête. Comme c'est présenté ça a l'air d'être quelque chose de flou, comme le cadre de cette relation.
Un problème récurrent des relations de type sex-friend, c'est que c'est le plus souvent un mode relationnel en marge de la monogamie avec un contrat moral implicite mais qui n'est absolument pas discuté. Si il n'y a pas de cadre, de limites exprimées, de discussions sur ce que la relation implique ou pas, chacun navigue en fonction de sa propre perception de ce qu'est une relation sex-friend et ses envies. Cette absence de contours clairs peut donner des décalages, des incompréhensions ou des glissements vers de l'attachement ou des sentiments amoureux qui dépassent largement les attentes initiales.
Peut-être qu'il estimait que sachant que vous ayez tout deux d'autres relations, que vous êtes libre de relationner avec qui vous voulez, ça ne poserait pas de problème. Tu n'as même pas l'air certaine de ce que représente cette relation entre lui et sa meilleure amie. Peut-être que ce dont tu as été témoin n'était pas quelque chose de prémédité ?
Quoi qu'il en soit, est-ce qu'il aurait pu te prévenir ? Oui, dans tous les cas cela aurait été prévenant. Est-ce qu'il aurait dû te prévenir ? Non, cela dépend du cadre qui a été mis en place dans votre relation, et si il n'y en a pas c'est "non".
Attention au réflexe d'attendre de l'autre des comportements et réactions qu'on aurait eu soi-même dans la même situation, et mal réagir lorsque ce n'est pas le cas.
L'autre n'est pas dans votre tête, n'a pas la même perception que vous, n'a pas la même sensibilité, n'a pas la même histoire, n'a pas les mêmes fonctionnements, les mêmes raisonnements, n'a pas la même échelle de valeurs sur ce qui est acceptable ou non.
Vous devez communiquer pour (faire) comprendre comment vous ressentez les choses, vos limites et vous accorder.
Discussion : Perdu dans cette vie
Topper
le mercredi 15 octobre 2025 à 09h51
Il y a des personnes qui ne se sont jamais senties monogames et qui sont allées naturellement vers le polyamour pour organiser leur vie amoureuse et sexuelle.
Il y a des personnes monogames qui découvrent le polyamour et trouvent que c'est plus en accord avec leurs convictions que la monogamie. Elles décident alors de changer de mode relationnel.
Il y a des personnes monogames qui trompent leur partenaire de vie (ou qui ne sont pas loin de le faire) et qui trouvent dans le polyamour une possibilité de légitimiser leurs désirs. En outre, la dimension amoureuse rend l'envie sexuelle extérieure plus recevable.
Il y a des personnes monogames qui veulent assouvir uniquement des envies sexuelles et qui ouvrent le couple dans ce cadre. Elles font du libertinage, en s'assurant qu'il n'y aura pas de sentiments amoureux. Parfois la rigueur fait que cela reste dans ce cadre, parfois les sentiments amoureux s'en mêlent et c'est le drame. Vient alors la question du polyamour dans un contexte de consentement forcé.
Je serais curieux de savoir comment ta femme imagine obtenir du sexe sans rencontres et discussions.
Discussion : Perdu dans cette vie
Topper
le lundi 13 octobre 2025 à 19h59
Ce qu'il faut comprendre @Cendre10, c'est qu'il faut être philosophiquement en accord avec le polyamour. Si tu trouves que l'idée de deux personnes qui s'aiment et se font suffisamment confiance pour permettre à l'autre de développer d'autres relations de tous type c'est chouette, alors c'est de bonne augure.
Cela ne t'oblige à rien. Tu peux tout à fait ne pas vouloir d'autres relations. Tu peux également avoir des types de relations complètement différentes de celles de ta femme. Il est aussi possible que vous ayez des rythmes différents.
Aujourd'hui, ce n'est pas surprenant que tu ne te voies pas vivre d'autres histoires. C'est quelque chose de très classique alors que tu te sens très insécurisé dans ton couple. Faire des rencontres, cela implique une certaine vulnérabilité. Il vaut mieux se sentir un peu serein dans son couple pour faire cette démarche.
Comme dit @Caellan, il y a des polyacceptants qui vivent très bien les choses. Pour certaines personnes, cela retire une pression dans le couple car le ou la partenaire peut combler certaines choses en dehors du couple au lieu de faire reposer tous ses besoins sur l'autre.
Cendre10
Est ce vraiment dangereux pour notre couple si j'accepte que elle soit libre ?
C'est une possibilité. Il y a forcément une prise de risque. C'est pourquoi il est important de faire en sorte que le couple fonctionne bien notamment au niveau de la communication, et si il y a des problèmes, il est primordial de travailler dessus.
