Participation aux discussions
Discussion : Détresse après une rupture et beaucoup d’angoisses
Irulan2450
le mercredi 02 septembre 2026 à 23h51
Merci pour ta réponse !
Le pire dans cette histoire c’est que je suis allée voir un psy, notamment pour éviter d’être trop angoissée dans un contexte poly. Ma psy elle-même m’a affirmé que je n’avais pas besoin d’être medicamentee. De mon point de vue c’était une démarche normale pr mieux le vivre. J’ai l’impression qu’il a utilisé cet aspect pr me cadrer comme « folle » ou « pas fiable » dans nos interactions (il me disait souvent que je sur interprétais les choses ou que mes réactions étaient disproportionnées dès que j’exprimais un besoin ou une critique sur sa façon de me parler des fois). Mais oui je commence à conscientiser en discutant avec ma psy et mes proches que mm une personne très confiante peut mal vivre le mensonge. Merci encore pour ces clefs de compréhension 🙏🏼
Discussion : Détresse après une rupture et beaucoup d’angoisses
Irulan2450
le mercredi 02 septembre 2026 à 22h30
Bonjour à toutes et tous , je suis dans une situation qui m’angoisse depuis des mois et vient de se terminer de façon bien triste avec mon partenaire un H poly À qu’on nommera A . Je voudrais partager mes questionnements avec des personnes plus expérimentées en espérant avoir un éclairage sur cette situation qui me met dans un état de détresse profonde malgré tout l’amour que je lui porte .
Nous étions dans une dynamique non exclusive de poly À non hiérarchique mais j’étais la seule depuis quasiment un an et demi. Donc une fausse exclusivité . Nous ne vivons pas ensemble et nous n’en avions pas envie.
Je suis de profil plutôt monogame à la base, mais ouverte au polyamour (intellectuellement j’étais attirée par ce mode de relation). Dès le début, j'ai posé mes vulnérabilités : je lui ai expliqué avoir été précédemment en relation avec un "polyfake" jaloux qui nous avait forcés à revenir en monogamie (avant de me tromper). A. m'a beaucoup rassurée à ce moment-là, me promettant qu'il répondrait à toutes mes interrogations et qu'il ne louvoierait jamais.
Au tout début de notre relation, il y avait une autre partenaire arrivée avant moi. Elle l'a quitté 2 mois après (il avait d'ailleurs carrément oublié son existence quand je lui en ai reparlé plus tard). Après son départ, nous sommes restés à deux. Aucun cadre clair n'a été posé pendant 1 an et demi, si ce n'est que je pouvais poser des questions (j'avais ainsi compris que notre dynamique resterait la même et le tps passé ensemble aussi mais ça restait vague). J'ai appris tardivement qu'il ne pratiquait le polyamour que depuis 2023 (meme s’il pense l’être depuis ses 18 ans) et que notre relation était une des plus longues qu'il ait eue dans ce cadre (les précédentes ayant duré 4 à 6 mois).
Il y a quelques semaines, après une angoisse d'anticipation (il partait voir une amoe et j’ai eu peur d’être intrusive en demandant s’il était attiré par elle "), j'ai ouvert une discussion générale sur sa gestion du polyamour: par ex que se passe t’il qd il a nouveau partenaire comment me l’annoncerait t’il. Dans un premier temps Il m’a dit que ça servait à rien de faire des p’a s sur la comète vu que c’était pas arrivé encore et que j’angoissais pour rien. C'est là qu'A. m'avoue qu'un mois plus tôt, il a eu un rendez-vous avec une femme rencontrée sur OkCupid avec qui il échangeait en réalité depuis 4 mois dans mon dos. Il minimise en disant qu'elle ne lui plaisait pas physiquement et que de toute façon « il n'y a que toi, même sur le plan physique ». Il m'a même proposé, débordé, de revenir en monogamie stricte, ce que j'ai refusé car je ne voulais pas le brider.
Face à mon choc devant ces 4 mois de dissimulation, la nuit a été marquée par un épuisement total et 3 paralysies du sommeil consécutives.
Le lendemain matin, j'ai tenté de masquer la crise (câlins , affection), mais mon corps a lâché : effondrement somatique au lit (PLS, larmes, impossibilité de manger) pendant qu'il sortait chercher des viennoiseries.
À son retour, alors que je fondais en larmes et lui demandais un temps de retrait (« Je ne veux pas en parler »), A. a refusé de respecter mon besoin d'espace et a forcé une discussion "rationnelle" : Il s'est agacé , il avait décontenancé par mes insécurités , a caricaturé mes émotions en m'accusant d'être jalouse (« Tu penses que je vais en date avec cette amie… T'es jalouse »).
