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Discussion : Ouverture débutante d'une relation monogame
Ame-lune
le mardi 06 janvier 2026 à 06h17
Je vous remercie à nouveau pour vos conseils.
J'y vois un grand travail que l'on doit poursuivre : diminuer nos insécurités mutuelles, et augmenter notre indépendance. Nous avons déjà pris quelques décisions.
L'idéal serait que chacun puisse se dire que si la relation se termine, le monde ne s'écroulera pas. Certes, il y aura un deuil d'une relation longue et complice, mais notre univers ne s'effondre pas.
Topper
Tes conseils sont censés et réalistes. Je vais tacher de les relire régulièrement durant le processus.
MBP
Merci d'avoir poursuivi le partage de ton expérience.
Aki
Merci pour ton intervention. Le point 3 m'angoisse, je le reconnais. je n'ai aucune envie (ni mon mari) d'instrumentaliser une personne pour en faire mon jouet, que je repousse quand le moment n'est pas opportun. J'ai l'espoir de construire une relation avec une personne engagée dans une structure un peu similaire à la notre, ou très compréhensive. J'estime que si elle reste en conscience de la situation, c'est aussi sa part de responsabilité. Ce que je trouve dangereux, ce sont les jeux de manipulation, ou les effusions mal contrôlées, avec des allers et des retours intempestifs. Ce n'est peut être pas clair... désolée ;).
Nous assisterons prochainement à un café-poly dans une grande ville, je suis motivée à l'idée de parler dans le réel avec d'autres personnes plus ou moins expérimentées dans ce domaine.
perdu63
Le sujet nous intéresse beaucoup, mais je vois que le fil que tu as créé va être supprimé par la modération.
Voici ce que j'ai trouvé : /discussion/-bWA-/-Site-sites-et-applis-de-rencont...
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Note : il est possible que mon mari (Sepharis) intervienne ici dans les jours à venir pour rebondir, ou poser ses propres questions.
Excellente journée à vous tous!
Message modifié par son auteur il y a 4 jours.
Discussion : Ouverture débutante d'une relation monogame
Ame-lune
le lundi 05 janvier 2026 à 07h23
Déjà, un immense merci pour vos réponses fournies.
Elles nous apportent beaucoup d'éclaircissements des zones d'ombre, et du réconfort/apaisement.
Topper
Je me sens rassurée par tes propos sur la NRE. C'est ce qui nous angoisse le plus et c'est parfaitement humain. La peur d'être délaissé, de perdre notre investissement dans les activités communes, etc. Savoir qu'il est possible grâce à la volonté de mettre des barrières à l'envahissement de la NRE si nous en sommes conscients est rassurant. Nous avons tous deux très peu connu ce cocktail chimique en dehors du début de notre relation mono.
Message bien reçu concernant les règles. Une chose que nous ne ferons jamais : 'obligation de rentrer avant minuit', par exemple. Quel stress énorme pour lui et moi! Et si l'heure est dépassée, c'est la part belle aux interprétations et aux dérives de projection cérébrale que j'appelle le 'film d'horreur du scénario catastrophe' qui tourne en boucle : elle est bien plus belle, désirable, intelligente; je suis nulle, il va partir...
MBP
Merci pour ton témoignage! je rebondis sur le fait de ne relationner qu'avec des personnes libres ou poly. Cela me parait essentiel. C'est l'une de nos premières règles, pour éviter tout débordement du cadre. Mon mari a parfois été abusé par sa position de sauveur dans les relations romantiques: dévotion, difficultés à dire non,... Alors si les sentiments s'en mêlent, je peux aisément imaginer qu'une femme souhaite me supplanter. Et je doute parfois de sa capacité à dire stop. J'ai lu beaucoup de récits ici qui vont dans ce sens, malheureusement... Ce n'est déjà pas simple de respecter un cadre quand la NRE est là, mais si la personne avec laquelle on relationne nous pousse à franchir les limites, je n'ose imaginer. Cela pourrait arriver avec n'importe qui, mais il me semble clair que si on débute avec des personnes habituées et expérimentées avec la non-monogamie sentimentale, elles respecteront ce choix ou partiront si elles ne sont pas/plus satisfaites.
Je ne suis pas contre une souplesse du cadre avec le temps, mais cela devra rester progressif et dans le respect de tous.
J'ai aussi dit à mon mari d'être prudent avec la recherche de relations purement sexuelles. On serait tenté de se dire: je peux avec des monogames célibataires qui cherchent des plans. Mais comme ses barrières mentales sont abaissées (inconsciemment, il est ouvert à plus, même si il se dit que cette fois ce n'est que du sexe), je crains que la personne en face ne prenne cela pour une ouverture et s'y engouffre. Donc même pour les 'plans', je préfère que cela soit en milieu libertin/libre/poly si c'est souhaité.