Si elle est bien avec toi, et qu'en même temps elle est libre de voir qui elle veut, est-ce qu'elle aurait vraiment une raison de te quitter ? Si finalement cela arrive, est-ce que tu voudrais forcer quelqu'un qui ne veut pas être avec toi à être avec toi ?
Ton questionnement peut aussi être prise autrement : si elle veut absolument être libre et que tu refuses, c'est très dangereux pour votre couple, et ça c'est une certitude.
Discussion : Perdu dans cette vie
Topper
le samedi 11 octobre 2025 à 19h15
Bonjour @Cendre10,
C'est normal que tu angoisses. Tu as le sentiment que tout t'échappe et tes repères habituels de stabilité et de sécurité s'effondrent.
Dans un tel contexte, ce n'est pas surprenant que cela impacte ta sexualité. Cela ne s'accorde pas bien avec la pression, le stress, la fatigue et l'angoisse. Cependant, je ne vois pas l'intérêt d'une sexologue à moins que tu aies eu des problèmes antérieure à cette envie d'ouverture de ta femme.
Si vous voulez une aide extérieure, je privilégierais plutôt un-e thérapeute de couple, que vous présentiez la situation actuelle en disant que l'objectif n'est pas d'aller à l'encontre de l'envie de ta femme. Beaucoup de professionnels seraient tentés de dissuader à l'ouverture du couple pour supprimer le problème.
Selon-moi, cela ne ferait que retarder la difficulté et potentiellement provoquer à plus ou moins long terme la rupture définitive en niant l'envie (voire le besoin) de ta femme qui ne disparaitrait pas pour autant.
Il faut comprendre que sa vie monogame actuelle ne lui convient plus à cette étape de sa vie. Son envie de polyamour est tout de même une manière de concilier une certaine liberté tout en gardant sa vie d'avant sans tout jeter. Je pense qu'il faut considérer ça comme une alternative plus positive qu'une simple séparation.
L'idée d'une thérapie de couple serait de comprendre les besoins de chacun, les frustrations, les envies et comment améliorer la communication pour que vous arriviez à vous exprimer sans l'aide d'un tiers. Ce n'est pas absolument nécessaire mais probablement plus efficace que de faire ce travail seuls si il y a eu beaucoup de non-dits au cours des 24 ans.
Si il y a des lacunes et des problématiques à régler, il est préférable de commencer à travailler là dessus pour partir sur une base saine et sécurisante. Si votre couple ne fonctionne pas bien, il faut comprendre pourquoi et corriger ce qui peut l'être. Dans le cas contraire, l'ouverture du couple risque d'accentuer le poids des problématiques que vous rencontrez.
Tu peux rassurer ta femme sur le fait que tu prends sa demande très au sérieux, que tu as envie que cela se passe dans les meilleurs conditions pour elle et pour toi, et que cela te demande du temps pour te faire à l'idée et cheminer sur le sujet.
Bien entendu, ces conseils ne valent que si tu as envie de faire évoluer ton couple dans ce sens. Cela signifie au moins que (en mettant de côté tes angoisses) tu trouves l'idée que chacun puisse développer d'autres relations séduisante.
Dans le cas contraire, si tu es complètement hostile à cette idée, il est alors sans doute préférable de ne pas forcer les choses. Cela pourrait vous abimer durablement l'un et l'autre.
Discussion : Amour et ménage à trois caché depuis 10 ans...
Topper
le jeudi 18 septembre 2025 à 10h48
Bonjour @Rose_Pivoine,
Rose_Pivoine
J'aime mon copain, profondément, nous avons traversé tant de choses et sommes une véritable équipe complémentaire. On partage tellement de choses.
On a la fâcheuse tendance à prendre l'amour comme élément déterminant pour justifier une relation. Aimer quelqu'un n'est pas suffisant pour faire une relation heureuse. L'affection et le lien construit pendant 13 ans, quasiment la moitié de ta vie, non plus.
Ce sont des choses qui donnent une importance à cette histoire et qui pèsent dans la balance lorsqu'il s'agit de faire un choix concernant la poursuite de la relation. Attention toutefois à ne pas donner trop de poids à ces arguments.
Comme tu dis...
Rose_Pivoine
J'ai fait mille efforts pour le soutenir mais me suis abîmée et oubliée... Mes proches m'ont vue m'éteindre et m'épuiser, pourtant par amour je supportais tout, j'aimais notre relation. J'ai parfois pensé à partir, que je ne l'aimais plus, mais suis restée.
Pour résumer, par amour tu t'es rendue malheureuse. Pire, pourtant consciente que tu étais au bout de ce que tu pouvais supporter, par amour, tu as persévéré.