P’us la discussion avançait p’us j’étais angoissée par son manque d’empathie et son besoin de tout rendre logique ou rationnel. Il m'a suggéré de me médicaliser face à mon état d'angoisse.
Alors que je faisais une crise de panique face à sa dissimulation, il a forcé une transmission de détails sur la femme rencontrée sur ok Cupid , m'accusant de la « déshumaniser » parce que je questionnais la situation (alors que mon sujet était uniquement son manque de transparence à lui).
Submergée, je suis partie en crise de panique avec le sentiment d'être un "monstre". Je suis revenue, il m'a posée sur le canapé avec de la musique, et je suis repartie en lui laissant un mot d'excuse où je m'excusais que « mes peurs aient invahi ma pensée ».
Je suis partie ensuite en vacances avec une amie mais je ne pensais qu’à ça . Alors je lui ai demandé si on pouvait en reparler et il m’a appelée . Quand j’ai demandé de la réassurance sur notre lien il m’a dit que la preuve c’était qu’il se rendait disponible pour moi à 10 h du matin pr ce genre de discussions et qu’il pourrait « aller en enfer pour moi ». Il m’a demandé si je pensais qu’il était un polyquetard: j’ai dit que je ne savais pas car je me suis dis que certes
Il n’avait que moi pr l’instant comme
Relation mais je n’appréciais pas sa vision des choses (il m’a dit qu’il était « attentif à son environnement », et qu’il était en recherche d’une seconde partenaire depuis le début de notre relation j’ai trouvé ça un peu utilitariste). Je voyais de mon côté le poly À comme une façon de ne pas renoncer aux amours qu’on peut vivre si on rencontre d’autres personnes qui nous plaisent mais pour autant je n’étais pas en recherche de qqn en plus pr compléter qq chose. Et même s’il m’affirmait qu’il aimait ses partenaires de façon différente , j’ai trouvé que c’était en contradiction avec son propos d’avant.
Ceta appel a été violent sur le plan psychologique : j’ai redemandé un cadre
Il m’a fait dire que j’avais de l
autonomie : Il m'a fait répéter au téléphone que j'étais le « maître de la transparence », tout en m'orientant vers son système (ne pas tout savoir). Il me faisait répéter jusuq’à que je tombe d’accord avec lui
Mon pb c’était que pr moi le rdv ok Cupid avec cette femme c’était de l’ordre du « sérieux » (il affirme que c’était pas un date , avant il m’avait affirmé que c’était amical car il cherchait aussi des amis sur l’apli, lors de notre rupture il me dira qu’il était attiré par son profil bien que pas amoureux d’elle , bref j’étais perdue): Il m'a dit cash que seule sa définition du mot "sérieux" comptait pour ses relations et que je devais lui faire confiance, sinon c'était la rupture.
Il a refusé de regretter sa remarque sur la médicalisation. Il a reconnu au passage que certaines de ses ex-partenaires ne se sentaient pas rassurées non plus avec lui.
La discussion avait été épuisante et longue pour les deux. Il a conclu en disant ne plus vouloir entendre parler de moi pour des sujets profonds, n'acceptant que des messages légers. Quand il a réécrit plus tard avec des emojis affectueux, j'ai répondu de manière laconique par protection, incapable d'envoyer des "je t'aime" comme si de rien n'était.
Apres mes vacances on avait convenu d’un date meme si c’était tendu.
Dès mon arrivée à 22h, il me fait asseoir sur un fauteuil et me reproche mes messages laconiques. J'ai répondu que j'étais triste et que j’étais perdue car je souffrais. Il m’a dit qu’il avait aussi envisagé la rupture mais qu’il pensait qu’on pouvait trouver un terrain d’entente . C'est là que j'ai découvert qu'il n'avait absolument rien lu sur le polyamour (et il était surpris que je le fasse, je venais de me Farcir un livre en espagnol sur le polyamour pour déconstruire plus mes idées préconçues en plus) et qu'il se moquait de ma démarche d'écumer les forums notamment. Il m’a dit que mon attitude (j’ai dit que je me réservais le droit de partir si je réalisais que j’étais mise à l’écart ou traitée différemment si une autre relation importante venait à s’ajouter , je lui ai dit que je voulais pas êtres e trop si
Je n’arrivais pas à m’intégrer à son système et que je préférais donc me retirer et le laisser avec une partenaire plus adaptée à son système ). J’ai conclu en disant que j’avais besoin d’expérimenter tout cela pour savoir si ça m’allait et que je pouvais pas faire de l’auto sabotage en partant avant par peur de souffrir.