Je vais aller lire ton histoire, je suis curieuse ---> Add: c'est fait! Je comprends mieux les allusions à la relation toxique, et c'est effectivement ma hantise, que lui ou moins tombe dans ce piège.
Si tu repasses par ici, je suis intéressée par l'histoire de fusion, sans urgence ;)
Caellan
Oui, cela rejoint mes propos en réponse à MBP. Difficile en réel, et surtout risque que cette personne ne soit pas du tout dans le même schéma, donc grande incompréhension et travail d'acceptation à faire à mon sens... qui semble hautement risqué si l'euphorie des sentiments débutants est présente!
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Une autre question me vient, elle concerne la gestion de la jalousie. Mon mari est plus enclin à ressentir ce sentiment vis-à-vis de mon ouverture. Cela vient parfois en bouffées d'angoisse. Nous travaillons sur les générateurs, notamment en thérapie, mais cela reste difficile. Avez-vous des conseils? Je le pousse à vivre un peu plus pour lui, à s'individualiser, car je pense qu'il est assez dépendant émotionnellement de moi (je le suis un peu aussi, mais moins je crois).
Nous avons discuté avec un poly de longue date, il propose de s'ancrer dans le présent, de faire de la pleine conscience, de réaliser qu'il s'agit de projections cérébrales 'catastrophes' et qu'il faut revenir au réel. Mais, concrètement, que faisiez-vous au début, lorsque vous avez été confrontés à ces premières étapes cruciales, pour mieux les vivre? Premiers verres, et, surtout, première intimité physique, car à priori nous souhaitons tous deux vivre cela avec d'autres personnes, mais c'est clairement ce qui 'blesse' le plus...
Sommes-nous réellement moins sensibles avec le temps? j'ai personnellement l'impression que si tout se passe bien entre lui et sa relation, que je vois qu'il est heureux, qu'il respecte nos conditions, j'en viendrais à avoir un sentiment de reconnaissance envers elle, voire même à être capable de la rencontrer. Lui pas. La durée d'une potentielle relation lui fait peur. Il ne semble pas apaisé par la constance.
Message modifié par son auteur il y a 5 jours.
Discussion : Ouverture débutante d'une relation monogame
Ame-lune
le dimanche 04 janvier 2026 à 16h29
Merci. J'ai lu ton histoire et mon mari aussi (pseudo: Sepharis). Nous avons effectivement la 'chance' de pouvoir discuter de cette ouverture sans brusquer les choses, hors contexte aigu.
Je te rejoins pour les applications, nous détestons cela. Je n'ai jamais testé mais mon mari bien, avant de me connaitre, et ce n'était pas une expérience plaisante. Je n'ai rencontré que dans le réel et j'apprécie la spontanéité des échanges non calculés!
Nous vivons loin de grandes villes. Nos métiers sont sociaux, et nous sommes relativement connus dans notre région. Etant donné que nous travaillons dans la même structure, nous avons établi une règle qui est de ne pas relationner romantiquement ou sexuellement dans le milieu professionnel par respect pour l'autre. Nous sommes conditionnés par la crainte du jugement des collègues et craignons l'humiliation potentielle qu'on pourrait ressentir, tout comme l'exacerbation de la jalousie si l'on venait à croiser/travailler avec une conquête. Autant limiter les émotions négatives le plus possible au départ. D'où le replis sur les applications, et d'éventuelles soirées dans une grande ville accessible.
Tu as toute ma compassion pour les épreuves que tu traverses, je pense que la communication non violente peu aider afin d'éviter que vous ne vous braquiez l'un contre l'autre (parler de ses besoins, évoquer son ressenti, sans vouloir deviner ou forcément tout comprendre des motivations de l'autre). Evoque tes propres limites et demande à ce qu'elles soient respectées. Je ne suis ni thérapeute, ni expérimentée dans ce domaine, mais un ralentissement semblerait bénéfique, si ton épouse est encline à le comprendre. Mais si tu vas vers elle en parlant de tes besoins et de ta détresse et qu'elle ne freine pas pour ton bien, je resterais vigilante.
Je plussoie pour la thérapie, un pro spécialisé dans le domaine est, je trouve, une aide précieuse.
Message modifié par son auteur il y a 6 jours.
Discussion : Ouverture débutante d'une relation monogame
Ame-lune
le dimanche 04 janvier 2026 à 10h16
Bonjour à tous,
Après plusieurs mois de lecture sur ce forum, je me lance enfin activement pour demander vos retours et conseils.
J’ai 35 ans et je suis mariée depuis une dizaine d’années, dans une relation monogame stable et très fusionnelle. Nous partageons des projets, une grande complicité, et beaucoup d’affection. Le point fragile de notre couple a toujours été la sexualité, surtout de mon côté.