Ce n'est pas une critique personnelle. Comme je disais plus haut, on a généralement tous tendance à mettre l'amour au-dessus de tout. J'appuie là dessus pour mettre en évidence ce que l'on peut justifier et endurer uniquement par amour, et à quel point ça peut être néfaste pour soi et une mauvaise façon de considérer une relation.
La formule "j'aimais notre relation" m'a fait tiquer. Est-ce que tu aimais vraiment votre relation (tu t'épanouissais dedans), ou tu aimais l'image que donnait ta relation ?
Rose_Pivoine
Mais il veut des enfants, je ne veux pas, et il aime le business, qui moi m'épuise.
Voici des éléments pertinents pour juger de si vous devez continuer votre histoire ou non. Sur ces deux points, la famille et le travail, qui sont centraux dans la vie quotidienne et une relation, vous ne vous accordez pas. Non seulement tu ne veux pas d'enfants, mais j'imagine que si il est à fond focalisé sur son travail, les enfants seront à ta charge. Je suppose d'ailleurs que durant ces nombreuses années à le soutenir, tu devais être une éponge à émotions, et avoir la charge mentale du couple.
De ce que je comprends, il n'est pas disposé à changer d'activité professionnelle et il semblerait que tu as déjà donné, que c'est quelque chose qui te bouffe et que tu ne veux plus vivre.
Pour moi, vous êtes incompatibles.
Pour enfoncer le clou, ce qui a rendu la situation supportable durant ces années, c'est grâce à la présence de cet autre homme qui t'a apporté un équilibre. Un équilibre précaire tout de même. Il a l'air d'avoir surtout permis d'éviter un effondrement. Or, il ne supporte plus non plus cette situation (pour d'autres raisons) et a décidé de s'en extraire. Ce qui fait que si tu choisis ton partenaire actuel, tu seras désormais seule. Cela se passait déjà pas super bien, comment cela pourrait bien se passer à l'avenir ?
Rose_Pivoine
Aujourd'hui je les rends extrêmement malheureux car ils attendent ma réponse, mon choix, chacun de leur côté...
Tu ne rends personne malheureux.
Tu as été aux côtés de ton partenaire dans des moments difficiles. Tu as tenu ce que tu as pu. Tu es épuisée par cette relation qui, elle, t'a rendue malheureuse. Il réalise qu'il peut te perdre et il est dans une position inconfortable. Ce n'est pas évident mais il s'agirait de ne pas inverser les rôles.
L'autre homme a développé des sentiments pour toi. Sans doute qu'une certaine proximité et ambiguïté entre vous n'a pas arrangé les choses. A la longue, la situation est devenue pénible pour lui. Quoi qu'il en soit, les espoirs qu'il peut avoir te concernant ne sont pas de ta faute. Sachant ta situation, il aurait pu garder ses sentiments pour lui. En les révélant, il s'est mis lui-même dans une position d'attente. C'est un choix, qui peut tout à fait se comprendre. A lui de l'assumer.
Rose_Pivoine
Là où j'essaye aussi de me choisir moi avant tout et que cela prend du temps...
Oui, c'est un moment charnière dans ta vie. C'est important de prendre ce temps, pour toi, pour eux. Je doute que qui que ce soit voudrait que tu prennes une décision à la légère.
En venant ici, tu sembles envisager les relations non-monogames. Ce n'est pas une démarche simple mais qui pourrait être une option intéressante dans ton cas. Outre que chacun veuille tenter ce type de relation, la principale difficulté est que ces deux hommes ont un lien particulier qui risque de compliquer les choses.
Je trouve que c'est un contexte casse-gueule avec des considérations de loyauté et de trahison qui risquent de conflictualiser les relations. Si vraiment, il y a une envie d'aller dans ce sens, il serait plus viable (et sain selon-moi), de prendre ton indépendance, avoir une période de coupure nette, avant de proposer de reprendre une relation avec l'un et l'autre.
En outre, le polyamour peut-être une solution qui t'arrangerait bien dans ta situation, mais es-tu vraiment en accord avec cette philosophie ? On ne devient pas polyamoureuse en un claquement de doigts. C'est un véritable travail sur soi à faire. Cela en vaut la peine, mais c'est éprouvant. Es-tu prête à reconsidérer toutes tes certitudes sur l'amour, la sécurité dans une relation, sur les relations, sur l'exclusivité amoureuse et sexuelle ? Es-tu prête à déconstruire la monogamie ? Comment vivrais-tu que ces deux hommes aient aussi d'autres relations amoureuses ? Est-ce que si tu redevenais célibataire, tu envisagerais vraiment ce mode relationnel ?