Le lendemain matin, après que j'ai passé du temps à l'écouter et le réconforter sur un sujet perso qui le préoccupait , il me donne un signal pour que je parte car il avait « d'autres émotions à processer ». j’ai pris 25 minutes au lieu de 5. Il m’a dit qu’il voulait être seule . Il me l'a reproché très durement plus tard, m'accusant d'avoir « violé sa limite ». Je suis repartie avec le sentiment d'être traitée comme un objet jetable. Mais je comprenais son besoin d’espace.
On avait programmé un rendez-vous extérieur 4 jours plus tard. J’étais très stressée même si j’essayais d’être en paix avec lui par message. J’étais déchirée entre le fait de l’aimer , de vouloir me
Projeter avec lui et son attitude .
En le voyant, mon corps a fait un blocage somatique total : impossibilité physique de lui tenir la main ou de le toucher, j'avais peur de lui. Face à mes larmes, lors de la discussion :
J'ai essayé de poser une limite (être prévenue après 1 mois d'échanges avec intention amoureuse). Il m'a dit que c'était intrusif, que ça l'empêchait d'avoir une vie privée et des secrets.
J'ai demandé de la réassurance. Il a de suite répondu que si ça allait mal dans sa vie, il n'aurait pas l'énergie de me rassurer, et m'a accusée d'être "jugeante" quand j'ai souligné qu'il en aurait pour d'autres rencontres. J’étais en pls , en larmes et il me disait avoir la tête vide . Il m’a er’ve par son attitude , j’ai dit que je me sentais comme un pigeon , qu’il refusait d’avoir la
Moindre responsabilité émotionnelle à mon égard dès que j’exprimais un besoin (là, le fait d’avoir une transparence me correspondant aussi et de la réassurance) et que le polyamour que je voyais ailleurs c’était de l’empathie et de l’écoute vraie , pas du mépris pour les émotions du partenaire (il niait évidement être méprisant ).
Face à mes larmes et ma détresse, il a asséné le coup de grâce en déclarant qu'il devait « se protéger de moi ».
Il m'a reproché mon instabilité (entre mes messages d'espoir et mon blocage physique du jour — instabilité provoquée par son propre comportement), a refusé ma tentative de rétropédalage par panique, et a imposé un break d'un mois pour que j'aille « soigner mes angoisses chez ma psy ». Il a dit quil me reconnaissait plus, et il est parti.
Mes questions pour la communauté :
Est-ce éthique de prétendre pratiquer le polyamour sans jamais lire la moindre ressource théorique et en se moquant des recherches de sa partenaire ?
Que pensez-vous du fait d'accuser une partenaire de "déshumaniser" un tiers pour la forcer à un moment pas opportun à écouter des détails sur un date dissimulé pendant 4 mois ?
Est-ce courant en polyamour de revendiquer un droit aux secrets de ce type (je comprends qu’on veuille pas partager le moindre fantasme ou la moindre attirance mais là je trouve que c’est pas sécurisant du tt pour 4 mois avec date ) tout en qualifiant d'intrusive la demande d'être prévenue après 1 mois d'échanges ?
Que pensez-vous d'un partenaire qui utilise des confidences intimes passées contre vous, suggère la médicalisation face à une crise d'angoisse qu'il a provoquée, et affirme devoir "se protéger" d'une partenaire en détresse somatique ?
Au vu de ce schéma (qu'il a admis avoir eu avec ses ex), s'agit-il d'une simple incompatibilité ou d'une postureévitante et d'un manque total de soin ? Est-ce que l’indépendance qu’on peut avoir en poly À justifie cela ? (Je lui laissais vraiment bcp d’espace on se voyais à peine une à deux fois par semaine )
Pensez-vous que je doive lui faire confiance au bout de ce mois pour revenir et refaire des choses ensemble en sachant qu’à mon avis, il ne changera pas d’avis sur rien et ne voudra pas rogner sa liberté pour m’épargner un peu de souffrance.
Dois je écouter ma Psy et fuir?
Merci pour vos retours et merci d’avoir d’avoir tout lu si vous êtes arrivé jusque là. J’ai conscience que nous sommes probablement incompatibles et je regrette d’avoir entraîné mon partenaire dans mes angoisses sur la fin (j’avais tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises mais il ne pensait que chaque discussion sur le sujet rendait le sujet clôt alors que pr moi c’était tjs pas clair) même si mon intention était de ne pas lui mentir en lui faisant croire que tout allait bien
Message modifié par son auteur il y a 10 heures.