J’ai une histoire personnelle marquée par des expériences abusives, ce qui, je pense, a rendu ma sexualité complexe. Je ne suis ni asexuelle ni sans désir, mais pour moi le désir sexuel n’existe réellement que lorsqu’il y a des sentiments, une connexion émotionnelle, et quelques “papillons dans le ventre”. Après les premières années de relation, lorsque cette phase passionnelle s’est estompée, mon désir pour mon mari a quasiment disparu. Les rapports sont alors devenus contraints, vécus par devoir plus que par envie. Une anorgasmie présente depuis toujours a aussi pesé, même si ce point s’est partiellement débloqué avec le temps et les explorations à deux.
Il y a environ un an, à la suite d’un burn-out et d’un travail personnel important, j’ai connu une sorte de réveil vital. J’ai changé mon hygiène de vie, repris le sport, arrêté les hormones, relancé des projets personnels… et dans ce contexte, un désir très fort est réapparu. D’abord sous forme d’attirance sexuelle pour les femmes, que j’ai ressenti comme un besoin d’exploration. Plus tard, j’ai dû reconnaître que cette excitation concernait aussi les hommes, pas uniquement les femmes, mais je n’avais aucune attirance pour une personne réelle.
En parler avec mon mari a été difficile. Il a beaucoup cheminé depuis, mais la non-monogamie réveille chez lui une forte jalousie et des peurs d’abandon. Il a connu une ouverture non consentie dans son ancien couple, ainsi que plusieurs trahisons. Nous avons traversé des phases de tension, d'essais de compromis mal ajustés et parfois blessants pour l'un ou l'autre, sans passages à l'acte cependant. Nous avons aussi consulté une thérapeute spécialisée dans les relations non-monogames, ce qui nous a énormément aidés à améliorer notre communication et à sortir des rapports de force.
Ce travail a permis une vraie reconstruction intime entre nous sans que l’ouverture ne se concrétise. Aujourd’hui, notre proximité physique et affective est bien meilleure qu’elle ne l’a été depuis des années. Je retrouve du plaisir à être proche de lui, à le désirer, à lui donner de la tendresse, et cela compte beaucoup pour lui, qui a longtemps souffert de ce manque. Nous sommes clairement amoureux l’un de l’autre et ne souhaitons pas nous séparer.
Malgré cela, mes désirs d’exploration en dehors du couple reviennent régulièrement. Pas uniquement sexuels, mais aussi émotionnels. De mon côté, je ressens le besoin de vivre une relation “satellite” avec une intimité partagée et des sentiments légers (amant-ami). Mon mari, qui au départ était parfaitement comblé avec moi depuis la réparation de l'intimité, s'autorise aussi des désirs et se projette plutôt dans des expériences à dominante sexuelle, éventuellement avec une relation suivie mais moins émotionnelle. Nous sommes conscients de cette asymétrie, et de mon besoin de sentiment/connexion émotionnelle pour désirer quelqu’un (demisexualité ?).
Nous avons décidé de ne pas ignorer ces envies ni de les vivre en cachette. Nous préférons tenter une ouverture réfléchie, accompagnée, plutôt que risquer l’adultère ou de souffrir de frustrations. Nous avons déjà posé quelques bases : priorité claire au couple socle, pas de rencontres dans notre domicile, pas d’échanges avec d’autres partenaires pendant nos temps de couple, mais communication honnête sur les aspects pratiques (sans entrer dans les détails intimes), transparence totale sur notre situation avec nos potentielles conquêtes, ainsi que sur nos limites avec elles.
Ce qui nous effraie le plus reste la question de la fameuse NRE et la peur d’être délaissé au profit d’un·e autre, d’autant plus que notre relation est très fusionnelle et marquée par une certaine dépendance émotionnelle mutuelle. Nous travaillons chacun à renforcer notre individualité et notre sécurité intérieure.
Nous avons du mal à nommer précisément notre démarche : couple libre, polyamour hiérarchique, ouverture progressive… Rien ne nous semble parfaitement juste pour l’instant.
Je serais très preneuse de vos retours d’expérience, conseils ou mises en garde, notamment sur :
1. La gestion de la ‘NRE’ quand le couple de base est très fusionnel, et quand on sait que si on mène chacun une recherche de nouvelle relation (ce que nous devrons faire activement via des sites de rencontre), en tant que femme je serai beaucoup plus plébiscitée que lui à priori…
La NRE est par définition incontrôlable, mais avons-nous un certain contrôle sur son envahissement ? L’auto-discipline et l’amour du couple socle suffit-il ?
2. L’ouverture avec des besoins émotionnels un peu différents
3. Vos expériences et connaissance éventuelle des erreurs fréquentes à éviter dans ce type de configuration
Merci à celles et ceux qui prendront le temps de lire et de répondre !
NB : mon mari est aussi sur ce site, en lecteur inactif. Nous sommes en transparence complète. Il lira probablement les échanges futurs.
Message modifié par son auteur il y a 6 jours.